03 décembre 2007
1982 - La Passante du Sans-Souci
LA PASSANTE DU SANS-SOUCI
Fiche technique
Réalisateurs: Jacques Rouffio et Jacques Kirsner
Scénariste: Jacques Rouffio et Jacques Kirsner
D'après l'oeuvre de Joseph Kessel
Producteurs: Raymond Danon et Artur Brauner
Producteur exécutif: Jean Kerchner
Production: Films A2, France / Elephant Productions, France / CCC Filmkunst GmbH, Allemagne
Directeur de la photographie: Jean Penzer
Musique Compositeur: Georges Delerue
Monteuse: Anna Ruiz
1er assistant réalisateur: Claire Denis
Ingénieur du son: William Robert Sivel et Claude Villand
Production Pays: France /Allemagne
Genre: Drame
Durée: 1h 55min
Année de production: 1981
Dates de sorties
14 Avril 1982 en France / 14 août 1983 aux USA
Distribution
Romy Schneider: Elsa Wiener / Lina Baumstein
Michel Piccoli: Max Baumstein
Wendelin Werner: Max à 12 ans
Helmut Griem: Michel Wiener
Gérard Klein: Maurice Bouillard
Dominique Labourier: Charlotte Maupas
Mathieu Carrière: Ruppert von Leggaert / Federico Lego
Maria Schell: Anna Helwig
Jacques Martin: Marcel
Christiane Cohendy: Hélène
Marcel Bozonnet: Mercier
Pierre Michaël : Maître Jouffroy
Véronique Silver : la présidente du tribunal
>> avec aussi la participation de:
Jacques Nolot
Stephan Meldegg
Jean Reno: le voyou qui agresse Lina
Synopsis
En 1981, Max Baumstein, 60 ans, président d'une association de lutte pour les droits de l'homme, abat l'ambassadeur du Paraguay avant de se constituer prisonnier. L'homme était en fait un ancien officier nazi responsable de la mort du père de Max puis de ses tuteurs Elsa et Michel Wiener, et amis. Sur fond de Seconde Guerre mondiale, Max, à travers ses confidences à sa femme Lina, nous livre son histoire, son drame et les raisons de son acte.
>> Sources web:
- le film sur allocine
- fiche film sur wikipedia
- fiche film sur CineMovies
- fiche film sur CinEmotions
- le film sur imdb
13 novembre 2007
Les Affiches de La Passante du Sans-Souci
LA PASSANTE DU SANS-SOUCI
Les affiches Ciné, cartes lobby et dvd à travers le monde
Romy est Elsa -photos- dans La Passante du Sans-Souci
photos de Romy Schneider dans le rôle de Elsa Wiener
Romy est Elsa - caps- dans La Passante du Sans-Souci
captures de Romy Schneider dans le rôle de Elsa Wiener
Romy est Lina -photos- dans La Passante du Sans-Souci
Photos de Romy Schneider dans le rôle de Lina Baumstein
Romy est Lina - caps- dans La Passante du Sans-Souci
captures de Romy Schneider dans le rôle de Lina Baumstein
La Passante du Sans-Souci, autour du film
LA PASSANTE DU SANS-SOUCI , Secrets de Tournage
Le titre du film à travers le monde
En France: La Passante du Sans-Souci
En Allemagne: Die Spaziergängerin von Sans-Souci
En Angleterre / USA: The Passerby
En Italie: La Signora è di passaggio
En Espagne: Testimonio de mujer
En Israel: Overet-Orah M'San-Souci (titre hébreu)
Les dates de sorties dans le monde
En France: 14 avril 1982
En Allemagne de l'ouest: 22 octobre 1982
En Allemagne de l'est: 13 mai 1983
Aux USA: 14 août 1983
Le film aux Césars
En 1983, le film était nommé dans 4 catégories Césars (France) , mais un seul prix fut remporté, celui du "Meilleur Son" pour William Robert Sivel et Claude Villand. Les 3 autres catégories dans lesquelles le film était nommé: "Meilleure Musique" pour Georges Delerue, "Meilleur second rôle masculin" pour Gérard Klein et "Meilleure actrice" pour Romy Schneider. C'est Nathalie Baye qui remportera le césar 1983 de la meilleure actrice et lors de son discours de remerciement, elle dédie son prix à Romy, décédée l'année précédente.
Anecdotes
* La Passante du Sans-Souci est le dernier film de Romy Schneider, qui dédie le film "A David et son père", respectivement son fils et le père de celui-ci, son ex-mari Harry Meyen, décédés tous les deux.
* L'interprète du personnage de Max à 12 ans, Wendelin Werner, est devenu un grand mathématicien, lauréat de la médaille Fields - le "Nobel" des mathématiques - en 2006.
* Jacques Martin interprète, en tant qu'artiste de cabaret, successivement Benito Mussolini, Adolf Hitler et Maurice Chevalier, puis il introduit sur scène Elsa Wiener en annonçant le "rossignol viennois".
* Jean Reno apparaît à la fin du film lorsque, après le verdict favorable à Max Baumstein, Lina est interpelée par deux "petites frappes" : l'une crache sur Lina, puis l'autre - Jean Reno - la prévient : "Vous ne l'emporterez pas au paradis !". C'est sa seule réplique.
* Le "Sans-Souci", situé par Joseph Kessel - dans le roman - dans le quartier de Pigalle, cœur du récit, est ici déplacé à côté du métro Balard, limite sud-ouest de Paris.
