Mercredi 15 avril 2020 - arte
Soirée Romy Schneider: film biopic + documentaire
15/04/2020 - 20h55
Rediffusions: 24/04/2020 - 01h30
Film - 3 jours à Quiberon
Août 1975: Romy Schneider et Daniel Biasini sortent d'une clinique où Romy a vu un gynécologue. Photographiés par des paparazzis, la presse annoncera que Romy est alors sans doute enceinte.
- dans la presse -
Diez Minutos, 30/08/1975 - Espagne
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Romy Schneider et Daniel Biasini passent une soirée au Club de Golf Roca Llisa d'Ibiza, en Espagne, l'été 1975 en l'honneur de l'acteur espagnol Fernando Rey pour qui Romy prononce un petit discours.
- dans la presse espagnole -
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Le 19 février 1977, se déroule la deuxième cérémonie des Césars à la salle Pleyel, à Paris. Romy Schneider est nommée dans la catégorie « meilleure actrice » pour son rôle dans "Une femme à sa fenêtre". Romy est alors enceinte de Sarah et son mari Daniel Biasini l'accompagne. Elle discute avec Lino Ventura qui présente la soirée. C'est Annie Girardot qui remporte le César pour son rôle dans "Docteur Françoise Gailland" et que Romy félicite chaleureusement.
Dans la salle, Romy et Daniel sont assis au premier rang, près de Lino Ventura et Annie Girardot. Derrière eux se trouvent Jean-Claude Brialy, Claude Brasseur et Isabelle Adjani (qui était nommée aussi dans la catégorie meilleure actrice pour son rôle dans "Barocco").
Dans le hall de la Salle Pleyel
Dans la salle
Romy Schneider, Daniel Biasini et Annie Girardot
Derrière eux, au 2ème rang, Claude Brasseur
Lino Ventura et Romy Schneider
- - captures - -
Ouverture de la cérémonie par le réalisateur Robert Enrico.
Arrivée de Lino Ventura, qui rend hommage à Jean Gabin,
disparu le 15 novembre 1976. Des extraits de la cérémonie de 1976
avec Jean Gabin en maître de cérémonie sont diffusés sur grand écran.
Michèle Morgan est dans la salle.
Puis Lino Ventura fait applaudir le sculpteur César.
(captures extraites d'un extrait vidéo du site de l'INA)
Remise du prix de la meilleure actrice par Marie-France Pisier:
c'est Annie Girardot qui remporte le trophée.
Quand elle se lève, Romy l'empoigne pour l'embrasser.
(captures extraites d'un extrait vidéo du site de l'INA)
Remise du prix du meilleure réalisateur à Joseph Losey
pour son film "Monsieur Klein".
Absent ce soir là car "retenu à Rome", Michel Piccoli demande à Romy
de venir prendre le prix: elle monte sur scène, tient le César dans ses mains
et dit, à côté de François Truffaut:
"C'est avec très grand plaisir que je prend le César pour Joseph
que j'aime beaucoup".
(captures extraites d'un extrait vidéo du site VIMO)
- - VIDEO - -
Romy vient chercher le prix pour Joseph Losey
Joseph Losey, César 1977 du Meilleur Réalisateur pour MONSIEUR KLEIN from Académie des César on Vimeo.
- dans la presse -
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Six jours après la disparition de Michel Piccoli, c'est une autre grande figure de la culture française qui vient de décéder: l'Académicien Jean-Loup Dabadie est mort à 81 ans le 24 mai 2020. Les circonstances de son décès n'ont pas été dévoilées par sa famille. Il sera inhumé dans le caveau familial de l'île de Ré, où il y possédait une maison.
Biographie
Né le 27 septembre 1938 à Paris, il est le fils du parolier Marcel Dabadie (qui a écrit pour Maurice Chevalier, Jean Sablon, Julien Clerc, Les Frères Jacques), et de Maddalena Mennella. Il grandit chez ses grands-parents à Grenoble puis monte à Paris pour poursuivre ses études. Étudiant en lettres, il se passionne rapidement pour l’écriture: il publie son premier roman Les Yeux secs, à l'âge de 19 ans et enchaîne l'année suivante avec Les Dieux du foyer. Parallèlement, il démarre une carrière de journaliste grâce à Pierre Lazareff, dirigeant de Candide. Il collabore à la création de la revue Tel Quel, avec Philippe Sollers et Jean-Edern Hallier, et il écrit des critiques de films et des reportages pour Arts.
