A la TV - La Califfa
Lundi 1er juillet 2013 à 1h25 - sur France 3
Film - La Califfa
Année: 1970
Durée: 1h35
Pays: France/Italie
Réalisateur: Alberto Bevilacqua
Acteurs: Romy Schneider, Ugo Tognazzi, Marina Berti, Massimo Farinelli, Massimo Serato, Roberto Bisacco, Gigi Ballista, Luigi Casellato
Résumé: Irène Orsini, ravissante ouvrière de l'Italie du Nord, est surnommée «la Califfa». La mort de son mari au cours d'affrontements entre grévistes et forces de l'ordre, l'a poussée à devenir une militante acharnée. On la retrouve à la tête des revendications ouvrières, lors d'une grève de solidarité décidée dans toutes les entreprises de la ville, en soutien à une usine menacée par la faillite. Annibale Doberdo, un grand patron que la grève fragilise, évite les organisations syndicales pour traiter directement avec les travailleurs. La Califfa réagit et mène la résistance. Mais derrière la lutte sociale se profile, presque contre nature, un rapprochement des deux êtres...
Romy hautnah! Begegnungen
Romy hautnah! Begegnungen
Auteurs: Anne & Dick Schiff
Photographe: Roger Fritz
Date de sortie: 31 août 2013
Prix éditeur: 24,90 euros
Relié 200 pages
Langue: allemand
Éditeur: Eule Verlag
ISBN-10: 3000426442
ISBN-13: 978-3000426445
Ou le commander ? sur amazon.de
Présentation:
Une actrice du 20ème siècle n'a autant suscité de préoccupation pour les gens, encore aujourd'hui, que Romy Schneider. De nombreux auteurs ont déjà abordé leur vie et en particulier avec la tragédie et leur destin. Qu'il y avait cette vie mouvementée d'un côté joyeux et une affirmation de la vie, qui a été trop peu considéré jusqu'ici. Les auteurs de ce livre ont entrepris un voyage passionnant où ils ont interrogé des témoins au sujet de leurs souvenirs de Romy. L'accent ici est clair, l'éclairage de la vie heureuse de Romy. Avec des coups profonds du destin apportés à la vie de Romy. Ils ne sont évidemment pas passés sous silence ou même voilés. Dans des interviews, par exemple, de l'ancien voisin de Romy, des camarades de classe du monastère Goldstein en Autriche, du coiffeur des célébrités Udo Walz, du photographe de célébrités et acteur Roger Fritz, d'une hôtesse de célébrité et actrice Toni Netzle, du producteur culte Artur Brauner et bien d'autres, pour évoquer Romy. Ce livre réfute les stéréotypes depuis des décennies des histoires et des mythes traditionnels. Avec des rencontres inédites avec Romy et de nouveaux souvenirs, surtout à l'écoute des témoins positifs et des admirateurs de la vie d'une grande actrice. Avec de nombreuses photos de Romy Schneider des photographes Helga Kneidl et Roger Fritz. Le 23 Septembre 2013, Romy Schneider aurait eu 75 ans.
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Romy Schneiders Kinderalbum
Romy Schneiders Kinderalbum
Auteur: Marc Meier zu Hartum
Date de sortie: 17 juin 2013
Prix éditeur: 14 euros
Relié 44 pages
Langue: allemand
Éditeur: Zeitreisen Verlag
ISBN-10: 3943700240
ISBN-13: 978-3943700244
Ou le commander ? sur amazon
Présentation:
La trouvaille! Des photographies inconnues et privées de Romy et Magda Schneider, à partir des années 1940s, ont été découvertes. Tout a commencé par une recherche intensive sur Internet. Une maison de vente aux enchères bien connu avait deux albums de photos bien remplies à partir de la période 1942-1944, avec plus de 300 photos dans l'offre. La plus haute enchère à la criée en 2011. Lors de l'affichage, il s'est avéré que ce sont deux albums de photos privés d'une famille de la Schönau, près de Berchtesgaden. Des enquêtes approfondies ont permis de ramener les deux albums ,qui avaient été volés il y a quelques années, à leurs propriétaires. En guise de remerciement, la famille a permis la publication Digital des photos. Les photos montrent Magda Schneider et sa fille Romy, à une randonnée à Berchtesgaden et lors d'un séjour du 17 au 28 Août 1944.
