TV - Deux Soirées Romy sur Arte
Dimanche 16 septembre 2018
Lundi 17 septembre 2018
- arte -
Dimanche 16 septembre - 20h50 -
Film - César et Rosalie
Durée: 110 min
Réalisation: Claude Sautet
Année: 1972
Pays: France
Distribution: Yves Montand, Romy Schneider, Sami Frey, Isabelle Huppert, Bernard Le Coq...
Une jeune femme ne parvient pas à choisir entre ses deux hommes… Avec un tact plein de justesse dans l’analyse des comportements, Claude Sautet se livre après "Les choses de la vie" à une nouvelle exploration du couple. Le film est porté par un magnifique trio d'acteurs : Sami Frey, Yves Montand et Romy Schneider.
Résumé: Divorcée d’avec Antoine, peintre, Rosalie vit avec César, un homme hâbleur et sûr de lui qui a fait fortune dans la récupération de métaux. Lorsque resurgit David, un amour de jeunesse, Rosalie sait qu’elle aime encore ce garçon doux et calme. Ne supportant plus la jalousie de César, elle décide de le quitter pour aller vivre avec lui. Mais bientôt, César les rejoint , tout penaud, et Rosalie accepte de le suivre. Quand il comprend que Rosalie n'est pas heureuse, César demande à David de venir vivre avec eux. Une solide amitié se noue entre les deux hommes, dont Rosalie se sent exclue…
Sérénade à trois
Avec un tact plein de justesse dans l’analyse des comportements, Claude Sautet se livre après Les choses de la vie à une nouvelle exploration du couple. Porté par un magnifique trio d'acteurs – Sami Frey, Yves Montand et Romy Schneider, parfaite d'indécision au centre de leur triangle amoureux –, son film nous touche. Aux prises avec leurs démons intérieurs, les personnages sont sous nos yeux ballotés entre les élans et l'émoussement des sentiments, blessés par les non-dits et les aspirations déçues, et bousculés par les joies ou l'usure du quotidien. Avec un classicisme pointilleux, la mise en scène préserve un mystère émouvant jusqu’à la très belle séquence finale.
Dimanche 16 septembre - 20h50 -
Rediffusion mardi 18/09/18 à 15h25
Documentaire - Conversation avec Romy Schneider
Durée: 53 min
Réalisation: Patrick Jeudy
Année: 2017
Pays: France
Le temps d'une nuit à Cologne, en 1976, Romy Schneider se raconte comme elle ne l'a jamais fait. Un portrait intime d'une intensité rare, réalisé à partir des enregistrements sonores de son interview avec la journaliste Alice Schwarzer.
12 décembre 1976. Des flocons virevoltent au-dessus de la cathédrale de Cologne. À quelques pas, dans un petit bureau aux airs de cabine de bateau, Romy Schneider se confie à une femme : Alice Schwarzer, une féministe allemande – la plus engagée de son époque –, fondatrice du magazine Emma. Éloignée des caméras et alors qu'elle ne donne plus aucune interview, l'actrice allemande de 38 ans est au sommet de sa gloire. Elle veut faire de la journaliste le porte-voix de ce qu'elle n'a jamais su dire. "Je veux que ton article sur moi choque tout le monde", répète-t-elle en français. Retraçant le fil de sa vie, jalonnée d'allers-retours entre la France et l'Allemagne, la comédienne se livre à des confessions parfois douloureuses. Demande à plusieurs reprises d'interrompre l'enregistrement, notamment lorsqu'elle évoque Magda, sa mère, comédienne adulée sous le IIIe Reich – et qu'elle soupçonne d'avoir eu une liaison avec Hitler. À demi-mot, elle parle aussi de son beau-père, qui a voulu abuser d'elle.
Tête à tête
Quarante ans après, Alice Schwarzer, figure historique du féminisme, confie à Patrick Jeudy les extraits de l'enregistrement sonore de sa conversation avec Romy Schneider et revient, devant sa caméra, sur cette nuit unique. De la petite Autrichienne de Sissi à l'icône des années 1970, ce portrait sans tabou lève le voile sur l'intimité de d'une femme pleine de contradictions. Elle apparaît ici courageuse et craintive, révoltée et conformiste, surdouée et rongée par le doute. Emplie d'images d'archives rares, comme ce film privé d'Eva Braun, où l'on découvre tout sourire la mère de Romy aux côtés du Führer, cette pépite documentaire offre un éclairage nouveau sur le rapport complexe qu'entretenait la star avec ses deux pays. Alors que l'Allemagne réveille des traumatismes d'enfance, la France reste la terre d'un premier amour contrarié : celui avec Alain Delon. Elle dira : "Je suis maintenant française. Tout ce qui est allemand me fait mal." Dans ses confidences, quand la colère la rattrape, c'est d'ailleurs l'allemand qui prend le pas sur sa langue de cœur, le français.
Lundi 17 septembre - 20h50 -
Film - Une histoire simple
Durée: 105 min
Réalisation: Claude Sautet
Année: 1978
Pays: France
Distribution: Romy Schneider, Claude Brasseur, Bruno Cremer, Sophie Daumier, Eva Darlan...