Insatiable, il n'écrit pas que des romans ou pour des revues, mais se dirige aussi vers l'écriture pour la télévision, le cinéma, le théâtre, des sketchs pour des humoristes et devient parolier pour des chanteurs et chanteuses:
- Il rencontre Guy Bedos en 1962 avec qui il écrit, en compagnie de Jean-Christophe Averty, pour des émissions produites par Michèle Arnaud (Histoire de sourire et Les Raisins verts). Se liant d'amitié avec Bedos -il sera le parrain de son fils Nicolas Bedos-, il lui écrit plusieurs sketchs qui deviendront cultes: Bonne fête Paulette, Le boxeur, Monsieur Suzon, Un jeune homme de lettres, Dernier dans la première, La Drague (interprété sur scène par Guy Bedos et sa femme Sophie Daumier).
Il écrira aussi des sketches pour Sylvie Joly, Michel Leeb, Muriel Robin, Pierre Palmade, Jacques Villeret.
- Toujours dans les années 1960, il amorce une cacrière de scénariste et va collaborer avec les réalisatreurs français Claude Sautet (Vincent, François, Paul… et les autres, Les Choses de la vie, César et Rosalie, Max et les Ferrailleurs, Une histoire simple, Garçon !), Yves Robert (Clérambard, Salut l'artiste, Un éléphant ça trompe énormément, Nous irons tous au paradis, Courage fuyons), Claude Pinoteau (Le Silencieux, La Gifle, La Septième Cible), et François Truffaut (Une belle fille comme moi).
- Sa carrière est également marquée par le théâtre, où il signe quelques pièces comme La Famille écarlate (1967), et adapté en français plusieurs autres pièces Le Vison voyageur (1969), Madame Marguerite (1974) et Double mixte (1986).
- Il se lance aussi comme parolier et écrira les plus grandes chansons françaises (son répertoire compte plus de 300 chansons) collaborant plusieurs fois avec les mêmes artistes:
pour Serge Reggiani, il écrit Le Petit Garçon (1967), Et puis (1968), De quelles Amériques (1970), L'Italien (1971), Hôtel des voyageurs (1972), Les Mensonges d'un père à son fils (1972), Le Vieux Couple (1972), La Chanson de Paul (1975).
pour Régine, il écrit Il m'a laissé deux cigarettes (1968), L'Accident (1969), Les Filles de la rue d'Amérique (1970), Moi mes histoires (1978).
pour Michel Polnareff, il compose Tous les bateaux, tous les oiseaux et Ring a ding (en 1969), puis Dans la maison vide (1970), Holidays (1972), On ira tous au paradis (1972), Lettre à France (1977), Jour après jour, Nos mots d’amour.
pour Mireille Mathieu, les textes qu'il lui écrit rencontrent plus ou moins de succès: C’est la vie mais je t'aime (1970), Pour toi (1970), L'Homme qui sera mon homme (1971) et C'était dimanche (1972).
pour Claude François, il compose Je danse (1971) et Nina nana (1972).
pour Nicole Croisille, il écrit La Femme et l'Enfant (1977), David, et Au revoir et merci.
pour Jacques Dutronc, il écrit J'comprends pas (1975) et Mais surtout sentimentale (1975).
pour Julien Clerc, la collaboration sera prolifique, s'étalant sur plsuieurs décennies et se tendra vers une grande amitié; on lui doit les plus grands succès du chanteur, notamment: Le Cœur trop grand pour moi (1976), Ma préférence (1978), L'Assassin assassiné (1980), Femmes, je vous aime (1982), Je suis mal et Elle danse ailleurs (1997).
pour Robert Charlebois, il écrit Nuage no 9 (1979), Meurs pas (1982), Les chiffres parlent (1982).
pour Yves Montand, il lui écrit ses dernières chansons comme L'Addition et Valentin.
pour Sylvie Vartan, il compose Aimer (1981), Le Dimanche et encore (1983), Liberté (1990), Petit Bateau (1997).
