Mercredi 15 avril 2020 - arte
Soirée Romy Schneider: film biopic + documentaire
15/04/2020 - 20h55
Rediffusions: 24/04/2020 - 01h30
Film - 3 jours à Quiberon
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Dates de sorties dans le monde |
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Le titre du film à travers le monde |
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Fiche technique |
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Distribution |
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Synopsis Le corps d'une fillette, violée et assassinée, a été retrouvé dans les dunes. Huit jours plus tôt, dans la même région, une autre fillette avait également été tuée et violée, apparemment par la même personne. |
>> Sources web:
- fiche film sur wikipedia
- le film sur imdb
Soirée Romy Schneider
sur Cherie 25
Jeudi 24/04/2014
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> 20:45 - Film - La Piscine
Durée: 1h45min
Réalisation: Jacques Deray
Année: 1969
Distribution: Alain Delon, Romy Schneider, Maurice Ronet, Jane Birkin
Résumé: Jean-Paul et Marianne, amants depuis deux ans, coulent des vacances idylliques dans une luxueuse villa aux alentours de Saint-Tropez. Leur ami Harry, un séducteur brillant et cynique, arrive à l'improviste avec sa fille Pénélope, dont tous ignoraient l'existence. Jean-Paul et Harry sont en apparence les meilleurs copains du monde. En réalité, Harry a peu d'estime pour Jean-Paul, un écrivain raté dont il a protégé les débuts, tandis que Jean-Paul lui envie son argent, sa voiture et supporte mal qu'il ait été autrefois l'amant de Marianne. Les relations peu à peu se tendent, d'autant que Marianne semble prête à retomber dans les bras de Harry et que Jean-Paul découvre le charme de Pénélope...
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> 22h30 - Documentaire - Romy Schneider, à fleur de peau
Rediffusions: samedi 3/05/2014 à 17h25
vendredi 9/05/2014 à 00h10
Durée: 55 minutes
Réalisation: Bertrand Tessier
Année: 2013
Pays: France
Résumé: Plus de trente ans après sa disparition, Romy Schneider reste toujours vivante dans les esprits. Une star qui n’a jamais cessé de faire rêver, mais aussi une femme au parcours fait de lumière et de douleurs. Bertrand Tessier retrace la fabuleuse carrière d’une actrice d’exception qui a su, après le romantisme de la série de « Sissi », devenir l’incarnation de la femme française des années 1970, moderne, indépendante, farouchement libre, comme dans les films de Claude Sautet. Côté vie privée, elle a souffert notamment de sa rupture difficile avec Alain Delon et de la mort accidentelle de son fils, David.
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> 23:25 - Téléfilm Biopic - Romy
Durée: 1h50min
Réalisation: Torsten C Fisher
Année: 2009
Pays: Allemagne
Distribution: Thomas Kretschmann - Jessica Schwarz
Résumé: Fille de deux comédiens, Romy Schneider se destine à des études d'arts plastiques. Elle passe à 14 ans un casting qui lui permet d'obtenir son premier rôle aux côtés de Magda, sa mère. Elle se passionne alors pour le théâtre et le cinéma. Sa carrière est lancée et la série de films Sissi, où elle incarne l'impératrice Elisabeth d'Autriche, lui offre la célébrité. Elle accepte ensuite plusieurs rôles à Hollywood.
Romy Schneider en robes Yves Saint Laurent
et portant des Bijoux Van Cleef & Arpels
en août 1978 - pour ses 40 ans
Photographies de Manuel Litran
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Romy Schneider: l'histoire de la dernière nuit, avant sa mort
Article publié le 06/09/2015
en ligne sur telestar.fr
Le 6 septembre 2015, Arte diffuse "Le Mouton enragé", un drame fascinant réalisé, en 1974, par Michel Deville, avec Jean-Louis Trintignant et Romy Schneider. Huit ans plus tard, l'actrice préférée des Français nous quittait. Flash-back...
Romy dort-elle ?
Il est 7h30, ce 29 mai 1982. Dans l'appartement parisien de la très chic rue Barbet-de-Jouy, Laurent Pétin s'éveille doucement. Contrairement aux autres matins, il ne trouve pas sa compagne Romy Schneider dans leur lit, à son côté. Alors, il se lève et la découvre dans le fauteuil du salon. Sa tête repose, inclinée. Il la croit endormie. Au point de ramener Romy, dans ses bras, et de l'allonger sur le lit. Deux heures s'écoulent avant que Laurent, cette fois pleinement réveillé, ne réalise l'impensable : Romy ne bouge pas. Romy ne respire plus. Paniqué, le jeune homme appelle les pompiers, puis les proches amis de la comédienne. Lorsque les secours arrivent, ils ne peuvent que constater le décès de la star. L'appartement de la rue Barbet-de-Jouy se remplit peu à peu. Michel Piccoli, partenaire préféré de Romy ; Jean-Claude Brialy, son "grand frère" qu'elle appelait 'papa' ; Claude Berri, présent lui aussi, ne peuvent masquer leur désarroi. Prévenu alors qu'il se trouve dans le sud-ouest, Alain Delon vient d'affréter un avion et ne va pas tarder. Chef de la section criminelle du parquet de Paris, Laurent Davenas fait son entrée. Que s'est-il passé pour que la comédienne chérie des Français quitte la scène et l'existence, à tout juste 43 ans ?
Romy Schneider et Wendelin Werner
Romy Schneider et Wendelin Werner dans "La passante du sans souci". Une rencontre déchirante. Wendelin ressemblant étrangement à son fils David, qui venait de mourir, Romy ne se montra pas toujours aimable avec lui. Pour aussitôt le regretter ! L'adolescent, qui faisait l'acteur, est aujourd'hui un grand mathématicien.
