1955, Sur le tournage de Mamzelle Cricri - 8
Les dossiers d'actualité: Romy Schneider
Les dossiers d'actualité: Romy Schneider
Le roman d'une vie
Auteur: René Chiche
Prix éditeur: 9,90 Euros
Date de sortie: 30 octobre 2012
Broché: 127 pages
Editeur : Lafont presse
Collection: Les dossiers d'actualité (n°8)
Langue : français
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Description: Biographie découpée en 5 parties.
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1955, Sur le tournage de Mamzelle Cricri
Romy parle de Mon premier Amour
Der Letze Mann
Extrait du journal intime de Romy
Romy Schneider
(dans le rôle de Niddi Höverlmann)
- 1er juillet 1955 -
Je m'entends à merveille avec Hans Albers. Je l'aime vraiment beaucoup. Il existe déjà une version de "Der Letze Mann" interprétée par Emil Jannings. Cette fois, Hans Albers est maître d'hôtel au Roi non couronné. Soudain, la propriétaire meurt et dès cet instant, tout change. Albers, dégradé, se voit relégué dans la fonction de gardien des toilettes, au sous-sol. C'est le "dernier homme de l'hôtel". Un rôle superbe pour Albers et pour moi également. Mon premier rôle "moderne". Jusqu'ici, j'avais surtout joué les Princesses et les Reines, tout du moins des jeunes filles nées à une époque où on ne pensait pas encore à moi. Aujourd'hui, je joue enfin un rôle contemporain.
1955, Romy parle de Mamzelle Cricri
Die Deutschmeister
Extrait du journal intime de Romy*
Romy Schneider
(dans le rôle de Christine Hübner)
- le 1er novembre 1954 -
Mon prochain film, je le tournerai à nouveau à Vienne: Deutschmeister. Je ne travaillerai pas avec Adrien Hoven cette fois-ci, ni avec Rudolf Vogel, ni avec Karl Ludwig Diehl que j'aime tant. Ernst (Marishka) assure à nouveau la mise en scène: toutefois, il a pris un autre assistant. Hermann entre à la Berolina à Berlin. Je le considère comme un des meilleurs assistants. Et Ernst renonce à lui !!?
- le 20 décembre 1954 -
(...) Pour le moment, j'ai deux films à tourner l'année prochaine: Deutschmeister avec le fils de Siegfried Breuer, et Sissi, sans doute avec Karlheinz Böhm. Je suis gaie comme un pinson !
- Vienne, le 4 mars 1955 -
Mon quatrième film "Die Deutschmeister" avait déjà remporté un gros succés sous le titre de "Parade de Printemps". A l'époque Papa avait tenu le premier rôle masculin. Cette fois c'est Siegfried Breuer junior. J'ai vu le précédent à Salzbourg. Papa était tout simplement délicieux. Je voudrais, dans la nouvelle version, lui plaire autant que lui-même m'a enchantée dans la première.
Maman et moi sommes logées au Sacher. L'un des Hôtels les plus élégants que je connaisse. J'ai maintenant seize ans. Peut-être ne suis-je, en réalité, qu'une bulle de savon magnifiquement irisée, étincelant de toutes les couleurs du bonheur. Et qui risque d'éclater un jour avec grand bruit ? Pourtant, je suis très jeune. J'ai encore une foule de choses à apprendre. Et c'est précisèment ce que je fais. Pour l'instant, je me contente d'apprendre. Et parallèlement, je me joue moi-même. Si je dois interpréter la Reine Victoria, alors je deviens la Reine Victoria. Si je dois -comme en ce moment- jouer une petite campagnarde (Die Deutschmeister), je deviens une petite campagnarde. Avec d'innombrables variations. Toujours avec des textes différents. Mais je le suis. Et je le reste !
- le 11 mars 1955 -
Il faisait nuit, quelque part dans une rue de Vienne. Et il faisait affreusement froid. Nous avons tourné toujours la même scène en la recommencant sans arrêt. Et encore. Une fois, ceci ne marchait pas, une autre fois cela. Pourtant, à la fin, elle paraîtra toute simplement. Une fille de la campagne, de Salzbourg, arrive dans la capitale sur un char à foin pour voir sa tante qui est boulangère. Rien de plus ! Nous avons tourné toute la journée et toute la nuit. A trois heures et demie, nous avions fini; nous étions à bout.