pour Michel Sardou, il co-écrit Chanteur de jazz en 1985, L'Acteur (1987), Tous les bateaux s’envolent (1987), Féminin comme, Salut, Road book…
Parmi les autres interprètes de chansons composées par Jean-Loup Dabadie à cette époque, figurent notamment: Marcel Amont (Dagobert, L’École), Michèle Arnaud (La Maison), Barbara (Marie-Chenevance, 1971), Dalida (Le Clan des Siciliens, 1970), Juliette Gréco (Ta jalousie, 1974), Marie Laforêt (La Ballade de Clérambard) et Dominique Walter (Les Années 1970, L’Enfant sur la montagne), Petula Clark (Dans la ville, en 1973), Johnny Hallyday (J'ai épousé une ombre, 1983), Alice Dona (L'Homme aux bras fermés, 1980), Sacha Distel (Donne-moi la main encore, 1982), Patrick Juvet (Rêves immoraux, Le Saturnien, 1982), Nicoletta (Un homme, 1981), Richard Cocciante (Être aimé, 1993), Elsa (Tout le temps, tout le temps, 1993).
Il écrit aussi pour les acteurs: on lui doit le texte non chanté Maintenant je sais pour Jean Gabin, la chanson d'Hélène pour Michel Piccoli et Romy Schneider (1969).
Il se présente à l'Académie française: il échoue en 1989 (il avait récolté que 13 voix), et il est enfin élu le 10 avril 2008 au fauteuil de Pierre Moinot (pour 14 voix sur 25). Grâce à sa contribution, l'Académie renoue avec le cinéma, qui n'y était guère représenté depuis le décès de René Clair en 1981.
Côté vie privée, Jean-Loup Dabadie s'est marié trois fois:
- le 15 avril 1964 avec Geneviève Dormann (fille de l'ancien ministre Maurice Dormann), avec qui il a une fille Clémentine, qui deviendra productrice de télévision.
- le 30 avril 1969 avec Marie Dabadie, ancienne administratrice de l'Académie Goncourt, avec qui il a 2 fils : Clément et Florent (Florent Dabadie est devenu présentateur et reporter de télévision et radio au Japon).
- Dans les années 1980, il est en couple avec la comédienne Julie Arnold.
- Le 19 décembre 1997, il se marrie avec Véronique Bachet, sa dernière et actuelle épouse.
Romy Schneider et Jean-Loup Dabadie ont collaboré ensemble à travers les films de Claude Sautet. Dabadie est en effet le scénariste et dialoguiste des Choses de la Vie (1969), film pour lequel il recevra le prix Louis Delluc, un prix prestigieux et sélectif qui récompense le "meilleur film de l'année"; Pour le film, il écrira la chanson Hélène interprétée par Michel Piccoli et Romy Schneider.
On lui doit aussi les scénarios de Max et les Ferrailleurs (1971), César et Rosalie (1972 - qui lui vaut le prix de l'Académie française Jean Le Duc), et Une Histoire Simple (1978, écrit pour Romy Schneider, dont il se remémora le contexte à lire ici)
17/02/1971: Première de Max et les Ferrailleurs
- Juliette Greco, Michel Piccoli, Romy, Claude Sautet
et Jean-Loup Dabadie (reflet dans le miroir)
A une interview accordée à Paris Match en 1993 (à lire en intégralité sur le site de Paris Match), il déclare:
Parlez-moi des femmes... Lorsque vous désirez une femme, vous la voyez avec les yeux d'un homme ou d'un auteur ?
Ce n'est pas la même chose. Je peux adorer un soleil noir de Calder, qui est accroché dans mon salon, mais je ne vais pas le peindre pour autant. Quand j'écrivais pour Romy Schneider, il y avait cette glaise merveilleuse dans laquelle je pouvais façonner des personnages que j'inventais. Je peux être à la fois fou de désir pour une femme et précipité par ce désir dans un abîme de réflexions et d'indécision... De l'extérieur, j'ai un contact facile avec les gens. De l'intérieur, je suis verrouillé.
26/11/1978, Les Rendez-Vous du Dimanche
émission de télévision: Romy, Michel Drucker,
Jean-Loup Dabadie et Claude Sautet
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La triste nouvelle est tombée hier -18 mai 2020: Michel Piccoli, 94 ans, est décédé le 12 mai 2020. Il se trouvait à Saint-Philbert-sur-Risle, un village de l'Eure, où il possédait une propriété avec son épouse, Ludivine Clerc.
Le communiqué transmis par l'AFP a annoncé: "Michel Piccoli s'est éteint le 12 mai dans les bras de sa femme Ludivine et de ses jeunes enfants Inord et Missia, des suites d'un accident cérébral".
Il a tourné dans plus de 200 films et téléfilms, laissant une empreinte indélébile sur le cinéma français.