Au chevet de son fils décédé, Romy hurle à la mort
La veille, au soir, Laurent et Romy ont dîné avec des amis, non loin de la rue Barbet-de-Jouy. L'actrice est en train de finir l'aménagement de sa maison à Boissy-sans-Avoir, en région parisienne, qu'elle vient d'acheter et dans laquelle elle compte vivre. Elle vient d'assister à la sortie de son dernier film, la Passante du Sans-Souci. Elle a des projets. Elle a surtout une fille de 4 ans, Sarah, fruit de sa relation avec son deuxième époux, Daniel Biasini. Les gens qui la voient ne cesse de s'inquiéter pour elle. Pour son équilibre. Quelques mois plus tôt, en juillet 1981, Romy a perdu son fils chéri, son petit homme : David. L'adolescent escaladait la grille de la maison des Biasini, à Saint-Germain-en-Laye. Il le faisait pour aller plus vite. Comme un jeu. Mais ce jour-là, son pied a glissé, et David s'est affaissé sur l'une des pointes de la grille. Il est mort quelques heures plus tard, l'artère fémorale perforée. Il avait 14 ans. A l'hôpital, Romy, sitôt accourue, a hurlé à la mort. Avant de s'effondrer. Depuis, elle survit. Essaie de se trouver des raisons de vivre. A commencer par Sarah. Mais Romy, qui boit depuis des années pour conjurer le trac et la dépression, se met à boire plus encore. Et absorbe, pour tenir, davantage de médicaments que de coutume.
Un dernier verre, un dernier mot...
Cette nuit du 28 au 29 mai, Romy a laissé Laurent se coucher seul. "Ne m'attends pas", lui a-t-elle dit. C'est une tradition depuis quelques temps ; Romy a besoin, avant de s'endormir, de parler à David. Lequel est, plus que jamais, son ange. Elle s'est installée au bureau, dans le salon. S'est versé un nouveau verre de vin. A regardé les photos qui lui sont chères. David, bien sûr... puis, dans son ensemble blanc qu'elle n'a pas quitté depuis son retour du restaurant, l'actrice a commencé à écrire un mot à destination d'une journaliste qu'elle doit voir prochainement pour un reportage. Jusqu'à ce que sa main glisse lentement. Et que son cœur ne réponde plus...
Romy ne s'est pas suicidée
Lorsqu'on l'interrogera sur son refus d'autopsier Romy Schneider, Laurent Davenas répondra : "Ce corps, réduit par la démission de la vie à l'état de dépouille, je ne pouvais me résoudre à en faire une carcasse, palpée, manipulée (...) Je ne pouvais pas me résoudre à détruire le mythe en faisant de la star une simple mortelle, et j'ai pris la décision de délivrer le permis d'inhumer." Il ne s'agit pas seulement de sentimentalisme. En dépit du titre de France-Soir : "Romy s'est suicidée", la comédienne n'a vraisemblablement pas décidé de mettre fin à ses jours. Ce fut un accident. Dû à un corps, déjà fragilisé deux ans plus tôt par un cancer des reins. A trop d'alcool, de pilules et de larmes amères. A l'incapacité enfin à appréhender sereinement l'existence. Une existence dont la dimension dramatique s'était mise en conformité avec son état d'esprit.
Sarah Biasini
Après la mort de sa maman quand elle avait 5 ans, Sarah Biasini a été élevée par sa famille paternelle. Mais l'ombre de Romy était bien présente au point que, devenue adulte, Sarah a marché sur ses traces. Mais de façon volontaire, solaire, et sans jamais chercher à se comparer à elle...
Romy Schneider n'était peut-être pas douée pour le bonheur. Mais c'est le malheur qui l'a tuée.
Dimanche 07 août 2022 - 22h45 - Arte
Rediffusions: Dimanche 14/08/2022 à 20h05
et dimanche 21/08/2022 à 11h35
+ Disponible en video à la demande
en ligne sur arte.tv
Documentaire - Romy et Alain, les éternels fiancés
Durée: 53 min
Réalisation: Olivier Monssens
Année: 2022
Pays: France
Jadis fervents amants, Romy Schneider et Alain Delon sont restés profondément liés jusqu’à la disparition de l’actrice, en 1982. Au travers d'archives et de témoignages, cet émouvant documentaire retrace l’histoire d’un couple éternel.
Alain Delon a 22 ans et est encore inconnu du grand public lorsque Romy Schneider, de trois ans sa cadette et propulsée au rang de star par la saga "Sissi", le choisit pour lui donner la réplique dans "Christine". La célèbre actrice allemande et le rebelle Français au regard bleu acier succombent lors du tournage à une passion qui durera cinq ans. Mais tandis que Delon affirme son talent dans "Plein soleil", la carrière de sa fiancée s’enlise. Luchino Visconti, qui a dirigé l’acteur dans "Rocco et ses frères", la relance en les réunissant dans la pièce "Dommage qu’elle soit une putain", qui révèle le génie de Romy au public hexagonal. Fin 1963, de retour des États-Unis où elle honorait un contrat avec la Columbia, la comédienne trouve en guise d’accueil un mot d’adieu : "Je te rends ta liberté en te laissant mon cœur." Alain l'a quittée pour la future Nathalie Delon, avec qui il aura un fils l’année suivante. En proie à la dépression, Romy fuit à Berlin, où ses rêves de théâtre s’évanouissent rapidement. Mariée au metteur en scène Harry Meyen, qui l’initie aux tranquillisants, et mère d’un petit David né en 1966, elle s’enferme dans une vie domestique qui l’écrase. C’est Alain Delon qui la sort de l’impasse, en l’imposant dans "La piscine" (1968) de Jacques Deray, où leur complicité éclabousse l’écran. Dès lors, pendant une décennie, l’actrice enchaîne les rôles incandescents, notamment chez Claude Sautet, et les passions vouées à l’échec – avec le regretté Jean-Louis Trintignant, sur le tournage du "Train", ou encore Jacques Dutronc, son partenaire dans "L’important c’est d’aimer". Alain, lui, s'épanouit aux côtés de Mireille Darc et poursuit son ascension, de polars melvilliens ("Le cercle rouge") en fictions plus commerciales ("Mort d’un pourri", "Flic Story"…). À l’affiche de "L’assassinat de Trotsky" de Joseph Losey, les anciens amants partagent succès et drames : à la mort tragique de David, le fils adolescent de Romy, Alain accourt pour lui apporter son soutien. Un an plus tard, c’est lui qui se chargera d'organiser les obsèques de l’actrice, décédée le 29 mai 1982.
