12 novembre 2009
L'Enfer au JT de M6 de 19h45 du 11/11/2009
Journal Télévisé - M6 - 19h45 - Mercredi 11 novembre 2009
Source >> le JT est en vidéo sur le site news.fr.msn
Il aura fallut près d'un demie siècle pour que les bobines d'un film de Henri-Georges Clouzot sortent d'un placard;
L'Enfer renaît aujourd'hui au cinéma dans un documentaire qui retrace son histoire maudite.
En tête d'affiche: Serge Reggiani et Romy Schneider, bouleversante.
11 novembre 2009
11/11/2009: Sortie de L'Enfer au Cinéma
Mercredi 11 novembre 2009
Sortie nationale cinéma
L'Enfer
d'Henri-Georges Clouzot
Réalisé par Serge Bromberg, Ruxandra Medrea
Avec Romy Schneider, Serge Reggiani, Bérénice Bejo, Jacques Gamblin, Catherine Allegret
Long-métrage français.
Genre: Documentaire, Drame
Durée: 1h34 min
Année de production: 2009
Résumé: En 1964, Henri-Georges Clouzot choisit Romy Schneider, 26 ans, et Serge Reggiani, 42 ans, pour être les vedettes de L'Enfer. Un projet énigmatique et insolite, un budget illimité, un film qui devait être un "événement" cinématographique à sa sortie. Mais après 3 semaines de tournage, le drame. Le projet est interrompu, et les images que l'on disait "incroyables" ne seront jamais dévoilées.
Ces images, oubliées depuis un demi-siècle, ont été retrouvées et elles sont plus époustouflantes que la légende l'avait prédit.
Elles racontent un film unique, la folie et la jalousie filmées en caméra subjective, l'histoire d'un tournage maudit et celle d'Henri-Georges Clouzot qui avait laissé libre cours à son génie de cinéaste.
Jamais Romy n'a été aussi belle et hypnotique. Jamais un auteur n'aura été aussi proche et fusionnel avec le héros qu'il a inventé.
Serge Bromberg et Ruxandra Medrea réussissent ici une "recomposition" de l'oeuvre disparue, créant un nouveau film qui raconte l'histoire de ce naufrage magnifique et qui permet au projet d'exister enfin.
>> Le site officiel LobsterFilms/cinema
>> Les séances cinema sur allocine
L'Enfer: photos du film
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Libération 11/11/2009
Le journal quotidien Libération du mercredi 11 novembre 2009, propose le journal, un encart CINEMA où y figure en Une Romy Schneider et un article intérieur de 3 pages sur L'Enfer.
>> La Une à voir en pdf sur liberation.fr
LES FILMS DE LA SEMAINE
sur liberation.fr/cinema
L’enfer d’Henri-Georges Clouzot, documentaire de Serge Bromberg et Ruxandra Medrea (France) avec Bérénice Bejo et Jacques Gamblin.
Programmé au dernier Festival de Cannes dans la section Cannes Classics, ce documentaire, vraie malle aux trésors pour les cinéphiles, dévoile les images inédites de L’enfer un film jamais terminé par Clouzot, jusque là jalousement conservées par sa veuve, Inès.
Serge Bromberg: «C'est Romy Schneider comme on ne l'a jamais vue»
Serge Bromberg: «C'est Romy Schneider comme on ne l'a jamais vue»
Propos receuillis par Sandrine Cochard
le 10.11.2009,
en ligne sur 20minutes.fr
INTERVIEW - Le producteur a réalisé le documentaire «L'Enfer d'Henri-Georges Clouzot», qui sort mercredi...
C’est l’histoire d’un tournage maudit. En 1964, le cinéaste Henri-Georges Clouzot tourne L'Enfer, drame de la jalousie interprété par Romy Schneider et Serge Reggiani. Le film ne verra jamais le jour puisque son acteur principal, Serge Reggiani, quitte les plateaux et que son réalisateur meurt d’une crise cardiaque, après trois semaines de prises de vue. Quarante-cinq ans plus tard, le producteur Serge Bromberg réussit le tour de force de livrer un documentaire sur les coulisses de ce tournage cauchemardesque avec «L’Enfer d’Henri-Georges Clouzot», qui sort mercredi, et un livre, Romy dans l’Enfer (éd. Albin Michel). Interview.