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Décès du photographe Bert Stern
#RIP Bert Stern
Ses dernières confidences à Vanity Fair
publié le 26 juin 2013 - par Camille Bordenet
en ligne sur vanityfair.fr
Né à Brooklyn en 1929, Bert Stern entre au service du Courrier de Look à l'âge de dix-sept ans. Il y reste deux ans et demi avant de prendre la direction artistique d'une petite revue et de se lancer en autodidacte dans la photographie. Durant son service militaire, il devient caméraman pour l'armée américaine basée au Japon. A partir de 1953, il se consacre à la photographie de mode et publicitaire (Vodka Smirnoff, Canon, Volkswagen, Pepsi-Cola...). Portraitiste virtuose et chasseur d'icônes, son art est généralement qualifié de glamour et romantique. Le film Bert Stern : original madman sorti en 2011 lui rend hommage.
S’il est surtout connu pour être le dernier à avoir immortalisé Marilyn Monroe six semaines avant sa mort, le photographe américain a eu d’autres modèles prestigieux - et sublimes. D’Audrey Hepburn à Kate Moss toute jeune, en passant par Madonna, Bert Stern avait immortalisé quelques unes des stars les plus emblématiques de leur époque.
Pour VanityFair.fr, il avait accepté, à 84 ans, de commenter ses plus belles photos. C'était au début du mois de juin, sur son lit d'hôpital à New York. Il est mort la nuit dernière, des suites de problèmes cardiaques.
Voici ses dernières confidences.
Marilyn Monroe, La Dernière Séance - Los Angeles, juin 1962
"Pendant cette séance photo commandée par Vogue qui, après la mort de Marilyn a été nommée La dernière séance (The last sitting), j’ai pris plus de 2500 clichés d’elle pendant trois jours entiers. Habillée, nue, accessoirisée, elle était magique et hypnotique… Je ne l’aurais jamais prise en photo nue si elle n’avait pas voulu. Je rêvais juste de la photographier et c’est vrai que je ne l’imaginais pas dans des vêtements, mais tout simplement portant des bijoux ou un voile. Pour la première séance le 23 juin 1962, dans une suite de l'hôtel Bel-Air, nous avions rendez-vous à midi mais elle n’est arrivée qu’à quinze heures. Elle était plus belle encore que je l'imaginais! Plus fine, aussi... Elle avait été opérée de la vésicule biliaire six semaines plus tôt et portait d'ailleurs une cicatrice au bas du ventre. Quand elle a vu le voile transparent et les bijoux préparés elle a demandé "Alors on fait des nus ? Je suppose que vous avez envie d’être créatif !". J’étais surpris, j’ai dit oui. Elle a quand même demandé son avis à son coiffeur qui a répondu "Pourquoi pas ?". Elle est allée se préparer dans la salle de bain puis est revenue, nue sous le foulard transparent et a lancé : "Pas mal pour 36 ans, non ?". Elle avait visiblement envie de se prendre au jeu. Elle buvait le champagne que j’avais emmené sur la demande de son agent, et j'ai remarqué que son maquilleur ajoutait un peu de vodka dans son verre. Les heures passant, elle est devenue plus provocante encore. Je n'avais pas besoin de lui faire des suggestions, elle inventait les poses toute seule. Nous avons continué jusqu'à deux heures du matin, mais Vogue a jugé cette série trop provocante et en a commandé une seconde, plus habillée " .
Marilyn – Second shooting
"Ma première question à Marilyn a été "Marilyn, comment va votre vie amoureuse ?" Et elle a éclaté de rire, ce fameux et magnifique rire… mais elle n’a jamais vraiment répondu. Sur le coup, je n’ai pas remarqué qu’elle était déjà nostalgique. Elle semblait vraiment de bonne humeur et comptait peut-être sur ces photos dans Vogue pour "relancer" sa carrière. Bien sûr, rétrospectivement, je devine une certaine fragilité sur certains clichés, notamment celui-ci où elle se cache le visage. C'est un de mes préférés. Cette photo de Marilyn en robe Dior correspond à la seconde fois où nous nous sommes vus car Vogue souhaitait davantage de photos de mode et non de nu pour faire le portfolio dont ils rêvaient. Comme la première fois, elle est arrivée avec deux heures et demi de retard. Cette fois-ci, j'avais commandé du Château Lafite... Elle a posé pendant des heures et des heures avec les robes. Et puis, au bout d'un moment, j'ai demandé à l'équipe de sortir. Marilyn s'est enroulée, nue, dans un drap et s'est allongée sur un canapé. J'ai réalisé toute une série de clichés. Puis, elle s'est endormie, sans doute un peu sous l'effet de l'alcool, et je suis sorti".