Trajectoires parallèles
"Ils se sont séparés mais ne se sont jamais quittés", résume le journaliste Luc Larriba. De leur idylle naissante aux hommages posthumes de Delon à celle qui a lancé sa carrière, Olivier Monssens raconte l’émouvante relation de ces fiancés éternels, qui se sont aimés par-delà leur rupture. Émaillé de formidables archives (dont le savoureux récit de leur première rencontre sur le tarmac d’Orly par Jean-Claude Brialy) et de témoignages passionnants (comme ceux des réalisateurs Volker Schlöndorff et Costa-Gavras ou de la journaliste féministe Alice Schwarzer, qui a longuement interviewé l’actrice en 1976), le film éclaire d’un jour nouveau les trajectoires intimes et professionnelles de ces deux icônes du cinéma.
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Romy Schneider et Horst Buchholz en ballade à Paris, en mai 1957, à l'époque du tournage de "Monpti".
Photographies de Michel Descamps
> Ballade dans Paris sur les quais de Seine
Romy et Horst Buchholz
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Le 12 août 1968, Romy Schneider prend l'avion en fin de matinée, elle quitte sa maison de Grünewald en Allemagne, pour aller tourner dans le sud de la France le film La Piscine, avec son ex-fiancé Alain Delon, qui l'attend entouré d'une foule de journalistes, de photographes et de caméras de télévision à l'aéroport de Nice.
Cinq ans après leur rupture, presque quasiment dix ans après leur première rencontre qui se déroula dans les mêmes conditions (le 10 avril 1958, Delon et les médias attendaient Romy à l'aéroport, qui venait en France pour tourner le film Christine), l'ex couple de star se retrouvent sur l'aérodrôme de Nice, et sont émus. En attendant son arrivée, Delon est interviewé "Vous verrez, Romy n'est plus la petite Sissi qu'on a connu. Elle est maintenant une femme, elle a beaucoup changé, vous verrez ... ". Robe courte et acidulée, large bandeau dans les cheveux, Romy apparaît enfin en haut de la passerelle. Sur le tarmac de l'aérodrome de Nice, des dizaines d'objectifs et les caméras se bousculent pour ne pas rater le "cliché", l'embrassade de leurs retrouvailles.
> photographies de Jean-Pierre Bonnotte
> photographies de André Sartres
captures
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Portraits en studio de Romy Schneider - 1950's
photographies d'Arthur Grimm
Session Robe Rouge à Strass
- Studio fond rideau -
- Studio fond rideau - fleurs -
- Studio fond bleu -
- Studio fond bleu - fleurs -
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Romy Schneider et Michel Piccoli chantent en duo
la chanson Hélène pour leur film Les Choses de la vie en 1969
pendant les séances au studio d'enregistrement
diffusé au Journal Télévisé du 6 mars 1970
>> Paroles de la chanson Hélène
du film Les Choses de la vie 1969
interprétée par Romy Schneider et Michel Piccoli
Chanté (par Romy Schneider):
Ce soir nous sommes septembre
Et j’ai fermé ma chambre
Le soleil n’y entrera plus
Tu ne m’aimes plus
Là-haut un oiseau passe
Comme une dédicace
Dans le ciel
Parlé (par Michel Piccoli):
Je t’aimais tant Hélène
Il faut se quitter
Les avions partiront sans nous
Je ne sais plus t’aimer Hélène
Chanté (par Romy Schneider):
Avant dans la maison
J’aimais quand nous vivions
Comme dans un dessin d’enfant
Tu ne m’aimes plus
Je regarde le soir
Tomber dans les miroirs
C’est ma vie
Parlé (par Michel Piccoli):
C’est mieux ainsi Hélène
C’était l’amour sans amitié
Il va falloir changer de mémoire
Je ne t’écrirai plus Hélène
Chanté (par Romy Schneider):
L’histoire n’est plus à suivre
Et j’ai fermé le livre
Le soleil n’y entrera plus
Tu ne m’aimes plus
>> Bonus Infos
DOMMAGE QU'ELLE SOIT UNE P...
- Autour de la pièce -
Romy Schneider et Alain Delon dans les coulisses du Théâtre de Paris où ils jouèrent 120 représentations de la pièce "Dommage qu'elle soit une p...", de mars à août 1961.
(voir aussi l'article du 29 mars 1961, soir de la première représentation)
> photographies de Maurice Janoux
Robe aux manches froncées
Robe blanche
- avec Annie Girardot et Luchino Visconti
> photographies de Maurice Janoux
Robe foncé
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Vendredi 13 octobre 2023 - 21h05- France 05
+ replay sur france.tv
Documentaire - Romy, femme libre
Année: 2022
Durée: 1h32
Réalisation: Lucie Cariès
Commentaires voix-off: Swann Arlaud
Présenté en avant-première au Festival de Cannes, Romy, femme libre raconte la femme qui se cachait derrière la star. De ses débuts à 15 ans dans Les lilas blancs à son dernier film La passante du Sans-Souci, ce film signé Lucie Cariès et Clémentine Deroudille (également commissaire de la rétrospective consacrée à la comédienne à la Cinémathèque française) retrace un parcours hors du commun.
