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Romy Schneider en images

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NAVIGUATION
15 septembre 2018

TV - Deux Soirées Romy sur Arte

 gif_tv_zap Dimanche 16 septembre 2018
Lundi 17 septembre 2018
- arte -

2018-arte-romy 


Dimanche 16 septembre - 20h50 -
Film - César et Rosalie

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Durée: 110 min
Réalisation: Claude Sautet
Année: 1972
Pays: France

Distribution: Yves Montand, Romy Schneider, Sami Frey, Isabelle Huppert, Bernard Le Coq...

Une jeune femme ne parvient pas à choisir entre ses deux hommes… Avec un tact plein de justesse dans l’analyse des comportements, Claude Sautet se livre après "Les choses de la vie" à une nouvelle exploration du couple. Le film est porté par un magnifique trio d'acteurs : Sami Frey, Yves Montand et Romy Schneider.
Résumé: Divorcée d’avec Antoine, peintre, Rosalie vit avec César, un homme hâbleur et sûr de lui qui a fait fortune dans la récupération de métaux. Lorsque resurgit David, un amour de jeunesse, Rosalie sait qu’elle aime encore ce garçon doux et calme. Ne supportant plus la jalousie de César, elle décide de le quitter pour aller vivre avec lui. Mais bientôt, César les rejoint , tout penaud, et Rosalie accepte de le suivre. Quand il comprend que Rosalie n'est pas heureuse, César demande à David de venir vivre avec eux. Une solide amitié se noue entre les deux hommes, dont Rosalie se sent exclue…
Sérénade à trois
Avec un tact plein de justesse dans l’analyse des comportements, Claude Sautet se livre après Les choses de la vie à une nouvelle exploration du couple. Porté par un magnifique trio d'acteurs – Sami Frey, Yves Montand et Romy Schneider, parfaite d'indécision au centre de leur triangle amoureux –, son film nous touche. Aux prises avec leurs démons intérieurs, les personnages sont sous nos yeux ballotés entre les élans et l'émoussement des sentiments, blessés par les non-dits et les aspirations déçues, et bousculés par les joies ou l'usure du quotidien. Avec un classicisme pointilleux, la mise en scène préserve un mystère émouvant jusqu’à la très belle séquence finale.


Dimanche 16 septembre - 20h50 -
Rediffusion mardi 18/09/18 à 15h25
Documentaire - Conversation avec Romy Schneider

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 Durée: 53 min
Réalisation: Patrick Jeudy
Année: 2017
Pays: France

Le temps d'une nuit à Cologne, en 1976, Romy Schneider se raconte comme elle ne l'a jamais fait. Un portrait intime d'une intensité rare, réalisé à partir des enregistrements sonores de son interview avec la journaliste Alice Schwarzer.
12 décembre 1976. Des flocons virevoltent au-dessus de la cathédrale de Cologne. À quelques pas, dans un petit bureau aux airs de cabine de bateau, Romy Schneider se confie à une femme : Alice Schwarzer, une féministe allemande – la plus engagée de son époque –, fondatrice du magazine Emma. Éloignée des caméras et alors qu'elle ne donne plus aucune interview, l'actrice allemande de 38 ans est au sommet de sa gloire. Elle veut faire de la journaliste le porte-voix de ce qu'elle n'a jamais su dire. "Je veux que ton article sur moi choque tout le monde", répète-t-elle en français. Retraçant le fil de sa vie, jalonnée d'allers-retours entre la France et l'Allemagne, la comédienne se livre à des confessions parfois douloureuses. Demande à plusieurs reprises d'interrompre l'enregistrement, notamment lorsqu'elle évoque Magda, sa mère, comédienne adulée sous le IIIe Reich – et qu'elle soupçonne d'avoir eu une liaison avec Hitler. À demi-mot, elle parle aussi de son beau-père, qui a voulu abuser d'elle.
Tête à tête
Quarante ans après, Alice Schwarzer, figure historique du féminisme, confie à Patrick Jeudy les extraits de l'enregistrement sonore de sa conversation avec Romy Schneider et revient, devant sa caméra, sur cette nuit unique. De la petite Autrichienne de Sissi à l'icône des années 1970, ce portrait sans tabou lève le voile sur l'intimité de d'une femme pleine de contradictions. Elle apparaît ici courageuse et craintive, révoltée et conformiste, surdouée et rongée par le doute. Emplie d'images d'archives rares, comme ce film privé d'Eva Braun, où l'on découvre tout sourire la mère de Romy aux côtés du Führer, cette pépite documentaire offre un éclairage nouveau sur le rapport complexe qu'entretenait la star avec ses deux pays. Alors que l'Allemagne réveille des traumatismes d'enfance, la France reste la terre d'un premier amour contrarié : celui avec Alain Delon. Elle dira : "Je suis maintenant française. Tout ce qui est allemand me fait mal." Dans ses confidences, quand la colère la rattrape, c'est d'ailleurs l'allemand qui prend le pas sur sa langue de cœur, le français.


