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Romy Schneider en images
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NAVIGUATION
14 février 2008

Angelina Jolie et Eva Green recalés pour le biopic Romy

Le film sur Romy Schneider : Angelina Jolie et Eva Green recalées !

article publié le 13 février 2008
sur purepeople

Un film franco-allemand produit par Raymond Danon — qui a travaillé 8 fois avec Romy Schneider — et Douglas Welbat, sera tourné en France et en Allemagne à partir du 23 juillet.

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Alors que Angelina Jolie et Eva Green souhaitaient avoir le rôle, c'est finalement l'actrice autrichienne Yvonne Catterfeld, qui possède une ressemblance assez confondante avec Romy Schneider, qui a décroché le rôle.

La sortie du film est prévue en Allemagne à l'automne 2009 et six mois plus tard en France.

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8 août 2009

Problème de droits pour le biopic de Romy

Le biopic de Romy Schneider serait toujours d'actualité... mais quid de l'actrice et des droits ?

article publié par A.I
vendredi 7 août 2009
sur purepeople

262077_yvonne_catterfeld_637x0_3Il y a quelques semaines, le Film Français relayait une information publiée à l'origine dans le journal allemand Bild Zeitung, dans laquelle la comédienne Yvonne Catterfeld déclarait qu'elle n'interpréterait finalement pas le rôle de Romy Schneider dans le biopic intitulé Une femme comme Romy, pour des raisons budgétaires et juridiques.

Cependant, le coproducteur allemand - Douglas Welbat -, vient pour notre plus grand plaisir de démentir ce conflit financier, précisant que la Warner n'avait jamais remis en cause son engagement quant à la distribution internationale du film. Ajoutant que si Yvonne souhaitait réintégrer le projet, elle serait accueillie les bras ouverts.

262080_romy_schneider_637x0_2Pour rappel, ce projet de biopic autour de la légendaire actrice est particulièrement alléchant, notamment grâce à son casting haut-de-gamme - qui comptait notamment la très belle Yvonne Catterfeld dans le rôle-titre, véritable sosie de la star de La Piscine et de L'important c'est d'aimer.

D'après les dernières déclarations du coproducteur d'outre-Rhin, le tournage du film n'est que décalé de quelques semaines et se tournera bien sous la direction de Josef Rusnakpour 23 millions d'euros de budget.

Il ne reste donc plus qu'à convaincre à nouveau Yvonne de se rattacher au projet, et à Sarah Biasini - la fille de Romy - et Daniel Biasini - l'ex-époux de l'actrice décédée en 1982 - de donner leur accord afin que le premier coup de manivelle soit donné dans quelques semaines.

Un projet visiblement compliqué à monter, mais dont on espère voir le résultat un jour prochain...

En attendant, vous pourrez toujours vous rendre dans vos salles dès le 4 novembre pour voir le documentaire L'enfer d'Henri-Georges Clouzot, que la charmante Bérénice Bejo nous avait présenté lors du dernier Festival de Cannes, et qui propose notamment des images inédites de Romy durant le tournage de ce film inachevé.

19 novembre 2009

Les covers de Bunte partie 2

Romy Schneider en couverture
du magazine allemand Bunte

Partie 2: de 1972 à 1991

19 novembre 2009

Les covers de Bunte partie 1

Romy Schneider en couverture
du magazine allemand Bunte

Partie 1: de 1954 à 1970

11 novembre 2009

"L'Enfer d'Henri-Georges Clouzot" : regarder Romy et approcher 'L'Enfer'

lemondefr_logo"L'Enfer d'Henri-Georges Clouzot" : regarder Romy et approcher 'L'Enfer'

article publié
le 10.11.2009,
en ligne sur lemonde.fr 

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Henri-Georges Clouzot et Romy Schneider dans le film documentaire français de Serge Bromberg et Ruxandra Medrea, "L'Enfer d'Henri-Georges Clouzot".