>> Source web: wikipedia et imdb
12 novembre 2007
Sur le tournage de La passante du sans-souci
LA PASSANTE DU SANS-SOUCI
Photos de tournage ...
en décembre 1981
Romy Schneider avec le réalisateur Jacques Rouffio et Michel Piccoli
ci-dessous photos de Georges Pierre
Romy parle de La passante du sans-souci
Commentaires de Romy Schneider
sur son dernier film
LA PASSANTE DU SANS-SOUCI
C'était la première fois dans ma carrière, que je donnais naissance à un projet. Jacques Rouffio et Jacques Kirsner se sont mis d'accord pour étoffer l'histoire, tout en lui donnant une structure plus émotionnelle. Le réveil d'un passé révolu provoque aujourd'hui une tragédie en l'entraînant dans son sillage. Elsa avait été assassinée - victime de la folie meurtrière des nazis. Et Lina tombera sous les coups d'une démence en tous points semblables. Rouffio et Kirsner sont parvenus, néanmoins, à faire passer le message selon lequel rien n'est jamais terminé... Oui, j'ai créé les deux personnages, celui de Lina et celui d'Elsa. Jacques m'y a considérablement aidée, en me permettant de jouer d'instinct, en ne reprenant aucune séquence, certain que j'avais fait le maximum, dès le départ. Cependant, il ne faut pas trop se fier à son instinct, si l'on ne veut pas se retrouver, un jour ou l'autre, en difficulté. En outre, je travaille seule. Je jette sur de petites feuilles volantes des mots, des notes, des observations sur le film et ses personnages: "Lina fait ceci, Elsa se comporte comme ça...". Je procède ainsi depuis fort longtemps.
Jacques Rouffio s'est borné à me donner quelques indications. Par exemple, pour la scène au cours de laquelle Elsa se saoule et se détruit dans le cabaret "Le Rajah" à Berlin, Rouffio m'a simplement indiqué: "L'Allemagne se détruit... Elsa se détruit elle aussi...". N'est-ce pas formidable ?
Je me retrouve, une fois de plus, en compagnie de Michel Piccoli. Jacques Rouffio nous a dit: "avec vous deux, pas besoin de répétitions, tout va marcher pour le mieux". C'est ainsi que l'on commence toujours par s'envoyer mutuellement des fleurs: "Tu es le meilleur... Mais non voyons, c'est toi qui est la meilleure!". Et en fin de compte, le duel s'affirme à fleurets non mouchetés, dans les scènes dramatiques ou dans les demi-teintes. En revanche, dans les passages déstinés à faire rire le public, il reste imbattable.
Une seule fois, j'ai piqué une véritable colère. Un jour, quelques minutes avant de pénétrer sur le lieu de tournage, Roufio voulut modifier le contenu de mon texte. Ce que j'ai en horreur, car je passe des heures à l'apprendre, à me l'approprier, à le possèder. Je me suis alors précipitée vers la porte d'entrée en criant à tue-tête: "Non... non ... et non ! J'ai eu trop de mal à me le mettre dans le crâne! A présent, c'est fait, il est trop tard pour revenir en arrière!". Rouffio me lança un long regard affligé et tout rentra dans l'ordre.
Cela se passait à Berlin, où je n'avais plus tourné depuis "Jeunes filles en uniformes" en 1958 et ensuite "Portrait de roupe avec dame" en 1976. Rien n'avait changé au studio et je ne m'y sentais pas très à l'aise. Je crois bien qu'ils ne m'avaient pas pardonné et qu'ils ne me pardonneraient jamais. Mon fils est né à Berlin et j'ai passé dans cette ville les plus belles et les plus heureuses années de mon existence.
Avec le titre original de "La Passante du Sans-Souci" (nb: dans le générique de début) il y a une dédicace à laquelle je me suis accrochée et que j'ai défendue avec bec et ongles. J'ai dédicacé mon travail "à David et à son père". Jacques, peut-être par embarras, a élevé quelques timides protestations, du genre: "Je crains que cela ait une allure un peu trop personnelle..." A quoi je répliquai: "Qu'est ce qui, aujourd'hui encore, peut paraître personnel ? Dans mon cas précis, il se trouve que si l'on considère que j'appartiens à tous, il est bon que tous sachent ce qui m'appartenait à moi, et que j'ai perdu...". Jacques Rouffio m'a alors répondu, prouvant ainsi qu'il avait compris: "Ma pauvre petite Romy, la vie d'actrice n'est pas toujours drôle." Tout a un prix qu'il faut payer sans rechigner. En 1977, j'ai un jour déclaré: "J'ai 50 films", de la même manière que j'aurais dû dire: "J'ai 50 ans". "La Passante du Sans-Souci" est pour moi plus qu'un film, beaucoup, beaucoup plus.
Les interviews sur La passante du sans-souci
LA PASSANTE DU SANS-SOUCI , Les interviews
Jacques Rouffio ( le metteur en scène )
Pour moi Romy est un être "en marche"... La sympathie qu'elle inspire, elle l'a doit je crois, à deux choses: l'image qu'elle donne à la vulnérabilité, sa voix, sa façon d'interpréter ses rôles avec tendresse et malgré cette vulnérabilité pathétique, on sent chez elle une force. C'est une femme qui ne "lâche" jamais. C'est pour cela que les gens l'aiment. Elle a un contcat intime "en profondeur" avec le public. C'est une des seules actrices du cinéma français qui provoque cet appétit des gens de la voir.
Dominique Labourier ( tient le rôle de Charlotte )
Durant tout le tournage, je n'ai pas cessé d'être émue par Romy / Elsa. Elle exprimait si fort sa peur et elle était si totalement investie par son personnage, qui lui-même était fragile, apeuré, vulnérable, que son angoisse m'ôtait la mienne. J'avais envie de la rassurer, de la prendre dans mes bras, de lui dire "ça va passer". Au cinéma je n'avais jamais travaillé avec quelqu'un qui se donne ainsi comme Romy, jusqu'au vertige.



































































































