Résumé: Le 29 mai 1982, il y a 40 ans, disparaissait Romy Schneider. Cette actrice d'origine allemande accompagne les spectateurs français depuis si longtemps qu'il semble l'avoir toujours connue. Elle a plusieurs fois changé de vie, quitté des hommes et des pays pour tout recommencer ailleurs. Elle a arraché les rôles qu'elle voulait, en attirant sur elle le regard des plus grands cinéastes de son époque. Mais au-delà de l'icône qu'elle est devenue, Romy Schneider était d'abord une femme libre, qui n'a jamais cessé d'avancer.
- Bande Annonce -
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Mercredi 15 avril 2020 - arte
Soirée Romy Schneider: film biopic + documentaire
15/04/2020 - 20h55
Rediffusions: 24/04/2020 - 01h30
Film - 3 jours à Quiberon
Durée: 108 min
Réalisation: Emily Atef
Année: 2018
Pays: Allemagne/France
Distribution: Marie Bäumer, Birgit Minichmayr, Charly Hübner, Robert Gwisdek, Denis Lavant...
Un an avant sa mort, Romy Schneider se confie à un journaliste allemand lors d'une cure en Bretagne. Avec Marie Bäumer, extraordinaire, l'émouvant portrait d'une funambule en sursis.
Avril 1981. Romy Schneider se requinque dans un centre de thalasso face à l'océan. Tiraillée entre ses projets professionnels et sa hantise de perdre la garde de ses enfants (son fils David a exprimé le souhait de vivre avec son beau-père, Daniel Biasini), l'actrice abuse de l'alcool et des calmants pour trouver le repos. Malgré sa fébrilité, et parce qu'il est accompagné de Robert Lebeck, un photographe qu'elle aime tendrement, Romy Schneider a accepté d'accorder depuis sa cure une longue interview" "à un journaliste du "Stern", Michael Jürgs. Du suicide de son ex-mari à ses difficultés financières en passant par sa relation complexe à sa mère et à l'Allemagne, celui-ci ne lui épargne aucune question, au grand désespoir de Hilde, l'amie d'enfance de la star, venue lui tenir compagnie...
Sur le fil
Inspirée de l'entretien paru dans les colonnes du magazine et capturée dans un somptueux noir et blanc évoquant les clichés de Lebeck, cette chronique bretonne à la chronologie resserrée esquisse par petites touches délicates le portrait d'une femme à la personnalité complexe, funambule émotionnelle balançant entre fous rires enfantins et profond désespoir, entre mise en scène de soi et sincérité, entre débordements d'affection et brusque cruauté. Entourée de trois remarquable acteurs – dont Robert Gwisdek, qui insuffle à son personnage de journaliste en quête de sensationnalisme une troublante ambiguïté –, Marie Bäumer, confondante de ressemblance avec son modèle et vibrante d'émotions contradictoires, livre une performance inoubliable.
15/04/2020 - 22h45
Rediffusion: 25/04/2020 - 06h20
Documentaire - Conversation avec Romy Schneider
Durée: 53 min
Réalisation: Patrick Jeudy
Année: 2017
Pays: France
Le temps d'une nuit à Cologne, en 1976, Romy Schneider se raconte comme elle ne l'a jamais fait. Un portrait intime d'une intensité rare, réalisé à partir des enregistrements sonores de son interview avec la journaliste Alice Schwarzer.
12 décembre 1976. Des flocons virevoltent au-dessus de la cathédrale de Cologne. À quelques pas, dans un petit bureau aux airs de cabine de bateau, Romy Schneider se confie à une femme : Alice Schwarzer, une féministe allemande – la plus engagée de son époque –, fondatrice du magazine Emma. Éloignée des caméras et alors qu'elle ne donne plus aucune interview, l'actrice allemande de 38 ans est au sommet de sa gloire. Elle veut faire de la journaliste le porte-voix de ce qu'elle n'a jamais su dire. "Je veux que ton article sur moi choque tout le monde", répète-t-elle en français. Retraçant le fil de sa vie, jalonnée d'allers-retours entre la France et l'Allemagne, la comédienne se livre à des confessions parfois douloureuses. Demande à plusieurs reprises d'interrompre l'enregistrement, notamment lorsqu'elle évoque Magda, sa mère, comédienne adulée sous le IIIe Reich – et qu'elle soupçonne d'avoir eu une liaison avec Hitler. À demi-mot, elle parle aussi de son beau-père, qui a voulu abuser d'elle.
Tête à tête
Quarante ans après, Alice Schwarzer, figure historique du féminisme, confie à Patrick Jeudy les extraits de l'enregistrement sonore de sa conversation avec Romy Schneider et revient, devant sa caméra, sur cette nuit unique. De la petite Autrichienne de Sissi à l'icône des années 1970, ce portrait sans tabou lève le voile sur l'intimité d'une femme pleine de contradictions. Elle apparaît ici courageuse et craintive, révoltée et conformiste, surdouée et rongée par le doute. Emplie d'images d'archives rares, comme ce film privé d'Eva Braun, où l'on découvre tout sourire la mère de Romy aux côtés du Führer, cette pépite documentaire offre un éclairage nouveau sur le rapport complexe qu'entretenait la star avec ses deux pays. Alors que l'Allemagne réveille des traumatismes d'enfance, la France reste la terre d'un premier amour contrarié : celui avec Alain Delon. Elle dira : "Je suis maintenant française. Tout ce qui est allemand me fait mal." Dans ses confidences, quand la colère la rattrape, c'est d'ailleurs l'allemand qui prend le pas sur sa langue de cœur, le français.
