13/03/1959, Paris, avenue de Messine - Romy et Alain
Le 13 mars 1959 Romy Schneider et Alain Delon chez eux,
dans leur appartement au 22 avenue de Messine à Paris
Ils ont annoncé officiellement à Paris leurs fiançailles.
Photographies de Georges Menager
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1972, interview de Sautet, Montand et Romy pendant "César et Rosalie"
César et Rosalie
Sur le tournage
Interview du réalisateur Claude Sautet et des acteurs Yves Montand et Romy Schneider, sur le tournage du film "César et Rosalie" au printemps 1972.
Claude Sautet: "César est une sorte de parvenu, et comme beaucoup de parvenu, il est enfantin et possessif."
Yves Montand: "Enfantin, naïf, coléreux, généreux, tendre, marrant, viril, tout ce que vous voudrez en même temps; et en même temps, insupportable, comme le sont les gens qui sont excessifs."
Journaliste: "César aime Rosalie. David aime Rosalie. Mais Rosalie, qui aime-t-elle ? Ou qu'aime-t-elle ?"
Romy Schneider: "Les deux. De toute façon, elle est forte. Et elle vit avec les deux. Et elle les quitte et elle revient, et elle les quitte et elle revient et je pense que ça restera toujours comme ça."
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Janvier 1955, Düsseldorf - Film Ball Am Rhein
En janvier 1955, Romy Schneider et sa mère Magda Schneider au "Film Ball Am Rhein" de Düsseldorf. Parmi les convives: Isa et Jutta Günther, Paul of Hamill, Peter Carstens, Hannelore Bollmann, Nadja Tiller et son mari Walter Giller, Germaine Damar, Cornel Borchers et Rudolf Prack.
> source video "Welt im Bild 135/1955" sur filmothek.bundesarchiv.de
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9/09/1953, Wiesbaden - Tournage scène de "Lilas Blancs"
Le 9 septembre 1953, le lendemain du premier jour de tournage de "Lilas Blancs", Romy Schneider tourne la scène clé du film avec l'acteur Willy Fritsch dans les studios de l'UFA à Wiesbaden: celle où elle lui annonce qu'elle est sa fille.
Romy entourée de Nina Von Poremsby et Willy Fritsch
Dans son journal, Romy écrit: "Dans un premier temps, nous avons discuté de la scène avec Willy Fritsch. Et puis, tout a été parfait. Je devais pleurer. Et j'ai réellement pleuré ! Mammi n'était même pas là. Elle est arrivée, toute agitée, dans le studio. Le gardien lui a alors dit: "C'est bon, tout est bouclé !" Voilà la première scène déjà terminée. Ils étaient tous très contents de moi, sauf Mammi. Willy Fritsch a même dit le premier jour: "C'est étonnant comme elle interprète le personnage, elle le vit intérieurement. Vraiment, un talent ahurissant!" Il disait ça de moi ! C'est un grand compliment, je crois. Un ouvrier me l'a dit. Je suis devenue toute rouge et je suis partie. Et Mammi qui doute encore ! Elle vient seulement de donner son accord. Elle vient de me dire que je peux continuer le cinéma."*
*source: livre Le Journal de Romy Schneider, Moi Romy, de Renate Seydel, 1989.
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Mai 1957, Paris - Romy et Horst pendant "Monpti"
22/04/1969, Berlin - Mariage Holm-Woringer
Le 22 avril 1969, Romy Schneider et son mari Harry Meyen, ainsi que Curd Jürgens et sa femme Simone Jürgens, sont invités au mariage du millionnaire norvégien Camillo Holm avec la mannequin Carin Woringer au Palace Hotel de Berlin, en Allemagne.
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Printemps 1969, Paris - Essayages YSL
Romy Schneider en essayages de vêtements Yves Saint Laurent, dans la maison de couture YSL de l'hôtel particulier luxueux rue Spontoni, à Paris, au printemps 1969.
> captures
(captures extraites du documentaire "Romy, de tout son coeur")
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Printemps 1975 - La Closerie des Lilas, tournage scène "Le Vieux Fusil"
Le Vieux Fusil
Sur le tournage
Reportage sur le tournage de la scène de rencontre entre Julien Dandieu (Philippe Noiret) et Clara (Romy Schneider), sous la direction du réalisateur Robert Enrico au printemps 1975. La scène est tournée au restaurant La Closerie des Lilas, à Montparnasse, quartier du 6ème arrondissement de Paris.