Lundi 17 septembre - 20h50 -
Film - Une histoire simple

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Durée: 105 min
Réalisation: Claude Sautet
Année: 1978
Pays: France

Distribution: Romy Schneider, Claude Brasseur, Bruno Cremer, Sophie Daumier, Eva Darlan...

Les hauts et les bas de la vie d’un groupe d’amis au centre duquel rayonne Romy Schneider, dans un rôle taillé pour elle. Le film, son cinquième avec Claude Sautet, lui valut son second César. Elle y donne la réplique à Claude Brasseur et Bruno Cremer.
Résumé: Marie, la quarantaine, divorcée, vit avec son fils de 16 ans. Elle a une liaison avec Serge et attend un enfant de lui. Mais leur relation bat de l’aile. Elle décide de se séparer de Serge et d’avorter. Marie est très proche de ses quatre collègues, Gabrielle, Francine, Anna et Esther. Toutes ont des vies plus ou moins compliquées. Après un séjour à la campagne dans la maison de famille de Gabrielle, Marie renoue avec Georges, son ex-mari. Leur amour renaît mais une brouille les sépare une fois de plus. De nouveau enceinte, Marie décide cette fois de garder l’enfant, même si elle doit l’élever seule…
Une femme libre
Claude Sautet décrit, comme il sait si bien le faire, un groupe d’hommes et de femmes liés par l’amitié, dont les vies connaissent des hauts et des bas. Il met ici l’accent sur les femmes et en particulier sur le personnage de Marie, qui se libère de toute contrainte sentimentale et fait pour elle-même ses propres choix. Il a taillé le rôle sur mesure pour Romy Schneider, avec qui il a déjà tourné quatre films." Dans tous les films que j’ai faits jusqu’à présent, la femme a toujours été vue à travers les yeux de l’homme. Cette fois, j’ai voulu faire autrement. J’ai voulu dessiner une personnalité, inspirée en grande partie du vrai caractère de Romy Schneider, avec cette fragilité qui m’a toujours frappé, cette fierté, cette dignité qu’elle montre d’une manière tout à fait personnelle. Tout ce qui se passe chez elle à l’intérieur se reflète à l’extérieur." L’intensité de son jeu est à mettre en parallèle avec les événements de sa vie personnelle en cette année 1977. Son mariage avec le metteur en scène de théâtre Harry Meyen est un échec (il se suicidera deux ans plus tard) ; l’actrice cherche alors un sens à sa vie. À l’écran, elle joue Marie avec une assurance, une sincérité frappantes. Elle rayonne de beauté et d’émotion. Le rôle lui valut son second César de la meilleure actrice, après L’important c’est d’aimer de Zulawski. La même année, elle reçut le prix italien David-di-Donatello pour l’ensemble de ses films.


 Lundi 17 septembre - 22h35 -
Film - Portrait de groupe avec dame

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Durée: 105 min
Réalisation: Aleksandar Petrovic
Année: 1977
Pays: France

Distribution: Romy Schneider, Brad Dourif, Michel Galabru, Vadim Glowna, Richard Münch...