Les hauts et les bas de la vie d’un groupe d’amis au centre duquel rayonne Romy Schneider, dans un rôle taillé pour elle. Le film, son cinquième avec Claude Sautet, lui valut son second César. Elle y donne la réplique à Claude Brasseur et Bruno Cremer.
Résumé: Marie, la quarantaine, divorcée, vit avec son fils de 16 ans. Elle a une liaison avec Serge et attend un enfant de lui. Mais leur relation bat de l’aile. Elle décide de se séparer de Serge et d’avorter. Marie est très proche de ses quatre collègues, Gabrielle, Francine, Anna et Esther. Toutes ont des vies plus ou moins compliquées. Après un séjour à la campagne dans la maison de famille de Gabrielle, Marie renoue avec Georges, son ex-mari. Leur amour renaît mais une brouille les sépare une fois de plus. De nouveau enceinte, Marie décide cette fois de garder l’enfant, même si elle doit l’élever seule…
Une femme libre
Claude Sautet décrit, comme il sait si bien le faire, un groupe d’hommes et de femmes liés par l’amitié, dont les vies connaissent des hauts et des bas. Il met ici l’accent sur les femmes et en particulier sur le personnage de Marie, qui se libère de toute contrainte sentimentale et fait pour elle-même ses propres choix. Il a taillé le rôle sur mesure pour Romy Schneider, avec qui il a déjà tourné quatre films." Dans tous les films que j’ai faits jusqu’à présent, la femme a toujours été vue à travers les yeux de l’homme. Cette fois, j’ai voulu faire autrement. J’ai voulu dessiner une personnalité, inspirée en grande partie du vrai caractère de Romy Schneider, avec cette fragilité qui m’a toujours frappé, cette fierté, cette dignité qu’elle montre d’une manière tout à fait personnelle. Tout ce qui se passe chez elle à l’intérieur se reflète à l’extérieur." L’intensité de son jeu est à mettre en parallèle avec les événements de sa vie personnelle en cette année 1977. Son mariage avec le metteur en scène de théâtre Harry Meyen est un échec (il se suicidera deux ans plus tard) ; l’actrice cherche alors un sens à sa vie. À l’écran, elle joue Marie avec une assurance, une sincérité frappantes. Elle rayonne de beauté et d’émotion. Le rôle lui valut son second César de la meilleure actrice, après L’important c’est d’aimer de Zulawski. La même année, elle reçut le prix italien David-di-Donatello pour l’ensemble de ses films.
Durée: 105 min
Réalisation: Aleksandar Petrovic
Année: 1977
Pays: France
Distribution: Romy Schneider, Brad Dourif, Michel Galabru, Vadim Glowna, Richard Münch...
Sur trois décennies, le combat d'une femme allemande face à l'Église, au régime nazi, à la guerre et à la perte d'êtres chers... Le Yougoslave Aleksandar Petrovic adapte le roman éponyme d'Heinrich Böll, avec Romy Schneider, Brad Dourif et Michel Galabru. Un drame poignant.
Résumé: Allemagne, 1966. Dans un couvent, c'est l'émoi : d'où peut bien venir le rosier qui vient d'être planté sur la tombe de sœur Rachel, morte de froid et de faim à l'hiver 1943 ? Juive convertie au catholicisme, cette dernière a été durement châtiée pour n'avoir pu réprimer les aspirations frondeuses de Leni Gruyten, une élève dont elle était la guide spirituelle. Après avoir été renvoyée de l'école monastique, Leni affiche ses sentiments pour son cousin Erhard. Alors que la guerre fait rage, Ehrard est envoyé au Danemark, un pays occupé par l'armée allemande. Avec Heinrich, le frère de Leni, il décide de déserter…
Années noires
Bravant l'ordre établi et la morale, Leni – superbe Romy Schneider – traverse les années en se heurtant à l'Église, au régime nazi, à la guerre et à la perte des êtres qui lui sont chers... Avec une construction en flashback, qui désoriente le spectateur, le film du Yougoslave Aleksandar Petrovic ballote sur trois décennies et à quatre moments de sa vie l'héroïne imaginée dans son roman éponyme par Heinrich Böll, prix Nobel de littérature 1972. Tour à tour éprise d'un soldat allemand (abattu pour désertion), d'un prisonnier russe contraint au travail forcé et d'un émigré turc venu contribuer à la reconstruction d'une Allemagne dévastée, Leni traverse les épreuves mue par une soif inextinguible d'amour et de liberté. Et illustre, dans un drame poignant, les tragédies et les tourments subis, par les Allemands aussi, dans ces années noires.




































































































































































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