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Dimanche 22 décembre 2019 - arte
Soirée Romy Schneider: film + documentaire
22/12/2019 - 20h55
Rediffusions: 23/12/2019 - 13h35
08/01/2020 - 13h35
Film - Christine
Durée: 97 min
Réalisation: Pierre Gaspard-Huit
Année: 1958
Pays: France
Distribution: Romy Schneider, Alain Delon, Micheline Presle, Sophie Grimaldi, Jean-CLaude Brialy...
Valse viennoise et coeurs brisés… : réalisé en 1958, un mélo romantique, plus trouble qu’il n’y paraît, à l’origine de l’idylle entre la "petite fiancée de l’Europe", Romy Schneider, et un jeune premier nommé Alain Delon.
Vienne, 1906. Le jeune lieutenant des dragons Franz Lobheiner est l’amant d’une femme mariée, la baronne Lena Eggersdorf. Insatisfait de cette liaison, il peine néanmoins à y mettre fin. Lors d’une soirée en compagnie de son ami Theo, il rencontre deux charmantes jeunes filles, la pétillante et délurée Mizzie, et la sage et tendre Christine. Franz s’éprend de cette dernière et souhaite l’épouser. Mais il lui faut d’abord rompre avec sa maîtresse.
Naissance d’un amour
Lorsqu’elle tourne Christine en 1958, Romy Schneider, âgée de 20 ans, est déjà une vedette du cinéma, après le succès de la saga des Sissi au-delà des frontières de l’Autriche, qui lui vaut le titre de "petite fiancée de l’Europe". Étrangement, elle reprend ici le rôle de sa mère, Magda Schneider, dirigée un quart de siècle auparavant par Max Ophuls dans Liebelei, titre de la pièce de théâtre d’Arthur Schnitzler qui a inspiré les deux films. Fastes mélancoliques de Vienne, bals et uniformes à épaulettes, façades impériales et secrets d’alcôve… : la romance sucrée entre le jeune officier volage et la douce Christine s’achève en mélo tragique et follement romantique dans cette version joliment mise en scène par Pierre Gaspard-Huit. Mais si l’émotion affleure à l’image dès la rencontre entre les deux beaux héros et si la sensualité perce à travers le décorum, c’est que Romy, comme Christine, succombe au regard bleu acier et au sourire enjôleur de son partenaire, Alain Delon, deux ans avant Plein soleil, qui les réunira à nouveau à l’écran. À la fin du tournage, elle le suit à Paris, au grand dam de sa famille et de ses admirateurs. Par l’entremise de l’acteur, elle fait la connaissance de Luchino Visconti, qui lui offre un premier rôle ambigu dans un des sketches de Boccace 70. Tournant décisif dans sa carrière, Christine, plus trouble qu’il n’y paraît, symbolise l’adieu à Sissi.
22/12/2019 - 22h35
Rediffusions: 23/12/2019 - 15h15
28/12/2019 - 00h55
- replay jusqu'au 02/01/2020 -
Documentaire - Conversation avec Romy Schneider
Durée: 53 min
Réalisation: Patrick Jeudy
Année: 2017
Pays: France
Le temps d'une nuit à Cologne, en 1976, Romy Schneider se raconte comme elle ne l'a jamais fait. Un portrait intime d'une intensité rare, réalisé à partir des enregistrements sonores de son interview avec la journaliste Alice Schwarzer.
12 décembre 1976. Des flocons virevoltent au-dessus de la cathédrale de Cologne. À quelques pas, dans un petit bureau aux airs de cabine de bateau, Romy Schneider se confie à une femme : Alice Schwarzer, une féministe allemande – la plus engagée de son époque –, fondatrice du magazine Emma. Éloignée des caméras et alors qu'elle ne donne plus aucune interview, l'actrice allemande de 38 ans est au sommet de sa gloire. Elle veut faire de la journaliste le porte-voix de ce qu'elle n'a jamais su dire. "Je veux que ton article sur moi choque tout le monde", répète-t-elle en français. Retraçant le fil de sa vie, jalonnée d'allers-retours entre la France et l'Allemagne, la comédienne se livre à des confessions parfois douloureuses. Demande à plusieurs reprises d'interrompre l'enregistrement, notamment lorsqu'elle évoque Magda, sa mère, comédienne adulée sous le IIIe Reich – et qu'elle soupçonne d'avoir eu une liaison avec Hitler. À demi-mot, elle parle aussi de son beau-père, qui a voulu abuser d'elle.
Tête à tête
Quarante ans après, Alice Schwarzer, figure historique du féminisme, confie à Patrick Jeudy les extraits de l'enregistrement sonore de sa conversation avec Romy Schneider et revient, devant sa caméra, sur cette nuit unique. De la petite Autrichienne de Sissi à l'icône des années 1970, ce portrait sans tabou lève le voile sur l'intimité d'une femme pleine de contradictions. Elle apparaît ici courageuse et craintive, révoltée et conformiste, surdouée et rongée par le doute. Emplie d'images d'archives rares, comme ce film privé d'Eva Braun, où l'on découvre tout sourire la mère de Romy aux côtés du Führer, cette pépite documentaire offre un éclairage nouveau sur le rapport complexe qu'entretenait la star avec ses deux pays. Alors que l'Allemagne réveille des traumatismes d'enfance, la France reste la terre d'un premier amour contrarié : celui avec Alain Delon. Elle dira : "Je suis maintenant française. Tout ce qui est allemand me fait mal." Dans ses confidences, quand la colère la rattrape, c'est d'ailleurs l'allemand qui prend le pas sur sa langue de cœur, le français.
22/12/2019 - 23h30
Rediffusions: 29/12/2019 - 10h50
Documentaire - Sissi, la douleur et la liberté
Durée: 53 min
Réalisation: Stefan Ludwig
Année: 2019
Pays: Autriche
Loin du mythe popularisé par le cinéma et la télévision, ce documentaire-fiction explore la personnalité complexe d’Élisabeth d’Autriche, dite "Sissi" (1837-1898), impératrice rebelle d’un empire sur le déclin.