Sur trois décennies, le combat d'une femme allemande face à l'Église, au régime nazi, à la guerre et à la perte d'êtres chers... Le Yougoslave Aleksandar Petrovic adapte le roman éponyme d'Heinrich Böll, avec Romy Schneider, Brad Dourif et Michel Galabru. Un drame poignant.
Résumé:
Allemagne, 1966. Dans un couvent, c'est l'émoi : d'où peut bien venir le rosier qui vient d'être planté sur la tombe de sœur Rachel, morte de froid et de faim à l'hiver 1943 ? Juive convertie au catholicisme, cette dernière a été durement châtiée pour n'avoir pu réprimer les aspirations frondeuses de Leni Gruyten, une élève dont elle était la guide spirituelle. Après avoir été renvoyée de l'école monastique, Leni affiche ses sentiments pour son cousin Erhard. Alors que la guerre fait rage, Ehrard est envoyé au Danemark, un pays occupé par l'armée allemande. Avec Heinrich, le frère de Leni, il décide de déserter…
Années noires
Bravant l'ordre établi et la morale, Leni – superbe Romy Schneider – traverse les années en se heurtant à l'Église, au régime nazi, à la guerre et à la perte des êtres qui lui sont chers... Avec une construction en flashback, qui désoriente le spectateur, le film du Yougoslave Aleksandar Petrovic ballote sur trois décennies et à quatre moments de sa vie l'héroïne imaginée dans son roman éponyme par Heinrich Böll, prix Nobel de littérature 1972. Tour à tour éprise d'un soldat allemand (abattu pour désertion), d'un prisonnier russe contraint au travail forcé et d'un émigré turc venu contribuer à la reconstruction d'une Allemagne dévastée, Leni traverse les épreuves mue par une soif inextinguible d'amour et de liberté. Et illustre, dans un drame poignant, les tragédies et les tourments subis, par les Allemands aussi, dans ces années noires.

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14 septembre 2018

Romy Schneider face à sa vie

Romy Schneider face à sa vie
le 05/09/2018 - en ligne sur leparisien.fr

LE PARISIEN WEEK-END. Derrière la gloire se cachaient la colère, les tourments et une réflexion poussée sur l’émancipation des femmes. Une nuit de 1976, cinq ans avant sa mort, Romy Schneider se confie à la journaliste allemande Alice Schwarzer. Un entretien passionnant, à découvrir dans Romy Schneider intime, dont nous publions les premiers extraits.

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Le 12 décembre 1976, la journaliste Alice Schwarzer reçoit Romy Schneider. G. Jakobi 

C’est un dialogue de femme à femme et une longue confession, formulée lors d’une nuit pluvieuse. Lorsque la journaliste allemande Alice Schwarzer accueille Romy Schneider dans son appartement de Cologne, afin de l’interviewer pour son futur mensuel féministe, Emma, elle n’imagine pas l’intensité de la discussion qui va suivre. Ni qu’elle en tirera, bien plus tard, un livre.

Ce 12 décembre 1976, cinq ans avant sa mort tragique qui a contribué à faire d’elle une légende, Romy parle comme si sa vie en dépendait. La star se montre tour à tour craintive, furieuse et rongée par le doute, loin de l’image iconique véhiculée par le cinéma. La comédienne possède un vécu dense pour une femme de 38 ans. Elle confie ses traumatismes d’enfance – son viol par un voisin de ses parents, à la fin de la guerre, alors qu’elle n’était qu’une fillette –, son rapport au 7e art et aux hommes de sa vie, avec et contre lesquels elle s’est construite. « Ce n’est pas que je déteste les hommes, mais ils nous découragent trop », explique-t-elle.

Alice Schwarzer est touchée par la mélancolie et le désespoir qui émanent du regard et des paroles de Romy Schneider. Dans l’avant-propos du livre qui restitue l’entretien, la journaliste écrit : « Ce fut une longue nuit. Je commençai à deviner que les longues nuits de Romy n’étaient pas sans rapport avec sa peur de la solitude. » Au petit matin, l’actrice finira par lâcher, dans un soupir : « J’ai été très seule dans ma vie. Et j’ai beaucoup pleuré. »

Voici quelques-unes de ces bouleversantes confidences :