Pourquoi faire un documentaire sur ce film inachevé?
Tout a commencé comme un jeu. J’étais curieux de voir les images de ce tournage très mystérieux, que personne n’avait vues. J’étais convaincu qu’elles seraient banales tant le film était auréolé de légende. Lorsque je les ai vues, j’ai eu un choc: la réalité était plus grande que la légende. J’ai demandé à Inès Clouzot (la veuve du réalisateur disparu, ndlr) si je pouvais avoir les bandes. Je n’étais pas le premier à la solliciter mais elle avait toujours refusé. C’est grâce à un coup de théâtre – nous sommes restés coincés deux heures dans un ascenseur – qu’elle m’a finalement autorisé à les utiliser.
Dans quel état les avez-vous trouvées?
En très bon état. Les 185 boîtes de bobines avaient été très bien conservées, notamment au centre d’archives du CNC, où elles se trouvaient depuis 1974. Elles n’ont pas eu besoin de restauration, juste d’étalonnage (retouche des couleurs, ndlr). En tout, nous avions 15 heures de rushes, ce qui est très long pour un tournage de cette durée.
Qu’avez-vous ressenti en les voyant?
Un coup de poing dans la figure. Cela fait partie des images que l’on n’oublie pas. J’ai eu l’impression d’être comme un archéologue découvrant le sanctuaire inexploré d’un pharaon. Je crois sincèrement que L’Enfer aurait été le chef d’œuvre de Clouzot, sans doute le film de l’année 1964. On y découvre Romy Schneider comme on ne l’a jamais vue, sensuelle, incandescente. Il avait révélé une facette d’elle qu’on connaît moins.
Combien de temps avez-vous travaillé dessus?
Deux ans et demi. J’avais l’impression d’être face à un vaste puzzle sans savoir à quoi il allait ressembler. Il a fallu se laisser habiter par les images, puis leur trouver un sens car le son et les dialogues n’ont pas survécu aux années. Nous avons contacté des personnes qui lisent sur les lèvres mais elles n’ont pas compris les échanges.
Quel est le but de votre film?
Je le vois comme une enquête et non un documentaire. On sent l’ambiance qui devait régner sur le tournage à Garabit à l’époque. C’est un hommage à un grand film et à la quête d’absolu et de sincérité qui semblait habiter Henri-Georges Clouzot.
Quand un tournage vire au cauchemar
le 10.11.2009,
en ligne sur 20minutes.fr
L’Enfer
Infarctus et démesure
En 1964, le cinéaste Henri-Georges Clouzot tourne L'Enfer, drame de la jalousie interprété par Romy Schneider et Serge Reggiani. Techniciens et acteurs poussés à bout, gâchis financier, équipes inactives, tensions avec les acteurs... Henri-Georges Clouzot est indécis et prisonnier de son perfectionnisme. Le film ne verra jamais le jour puisque son acteur principal, Serge Reggiani, quitte les plateaux après une brouille avec Clouzot. Jean-Louis Trintignant est appelé à la rescousse mais le film reste inachevé: le réalisateur meurt d’une crise cardiaque, après trois semaines de prises de vue. Quarante-cinq ans plus tard, le producteur Serge Bromberg dépoussière les bandes du film et livre un documentaire sur les coulisses de ce tournage cauchemardesque avec «L’Enfer d’Henri-Georges Clouzot»
« L'Enfer » et ses damnations
le 10.11.2009,
en ligne sur 20minutes.fr
En 1964, Henri-Georges Clouzot tourne L'Enfer,
drame de la jalousie interprété par Romy Schneider et Serge Reggiani. Après trois semaines de prises de vue, toute l'équipe jette l'éponge. Quarante-cinq ans plus tard, Serge Bromberg persuade Inès, la veuve du réalisateur, de lui confier les quinze heures d'images mises en boîte. Plans magnétiques où Romy Schneider se révèle à l'apogée de sa sensualité, lecture d'extraits du scénario et témoignages de collaborateurs émaillent ce documentaire fascinant sur le naufrage d'une oeuvre qui aurait pu se révéler exceptionnelle.