"Mon âme a besoin d’une patrie." En 1888, l’impératrice Élisabeth d’Autriche (1837-1898), éprise de culture grecque et du diplomate Alexander von Warsberg, rencontré trois ans plus tôt à Corfou, décide avec l'aide du diplomate Alexander von Warsberg, rencontré trois ans plus tôt à Corfou, de faire ériger sur l’île un palais de style pompéien, l’Achilleion. Élevée en Bavière, dans un environnement provincial et permissif auquel elle sera arrachée à 16 ans pour épouser son cousin François-Joseph, Sissi a toujours refusé de se plier au devoir de représentation que lui assignait son rang – y compris après la défaite de Solferino et la perte de la Lombardie, lorsque le pouvoir impérial humilié aurait eu besoin de son sourire pour redorer son image. Après le décès tragique de sa petite Sophie, en 1857, la jeune souveraine, alors dépressive et malade, multiplie les voyages pour s’épanouir loin de la rigidité de la cour viennoise. D’une beauté admirable, qu’elle entretient avec un soin maniaque, l’impératrice s’adonne à ses passions avec une fougueuse liberté : chasse à courre, poésie, amour de la culture magyare… Liée au patriote hongrois Gyula Andrássy, elle joue un rôle prééminent dans l’instauration, en 1867, de la double monarchie austro-hongroise. Huit ans avant son assassinat, survenu en 1898, à Genève, la construction de l’Achilleion s’achève, mais Sissi, ébranlée par le supposé suicide vraisemblable de son fils Rodolphe à Mayerling, et la perte de son cher Warsberg, ne pourra trouver la paix dans son palais rêvé…
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LES CHOSES DE LA VIE
Les interviews
Romy Schneider
(dans le rôle d' Hélène) *
C' est mon metteur en scène préféré [Claude Sautet] parce qu'il se conduit en ami des acteurs. Mieux encore, l'ami de tous les membres de l'équipe, de l'éclairagiste jusqu'au manoeuvre. Il se montre toujours prêt à acceuillir les idées ou les suggestions. Il est très agréable de se sentir promue au rang de collaborateur.
Nous nous sommes compris dès la première minute. Je l'ai immédiatement classé comme colérique, ce qu'il est, mais sincère et toujours à bon escient. Ce fut un travail merveilleux. J'ai d'abord été fasciné par ce rôle en retrait et lourd de graves problèmes.
En outre, c'est un plaisir de tourner avec des partenaires aussi intelligents que Michel.
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Claude Sautet
(le metteur en scène) *
De mon point de vue, Romy est irremplaçable. Dès le premier tour de manivelle des "Choses de la Vie", sa vie privée prit une orientation difficile et tumultueuse. Son besoin absolu d'exclusivité l'entraînait à varier les hommes. Elle faisait preuve d'une jalousie féroce et perdait très vite son assurance. Elle vivait dans un état d'angoisse permanente. L'existence ne devait pas être drôle pour le partenaire qui passait sa vie avec elle. Elle vivait perpétuellement dans la crainte de ne pas atteindre au but qu'elle s'était fixée.
Dès la première répétition, elle s'attachait à jouer totalement, comme s'il y allait de sa vie. La plupart des acteurs se lassent vite de répéter longtemps la même scène. Elle, jamais. De séquence en séquence, elle perfectionnait son jeu. Elle nous poussait même à prolonger les répétitions afin que ce fût encore meilleur. Pour un peu, on aurait été tenté de lui dire: "Arrête Romy, c'est parfait!" Inutile! Elle en voulait encore. A la longue, Romy est devenue de plus en plus méticuleuse et pointilleuse.
Elle était frustrée lorsqu'un film ne lui offrait pas une ou deux scènes de grande fureur. Son rêve était de tourner le maximum de scènes de colère furibonde. Probablement cela l'aidait-il à se défouler.
Malheureusement, elle se montrait trop exigeante. Il fallait s'occuper d'elle des heures durant. Dès que l'on se détournait de sa personne, elle sombrait dans la tristesse et la mélancolie. Personne ne parvenait à satisfaire ses exigences. En outre, elle souffrait d'une incroyable timidité. Souvent je me suis étonné devant elle qu'elle ait abandonné la carrière théâtrale. Eh bien, c'est parce qu'elle n'avait aucune confiance en elle ! La présence des spectateurs l'effrayait. Elle buvait beaucoup, le soir, après le tournage; sans doute y trouvait-elle le seul moyen d'échapper à son anxiété.
* (source: livre Romy Schneider images de ma vie, de Renate Seydel)
**** vidéo Interviews ****
Claude Sautet évoque sa rencontre avec Romy
Romy Schneider parle de Claude Sautet
La Piscine
Histoire illustrée du film culte
Auteur: Luc Larriba
Date de sortie: 25 février 2022
Broché 208 pages
Langue: français
Dimension: 22.6 x 2.2 x 29.6 cm
Éditeur: HUGINN MUNINN; Illustrated édition
Prix : 34,95 €
ISBN 10: 2364807263
ISBN 13: 978-2364807266
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Description Romy Schneider en maillot de bain Courrèges, Alain Delon chemise ouverte, offerts au soleil de l’été au bord d’une piscine turquoise… Sorti en salles en 1969, le thriller voluptueux de Jacques Deray célèbre les retrouvailles des deux acteurs et fait de Romy Schneider une icône du cinéma français. Luc Larriba, journaliste, retrace l’aventure de ce polar sulfureux à la beauté magnétique pour comprendre pourquoi ce long métrage est aujourd’hui devenu culte.