« Je ne suis pas une innocente altesse impériale »

leparisien-01   A 17 ans, Romy Schneider a déjà tourné dans quelques films allemands quand elle commence à incarner l’impératrice Elisabeth d’Autriche, en 1955. « Pour le public, je m’appelais “Sissi”, pour les producteurs, j’étais l’incarnation vivante de la douce et innocente altesse impériale (...). Je semblais être seule à le savoir : je n’étais pas Sissi. J’ai interprété Sissi, mais je ne ressemblais absolument pas, dans la vie, à ce personnage légendaire. A dix ans, je n’étais pas Sissi, à dix-huit ans, beaucoup moins encore (...).
Je me sentais étiquetée. Et rien n’est plus dangereux pour une actrice (...). Personne ne voulait croire que je pouvais faire autre chose. Je devais jouer le rôle d’une princesse dans ce film, puis dans un autre encore. Je me suis défendue contre le deuxième Sissi et j’en ai pourtant tourné un troisième. Pourquoi ? Je ne savais tout simplement pas comment me libérer de tous mes liens, personnels et professionnels. J’étais assez désespérée. »

« Tuer l’Autre Romy »

leparisien-02   L’actrice habite avenue Hoche à Paris. En 1964, elle a joué dans L’Enfer d’Henri- Georges Clouzot, un tournage interrompu par la mort brutale du réalisateur. Elle est alors hantée par ses vieux démons. « Janvier 1965. Je suis lasse. Ma vie est un enfer. Je ne suis parfois heureuse que le soir. Pourvu qu’Elle ne revienne pas avec la nuit. Elle est toujours là. Elle, c’est l’Autre. Elle a le regard fixe dans la nuit. Elle m’engueule, elle rit. Elle pleure. (...) Elle me surveille constamment. Elle me reproche toutes mes erreurs, une fois, deux fois, trois fois. Je n’en suis jamais débarrassée. Mais je la laisse faire.
L’homme que j’aimais disait toujours : “Laisse-toi donc un peu aller, abandonne-toi, saute à l’eau...” Il avait raison. Tout me débecte. Si seulement je pouvais tuer cette Autre. Un jour, j’y arriverai (...). Mais j’ai besoin d’une force (...). Il faudrait que quelqu’un de plus fort que moi me prenne en main, me redresse, me détruise de fond en comble. Mais un tel homme existe-t-il ? »

« Au cinéma, Claude Sautet m’a comblée »

En 1970, Romy tourne pour la première fois avec Claude Sautet dans Les Choses de la vie. Entre eux, c’est un véritable coup de foudre professionnel. « J’ai travaillé avec Claude sur le scénario. Il fait vraiment “co-créer”. L’égalité des droits, je la vis avec Claude. Lors du travail préliminaire déjà, chacun de mes gestes, chacune de mes humeurs y concourent. Nous sommes comme entrelacés. Même profondément endormie, je sais que c’est lui qui est à côté de moi, je dors à son côté, calme, sans rêve. Jamais connu cela au travail. Le comble du bonheur. »

« Le succès d’Alain me rendait jalouse »

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  Romy Schneider est déjà une star lorsqu’elle rencontre Alain Delon, alors débutant de 22 ans, à l’aéroport d’Orly, en 1958. Ils doivent jouer dans Christine, remake d’un mélo. Si le premier contact est glacial, ils se fiancent en 1959. Leur amour durera cinq ans. « Devant la passerelle se tenait un type trop beau, trop bien coiffé, trop jeune, vêtu en gentleman avec cravate et col sur un complet exagérément à la mode : Alain Delon. (...) Je trouvai ce garçon inintéressant. Lui aussi me trouva “à vomir” – selon ce qu’il dira plus tard. Une mignonne petite Viennoise prétentieuse et gourde, sans originalité. (...)
Quelques mois plus tard, Alain fonçait d’un grand film à un autre. Moi, j’étais à la maison. La page avait été tournée : quand j’avais fait la connaissance d’Alain, il était un débutant prometteur. Tandis que j’étais déjà une actrice célèbre. Ou disons plutôt que j’avais plus d’expérience professionnelle que lui. Puis, quand nous rencontrions (...) de grands réalisateurs, ils s’entretenaient avec Alain de leurs prochains projets. Ils me faisaient la grâce de quelques mots amicaux. J’étais déprimée. Je réagissais avec irritation à chaque nouveau succès remporté par Alain, à chaque annonce d’un fructueux contrat qu’il signait.
Je vivais avec lui. Mais je n’étais finalement pas la mère dont un homme comme lui avait peut être besoin, pas la femme qui lui repriserait ses chaussettes, lui préparerait à manger et l’attendrait à la maison. J’étais une actrice et je voulais travailler. Pour la première fois de ma vie, le succès d’un autre me rendait jalouse. »