Il existait donc, dans quelque crypte de l'histoire du cinéma, des rubans de pellicule sauvés de L'Enfer, d'Henri-Georges Clouzot (1907-1977), ce projet fiévreux, délirant et inachevé, qui mettait Romy Schneider dans tous ses états ? Sacrée nouvelle. Un film de cauchemar, un drame charnel de la jalousie, fantasmé par un réalisateur diabolique, l'un des plus sombres du cinéma français (Le Corbeau, en 1943, Quai des Orfèvres, en 1947, Le Salaire de la peur, en 1953...), qui faillit d'ailleurs laisser sa peau sur ce tournage.

Quelques fragments de cet Enfer avaient été divulgués, en 2007, à l'Auditorium du Louvre (Le Monde du 27 novembre 2007), par Serge Bromberg, célèbre aventurier et restaurateur du cinéma perdu. Il y bâtissait déjà un récit de sa quête au moins aussi mythique que le film lui-même. L'archiviste, dans le rôle du preux chevalier, tente vainement de convaincre Inès Clouzot, la veuve du cinéaste, d'autoriser l'utilisation de ces rushes, avant qu'une panne d'ascenseur de quelques heures ne lui permette d'arracher, par des moyens qu'il passe sous silence, son consentement.

Avec le documentaire qu'il consacre aujourd'hui à l'histoire de ce film, la boucle est enfin bouclée, et si L'Enfer ne renaîtra pas pour autant de ses cendres, du moins peut-on en visiter les sulfureux vestiges et rêver indéfiniment à ce qu'il aurait pu devenir : poésie frénétique ou grandiloquent échec.

La genèse de ce film est d'abord celle d'un artiste qui traverse une phase de doute et de dépression : Clouzot a perdu sa première femme, Vera, en 1960, et il en est à un point de sa carrière où il n'a plus grand-chose à démontrer, tandis que se profile à l'horizon une vague nouvelle de jeunes gens qui s'apprêtent à révolutionner le cinéma français. Tandis qu'il se remarie en 1963 avec Inès de Gonzalès, cet homme de 56 ans veut aussi montrer qu'il peut encore frapper un grand coup esthétique.

Ce sera L'Enfer. Un film sur le démon de la jalousie, inspiré de sa relation avec son ex-femme, mais porté par le cinéma jusque dans ses confins extrêmes. Un film qui mettrait en scène un couple de jeunes mariés, pour mieux entrer dans la tête du personnage masculin et rendre par des expérimentations formelles très poussées la fantasmagorie délirante qui la peuple. Par chance, ou par malchance, Clouzot dispose du soutien inconditionnel de la major Columbia, qui lui donne carte blanche.

Rescapés du désastre

Clouzot tient déjà son couple vedette, Romy Schneider et Serge Reggiani. Il a également une idée de la structure du film, qui montrera le monde réel en noir et blanc et celui des fantasmes en couleurs. Installé à demeure dans une suite de l'Hôtel George-V, il se claquemure alors en studio et se lance dans une interminable série de recherches qui le mèneront très loin, tentant de trouver dans le mariage de l'art cinétique et de la musique électro-acoustique, mais aussi bien dans la mise à l'épreuve des limites morales et physiques de ses acteurs, un équivalent plastique à la folie de son personnage.

Trois mois plus tard, en juillet 1964, le tournage débute enfin dans le Cantal, au pied du viaduc de Garabit. 150 techniciens, trois équipes de tournage sont à pied d'oeuvre, sous la férule impitoyable d'un réalisateur insomniaque. Rien n'ira pourtant comme il se doit. Techniciens poussés à bout, gâchis financier, équipes inactives, tensions avec les acteurs... Le cinéaste, indécis, semble être devenu prisonnier de son perfectionnisme et de son ambition. Il se brouille avec Serge Reggiani, qui quitte le tournage pour l'hôpital. Appelé à la rescousse, Jean-Louis Trintignant n'a pas le temps de prendre ses marques, Clouzot étant lui-même victime d'un infarctus. Fin de partie.