Interview de Romy Schneider:
Journaliste: C'est facile d'aimer ? On rencontre souvent la possibilité d'aimer ?
Romy Schneider: Non... Non. Faut pas chercher la facilité, ça se serait facile.
Journaliste: Ca, c'est tout à fait Romy Schneider. Vous ne cherchez pas la facilité.
Romy Schneider: En tout cas, ça ne m'arrive jamais (rire). Disons plutôt ça. Je ne cherche pas non plus.
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12/02/1979 Rome sur le tournage de "Clair de Femme"
Le 12 février 1979, dans la ville de Rome, Romy Schneider tourne le film "Clair de femme".
Photographies de Benjamin Auger
> voir les photographies Pendant Clair de Femme
> à l'hôtel, devant les photos de ses enfants
David et Sarah.
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10/07/1961 Monte-Carlo Romy et Alain
Le 10 juillet 1961, Romy Schneider et Alain Delon sont dans leur nouvel appartement neuf à Monte-Carlo, que vient d'acheter Alain. Il se situe au troisième étage d'un immeuble futuriste, le palais Eraclès, sur le port de Monaco. L'appartement est encore ici vide, les travaux venant d'être terminés.
Photographies de André Sartres.
Le même jour, à la piscine du Beach à Monaco.
Photographies de André Sartres.
Les critiques de Bloomfield
Bloomfield
Les critiques
Süddeutsche Zeitung - 9/10/1973
Harris a tourné en Israel, l'histoire d'un roi du football, dont il interprète lui-même le rôle, qui n'a vécu, vingt années durant que pour le foot. Ce jour-là, alors qu'il se prépare à jouer son dernier match, sur le stade Bloomfield de Tel-Aviv, il est au bord de la ruine financière. Quelques bonnes scènes sont à retenir, en particulier une dispute entre Romy Schneider et Harris qui, délaissant délibérément le côté artificiel bien connu, se traduit par une réelle et vigoureuse empoigne verbale.
Abendzeitung - 9/10/1973
Ce film nous propose un mélange de tragédie, de satire et de psycho-comédie qui l'étouffe par excès d'ambition. La présence de Romy Schneider dans ce milieu sportif israélien jure autant que celle d'une tapisserie d'Aubusson dans un vestiaire de footballeurs.
Der Abend - 4/01/1974
Le film le plus fataliste du festival de Berlin 1971: Richard Harris met en scène Richard Harris et l'Etat d'Israël pour une comédie larmoyante. L'histoire de cette star du football viellissante aurait pu être beaucoup plus pathétique si elle avait été traitée de manière réaliste, d'autant que Romy Schneider, dans le rôle féminin, aurait pu se voir plus largement sollicitée. Malheureusement, Harris se borne à la faire admirer, en lui laissant crier sa fureur par intermittences. Lui même, comme acteur et réalisateur, en fait trop.
> dans la presse
Photos de Bloodline Scènes coupées
Bloodline (Liés par le sang)
Photos scènes coupées
Il semble qu'il existe deux scènes coupées au montage final du film, dans lesquelles figurait Romy Schneider:
> Dans l'une, Romy donne la réplique à Ben Gazzara; elle porte une robe longue de velour noir d'Yves Saint-Laurent, les cheveux tirés en chignon.
> Dans l'autre, Romy semble donner la réplique à Omar Sharif, au milieu des autres acteurs (dont Audrey Hepburn); elle est vêtue d'une robe à motif fleurie, et porte un chapeau aubergine.
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1956, Permis de conduire - par Benno Wundshammer
Romy Schneider passe son permis de conduire en 1956
Photographies de Benno Wundshammer
> Romy et sa mère Magda Schneider
> Romy et son grand-père Franz Xaver Schneider dit "Opa"
> Romy avec son frère Wolfy et des amis
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Sur le tournage du Cardinal 3
Le cardinal
Sur le tournage - partie 3
>> Romy Schneider dirigée par Otto Preminger
>> Vienne, le 26 mars 1963, Hôtel Sacher:
Romy entourée de ses parents, elle dira:
"C'était la première fois
que je voyais mes parents ensemble"
>> captures séquence filmée
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11/05/1962 Interview Reflets de Cannes
A l'occasion du Festival de Cannes où elle a monté les marches du palais en compagnie d'Alain Delon et Sophia Loren, Romy Schneider accorde une interview à François Chalais pour l'émission Reflets de Cannes le 11 mai 1962; La vidéo de l'interview est à découvrir sur le site de l' INA (10 minutes 7 secondes). Elle y parle de l'évolution de sa carrière d'actrice après "Sissi", des personnes avec qui elle a envi de travailler et de la place d'Alain Delon dans sa vie.