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Le cinéaste français Michel Deville est décédé dans son sommeil ce jeudi 16 février 2023, à l’âge de 91 ans.
Fils d’un industriel en poteries pour jardins, Michel Deville joue avec des caméras depuis son enfance et commence des études de lettres à la Sorbonne tout en rêvant de septième art. Un jour, le cinéaste Henri Decoin vient acheter des pots de fleurs chez son père: Michel Deville saute sur l’occasion et se retrouve stagiaire, puis assistant, sur douze films de l’auteur de La Vérité sur Bébé Donge (1951) et de Razzia sur la chnouf (1955).
Voulant devenir réalisateur, il propose à Eric Rohmer, dont il apprécie les articles, d’écrire avec lui son premier film. Flatté, ce dernier lui répond qu’il est lui-même en train de préparer son propre prototype, Le Signe du lion, qui sortira en 1962. Deville fera affaire avec une monteuse, Nina Companez, qui, à force de lui donner des idées, se retrouve coscénariste, particulièrement douée pour les dialogues. Deville et Companeez collaboreront sur douze films. Deville trouvera ensuite une autre complice, costumière, assistante, productrice et coscénariste, Rosalinde Damamme, qu’il épousera.
Sa complicité avec Eric Rohmer, qui apprécie son premier long-métrage, Ce soir ou jamais (1961), lui vaut d’être bien traité dans les Cahiers du cinéma. « Un coup d’essai, un coup de maître », écrit Jean Douchet, pour qui Deville « réussit cette alliance réputée impossible : une comédie typiquement française dans un style de comédie américaine ». Pour Adorable menteuse (1962), où le mensonge est célébré comme une morale de vie (un thème qui hante toute l’œuvre), Luc Moullet souligne l’audace, le caractère insolite, la justesse des dialogues de ce cinéaste au « travail d’orfèvre ». Les compliments cesseront lorsque Jacques Rivette remplacera Rohmer à la rédaction en chef du magazine.
Contemporain de la Nouvelle Vague, il n’a jamais cependant appartenu au mouvement. Il en fut néanmoins un peu sans l’être, en ce qu’il osa filmer des histoires de façon différente de l’usage. Récit d’une soirée entre copains, Ce soir ou jamais, par exemple, se déroule dans un seul décor et est tourné en studio, ce que les gens des Cahiers abhorraient. Mais son originalité, comme il le relatait dans Positif (n° 699), c’est que, dans ce type de films, avant, « les personnages s’étripaient, tout était violent, dramatique et conflictuel, on s’envoyait ses quatre vérités à la figure. Dans [s]on film, il ne se passait volontairement rien ». Deville a décidé qu’il ferait un cinéma différent de celui qu’il avait connu comme assistant.
A la suite de l’échec commercial d’A cause, à cause d’une femme (1962), comédie à poursuites et filatures, où le comédien Jacques Charrier virevolte d’une femme à l’autre, Michel Deville signe un certain nombre de films pour rembourser une partie de ses dettes, parmi lesquels Lucky Jo (1964), avec Eddie Constantine, parodie des polars en vogue, méditation sur le temps qui passe. Et Martin soldat (1966), où Robert Hirsch est un acteur de théâtre devant jouer un officier allemand le jour du Débarquement, avec rebondissements à la To be or not to be, de Lubitsch.
Il renoue avec le thème de l’initiation amoureuse avec Benjamin ou les mémoires d’un puceau (sorti en 1968), situé au XVIIIe siècle, où un jeune homme (Pierre Clémenti) est entouré de femmes dans un château à la campagne. Très inspirée de Marivaux, dans l’esprit des tableaux de Fragonard et de Watteau, cette ode au libertinage, aux jeux de l’amour et du hasard, aux fêtes galantes, fait défiler soubrettes et marquises, Don Juan blasés et donzelles de pastorale pour un festival de fausses confidences, baisers dérobés. Les dialogues de Nina Companeez sont ciselés, mais Deville enseigne aussi l’art de se taire, illustrant sa dévotion pour les caresses, l’art de parler avec ses mains.
Même inspiration dix ans plus tard, dans Le Voyage en douce (1980), où deux femmes se racontent leurs fantasmes et s’aident à les réaliser. La cohérence de l’œuvre de Michel Deville, dont on a beaucoup vanté l’élégance de l’image, le raffinement du tempo, le charme de l’interprétation, se mesure au fil de ces éducations sentimentales, comme dans un polar ludique, Bye Bye, Barbara (1969), un divertissement endiablé, L’Ours et la poupée (1970), où Brigitte Bardot, mondaine capricieuse en Rolls, poursuit Jean-Pierre Cassel, bohème myope et bougon en 2 CV. Et un film en costumes, Raphaël ou le Débauché (1971), évocation d’une passion impossible, lors du siècle romantique aux jabots à dentelle de Musset, entre un dandy désenchanté, adepte de l’alcool et des lieux mal famés (Maurice Ronet), et une jeune veuve désirable (Françoise Fabian).
Le ton des films de Deville sans Nina Companeez devient plus grave, grinçant, un rien désabusé. Il se montre plus formaliste. Le Mouton enragé (1974) inaugure une réflexion sur l’art de ses personnages à mettre leur vie en scène. Ici, c’est un infirme qui manipule un être malléable et vit à travers lui, par procuration. Le séducteur frustré (Jean-Pierre Cassel) est l’orchestrateur des séductions de son ami, qui est son pantin (Jean-Louis Trintignant), un acteur, un héros de substitution. Même transfert de libido dans La Lectrice (1988), où, payée pour lire des récits érotiques, une femme (Miou-Miou) se plie aux fantasmes de ceux qui l’engagent, changeant de rôle au fil de ses lectures. Dans Le Paltoquet (1986), nous sommes plongés dans le décor théâtral de l’inconscient d’un bistrotier, entre rêve et réalité.