Catherine Deneuve – New York 1961
"C’était sa première fois à New York, elle manquait énormément de confiance en elle, doutait comme une enfant… mais ça la rendait si belle. Je tenais absolument à la photographier".
Romy Schneider et Alain Delon – Cannes 1962
"C’était le plus beau couple d’acteurs de l’époque mais en réalité ils se disputaient tout le temps ! Même sur le voilier où nous avons fait la séance photo ils n’ont pas arrêté de s’engueuler puis de se rabibocher comme des enfants… mais ils ressemblaient à des anges".
Kate Moss – New York 2001
"Je devais la photographier pour Vogue et c’est sûrement le meilleur top model avec qui j’ai travaillé. Tellement gracieuse et facile à vivre".
Audrey Hepburn – Paris 1966
"On était réunis à Paris pour shooter une publicité pour le parfum L’Interdit de Givenchy. Les gens ne réalisent pas à quel point Audrey était drôle, un vrai clown. C'est elle qui s'amusait à faire ce genre de pause".
"Audrey ne se prenait pas au sérieux et était très loin de son image d’icône. Elle était douce et extrêmement à l’écoute de ce dont j’avais besoin en tant que photographe".
Twiggy – New York 1967
"Twiggy était très jeune et tellement naïve… presque crédule !"
Elizabeth Taylor et Richard Burton - Juin 1962 Rome
"La 20th Century Fox m’avait demandé de les photographier durant le tournage de Cléopâtre qui faisait beaucoup de bruit à l’époque à cause de l’histoire d’amour sulfureuse et scandaleuse naissant entre les deux acteurs."
"Liz et Richard étaient fous amoureux mais cette passion les dévorait, ils se sont mariés et ont divorcé deux fois. Aussi mythique que chaotique, leur histoire n’a cessé de faire fantasmer le monde. Pourtant à mes yeux, ils étaient de vraies âmes sœurs".
Madonna – New York 1985
"Madonna est arrivée au shooting comme une diva, extrêmement prétentieuse, bruyante et entourée de sa garde rapprochée. Je l’ai photographié durant 5 minutes et je n’en déjà pouvais plus. La photo était pour le Time Magazine qui consacrait un article à la nouvelle artiste pop qui serait nommée aux Grammy Awards. Mais finalement Cindy Lauper a gagné et Madonna n’a pas eu le droit à sa couverture !"
Brigitte Bardot – Saint Tropez 1961
"J’étais dans le Sud de la France, à Saint-Tropez et je l’ai rencontrée alors que c’était totalement imprévu. J’ai eu beaucoup de chance car c’était la plus belle femme du monde à l’époque."
"Je l’ai photographié très rapidement, elle n’était pas très facile comme modèle, mais sa beauté transcendait tout ce que j’avais vu avant".
Sophia Loren – Pise 1962
"Elle semblait préoccupée et ailleurs quand je l’ai photographiée. Elle était au sommet de sa carrière et se faisait beaucoup de souci pour la suite et sa vie personnelle. Mais elle était très professionnelle, belle et sauvage comme un animal, et savait naturellement comment se mettre en valeur et utiliser les lumières à son avantage."
Une Vie de Star Juin 2013
Docu TV - Jean-Claude Brialy, le goût des autres
Jean-Claude Brialy, le goût des autres
Année: 2013
Réalisation: Henry-Jean Servat, Bruno Bouvier
Pays: France
Durée: 86 minutes
Documentaire sur la vie et la carrière de Jean-Claude Brialy.
Intervenants: Françoise Arnoul, Pierre Arditi, Dominique Besnehard, Evelyne Bouix, Mylène Demongeot, Laurent Gerra, Robert Hossein, Gilles Jacob, Anna Karina, Muriel Mayette, Jean-François Copé, Nana Mouskouri, Pascale Petit, Mathilde Seigner, Marina Vlady, Carole Weisweiller.
Infos: Le documentaire a été diffusé le 27 mai 2013 sur France 5 et TV5 Monde.
Documentaire qui contient quelques images d'archives de Romy Schneider, que je vous ai compilé:
(à 21min): Il enchaîne les petits rôles et retrouve ainsi Françoise Arnoul, d'abord dans "Cargaison Blanche", puis dans "Le Chemin des écoliers", où une amitié naît.