François Chalais: Romy Schneider, je pense que ce n'est un secret pour personne, vous avez beaucoup changé et ça ne doit pas être un secret pour nous non plus. Est-ce que vous vous aimez mieux comme ça ?
Romy Schneider: Oui. J'aime mieux.
F.C: Pourquoi est-ce que vous avez changé ? (silence de Romy) Parce que vous n'aimiez pas ce que vous étiez avant ?
R.S: Il n'y a rien qui ne me fait plus de peur que l'ennui. Et puis, je n'avais pas connu ça avant, il y a deux ans et demie que j'ai senti ça pour la première fois. Je n'avais pas connu avant parce que j'étais très bien, comme Sissi, comme princesse. Non seulement dans le film, sur l'écran, et on m'a fait ça même dans la vie. Le public, en Allemagne et en Autriche, c'était très bien; qui n'aimerait pas ça ? Mais ... il y a deux ans et demie, après avoir tournée, après avoir connue Alain, après avoir tournée trois films dans le même genre en France, c'était fini.
F.C: Est-ce que vous vous rappelez exactement les circonstances dans lesquelles vous vous êtes dîtes "je vais changer" ?
R.S: Oui, je me rappelle très bien. C'était au moment où Alain tournait à Milan "Rocco". J'était avec lui, je l'ai suivi et puis j'ai connu des gens comme Visconti, Clément; des gens que je n'avais jamais vu et dont j'avais entendu parler et c'était un rêve de les connaître et de travailler avec eux; je savais très bien que personne ne s'intéressait à moi, pour de bonnes raisons. Et j'étais là, à ne rien faire, près d'Alain, c'était bien dur. Et puis Alain près de moi, qui m'aidait, qui essayait de me donner confiance et ... ça n'allait pas très bien. C'était dur.
F.C: On parle toujours de Sissi mais en France, dans le fond, on ne sait pas très bien ce que c'est Sissi. Si c'était un produit typiquement germanique, c'était fait pour l'Allemagne, c'était fait...
R.S: de l'Autriche... Viennois surtout !
F.C: Oui, c'était ça! C'est une très jolie pâtisserie d'ailleurs, la pâtisserie viennoise est une chose extrêmement agréable...
R.S: très bonne ! ... la meilleure !
F.C: On n'aurait pas raison de s'en priver. Mais, ce qu'on ne sait pas très bien en France, c'est que vous étiez tellement identifiée au personnage de Sissi, on devait vous en vouloir de changer. Sissi, c'était Sainte-Thérèse de Lisieux qui faisait du cinéma, c'était dans ce genre là. Et il ne fallait surtout pas que la Sainte montre qu'elle pourrait avoir des appétits terrestres. Et vous étiez vraiment très prisonnière de cela ?
R.S: Oui. C'était comme... vous savez, je me sentais comme dans une veste qui était devenue un peu trop petite, ça craquait.
F.C: C'est presque de l'ingratitude de vouloir changer!
R.S: Oui.
F.C: Vous tourniez le dos à un public qui quand même vous avez fait ce que vous étiez, que vous l'aimiez ou pas.
R.S: Oui, ça fait peur aussi.
F.C: Vous ne vous disiez pas "je vais me mettre tout le monde à dos" ?
R.S: Si, bien sûr, je le savais.
F.C: Est-ce qu'il ne vaut pas mieux que je continue tranquillement à faire ce que j'ai toujours fait.
R.S: Bien sûr, je me posais des questions jour et nuit. J'avais bien des gens comme ma famille et des amis de là-bas près de moi qui me disaient "mais tu es folle! On ne peut pas faire ça, tu refuses l'argent, tu tournes -comme vous dîtes- le dos à un public énorme, qui est très gentil, qui t'aime comme ça, pourquoi changer ? et puis, qui sait si tu peux faire autre chose ?"
F.C: Il y a une autre chose aussi, c'est que finalement, les acteurs qui ont réussi dans un certain rôle sont identifiés à ce rôle et n'ont jamais pu s'en débarrasser.
R.S: Non.