« Moi, nymphomane ? »

Pour beaucoup, Romy Schneider était une femme sulfureuse, prenant et jetant ses amants comme bon lui semblait. Elle était juste libre. En 1974, elle confie à l’une de ses amies souffrir de cette étiquette d’« immoralité ». « S’émanciper, c’est, pour moi, se battre pour obtenir un bonheur autre que celui pour lequel la plupart des femmes ont été éduquées. C’est par conséquent à chacune de trouver seule le moyen de sortir de ce cliché. Mais, pour l’essentiel, c’est à l’homme et à la femme de se montrer sincères dans leurs rapports, de devenir, ensemble, de véritables partenaires (...).
Un homme politique n’a pas eu honte de me dire récemment, lors d’une réception à l’Elysée : “Vous êtes trop moderne, trop violente, trop passionnante, trop libre mais, pour un Français, vous restez la femme des Choses de la vie, Madame.” Moi, qui me laisse traiter de nymphomane par un type pareil ? Je ne suis pourtant pas aussi vulgaire qu’on pourrait le penser. Je suis comme il est normal, dans ce pays. Même si je constate de plus en plus qu’une chose m’irrite constamment : savoir que je suis attrayante pour tout le monde ! Encore ! Ou plus que jamais. Mais j’en ai assez.
»

« Romy Schneider intime », d’Alice Schwarzer, l’Archipel, 192 p., 18 €.

14 septembre 2018

Romy Schneider "était bisexuelle"

Romy Schneider "était bisexuelle", selon la journaliste Alice Schwarzer
le 28/08/2018 - en ligne sur rtl.fr

L'immense actrice s'était confiée à la journaliste et écrivaine Alice Schwarzer en décembre 1976. Dans cet entretien, Romy Schneider évoquait des sujets intimes, jusqu'ici restés secrets.

C'est en décembre 1976, que Alice Schwarzer, journaliste et écrivaine allemande, a rencontré l'actrice dans le cadre d'une interview pour le magazine féminin Emma. Elle lui a posé de multiples questions sur sa vie personnelle. Romy Schneider, pas très à l'aise, lui a demandé de stopper plusieurs fois l'enregistrement. À ce moment-là, la comédienne, alors âgée de 37 ans, s'est livrée de façon beaucoup plus détendue sur sa vie intime.

Des confidences qui viennent s'inscrire dans la continuité de ce que la journaliste raconte dans son livre Romy Schneider intime, publié aux éditions l'Archipel.


Dans l'émission radio RTL "La curiosité est un vilain défaut" qui a reçu la journaliste Alice Schwarzer, celle-ci raconte que "Romy était bisexuelle, qu'elle a eu des relations avec des femmes et au sujet de Simone Signoret... je crois qu'elle était amoureuse de Simone Signoret pendant un certain temps. Je n'avais pas l'impression que c'était un amour platonique."

14 septembre 2018

Romy Schneider : une biographie évoque les fantômes de son passé

Romy Schneider : une biographie évoque les fantômes de son passé
le 19/08/2018 - en ligne sur lejdd.fr

Une biographie inédite en France revient sur la vie familiale et sentimentale houleuse de Romy Schneider.

lejdd 

Une enfant star vendue à l'industrie du divertissement par une mère ancienne gloire du cinéma nazi pour blanchir son passé sulfureux. Une jeune fille abusée par son beau-père qui n'hésite pas au passage à dilapider sa fortune. Une actrice déchue qui fuit de bras en bras, de verre en verre, de cachets en antidépresseurs l'ombre de ses bourreaux. Bienvenue dans le monde (pas si) merveilleux de Sissi ! Deux mois après la sortie controversée du biopic Trois Jours à Quiberon dépeignant une Romy Schneider au bord du gouffre, Alice Schwarzer publie un portrait sans fard de la comédienne (décédée le 29 mai 1982 à l'âge 43 ans et qui aurait eu 80 ans en septembre) dans sa biographie Mythos und Leben (1998), traduite pour la première fois en français sous le titre Romy Schneider intime.

Le 12 décembre 1976, la journaliste et féministe allemande est contactée par Romy Schneider: celle qui a quitté son pays depuis 1958 est de retour dans la ville de ses débuts, Cologne. Salie par la presse allemande qui ne lui a jamais pardonné d'avoir renié sa patrie pour vivre une romance avec Alain Delon, elle tient à dire ses vérités et semble prête à affronter le passé.