Sur le plateau de ce film, Françoise et Jean-Claude, avec Delon pour partenaire, accueillent Romy Schneider en visite. Il fête son anniversaire, tout le monde s'embrasse, les amitiés naissent pour la vie.
(à 28min 50sec): Jean-Claude rejoue et il réalise d'autres films. Après "Eglantine", "Les volets clos" et "L'oiseau rare" au cinéma, après "Les charmes de l'été" avec Marina Vlady jouant Marie-Antoinette, ainsi que huit autres fictions pour la télévision, il dirige "Un amour de pluie" tourné à Vittel, avec sa Romy chérie, jolie.
(à 37min 19sec): Il organise le second mariage de Romy, avec sa mère Magda et son fils David. Cela se passe à l'Orangerie, son restaurant acheté en 1966, sur l'île Saint Louis à Paris.
(à 47min 20sec): Jean-Claude Brialy raconte: "Edith Piaf m'avait dit une chose insensée: 'je sortirai bien avec Delon, je resterai bien avec toi pour que tu me fasses rire, et je rentrerai bien avec Belmondo'!".
(à 47min 36sec): Marina Vlady raconte: "Il m'a dit: 'Je vais vous faire une confidence. Je n'aime pas spécialement les femmes, mais Romy, c'est la seule dont j'aurai pu être amoureux'."
(à 1h 14min 35sec): Extrait de l'émission 'Les rdv du dimanche': -Romy Schneider: "Dans la vie, je serai là pour toi, toujours, toujours, toujours. Pas pour tout le monde. Vous (en s'adressant à Michel Drucker), je vous rend la fidélité. A toi (en s'adressant à JC Brialy), c'est plus, beaucoup plus." -Jean-Claude Brialy: "Ce qui est important, c'est que Romy est quelqu'un de très sincère, et le public le sent. Parce qu'elle ne triche jamais. Et quand une actrice ne triche jamais, le public l'aime jusqu'au bout."
Chez Jean-Claude, au château, et en secret, Romy se réfugia après le décès de son fils et une opération chirurgicale. Isabelle Adjani, la fille que Jean-Claude aurait aimé avoir, disait-il, va s'y reposer après la naissance de son fils aîné.
Elle 24/05/2013
Les Divas Européennes au Brésil
Les Divas Européennes au Brésil
Auteur: Evanio Alves
Prix éditeur: 24,90 Euros
Date de sortie: mai 2013
Broché: 300 pages
Editeur : ?
Langue : français
Ou le trouver ? sur boutique.brasil.fr
Description: L'auteur, un véritable amoureux des divas du théâtre, du cinéma et de la musique révèle en plus de 300 pages, des histoires très intéressantes vécues par plus de 40 stars européennes lors de leur visite au Brésil au cours des décennies passées.
Il y avait plusieurs raisons pour lesquelles ces femmes connues à travers le monde ont décidé d’être au sol brésilien. L'Italienne Eleonora Duse fut la première, en 1985, un an plus tard, la grande française Sarah Bernhardt et par conséquent les nouvelles que savaient que le pays tropical offrait d'abondantes publics, et également les danseuses Isadora Duncan et Anna Pavlova. Plus tard, dans les années 50, le célèbre playboy Jorginho Guinle a présenté le carnaval de Rio pour un grand nombre de stars étrangères et, depuis lors, plusieurs y sont allées pour s'assurer que la plus grande fête de la planète était le carnaval brésilien, et elles allaient aussi pour filmer ou se présenter dans les théâtre, opéras salle de concert et au carnaval de Rio de Janeiro.
Il s'agissait de: Marina Vlady, Sara Montiel, Maria Callas, Renata Tebaldi, Lucienne Boyer, Joséphine Baker, Juliette Gréco, Edith Piaf, Martine Carol, Mylène Demongeot, Brigitte Bardot, Catherine Deneuve, Jeanne Moreau, Sophia Loren, Gina Lollobrigida, Romy Schneider et bien d'autres.
Les narrations sont le fruit de plusieurs années de recherche par Evanio Alves et sont raccontés avec de l'humour et passion, sans parler de l'énorme quantité de photos, qui enregistrent le passage des divas européennes par le Brésil.