Les images inédites de «L'enfer» de Clouzot
Les images inédites de «L'enfer» de Clouzot
Diaporama photos
le 10.11.2009,
en ligne sur 20minutes.fr
C'est l'histoire d'un naufrage cinématographique devenu un documentaire magnifique. «L'enfer d'Henri-Georges Clouzot» sort ce mercredi 11 novembre dans les salles et dévoile les images incroyables d'un tournage inachevé.
Grâce à l'acharnement du producteur et restaurateur de films Serge Bromberg, on découvre 45 ans plus tard, les images inédites de «L'enfer», un film d'Henri-Georges Clouzot jamais terminé.
«L'enfer» raconte la dérive mentale d'un homme jaloux, Marcel (Serge Reggiani), marié à la jeune et belle Odette (Romy Schneider).
Si le quotidien du couple est tourné en noir et blanc, Clouzot décide de tourner en couleurs les fantasmes de Marcel à qui les soupçons d'infidélité de sa femme donnent des pulsions de meurtre.
En tout, 16 heures de films ont été tournées en 1964, toutes muettes. Des heures d'essais dans les Studios de Boulogne puis au pied du viaduc de Garabit (Cantal).
Durant les essais, Romy Schneider qui n'a alors que 25 ans, devient un véritable objet de fascination pour le cinéaste.
Pendant six mois, il la filme à huit clos, couverte de paillettes ou maquillée étrangement.
Et si son contrat précise qu'elle ne fera aucune scène dénudée, elle acceptera pourtant de tourner une séquence où elle est enchaînée totalement aux rails d'une voie ferrée.
Terrain d'expérimentation sans limites pour Clouzot, le film avait bénéficié d'un budget illimité de la part de la Colombia. Il coûtera finalement plus de cinq millions de francs, une somme énorme pour l'époque.
Perfectionniste à l'extrême, Clouzot n'en finit plus de multiplier les prises. En moins de trois semaines, il finit par exaspérer son équipe par ses exigences illimitées et se brouille avec son acteur principal, Serge Reggiani, qui quitte le tournage.
Mais c'est finalement l'infarctus de Clouzot qui marquera l'arrêt définitif du projet.
Un accident cardiaque dont les conditions restent imprécises. Parmi les récits, celui du directeur de la photographie, William Lubtchansky: «Couzot était en train de tourner une scène sur une barque avec Romy Schneider et Dany Carrel. Les deux femmes devaient s'embrasser pendant des heures. Il faisait très chaud. Clouzot était derrière sa pipe. D'un seul coup, pleins de gens se sont précipités, et Clouzot a fait un infarctus.»
Parallèlement à la sortie en salles du documentaire paraît chez Albin Michel «Romy dans l'Enfer», un ouvrage rassemblant les images superbes et le récit de ce projet cinématographique énigmatique et insolite.
"L'Enfer d'Henri-Georges Clouzot" : regarder Romy et approcher 'L'Enfer'
"L'Enfer d'Henri-Georges Clouzot" : regarder Romy et approcher 'L'Enfer'
article publié
le 10.11.2009,
en ligne sur lemonde.fr

Henri-Georges Clouzot et Romy Schneider dans le film documentaire français de Serge Bromberg et Ruxandra Medrea, "L'Enfer d'Henri-Georges Clouzot".
Il existait donc, dans quelque crypte de l'histoire du cinéma, des rubans de pellicule sauvés de L'Enfer, d'Henri-Georges Clouzot (1907-1977), ce projet fiévreux, délirant et inachevé, qui mettait Romy Schneider dans tous ses états ? Sacrée nouvelle. Un film de cauchemar, un drame charnel de la jalousie, fantasmé par un réalisateur diabolique, l'un des plus sombres du cinéma français (Le Corbeau, en 1943, Quai des Orfèvres, en 1947, Le Salaire de la peur, en 1953...), qui faillit d'ailleurs laisser sa peau sur ce tournage.