 Magda Schneider se vantait de son amitié avec le Führer

L'entretien commence, en français – qui est "peut-être devenu ma langue maternelle", défie-t-elle –, sur les chapeaux de roue : "Je crois que ma mère a eu une liaison avec Hitler." Dans les années 1980, Magda Schneider se vantait ­encore de son amitié avec le Führer et des goûters d'anniversaire au Nid d'aigle. Dans le même temps, sa fille multipliait les rôles de femmes persécutées par les nazis, du Vieux Fusil (1975) à son ultime tournage, La Passante du Sans-Souci (1982). "Romy a tenté de réparer les choses à sa manière. Est-ce un hasard si le premier homme qu'elle a épousé fut Harry Meyen, dont le père a été exterminé dans un camp de concentration ? Ce n'en est à coup sûr pas un si elle a donné un prénom hébreu à ses deux enfants, David et Sarah, à une époque où ce n'était pas du tout à la mode", écrit Alice Schwarzer.

Côté amour, les choses ne sont guère plus réjouissantes pour la comédienne. L'auteure dégomme tous les hommes qui ont partagé la vie de Romy Schneider, de son beau-père harceleur à son dernier mari, dépeint dans le livre comme un gigolo. Durant cette nuit d'interview (dont l'enregistrement alimente le documentaire Conversation avec Romy Schneider, diffusé le 16 septembre sur Arte), l'actrice se laisse aller à d'étonnantes confidences. "Elle a évoqué sa liaison secrète avec Simone Signoret, qu'elle admirait beaucoup. Ce qui explique la résistance acharnée qu'a opposée Romy aux talents de séducteur d'Yves ­Montand, pendant le tournage de César et Rosalie." Y a-t-il eu d'autres femmes ? "Elle a peu parlé d'elles. A partir de quand Romy – qui s'est elle-même qualifiée un jour de véritable méli-mélo – s'est-elle sentie attirée par les femmes? Depuis l'époque de Delon, comme elle l'a affirmé un jour, lorsque tout le monde était ouvert à toutes les expériences ? Ou bien dès l'internat ?"

Romy Schneider intime, d'Alice Schwarzer, éd. L'Archipel. En librairies le 29 août.

13 septembre 2018

Romy Schneider intime

Romy Schneider intime
Auteur: Alice Schwarzer

 romyschneiderintime Date de sortie: 29 août 2018
Broché 192 pages
Langue: français
Éditeur: Archipel (collection Arts et Spectacles)
Prix : 18 Euros
Dimensions: 14 x 22,5 x 1,7 cm

ISBN 10: 2809824800
ISBN-13: 978-2809824803
Ou le commander ? sur amazon.fr

Description: Durant une nuit entière, Romy s’est confiée à Alice Schwarzer comme jamais encore elle ne l’avait fait.

Présentation de l'éditeur: « Romy m’a accompagnée tout au long de ma vie. Dans les années 50 et 60, elle fut chez nous l’incarnation de tous les clichés qui couraient sur les femmes: depuis la “vierge” Sissi jusqu’à la “salope” de Paris.
En ce 12 décembre 1976, il fait noir et il pleut. Depuis la tombée de la nuit, dans mon penthouse, à Cologne, nous évoquons sa mère, très proche de Hitler, son beau-père, trop proche d’elle, ses amours avec des comédiens et des réalisateurs, ses liaisons « interdites »... Nous parlons de l’amour et du métier, de ses chagrins et de ses colères. Romy Schneider est désespérée et furieuse. Au fil des heures, je prends conscience qu’elle est à la fois courageuse et craintive, révoltée et conformiste, surdouée et rongée par le doute. Elle veut que moi, la féministe, je la venge : « Nous sommes les deux femmes les plus persécutées du pays, dit-elle. »
Nous ne nous doutons pas que dans cinq ans, six mois et dix-sept jours, elle aura cessé de vivre. »


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8 août 2018

France Dimanche Hors Série 25/08/18

2018-07-25-M3709H_cache_s302018   France Dimanche
Hors Série "Destins Brisés le Best Of"
volume 28
pays magazine: France
paru le 25 juillet 2018
prix: 5,90 Euros.
article de 12 pages
reprise de l'article du France Dimanche Hors Série 11/11/2016

21 juin 2018

17/02/1969, France - Dim Dam Dom

Romy Schneider présente l'émission "Dim Dam Dom" diffusée en France le 21 février 1969, émission n°47, lors de la sortie du film "La Piscine". La session d'enregistrement a eu lieu le 17 février 1969.