F.C: Il est évident que si vous voulez, vous pouvez aller chez Chanel et changer vos façons de vous habiller. Monsieur Fernandel pourrait se limer les dents. Mais il est très difficile tout d'un coup, de tourner le dos à sa légende. On allait voir Humphrey Bogart parce qu'il se touchait l'oreille et si dans un film, il ne s'était pas toucher l'oreille, on aurait dit que le film était mauvais, pour marquer le fait que s'il se touche l'oreille supposait que tout le reste était bon et ce qu'attendait le public. Alors, comment est-ce que vous avez fait pour détruire cette légende car vous êtes la première à vous êtes débarrassée d'un personnage ?
R.S: Vous croyez ?
F.C: Je pense. Vous ne croyez pas ?
R.S: Je l'espère.
F.C: Est-ce Sissi qui est toujours là et qui vous tire par les pattes de votre joli petit tailleur ? Comment vous avez fait, vous avez eu un plan ?
R.S: (silence) Non.
F.C: Vous vous êtes dit: "je m'arrête de tourner tant qu'on ne me propose pas quelque chose d'intéressant" ou pas ?
R.S: Ca oui, oui.
F.C: Aujourd'hui, Romy Schneider, à cause de votre courage et de votre intelligence aussi, il n'y a pas un grand metteur en scène qui n'ait envi de travailler avec vous. C'est une chose qui, finalement, était inespéré il y a trois ans. Luchino Visconti a fait appel à vous et pas seulement à cause de vos relations. Parce qu'il savait, ces gens là ne gaspillent pas leur talent avec les autres. Ils peuvent être polis et bien élevés mais jamais dans leur métier.
R.S: Non.
F.C: Ils ne font pas les choses pour rien. Tout à l'heure vous avez quitté Cannes, vous allez repartir pour Paris, où il y a un monsieur qui vous attend, Orson Welles, qui, lui aussi, ne travaille pas avec la première venue. Vous faîtes "Le Procès" avec lui.
R.S: Oui.
F.C: Donc ça, ça doit plutôt vous faire plaisir.
R.S: Beaucoup.
F.C: Mais, les deux ans et demie d'inaction, volontaires, avec lesquelles vous avez passés. Dans quel état d'esprit vous trouviez-vous ?
R.S: (silence). J'étais bien perdue. Comme je vous ai dit, j'étais près de quelqu'un qui travaillait, j'ai connu des gens avec qui j'avais envi de travailler, qui ne s'intéressaient pas à moi. J'ai vu des journaux qui ont écrit et parlé d'une certaine façon de moi, que je n'aimais plus. Je n'avais pas envie qu'on parle de cette façon là de moi. Parce que j'ai senti que je voulais, que je pouvais faire autre chose. (silence)
F.C: C'est à dire qu'on parlait toujours de vous, c'était peut être ça qui était grave, on aurait pas parler, ça aurait fait mal vu.
R.S: Oui, presque.
F.C: Car vous étiez toujours un sujet d'article et vous n'étiez plus un motif de film.
R.S: Non.
F.C: C'est ça qui comptait. Et ce qu'il y avait d'intéressant pour les journalistes en ce qui vous concernait, c'est 'qu'est devenue cette jeune actrice qui avait prit un départ si brillant?' avec la fausse note apitoyée à la fin.
R.S: C'est vrai, j'aurais presque préféré que le téléphone ne sonne plus plutôt que de sonner pour ce personnage là, qui n'existait plus.
F.C: Et il est évidemment très difficile de dire aux gens que vous voyez toute la journée, qui étaient des gens avec qui vous aviez envie de travailler, "est-ce que vous n'avez pas quelque chose pour moi?", c'est évidemment une chose que vous ne pouviez pas faire.
R.S: Oui.
F.C: Vous étiez trop connue pour pouvoir demander quoique ce soit.
R.S: Je n'aurais pas pu! Le seul avec qui je parlais, c'était Luchino, c'est vrai.
F.C: Qu'est-ce qu'il vous disait Luchino Visconti ?
R.S: Luchino m'a écouté, c'était le premier qui m'écoutait et avec qui j'avais l'impression qu'il ne se fichait pas de ce que je disais, qu'il s'intéressait un peu, malgré qu'on ne se presse pas. Il m'a compris et je lui disais, parce qu'il était avant tout pour moi un ami, je lui ai expliqué ce que je voulais faire et comment je me sentais à ce moment là. Mais il ne m'a rien répondu, il ne m'a pas dit qu'il a une idée, il avait déjà pour la piède "Dommage".
F.C: Est-ce que les gens vous ont donné des vrais conseils comme par exemple "il faut vous habiller autrement ou lire tels livres ou faire telles choses", la façon dont vous êtes arrivée à ce que vous êtes ?