Quelques fragments de cet Enfer avaient été divulgués, en 2007, à l'Auditorium du Louvre (Le Monde du 27 novembre 2007), par Serge Bromberg, célèbre aventurier et restaurateur du cinéma perdu. Il y bâtissait déjà un récit de sa quête au moins aussi mythique que le film lui-même. L'archiviste, dans le rôle du preux chevalier, tente vainement de convaincre Inès Clouzot, la veuve du cinéaste, d'autoriser l'utilisation de ces rushes, avant qu'une panne d'ascenseur de quelques heures ne lui permette d'arracher, par des moyens qu'il passe sous silence, son consentement.
Avec le documentaire qu'il consacre aujourd'hui à l'histoire de ce film, la boucle est enfin bouclée, et si L'Enfer ne renaîtra pas pour autant de ses cendres, du moins peut-on en visiter les sulfureux vestiges et rêver indéfiniment à ce qu'il aurait pu devenir : poésie frénétique ou grandiloquent échec.
La genèse de ce film est d'abord celle d'un artiste qui traverse une phase de doute et de dépression : Clouzot a perdu sa première femme, Vera, en 1960, et il en est à un point de sa carrière où il n'a plus grand-chose à démontrer, tandis que se profile à l'horizon une vague nouvelle de jeunes gens qui s'apprêtent à révolutionner le cinéma français. Tandis qu'il se remarie en 1963 avec Inès de Gonzalès, cet homme de 56 ans veut aussi montrer qu'il peut encore frapper un grand coup esthétique.
Ce sera L'Enfer. Un film sur le démon de la jalousie, inspiré de sa relation avec son ex-femme, mais porté par le cinéma jusque dans ses confins extrêmes. Un film qui mettrait en scène un couple de jeunes mariés, pour mieux entrer dans la tête du personnage masculin et rendre par des expérimentations formelles très poussées la fantasmagorie délirante qui la peuple. Par chance, ou par malchance, Clouzot dispose du soutien inconditionnel de la major Columbia, qui lui donne carte blanche.
Rescapés du désastre
Clouzot tient déjà son couple vedette, Romy Schneider et Serge Reggiani. Il a également une idée de la structure du film, qui montrera le monde réel en noir et blanc et celui des fantasmes en couleurs. Installé à demeure dans une suite de l'Hôtel George-V, il se claquemure alors en studio et se lance dans une interminable série de recherches qui le mèneront très loin, tentant de trouver dans le mariage de l'art cinétique et de la musique électro-acoustique, mais aussi bien dans la mise à l'épreuve des limites morales et physiques de ses acteurs, un équivalent plastique à la folie de son personnage.
Trois mois plus tard, en juillet 1964, le tournage débute enfin dans le Cantal, au pied du viaduc de Garabit. 150 techniciens, trois équipes de tournage sont à pied d'oeuvre, sous la férule impitoyable d'un réalisateur insomniaque. Rien n'ira pourtant comme il se doit. Techniciens poussés à bout, gâchis financier, équipes inactives, tensions avec les acteurs... Le cinéaste, indécis, semble être devenu prisonnier de son perfectionnisme et de son ambition. Il se brouille avec Serge Reggiani, qui quitte le tournage pour l'hôpital. Appelé à la rescousse, Jean-Louis Trintignant n'a pas le temps de prendre ses marques, Clouzot étant lui-même victime d'un infarctus. Fin de partie.