Réactions de quelques personnalités:
- Gilles Jacob: "On ne dirigeait pas Piccoli. On le filmait. C'était inutile de lui donner des indications de jeu. Le personnage qu'il interprétait le guidait. Il accueillait l'évidence des choses de la vie".
- Brigitte Bardot: "Il avait du talent, de l'humour, et il aimait mes fesses. Nous avons interprété Le Mépris, mais partagé une grande estime réciproque. Les derniers embruns de la Nouvelle vague l'ont emporté me laissant seule sur la plage abandonnée."
Hommages TV
- mardi 19/05/2020, à 20h40 sur OCS Géant: le film "Le Mépris" de Jean-Luc Godard suivi à 22h25 du film "La poudre d'escampette".
- mardi 19/05/2020, à 21h15 sur C8: le film "Espion, lève toi" de Yves Boisset.
- mardi 19/05/2020, à 23h15 sur France 2: le film "Vincent, François, Paul et les autres" de Claude Sautet.
- jeudi 21/05/2020, à 22h40 sur Paris Première: le film "Max et les ferailleurs" de Claude Sautet.
- dimanche 24/05/2020, à 20h55 sur arte: le film "Les choses de la vie" de Claude Sautet, suivi à 22h20 du documentaire "L'extravagant Mnsieur Piccoli".
- lundi 25/05/2020 à 20h55 sur France 5: le film "Une étrange affaire" de Pierre Granier-Deferre.
Hommage presse:
Quotidiens nationaux de ce 19 mai 2020
Hebdomadaires
Paris Match, 20/05/20 - France Dimanche, 22/05/20 - Gala, 22/05/20
Biographie
Fils d'un violoniste et d'une pianiste, Michel Piccoli naît le 27 décembre 1925 à Paris. Ses parents décident d'avoir un deuxième enfant qui sera Michel, pour combler le manque de la parte du premier: sans la mort d'un frère aîné, jamais il n'aurait vu le jour. Il s'intéresse très tôt au métier de comédien, et commence par faire de la figuration à l'âge de 20 ans et obtenant quelques petits rôles au cinéma. Mais c'est principalement au théâtre qu'il s'illustre dans le début de sa carrière, avec les compagnies Renaud-Barrault et Grenier-Hussot ainsi qu'au Théâtre de Babylone. Dans les années 1950, il joue sur scène sous la direction des metteurs en scène Jacques Audiberti, Jean Vilar, Jean-Marie Serreau, Peter Brook, Luc Bondy, Patrice Chéreau ou encore André Engel. Il se fait remarquer au cinéma pour le rôle qu'il tient en 1954 dans le film à succès French Cancan de Jean Renoir et rencontre un fort succès par le biais du petit écran en tournant dans des téléfilms populaires (Sylvie et le fantôme, Tu ne m’échapperas jamais, L’Affaire Lacenaire).
Côté vie privé, il se marie en 1954 avec l'actrice Eléonore Hirt avec qui il a une fille, Anne-Cordélia Piccoli, avec qui il restera malheureusement en froid.
En 1966, il se marrie avec la chanteuse Juliette Gréco qui le quitte au bout de 10 ans et en 1978, il se remarrie une 3ème et dernière fois avec la scénariste Ludivine Clerc, avec qui il adopte deux enfants d'origine polonaise, Inord et Missia.
Devenu athé après un deuil familial, il tourne en 1956 avec le réalisateur Luis Buñuel, connu pour son anticléricalisme, et prend ironiquement le rôle d'un prêtre dans La Mort en ce jardin.
Michel et Juliette dans leur appartement rue de Verneuil, Paris
juste après leur mariage éclair le 12 décembre 1966.
Il devra attendre les années 1960 pour enfin accéder à la consécration qui prendra toute sa mesure dans les années 1970.
C'est en donnant la réplique à Brigitte Bardot en 1963 dans Le Mépris de Jean-Luc Godard qu'il est révélé au grand public. La fameuse désormais célèbre scène où Brigitte Bardot, allongée nue, énumère en questionnement toutes les parties de son corps, terminant par: ""Et mes fesses, tu les aimes mes fesses ?" en s'adressant à son partenaire Michel Piccoli, va faire de l'acteur quarantenaire le séducteur du cinéma français. Il va décrocher les plus grands rôles masculins de la décennie (des années 1970), donnant la réplique aux plus belles actrices (Bardot, Romy Schneider, Catherine Deneuve, Emmanuelle Béart), et tournant sous la direction des plus grands cinéastes du monde: des français (René Clair, René Clément, Alain Resnais, Agnès Varda, Jacques Demy, Alain Cavalier, Michel Deville, Claude Sautet, Claude Chabrol, Louis Malle, Jacques Doillon, Jacques Rivette, Léos Carax, Bertrand Blier), des européens (Luis Buñuel, Costa-Gavras, Marco Ferreri, Alfred Hitchcock, Jerzy Skolimowski, Marco Bellocchio, Ettore Scola, Manoel de Oliveira, Otar Iosseliani, Theo Angelopoulos, Nanni Moretti) et internationaux (Youssef Chahine, Raoul Ruiz, Hiner Saleem).