Cette histoire, Bromberg nous la raconte en usant de trois sources. Les témoignages des rescapés de ce désastre, depuis l'assistant opérateur William Lubtanchsky jusqu'à l'actrice Catherine Allégret. Des fragments de dialogues originaux lus par les acteurs Jacques Gamblin et Bérénice Béjo. Enfin, et c'est assurément la partie la plus impressionnante, de nombreux extraits tirés des quinze heures de bouts d'essai et de rushes existants, dépourvus de son. Principal objet de l'expérience : Romy Schneider transformée en matière malléable à merci, surface de projection pulsionnelle à haute teneur érotique. Romy Schneider, telle que jamais on ne l'a vue : ligotée, dégradée, répulsive, fascinante, dominatrice, fragmentée, scintillante, hybridée, peinte de la tête aux pieds, captive d'un démiurge qui la soumet à ses plus folles visions.

Serge Bromberg a choisi de rester au plus près de cette histoire, ce dont il s'acquitte parfaitement. On ne lui contestera pas ce choix, quand bien même on pourrait regretter qu'il n'ait pas voulu élargir le cadre. On aurait aimé en savoir un peu plus sur le parcours de Clouzot, sa place dans le cinéma français, l'émergence de la Nouvelle Vague dans les années 1960, voire la filiation paradoxale de L'Enfer, qui fut tourné en 1994 par Claude Chabrol et emmené dans une tout autre direction.


Cinéma: les sorties de la semaine 

 le 10.11.2009,
en ligne sur lemonde.fr 

"L'Enfer d'Henri-Georges Clouzot", documentaire français de Serge Bromberg et Ruxandra Medrea

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En 1964, Henri-Georges Clouzot, au sommet de sa gloire, entreprend le tournage de L'Enfer, avec Romy Schneider. Trois semaines plus tard, tout s'arrête, après la crise cardiaque qui terrasse le réalisateur. Utilisant les prises du tournage et les fascinants essais réalisés avec Romy Schneider, L'Enfer d'Henri-Georges Clouzot raconte un grand cauchemar de cinéma.

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11 novembre 2009

Les images inédites de «L'enfer» de Clouzot

20min_logoLes images inédites de «L'enfer» de Clouzot

Diaporama photos
le 10.11.2009,
en ligne sur 20minutes.fr 

diapo_enfer1C'est l'histoire d'un naufrage cinématographique devenu un documentaire magnifique. «L'enfer d'Henri-Georges Clouzot» sort ce mercredi 11 novembre dans les salles et dévoile les images incroyables d'un tournage inachevé.

diapo_enfer2Grâce à l'acharnement du producteur et restaurateur de films Serge Bromberg, on découvre 45 ans plus tard, les images inédites de «L'enfer», un film d'Henri-Georges Clouzot jamais terminé.

diapo_enfer3«L'enfer» raconte la dérive mentale d'un homme jaloux, Marcel (Serge Reggiani), marié à la jeune et belle Odette (Romy Schneider).

diapo_enfer4Si le quotidien du couple est tourné en noir et blanc, Clouzot décide de tourner en couleurs les fantasmes de Marcel à qui les soupçons d'infidélité de sa femme donnent des pulsions de meurtre.

diapo_enfer5En tout, 16 heures de films ont été tournées en 1964, toutes muettes. Des heures d'essais dans les Studios de Boulogne puis au pied du viaduc de Garabit (Cantal).

diapo_enfer6Durant les essais, Romy Schneider qui n'a alors que 25 ans, devient un véritable objet de fascination pour le cinéaste.

diapo_enfer7Pendant six mois, il la filme à huit clos, couverte de paillettes ou maquillée étrangement.

diapo_enfer8Et si son contrat précise qu'elle ne fera aucune scène dénudée, elle acceptera pourtant de tourner une séquence où elle est enchaînée totalement aux rails d'une voie ferrée.