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Dim Dam Dom est un magazine télévisé diffusé du 7 mars 1965 jusqu'en 1970 sur la deuxième chaîne de télévision française. Diffusée une fois par mois le dimanche, s'adressant aux dames mais pouvant aussi traiter de questions intéressant les hommes, chaque émission se compose d'une suite de courtes séquences présentées par des speakerines d'un jour, des actrices ou chanteuses alors en vogue, le tout dans un emballage ludique, moderne et sophistiqué. 


séquence 1

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> photographies
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séquence 2

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> photographie de Gilles Caron
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séquence 3

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séquence 4

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 séquence 5

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 séquence 6

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  séquence 7

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séquence 8

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séquence 9

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séquence 10

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> extrait vidéo de divers artistes dont Romy


> dans la presse

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© All images are copyright and protected by their respective owners, assignees or others.
copyright text by GinieLand.

18 juin 2018

Polka - été 2018

2018-06-Polka Polka
n° 42
pays: France
paru le 14 juin 2018
prix: 6,90 €
article: Trois Jours à Quiberon


“3 jours à Quiberon”: Romy Schneider, un photographe et la Bretagne
par Baptiste Etchegaray    
[article en ligne sur Polka Magazine ]

Mars 1981. Romy Schneider, fatiguée et fragile, part se reposer en Bretagne. Un photographe, Robert Lebeck, et un journaliste allemands la retrouvent. Ces quelques jours, un an avant sa mort, sont devenus un film: “3 jours à Quiberon”, d’Emily Atef, sort en salles aujourd'hui.

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Au cours de cette séance photo sur la plage de Quiberon,
Romy Schneider va se fracturer la cheville.

© Archiv Robert Lebeck

Romy intrépide, enjambant les rochers en bottines. Romy tendre, enlaçant un vieux poète dans un bar à une heure avancée de la nuit. Romy hilare, à genoux sur la moquette de sa chambre d’hôtel. Romy espiègle, en peignoir dans ses draps blancs. Romy grave, cigarette à la main et yeux dans le vague.

Derrière l’objectif, un photographe ami qui réalise là l’un de ses plus beaux coups: une plongée pendant trois jours à huis clos avec une Romy Schneider sans fard venue se reposer en thalasso à Quiberon, loin du tumulte du monde.

Ces saisissantes images noir et blanc signées Robert Lebeck, photoreporter célèbre outre-Rhin pour avoir couvert l’enterrement de Bobby Kennedy en 1968 ou la parenthèse militaire d’Elvis Presley, ont été réalisées en mars-avril 1981 et publiées dans le magazine “Stern”, équivalent de “Life” en Allemagne.

Les confidences d’une star

Elles accompagnaient l’interview-vérité donnée par Romy Schneider à un jeune journaliste avide de citations fortes, Michael Jürgs, introduit par Lebeck dans son hôtel breton. Romy, star mondiale, s’y confiait comme jamais. De son envie de se débarrasser de l’image de Sissi qui lui collait toujours à la peau à ses regrets de mère trop absente, elle y révélait son rapport douloureux à la célébrité. C’était quelques mois avant la mort accidentelle de son fils, un an avant qu’elle ne soit retrouvée sans vie par son compagnon.

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La complicité entre l’actrice et le photographe date de leur rencontre en 1976,
pendant le tournage de “Portrait de groupe avec dame”.

© Archiv Robert Lebeck.

Cet instant suspendu dans la vie de l’actrice est raconté aujourd’hui dans un film dont le titre a été soufflé par Robert Lebeck peu avant sa disparition en 2014: “3 jours à Quiberon”. Une production allemande réalisée par une Franco-Iranienne qui a grandi à Berlin, Emily Atef.