R.S: Non, pas ça. On m'a donné des conseils; pas des gens, non; il y en avait un seul, c'était Alain.
F.C: Qu'est-ce qu'il vous disait Alain ?
R.S: Mais, c'était pas pour des choses extérieures comme habillée ou ça, non ! Ou si, aussi, quand on parlait de ça, mais c'était très rare et puis avant des choses extérieures, avant tout, c'était mon état! Et alain me disait "attend!"
F.C: Il vous disait quoi quand vous étiez découragée ?
R.S: J'étais furieuse.
F.C: Non, mais lui, qu'est-ce qu'il disait ?
R.S: Lui ?
F.C: Il vous prenait par l'épaule et vous disiez "ça va s'arranger" ou il vous faisait une vraie conversation ?
R.S: Non, non, il était merveilleux. Il m'a dit "attend, attend, tu n'as pas 80 ans, tu as le temps, attend!", c'était très facile à dire ! Je lui ai dit "c'est facile à dire mais je ne vais pas, je ne veux plus attendre ! Combien de temps je vais attendre pour faire quelque chose de bien ? pour faire ce que j'ai envie de faire ? Et il ne m'a pas laissé... avec raison. Je ne l'ai pas toujours compris, je crois que sans lui, sans quelqu'un derrière moi, près de moi, qui m'a dit "non, non, non!" et puis là, tu réponds pas, et ça, tu fais pas; et je ne sais pas si j'aurais résisté, peut être que j'aurais fait -pardon- une connerie, sans lui.
F.C: Vous ne croyez pas qu'on peut être seul dans la vie quand on fait quelque chose d'important ?
R.S: Non!
F.C: On a besoin des autres ?
R.S: Oui! Un, un ! (nb: une personne)
F.C: Excusez-moi, nous parlons d'Alain Delon, je vais d'ailleurs déplacer le problème. il est très difficile pour deux acteurs, de poursuivre une vie parallèle, être deux dans la vie, quand on n'est pas acteur, c'est déjà difficile!
R.S: Oh, c'est presque une chose...
F.C: Quand on est deux acteurs, c'est encore plus compliqué. Parce que finalement, on est toujours un peu en concurrence. Il y en a un qui est plus célèbre que l'autre.
R.S: Oui, alors ça, non! ça, je ne connais pas. Cette façon de jalouser, pas du tout! Ni lui, ni moi. Mais j'avoue que c'est pour moi, la chose la plus difficile, vraiment de réussir, en plus de gens jeunes comme nous deux, de faire une vie ensemble, une vraie vie, à côté de ce métier.
F.C: C'est plus important que le métier ?
R.S: Oui, pour moi, oui. Et cela ne l'était pas avant, j'étais bien prête à me livrer 'corps et âmes', comme on dit chez nous, à ce métier, mais ça m'a fait bien peur à un moment, parce que il y a bien un moment où ça peut s'arrêter, surtout pour une femme: un jour, on n'est plus jeune, on n'est plus jolie. Et puis si ça s'arrête, on n'a plus rien. Si on n'a pas quelqu'un, ou une vie, ou un coin où on peut aller, ou un enfant. Non... pour moi... j'ai quelque chose au-dessus de ce métier et je m'accroche bien et ça, je veux le garder.
Passionnément ! Les grands amants du XXème siècle
Passionnément ! :
Les grands amants du XXe siècle
Livre de photographies et textes
Auteurs: Isabelle Giordano, Christine Haas,
Fabien Larrieu
Prix éditeur: 35 Euros
Date de sortie: 21 octobre 2009
Broché 186 pages
Langue: français
Éditeur: Les éditions du Toucan
Collection: Adultes
ISBN-10: 281000322X
ISBN-13: 978-2810003228
Ou le trouver ? en commande sur fnac et sur amazon
Présentation de l'éditeur: Romy Schneider et Alain Delon, Ava Gardner et Franck Sinatra, Humphrey Bogart et Lauren Bacall, Marylin Monroe et Arthur Miller... Qu'ils se soient aimés une vie ou quelques semaines, certains couples ont indéniablement marqué l'histoire du XXe siècle. A tel point que leur simple évocation convoque images, souvenirs, scandales et paillettes. Isabelle Giordano a rassemblé pour vous une multitude d'anecdotes et d'aventures inédites illustrées par des photographies exceptionnelles. Plongez dans la légende des amours éternelles du XXe siècle.