diapo_enfer9Terrain d'expérimentation sans limites pour Clouzot, le film avait bénéficié d'un budget illimité de la part de la Colombia. Il coûtera finalement plus de cinq millions de francs, une somme énorme pour l'époque.

diapo_enfer10Perfectionniste à l'extrême, Clouzot n'en finit plus de multiplier les prises. En moins de trois semaines, il finit par exaspérer son équipe par ses exigences illimitées et se brouille avec son acteur principal, Serge Reggiani, qui quitte le tournage.

diapo_enfer11Mais c'est finalement l'infarctus de Clouzot qui marquera l'arrêt définitif du projet.

diapo_enfer12Un accident cardiaque dont les conditions restent imprécises. Parmi les récits, celui du  directeur de la photographie, William Lubtchansky: «Couzot était en train de tourner une scène sur une barque avec Romy Schneider et Dany Carrel. Les deux femmes devaient s'embrasser pendant des heures. Il faisait très chaud. Clouzot était derrière sa pipe. D'un seul coup, pleins de gens se sont précipités, et Clouzot a fait un infarctus.»

diapo_enfer13Parallèlement à la sortie en salles du documentaire paraît chez Albin Michel «Romy dans l'Enfer», un ouvrage rassemblant les images superbes et le récit de ce projet cinématographique énigmatique et insolite.

7 novembre 2009

Le Figaro 6/11/2009

lefigaro_uneLe journal quotidien Le Figaro du vendredi 6 novembre 2009, propose un encart en Une avec Romy Schneider dans L'Enfer avec un article de deux pages à l'intérieur du journal.
>> A lire en pdf sur lequotidien.lefigaro.fr

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lefigaro_lenfer_romyRomy Schneider dans un film inédit de Clouzot tourné en 1964

On n’avait jamais vu les images de L’Enfer, le projet fou du réalisateur du Corbeau. Un livre et un documentaire, en salle le 11 novembre, les révèlent 45 ans après.

16 septembre 2009

Les covers de Quick

Romy Schneider en couverture
du magazine allemand Quick

17 avril 2009

Alain Delon : "Romy était une enfant qui devint trop tôt une star"

Le site de Le journal des plages nous livre une interview d'Alain Delon, alors en promo pour la sortie du livre site Delon, Romy, ils se sont tant aimés (qu'il préface et qui évoque notamment sa relation avec Romy Schneider).

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Pourquoi avoir décidé de participer à ce livre maintenant ?
Alain Delon : Je n’avais jamais jusqu’ici souhaité m’exprimer plus que ça sur un sujet qui est toujours douloureux pour moi et très personnel même si j’ai souvent été beaucoup sollicité. Toutefois, là, j’ai trouvé l’idée bonne et bien réalisée, et j’ai confiance surtout en Philippe Barbier, l’un des deux auteurs, que je connais, que j’apprécie, qui me connaît et qui a réalisé de nombreux ouvrages. Et surtout ce livre permet de continuer de la faire vivre. Et puis, j’aime la collection cinéma Stars de l’écran des Éditions Carpentier.

Est-ce que ce n’est pas avant tout pour rétablir certaines vérités et démentir certaines contre-vérités sur votre couple ?
Alain Delon : Parfois, mais là n’était pas le propos. Je souhaitais simplement, selon un contenu éditorial décidé par l’éditeur, apporter mon éclairage sur ce que j’ai vécu avec Romy personnellement et professionnellement et dire qui était la femme et l’artiste, en donnant également quelques photos inédites de ma collection.

Alain Delon : C’est vrai, mais si notre couple est devenu légendaire, ce n’est pas de notre fait.