Cette histoire, Bromberg nous la raconte en usant de trois sources. Les témoignages des rescapés de ce désastre, depuis l'assistant opérateur William Lubtanchsky jusqu'à l'actrice Catherine Allégret. Des fragments de dialogues originaux lus par les acteurs Jacques Gamblin et Bérénice Béjo. Enfin, et c'est assurément la partie la plus impressionnante, de nombreux extraits tirés des quinze heures de bouts d'essai et de rushes existants, dépourvus de son. Principal objet de l'expérience : Romy Schneider transformée en matière malléable à merci, surface de projection pulsionnelle à haute teneur érotique. Romy Schneider, telle que jamais on ne l'a vue : ligotée, dégradée, répulsive, fascinante, dominatrice, fragmentée, scintillante, hybridée, peinte de la tête aux pieds, captive d'un démiurge qui la soumet à ses plus folles visions.
Serge Bromberg a choisi de rester au plus près de cette histoire, ce dont il s'acquitte parfaitement. On ne lui contestera pas ce choix, quand bien même on pourrait regretter qu'il n'ait pas voulu élargir le cadre. On aurait aimé en savoir un peu plus sur le parcours de Clouzot, sa place dans le cinéma français, l'émergence de la Nouvelle Vague dans les années 1960, voire la filiation paradoxale de L'Enfer, qui fut tourné en 1994 par Claude Chabrol et emmené dans une tout autre direction.
Cinéma: les sorties de la semaine
le 10.11.2009,
en ligne sur lemonde.fr
"L'Enfer d'Henri-Georges Clouzot", documentaire français de Serge Bromberg et Ruxandra Medrea
En 1964, Henri-Georges Clouzot, au sommet de sa gloire, entreprend le tournage de L'Enfer, avec Romy Schneider. Trois semaines plus tard, tout s'arrête, après la crise cardiaque qui terrasse le réalisateur. Utilisant les prises du tournage et les fascinants essais réalisés avec Romy Schneider, L'Enfer d'Henri-Georges Clouzot raconte un grand cauchemar de cinéma.
"Ce qu'on a là, c'est l'état psychique d'un grand créateur, pas le film"
"Ce qu'on a là, c'est l'état psychique d'un grand créateur, pas le film"
Propos recueillis par Thomas Sotinel
article publié
le 10.11.2009,
en ligne sur lemonde.fr

Ruxandra Medrea et Serge Bromberg sur le tournage de leur film documentaire, "L'Enfer d'Henri-Georges Clouzot", sorti en salles mercredi 11 novembre 2009.
Collectionneur d'incunables des premiers âges du cinéma, directeur artistique du Festival du film d'animation d'Annecy, la cinéphilie de Serge Bromberg l'avait jusqu'ici porté du côté de la vitalité première et des histoires oubliées du cinéma. Jusqu'à ce que ses pas le mènent jusqu'à L'Enfer d'Henri-Georges Clouzot.
Comment avez-vous retrouvé le matériel ?
La voie royale, c'est de demander aux Archives du film, à Bois-d'Arcy. J'ai appelé, demandé s'ils savaient où étaient les bobines de L'Enfer. Ils m'ont répondu qu'ils les avaient. Fin de la recherche, elle avait duré une minute. La question était de savoir pourquoi personne n'avait pu les voir. Ce tournage s'est interrompu au bout d'une vingtaine de jours. On avait d'un côté une société d'assurances qui avait la plupart des droits, et de l'autre Henri-Georges Clouzot qui avait conservé les droits sur son scénario. Du coup, un juge a fait mettre les scellés sur ces bobines. Dix ans après le tournage, en 1974, le laboratoire LTC a fait transférer ces éléments aux Archives du film, où elles ont été classées non consultables et non communicables.
Je suis allé voir Mme Clouzot, qui m'a dit que par égard à la mémoire de son mari elle avait pris la décision de ne pas les montrer, sauf s'il se passait quelque chose de spécial avec quelqu'un. Elle m'a raccompagné jusqu'à l'ascenseur, et nous y sommes restés coincés pendant trois heures. On s'était dit tout ce qu'on pouvait dire sur Clouzot, donc on a fait connaissance, on s'est raconté nos vies. En sortant, elle m'a dit : "Disons qu'il s'est passé quelque chose."