Biographie de l'auteur: Après Sciences Po, Isabelle Giordano devient journaliste. Elle fait ses premiers pas clans la presse écrite avant de rejoindre Canal + où elle anime Le Journal du cinéma jusque en 2001. Elle présente ensuite Jour de fête, une émission également sur le cinéma (France 2) et aujourd'hui Service public tous les jours sur France Inter, ainsi que plusieurs magazines sur Arte.
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1954, Portraits publicitaires pour Feu d'artifice
Feuerwerk
Photos Publicitaires
Portraits publicitaires de Romy Schneider et de ses partenaires du film Feu d'Artifice
>- Romy Schneider et Karl Schönböck
>- Romy Schneider et Lili Palmer
>- Romy Schneider et Claus Biederstaedt
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19/05/1975, Paris - Soirée au Lido
Le 19 mai 1975, Romy Schneider et Daniel Biasini passent la soirée au cabaret le Lido, à Paris, en compagnie de la mère de Romy, Magda Schneider - cette soirée fait partie du programme de sorties qu'a préparé Romy pour sa mère qui a fête son anniversaire le 16 mai.
(photographies de Giovanni Coruzzi).
Romy et Daniel regardent les photos prises à la soirée Chez Maxim's
qu'ils ont passé deux jours avant pour fêter l'anniversaire de Magda
[ voir ici ]
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11/08/1955 Première de Mamzelle Cricri
Sur le tournage de Triple Cross
Triple Cross
Secrets de tournage ...
Le tournage débute mi-juin 1966 à Paris et se termine à la fin de l'été dans les studios de la Victoire à Nice. Durant le séjour sur la Côte d'Azur, Romy Schneider et Harry Meyen se marient le 15 juillet 1966. Romy en était à son sixième mois de grossesse; David naîtra en décembre.
Sur le tournage
1958, Essayages d'Heinz Oestergaard
Romy Schneider et le couturier en 1958
Photographies de Friedrich
- en robe rouge -
- en veste noire & foulard rouge -
- en robe de velours noire & décolleté brillant blanc -
- en tailleur vert -
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Les critiques sur Eva
EVA OU CARNET D'UNE JEUNE FILLE
Les critiques
Telegraf - 18/04/1959
Le titre fait penser à du chocolat, de telle sorte que l'adjectif "amer" s'impose immédiatement à l'esprit. Amertume de voir le metteur en scène Rolf Thiele rester de nouveau en plan après des élans charmants. Avait-il affaire à un scénario bâclé, ou bien est-ce le tournage qui s'est trouvé bâclé à la va-vite ? On a l'impression que les acteurs ont passé leur temps à quémander quelques sous de plus pour achever leur contrat. Ici l'on rabiboche, là on allonge la sauce, ailleurs on bouche un trou avec précipitation. Il régne tout au long du film une atmosphère de banalité qui laisse dans l'oeil un goût amer de désordre et de regrettable improvisation. Une espèce de mijaurée aux manières affectées, voire cérémonieuses, décide d'écrire une pièce de théâtre impie et scélérate. Succès éblouissant. Rapplique alors un manager américain qui fait miroiter à la belle une prime de 25 000 dollars, à condition qu'elle dévoile son identité. Elle s'exécute, retire ses lunettes... et nous voyons apparaître, ébahis, une Romy Schneider totalement "désissitisée". Nous, mais également Carl Thompson, qui flaire en elle la pureté et n'aura de cesse d'avoir percé le mystère.
Paris-Presse - 23/03/1960 - par Michel Aubriant
“Carnets intimes de jeune fille”, film autrichien en couleurs n’offrirait que peu d’intérêt si Romy Schneider n’y apparaissait sous un nouvel éclairage. C’est l’histoire d’une demoiselle qui, poussée par des parents abusifs, écrit une pièce polissonne ets’applique, pour donner le change, à jouer les dévergondées. On y voit romy danser le rock’n’roll et découvrir impudiquement son genou.
Elle échange, sans paraître, bien comprendre, des répliques grivoises avec un séducteur argentin du nom de Carlos Thompson. Mais B.B. peut dormir sur ses deux oreilles. Parmi ces débauches innocentes, Romy demeure aussi angélique que Sissi. Elle reste fidèle à ses décolletés de pensionnaire.
Et son petit cœur bat sous un triple soutien-gorge. C’est un spectacle assez curieux que cette dégradation d’un personnage. Maintenant, le genre auquel Romy doit sa gloire éphémère est à bout de course. Mais l’article reste plaisante à regarder. Elle a peut-être du talent. Simplement, elle n’a plus l’âge de jouer les oies blanches. Qu’elle change de genre. Ou qu’elle se marie !