avec Brigitte Bardot dans "Le Mépris" de Jean-Luc Godard, 1963
avec Françoise Dorléac dans "Les Demoiselles de Rochefort" de Jacques Demy, 1966
avec Catherine Deneuve dans "La Chamade" d'Alain Cavalier, 1968
Il devient l'un des acteurs fétiches de plusieurs réalisateurs:
- Il tourne 7 films avec Marco Ferreri, (Dillinger est mort, Y'a bon les blancs, Touche pas à la femme blanche !, La Grande Bouffe)
- Il tourne 6 films avec Luis Buñuel (Le Journal d’une femme de chambre (1964), Belle de jour (1967), La Voie lactée (1969), Le Charme discret de la bourgeoisie (1972), Le Fantôme de la liberté (1974) et Cet obscur objet du désir (1977))
- Il tourne 4 films avec Claude Sautet (Les Choses de la vie, Max et les Ferrailleurs, Mado et Vincent, François, Paul... et les autres).
Dans les années 1980, il tourne sous la direction de jeunes réalisateurs (Doillon, Carax), obtient le prix d'interprétation au festival de Cannes en 1980 (il fera d'ailleurs parti du jury en 2007). L'un de ses derniers grands rôles remarqués est celui du Pape en 2011 dans Habemus Papam de Nanni Moretti.
Romy Schneider et Michel Piccoli, c'est une grande histoire d'amour et d'amitié, faite de liens privés comme professionnels.
Ils tournent 6 films ensemble, échelonnés sur 16 années: La Voleuse (1966), Les choses de la vie (1969), Max et les ferrailleurs (1971), Le trio infernal (1973), Mado (1976), La passante du sans-souci (1982).
On connaissait leur indéfectible lien d'amitié,comme le racontait notamment l'acteur dans une interview accordée L'Express en 2000 : "Je la désolennisais parce que ce n'était pas seulement une actrice magnifique, c'était une star. Je l'appelais 'la schleu'. Je lui disais : 'Tu es moche aujourd'hui, mal maquillée'. Ça la rassurait que je lui parle ainsi. Les gens sont si méfiants à l'égard de ces personnes d'exception." Romy se sentait à l'aise auprès de Michel; elle pouvait être elle-même et non pas une star.
Mais c'est seulement en 2015 que Michel Piccoli dévoilera qu'il a vécu une histoire d'amour avec Romy. Dans J'ai vécu dans mes rêves, un livre d'entretien avec Gilles Jacob, il se rappele de cette romance sans dévoiler de détails sur la période durant laquelle ils se sont rapprochés: "Elle et moi avons eu la faiblesse de nous laisser aller à des gestes pas toujours honnêtes, mais cela n'a jamais détruit, comme on dit, la grande amitié que l'on avait l'un pour l'autre."
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Le 19 février 1964, Romy Schneider et George Peppard, à l'affiche du film "Les vainqueurs" ("The victors") sont à Munich pour assurer la promotion du film en Allemagne. Après avoir tenu une conférence de presse l'après-midi, ils visitent une exposition sur des peintres amateurs (rue Theatiner) puis assistent à la première du film.
- Romy et George Peppard à l'exposition de peintres -
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Mercredi 15 avril 2020 - arte
Soirée Romy Schneider: film biopic + documentaire
15/04/2020 - 20h55
Rediffusions: 24/04/2020 - 01h30
Film - 3 jours à Quiberon
Durée: 108 min
Réalisation: Emily Atef
Année: 2018
Pays: Allemagne/France
Distribution: Marie Bäumer, Birgit Minichmayr, Charly Hübner, Robert Gwisdek, Denis Lavant...
Un an avant sa mort, Romy Schneider se confie à un journaliste allemand lors d'une cure en Bretagne. Avec Marie Bäumer, extraordinaire, l'émouvant portrait d'une funambule en sursis.