Je suis allé voir la compagnie d'assurances, ça n'a été qu'une négociation banale. Ensuite je suis allé aux Archives. Comme il n'y avait eu que trois semaines de tournage, je croyais qu'il y aurait quarante boîtes, il y en avait 180 !
Quel était votre projet ?
Il n'y en avait pas. C'était : "Je vais voir des films que personne n'a vus." Le positif, le son et les prises de vues en français (on tournait chaque scène en français et en anglais) avaient disparu. Nous avons mis bout à bout ces petits bobineaux de négatifs et nous les avons passés en télécinéma : quinze heures. J'ai acquis la conviction que ces images avaient été faites pour le grand écran, et que leur destin était de finir sur le grand écran.
Comment s'est dégagée la forme du film ?
Le tournage a duré moins de trois semaines à Garabit pour des plans d'extérieur, d'exposition, et il était prévu de tourner les parties narratives en quatorze semaines aux studios de Boulogne. On a monté trois séquences et on a obtenu cinq minutes de film. On a tourné les témoins en studio. On a essayé de faire doubler Serge Reggiani et Romy Schneider, mais les gens qui tentaient de lire sur les lèvres n'y arrivaient pas, et pour cause, puisqu'on s'est aperçu que c'était la version anglaise.
Finalement le film manquait d'une dimension émotionnelle, on a commencé à chercher des acteurs qui reprendraient les rôles d'Odette et de Marcel. Jacques Gamblin et Bérénice Béjo ont accepté à la condition de jouer le scénario à la main, pour montrer qu'ils ne se prenaient pas pour Serge Reggiani et Romy Schneider.
Est-ce que "L'Enfer" aurait pu exister ?
J'ai soupçonné Clouzot d'avoir feint la crise cardiaque. Mais c'est faux, sa crise était la conséquence de tout ce qui s'était passé avant. Au bout de quatre mois d'essais et de trois semaines de tournage avorté, il est possible que Clouzot ait envisagé, puisqu'il disposait d'un budget illimité, qu'il recommencerait tout à zéro. Ce qu'on a là, c'est l'état psychique d'un grand créateur, ce n'est pas le film.
Romy Schneider: TF1 rachète les droits de la saga et d'un remake de Sissi
C'est officiel | Romy Schneider: TF1 rachète les droits de la saga et d'un remake de Sissi
Article publié le 23.10.2009,
en ligne sur gala.fr
Un retour impérial sur la Une
Romy Schneider revient! TF1 vient en effet d'acheter les droits de rediffusion de Sissi mais aussi un remake en deux parties de la vie de l'impératrice d'Autriche!
Sissi Impératrice a fait rêver des générations de petites filles et d'autres pourraient bien être contaminées par les aventures au romantisme échevelé de ces films. Et ce avec la complicité de TF1 qui a fait ses emplettes en achetant les droits de rediffusion de la saga produite dans les années 50 avec Romy Schneider mais aussi une nouvelle version des pérégrinations de Sissi...
La chaîne numéro Un vient en effet de faire un coup historique en arrachant l'acquisition auprès de Beta Films du remake de Sissi. Il s'agit d'une fiction en deux parties, qui nous replonge pendant 90 minutes dans la vie de l’impératrice d’Autriche.
C'est avec l'Italienne Cristiana Capodonti et l'Allemande Martina Gedek (La Bande A Baader, The Good Shepherd) que ce pari a été réalisé par Xavier Schwarzenberger dans une coproduction Eos Entertainment, Sunset Austria et Publispei en association avec la ZDF, l’ORF, la Raï et Beta. L'Europe va vivre au rythme Sissi, car 16 autres chaînes.
10 novembre 2009
Les covers de Filmski Svet
Romy Schneider en couverture
du magazine yougoslave Filmski Svet
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21 janvier 1958 |
3 juillet 1958 |
27 novembre 1958 |
14 novembre 1963 n°463 ![]() |
12 novembre 1964 n°? ![]() |



























