Ces variations sont autant de démonstrations que la vie est un jeu. Ce qu’illustrait déjà L’Apprenti salaud (1977), où Robert Lamoureux, à la gouaille canaille, est un escroc à panache. Ce qu’illustre encore avec brio Péril en la demeure (1985), adapté de René Belletto, où le professeur de guitare qu’incarne Christophe Malavoy croit maîtriser son destin, mais est manipulé par tout le monde, la mère de son élève, le mari tyrannique, la voisine voyeuse, un tueur à gages, jeu de dupes…
Le cinéaste lui-même fit de cette philosophie ludique sa règle : « Le cinéma, pour moi, est toujours un jeu, un jeu d’images, de mots, de musiques, de comédiens », disait-il en 1978 (Cinéma 78, n° 236-237). Chacun de ses films est un défi formel : caméra subjective dans cette étude clinique de l’univers des services de renseignement dont les espions restent invisibles qu’est Le Dossier 51, adapté de Gilles Perrault (1978), et où tout le monde est objet de fiches, rapports informatisés ; sans dialogues dans La Petite Bande (1982), dont l’un des enfants est sourd-muet ; truffé de scènes érotiques sans images dans Le Voyage en douce (1980) ; huis clos en temps réel dans Nuit d’été en ville (1990) ; bande-son se faisant l’écho des pensées des protagonistes, médecin et patients, dans La Maladie de Sachs (1999).
Le cinéma de Michel Deville était aussi un cinéma de regards, ceux que posait le metteur en scène sur des hommes et des femmes qui ne cessaient de s’observer, s’épier, se manipuler. C’était un cinéma explorant l’art des mensonges, des faux-semblants. Et des miroirs, devant lesquels Deville plantait Anna Karina pour répéter les questions qu’elle voulait poser à son amoureux dans Ce soir ou jamais, et qui abondent dans Toutes peines confondues (1992). Deville en semait partout, il adorait les glaces à trois faces, les rétroviseurs ou les murs tapissés de miroirs pour surprendre l’intimité de quelqu’un, flatter les narcissiques, éviter les champs-contrechamps.
Michel Deville s’était vu décerner deux prix Louis-Delluc (en 1967 pour Benjamin, en 1988 pour La Lectrice), le César du meilleur scénario adapté d’un roman pour Le Dossier 51 en 1979, et le César du meilleur réalisateur en 1986 pour Péril en la demeure.
Romy Schneider et Michel Deville en 1974
sur le tournage du film "Le Mouton Enragé"
Sur le web
article "Le cinéaste Michel Deville est mort" sur le blog monde.fr
article "Mort à 91 ans de Michel Deville" sur lefigaro.fr
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L'acteur italien Nino Castelnuovo est décédé à l'âge de 84 ans le 6 septembre 2021 à Rome, Italie.
Nino Castelnuovo était le partenaire de Romy
dans le film Un amour de pluie en 1974
Il tenait un rôle secondaire dans Rocco et ses frères en 1960
(de Luchino Visconti, avec Alain Delon)
Mais son rôle le plus connu reste sa prestation
dans Les Parapluies de Cherbourg en 1964
(de Jacques Demy, avec Catherine Deneuve)
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Paris Match
Hors Série n°17
Couples de légende
pays: France
paru le 01/04/2021
prix: 7,50 €
article de 8 pages sur le couple Alain Delon / Romy Schneider
> sur le web: article sur parismatch.com
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Romy Schneider
catalogue de l'exposition 2022
Auteur: Clémentine Deroudille
Date de sortie: 23 mars 2022
Relié 256 pages
Langue: français
Dimension: 20.4 x 2.6 x 26.1 cm
Éditeur: FLAMMARION
Prix : 35 €
ISBN 10: 2080263234
ISBN 13: 978-2080263230
Ou le commander ? sur le site de l'éditeur Flammarion et sur amazon.fr
Description « Je voulais vivre, aimer, me développer sur le plan artistique, devenir un être nouveau : mais surtout être libre. »
De cette profession de foi, Romy Schneider fera sa devise, mêlant vie privée et vie professionnelle comme aucune autre, menant son existence tambour battant. Dans cet ouvrage, c'est l'actrice au travail, passionnée et totalement investie que nous découvrons, au travers de photographies de plateau pour certaines inédites, de témoignages des réalisateurs avec lesquels elle a tourné, dont Luchino Visconti, Claude Sautet, Bertrand Tavernier ou Costa-Gavras, et, surtout, au travers de sa voix retranscrite depuis des interviews et des extraits de son journal.
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Les choses de la vie
Photos - 12
A l'hôpital où Pierre est décédé, l'infirmière remet la lettre d'adieu que Pierre a écrit à Hélène, avant qu'il ne change d'avis pour la rejoindre. L'infirmière remet la lettre à sa femme Catherine (Léa Massari) qui, après l'avoir lue, décide de la déchirer.
Hélène (Romy Schneider) arrive en trombe à l'hôpital. A l'acceuil, la terrible nouvelle lui est annoncée. Elle repart, totalement hagarde.
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Les choses de la vie
Photos - 4
Pierre (Michel Piccoli) et Hélène (Romy Schneider) vont dîner chez la mère d'Hélène. Après le repas, en voiture, Hélène reproche à Michel de se montrer distant avec elle; il ne lui a pas adressé la parole de la soirée. Michel annonce qu'il part de suite dans sa maison de l'île de Ré.
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Août 1975: Romy Schneider et Daniel Biasini sortent d'une clinique où Romy a vu un gynécologue. Photographiés par des paparazzis, la presse annoncera que Romy est alors sans doute enceinte.
- dans la presse -
Diez Minutos, 30/08/1975 - Espagne
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