Radio Cinéma Télévision - 27/03/1960 - par Marcel Huret
Fille aînée d’une famille viennoise farfelue, Nicole (Romy Schneider) écrit une pièce scandaleuse avec la complicité active de ses parents. Un directeur de théâtre chevronné accepte (en se voilant la face) de la monter. Enorme succès, bien entendu… La famille déménage, change de train de vie et achète un « DS19 » (sic). Un producteur américain survient, veut acheter très cher les droits d’adaptation pour Broadway et pour Hollywood.
La jeune fille alléchée par les dollars, dévoile son incognito. Le producteur (Carlos Thompson) croit découvrir une rouée et s’aperçoit que la demoiselle « faisait seulement semblant de faire »… La libertine était ingénue ! Il l’épousera… Ce résumé ne peut que suggérer la situation. Il ne révèle en rien le climat provocateur de ce film ignoble qui se comptait dans l’équivoque et dans la grossièreté. Jamais le double jeu n’a été, sciemment poussé plus loin. Les auteurs misent, avec préméditation, sur les deux tableaux : celui de la morale bourgeoise et celui de l’immoralisme affiché. Cette entreprise est menée avec une hypocrisie parfaite.
On gomme vite les audaces scabreuses pour les remplacer par un couplet bien pensant, aussitôt suivi par une nouvelle grivoiserie. On dirait un travail d’obsédé sexuel corrigé par un censeur pudibond. On se moque des enfants, des parents, de l’amour, de la famille et même de cette jeunesse désaxée qui ne croit plus à l’amour. Le plus sordide des films noirs est plus sain plus franc que cette « comédie » puante.
Toute l’opération repose sur un « trait de génie » commercial. Il consiste à démystifier Sissi, oie blanche, historique personnifiée par Romy SChnider. En dissipant Sissi, en faisant de son corps, de son visage, un argument « sexy », les auteurs de ces « Carnets de jeune fille » ont cru innover. Ils ont trouvé une étrange et inadmissible complice, celle de l’actrice Magda Schneider qui, cette fois encore, est la mère de l’héroïne en même temps que celle de la comédienne.
Pour qu’il soit sans doute impossible de distinguer l’une de l’autre : disons seulement que, dans le film, Magda Schneider fait du proxénétisme maternel, avec des remords et des circonstances atténuantes.
- dans la presse -
Fiche du film Christine
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Les Dates de sorties dans le monde |
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Le Titre du film dans le monde |
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Fiche technique |
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Distribution (créditée) |
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Synopsis A Vienne, en 1906, le jeune et séduisant Franz Lobheiner entretient depuis un an une liaison avec la Baronne Lena Eggersdorf, femme de son officier supérieur. Il souhaite rompre mais ne sait comment s'y prendre. Un soir, son meilleur ami et confident, le lieutenant Théo Kaiser, l'entraîne au bal «Grinzing», et les deux hommes rencontrent deux charmantes jeunes filles: l'une brune et malicieuse prénommée Mizzie et l'autre blonde et secrète Christine. Theo invite rapidement Mizzie à danser et un flirt s'ébauche entre eux, tandis que Christine et Franz, intimidés, restent face à face sans oser se regarder. En raccompagnant Christine chez elle, Franz apprend qu'elle est la fille d'un musicien de l'Opéra, M. Weiring, et qu'elle est presque fiancée à un compositeur fade et ridicule prénommé Josef Binder. |
>> Sur le web:
- le film sur imdb (en anglais)
- infos sur le film sur wikipedia français
- le film sur Cinemovies (en français)
- critique du film sur sur DVDcritiques (en français)






















































































































































































































































































































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