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Sauer, photographe d’un siècle
Sauer, photographe d’un siècle
le 17/01/2013
en ligne sur parismatch.com
De Bardot au Biafra, il a photographié pour Match tous les drames et toutes les icônes. Notre hommage à Jean-Claude Sauer, décédé à l’âge de 77 ans.
Souvenez-vous. Cet enfant famélique aux yeux grands ouverts et aux membres décharnés, si malingre qu'un appareil photo posé à côté le fait paraître plus minuscule encore… pauvre enfant d'Afrique avec sa petite vie à l'intérieur, fugace, fragile tellement qu'un souffle suffirait à l'éteindre... Il est des images qui soulèvent la compassion et arrêtent les guerres. Celle-ci en était une. Biafra 1968. Il y a aussi ce G.I. casqué et en armes avec un bébé dans les bras qui avance avec précaution, embarrassé par son précieux fardeau… Viet Nam 1972. Jean Claude Sauer, c'était çà: le regard et la tendresse. Il s'en défendait. La pudeur a de ces coquetteries!
Photographe de Match, voilà l'identité qu'il revendiquait. Pendant quarante ans, elle lui a servi de passeport, d'alibi, de viatique. Et elle lui a fait une vie où tout était possible, au nom du devoir de témoigner. Il allait à la guerre comme on s'en va pratiquer un sport de gentlemen. Et sur le terrain, il avait tous les courages avec son appareil photo pour seul bouclier. Algérie, Biafra, Viet Nam, Yémen, Afrique, Moyen Orient, il a couvert tous les conflits de sa génération. Lors de la guerre des six jours, il pense sa dernière heure arrivée. " J'allais mourir là, en terre sainte, racontait-il. Je portais sur ma chemise mes initiales brodées J.C. et moi aussi j'allais avoir 33 ans!" Voilà comme il conjurait sa peur.
Il avait le style maison où on pouvait passer de la guerre aux peoples, des peoples à l'aventure, puis aux grands de ce monde, à la mode ou au sport. Match, c'était çà.
Il y avait du romantisme dans ce perpétuel itinérant
Picasso, Bardot, de Gaulle, Deneuve, un débutant nommé Johnny, un autre appelé El Cordobès, Hemingway, les Beatles, Romy Schneider, Arafat, Montand Signoret, Yul Brynner et Juan Carlos le roi d'Espagne… Il aimait la compagnie des stars, et les stars le lui rendaient bien. "Pas besoin de planquer, disait-il, je suis un paparazzi qui prend rendez-vous." Sa séduction passait par l'humour, l'ironie et la dérision. Et nous ses compagnons, on aimait quand il exagérait. Il était capable de claquer toute sa provision de reportage pour une chasse au grand Koudou quelque part en Afrique ou un dîner somptueux dans un palace parce que seul le meilleur lui semblait à la hauteur de son journal dont il se faisait le perpétuel ambassadeur. Il allait chercher ses costumes à Londres et ses fusils ne pouvaient être que de Purdey ou des Remington… Il avait tous les défauts puisqu'il aimait les cigares, les grands vins, la chasse, la corrida et la course automobile. Il cultivait l'élégance et l'extravagance et pourfendait la médiocrité comme Don Quichotte s'attaquait à des moulins à vent. Il y avait du romantisme dans ce perpétuel itinérant. Il était de la génération des photographes qui restaient angoissés jusqu'à ce qu'ils aient enfin leurs tirages sous les yeux. C'était aux temps anciens de l'argentique que plus personne ne peut comprendre aujourd'hui.
Faire équipe avec lui était un bonheur, une récréation, et l'assurance d'aller au bout de notre mission, de n'abandonner jamais, et surtout de rire de tout, mêlant le sérieux et le dérisoire. Jusqu'à la fin, il est resté cet ancien jeune homme impatient, ardent et flamboyant comme en attente d'un éventuel reportage à venir. Quand les yeux d'un photographe se ferment, une étincelle quitte le monde et le monde n'est plus pareil. Adieu cher Jean Claude, illustre photographe de Paris-Match. Tu viens d'atteindre les rivages de l'au-delà , là où vivent ceux que les anciens appelaient "le peuple des plus nombreux". Ta gouaille va faire fureur. Les sentiers du paradis sont peuplés de stars très fréquentables.
>> Sur le blog: Romy par Jean-Claude Sauer







































































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