Cette admiratrice de Romy Schneider ne se serait pas lancée dans l’aventure si elle n’avait pas découvert les quelque 580 photos prises par Lebeck lors de ce séjour, conservées par sa veuve, Cordula Lebeck, et pour la plupart jamais sorties de leurs boîtes hormis la vingtaine publiée en 1981.

“Ces images sont tellement touchantes, s’enthousiasme Emily Atef. On n’y voit pas l’icône, la star, mais la femme. Brute, sans masque, sans filtre, comme dans l’interview.” Parmi elles, une série immortalisant une nuit d’ivresse joyeuse dans un rade de la presqu’île, séquence centrale du film, qui scelle la complicité entre Romy et le duo de journalistes.

Des amants passagers

D’autres clichés, au contraire, révèlent la détresse de la comédienne, aux prises avec différentes addictions, dont les médicaments. Certains trahissent même le lien qui unit Romy Schneider et Robert Lebeck, ceux-ci échangeant quelques gestes de tendresse alors que le Nikon du photographe a atterri entre les mains de l’intervieweur.

Ils sont alors un peu plus qu’amis, des amants passagers. Ils se sont rencontrés cinq ans plus tôt, en 1976, sur le tournage de “Portrait de groupe avec dame”, d’Aleksandar Petrovic, auquel Lebeck a consacré un reportage photo.

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Dans le film “ 3 jours à Quiberon ”,
Marie Bäumer interprète Romy Schneider.
Le comédien Charly Hübner (de dos)
joue le rôle du photographe Robert Lebeck.

© Peter Hartwig / Rohfilm Factory / Sophie Dulac Distribution.

“Robert était très charismatique, son sourire lui a ouvert toutes les portes”, confie sans amertume Cordula, avec qui il était déjà marié à l’époque. Romy Schneider tombe instantanément sous le charme de “Lebo”, ou “Le Beau”, comme elle surnomme son nouveau confident, avec qui elle passe une nuit entière à refaire le monde en marge du tournage. Elle aime sa franchise. “Normalement, tu ressembles à une souris grise, mais devant la caméra tu es comme une reine”, lui glisse-t-il.

La réalisatrice du film a pu rencontrer Lebeck plusieurs fois avant sa mort. Elle lui a même chipé pour le tournage la veste kaki qu’il ne quittait pas à Quiberon. Ses photos ont inspiré le chef opérateur, qui a cherché à recréer les noir et blanc contrastés. Elles ont aussi été longuement scrutées par Marie Bäumer, la comédienne du film, dont la ressemblance avec Schneider est saisisante.

Comme en 1981

“Dans mon esprit, la fiction et les photos se confondent, je ne sais plus ce que je regarde”, s’amuse Cordula Lebeck. D’autant que l’hôtel de thalasso à Quiberon où est descendue Romy il y a trente-sept ans n’a pas beaucoup changé. “Le chef cuisinier était déjà là à l’époque et se souvenait de cet épisode! s’exclame Emily Atef. Avec l’effet du noir et blanc, on avait vraiment l’impression d’être là-bas en 1981.”

Lors d’une séance photo sur les rochers de la plage, Romy Schneider se fracture la cheville et doit annuler son prochain tournage. Robert Lebeck la retrouve quelques jours plus tard alitée, le pied plâtré, dans son appartement de l’avenue Bugeaud à Paris, jouant avec sa fille, Sarah, 4 ans.

Il ne l’a jamais vue aussi détendue, sereine. Elle relit un stylo à la main la longue interview à paraître dans “Stern”, ne retire aucun de ses propos ou presque. Il tourne autour du lit avec son appareil. Ces quelques images de Romy Schneider en paix, reposée derrière les rideaux tirés, resteront parmi ses préférées.

“3 jours à Quiberon”, d’Emily Atef, avec Marie Bäumer, Charly Hübner et Denis Lavant. Durée: 1h56.

15 juin 2018

28/07/1969s - Romy avec Bacall & YSL

Lauren Bacall, Yves Saint Laurent et Romy Schneider dans les coulisses d'une présentation du couturier - vers 1969 (le 28 juillet).
Photographie de Jack Nisberg

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copyright text by GinieLand.

13 juin 2018

Ici Paris 13/06/2018

2018-06-13-M1873_cache_s242018  Ici Paris
n° 3806
pays: France
paru le 13 juin 2018
prix: 1,40 Euros
article: ? pages

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