- le 20 mars 1955 -
J'ai l'impression de retourner à l'école. Je connais bien ce paysage ! Nous tournons les extérieurs de Die Deutschmeister à Golling, tout près de mon ancien internat. Il n'y a qu'un saut d'ici à Goldenstein ! Hier, deux élèves habitant Golling sont venues me voir. Je les avais peu connues à l'époque, car elles n'étaient pas dans ma classe. Malgré ça, c'était sympa. Il y a si peu de temps que j'étais encore sur ces bancs d'école, et maintenant, ça me semble si loin !...
- le 10 avril 1955 -
Lorsque nous avons commencé à tourner à Vienne Die Deutschmeister en couleurs, il y a trois semaines, j'ai eu un léger chagrin. Le scénario veut que j'arrive de Salzbourg à Vienne, chez ma tante, avec un chien. J'avais pensé à notre chien, basset, Seppl, pour tenir le rôle. Mais Ernst, le producteur, auteur du scénario et metteur en scène, nous a préparé une déception. Selon lui, Seppl serait beaucoup trop bien pour le rôle. Il avait plutôt pensé à un croisement de griffon, de bouvier et de berger allemand. Finie la carrière de Seppl. Dans le film, mon chien, trouvé après de patientes recherches, semble être un croisement de chacal afghan et de hamster doré californien; n'empêche que nous nous sommes bien habitués l'un à l'autre. Même sans pedigree, c'est une gentille petite bête.
Ma tante - c'est un peu compliqué car elle est interprétée par ma mère, Magda Schneider - est donc propriétaire d'une boulangerie à Vienne, au Burgring, où passe la sentinelle du château. C'est ainsi que je fais la connaissance du caporal Jurek (interprété par Siegfried Breuer Junior). L'intrigue part de là. Dans le scénario, je dois apprendre le métier dans la boulangerie de ma tante. Mammi sait bien faire les gâteaux et la pâtisserie de Noël, comme toutes les ménagères. Mais confectionner les petits pains et les bretzels salés ?... Alors, Ernst Marischka a engagé deux véritables boulangers d'une grande boulangerie viennoise qui veille à ce que tout se passe professionnellement très bien dans notre boulangerie de studio. Je me demande si je risque de me trouver un jour dans une situation où des connaissances en boulangerie seront exigées; Mammi prétend qu'on apparend jamais assez.
A propos d'apprendre, il s'est révélé utile que j'ai joué la Reine Victoria; ça a été une occasion de ma familiariser avec le cérémonial de la cour, en particulier avec la révérence. Dans notre film Die Deutschmeister, j'ai de nouveau affaire à la cour, seulement comme une fillette qui vient de Salzbourg à Vienne. Je serais reçue en audience par l'Empereur François Joseph, interprété par Paul Hörbiger, qui accueille en plus l'Empereur Guillaume de Berlin en visite à Vienne. La révérence me sera toujours utile car, encore cette année, nous tournerons le film en couleurs Sissi.
- le 10 juillet 1955 -
Entre-temps a eu lieu la première de Deutschmeister, dans beaucoup de villes à la fois. Moi, pour ma part, j'ai une bonne critique. De toute façon, les critiques, ce sont des gens à part. Le critique d'une ville démolit ce qui plaît tout particulièrement à celui d'une autre, et vice versa. Comprenne qui peut. Enfin, on le sait, les goûts ne se discutent pas.
* sources: livre Romy Schneider images de ma vie, de Renate Seydel
livre Le Journal de Romy Schneider, Moi Romy, de Renate Seydel, 1989
captures de Mam'zelle Cricri 1
Rosa Albach-Retty : So kurz sind hundert Jahre
Rosa Albach-Retty :
So kurz sind hundert Jahre
Auteur: Rosa Albach-Retty
Date de sortie: 1978
Prix éditeur: 18,20 euros
Relié 295 pages
Langue: allemand
Éditeur: Herbig Verlag
ISBN-10: 3776608641
ISBN-13: 978-3776608649
Ou le commander ? sur amazon
Présentation:
Autobiograhie de Rosa Albach-Retty, la grand-mère de Romy Schneider, qui fut l'une des plus grandes actrices de la scène théâtrale en Allemagne.
A Savoir: En français, le titre serait "Cent années sont si peu de choses". Il n'existe malheureusement pas d'édition en français de ce livre... dommage !
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