Avril 1981. Romy Schneider se requinque dans un centre de thalasso face à l'océan. Tiraillée entre ses projets professionnels et sa hantise de perdre la garde de ses enfants (son fils David a exprimé le souhait de vivre avec son beau-père, Daniel Biasini), l'actrice abuse de l'alcool et des calmants pour trouver le repos. Malgré sa fébrilité, et parce qu'il est accompagné de Robert Lebeck, un photographe qu'elle aime tendrement, Romy Schneider a accepté d'accorder depuis sa cure une longue interview" "à un journaliste du "Stern", Michael Jürgs. Du suicide de son ex-mari à ses difficultés financières en passant par sa relation complexe à sa mère et à l'Allemagne, celui-ci ne lui épargne aucune question, au grand désespoir de Hilde, l'amie d'enfance de la star, venue lui tenir compagnie...
Sur le fil
Inspirée de l'entretien paru dans les colonnes du magazine et capturée dans un somptueux noir et blanc évoquant les clichés de Lebeck, cette chronique bretonne à la chronologie resserrée esquisse par petites touches délicates le portrait d'une femme à la personnalité complexe, funambule émotionnelle balançant entre fous rires enfantins et profond désespoir, entre mise en scène de soi et sincérité, entre débordements d'affection et brusque cruauté. Entourée de trois remarquable acteurs – dont Robert Gwisdek, qui insuffle à son personnage de journaliste en quête de sensationnalisme une troublante ambiguïté –, Marie Bäumer, confondante de ressemblance avec son modèle et vibrante d'émotions contradictoires, livre une performance inoubliable.
15/04/2020 - 22h45
Rediffusion: 25/04/2020 - 06h20
Documentaire - Conversation avec Romy Schneider
Durée: 53 min
Réalisation: Patrick Jeudy
Année: 2017
Pays: France
Le temps d'une nuit à Cologne, en 1976, Romy Schneider se raconte comme elle ne l'a jamais fait. Un portrait intime d'une intensité rare, réalisé à partir des enregistrements sonores de son interview avec la journaliste Alice Schwarzer.
12 décembre 1976. Des flocons virevoltent au-dessus de la cathédrale de Cologne. À quelques pas, dans un petit bureau aux airs de cabine de bateau, Romy Schneider se confie à une femme : Alice Schwarzer, une féministe allemande – la plus engagée de son époque –, fondatrice du magazine Emma. Éloignée des caméras et alors qu'elle ne donne plus aucune interview, l'actrice allemande de 38 ans est au sommet de sa gloire. Elle veut faire de la journaliste le porte-voix de ce qu'elle n'a jamais su dire. "Je veux que ton article sur moi choque tout le monde", répète-t-elle en français. Retraçant le fil de sa vie, jalonnée d'allers-retours entre la France et l'Allemagne, la comédienne se livre à des confessions parfois douloureuses. Demande à plusieurs reprises d'interrompre l'enregistrement, notamment lorsqu'elle évoque Magda, sa mère, comédienne adulée sous le IIIe Reich – et qu'elle soupçonne d'avoir eu une liaison avec Hitler. À demi-mot, elle parle aussi de son beau-père, qui a voulu abuser d'elle.
Tête à tête
Quarante ans après, Alice Schwarzer, figure historique du féminisme, confie à Patrick Jeudy les extraits de l'enregistrement sonore de sa conversation avec Romy Schneider et revient, devant sa caméra, sur cette nuit unique. De la petite Autrichienne de Sissi à l'icône des années 1970, ce portrait sans tabou lève le voile sur l'intimité d'une femme pleine de contradictions. Elle apparaît ici courageuse et craintive, révoltée et conformiste, surdouée et rongée par le doute. Emplie d'images d'archives rares, comme ce film privé d'Eva Braun, où l'on découvre tout sourire la mère de Romy aux côtés du Führer, cette pépite documentaire offre un éclairage nouveau sur le rapport complexe qu'entretenait la star avec ses deux pays. Alors que l'Allemagne réveille des traumatismes d'enfance, la France reste la terre d'un premier amour contrarié : celui avec Alain Delon. Elle dira : "Je suis maintenant française. Tout ce qui est allemand me fait mal." Dans ses confidences, quand la colère la rattrape, c'est d'ailleurs l'allemand qui prend le pas sur sa langue de cœur, le français.
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