Qu’est-ce qui fait que votre couple est devenu légendaire ? Car, vous étiez aux antipodes :vous, un gars de banlieue et elle, une petite bourgeoise bien éduquée et souvent capricieuse ! Malgré vos origines et vos milieux éloignés, vous vous êtes “reconnus”...
C’est le public qui l’a décidé tout comme c’est le public qui a fait de nous des stars. Nous nous aimions, c’est tout. Notre liaison défrayait la chronique souvent malgré nous. Romy avait 20 ans, j’en avais 23. Je ne pensais pas que mon existence allait prendre une telle orientation sentimentale. Elle devenait le grand amour de ma vie, le premier, un amour merveilleux. On est toujours marqué par son premier amour, je pense. Avant, j’avais eu des relations mais là, c’était le premier véritable amour. Et, forcément, ça marque toujours...

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Quand vous avez connu Romy Schneider, c’était déjà une star dans l’Europe entière avec la sortie des trois Sissi...
Alain Delon : Elle était LA star européenne, à égalité avec Brigitte Bardot. Pour beaucoup, Romy Schneider restera à jamais l’inoubliable Sissi, devenue impératrice d’Autriche par amour. Ce rôle lui assura d’emblée la consécration internationale.

Est-ce que, fondamentalement, ce qui vous unissait ce n’était pas une même sensibilité épidermique et d’avoir en commun la douleur sourde d’une enfance solitaire et un manque d’affection parentale ?
Alain Delon : Oui et non. C’est clair que nous avions une même sensibilité et qu’à nous deux, avec nos caractères bien trempés, c’était franchement quelque chose ! (rires). Nous étions deux tempéraments et avons souffert différemment. Je ne pense pas qu’elle ait eu une mauvaise enfance. Elle avait souffert du manque d’attention de son père, ou plutôt de ses absences d’amour, de chaleur affective et des rapports difficiles qu’elle a entretenus avec son beau-père.

Qu’est-ce qui vous a d’emblée plu chez elle ?
Alain Delon : Je savais que c’était une star quand je l’ai rencontrée mais bizarrement je ne l’ai pas aimée tout de suite. Romy Schneider était à Paris pour la préparation du nouveau film de Pierre-Gaspard Huit, Christine, dans lequel j’allais jouer, un remake de Liebelei de Max Ophüls, où Magda, sa propre mère, tenait le rôle principal. C’est par la suite que nous sommes tombés amoureux. J’ai été très vite marqué et séduit par son sourire... On la disait violente parce qu’entière... Elle avait du tempérament, une vraie personnalité écorchée vive, ardente, sensible. Elle était violente parfois parce qu’elle était entière. Elle avait des humeurs, des emportements, des colères mais aussi une sensibilité et un tempérament à fleur de vie, de peau. Elle avait besoin d’aimer avec passion.

Alain Delon : Elle devenait le grand amour de ma vie, le premier, le plus fort, le plus marquant, mais aussi malheureusement, le plus triste. On a grandi ensemble.

Vous dites souvent :“Je savais qu’après elle, plus rien ne serait plus pareil”. Pour quelle raison ? N’a-t-elle pas été finalement une enfant jetée trop tôt dans la fournaise de la célébrité, devenue trop tôt une star ?
Alain Delon : Tout à fait ! C’était une enfant qui devint trop tôt une star avec des caprices, des colères et des humeurs d’enfant toujours justifiées mais avec des réactions imprévisibles. Elle n’était pas préparée à la gloire et à la dureté de ce métier. Elle ne comprenait pas toujours le jeu de ce métier de femme publique.

Après avoir tourné ensemble "Christine", vous jouerez ensemble au théâtre, dans "Dommage qu’elle soit une p..". C’est Luchino Visconti qui signera la mise en scène et qui vous annonce son intention de monter cette pièce élisabéthaine de John Ford et vous la propose... Comment avez-vous réagi car vous n’aviez jamais fait de théâtre et Romy parlait encore un Français approximatif ?
Alain Delon : Oui, en 1961, Visconti m’annonce son intention de monter cette pièce de John Ford. Je n’avais jamais fait de théâtre et je n’y songeais même pas. Quant à Romy, c’était un vrai challenge et tour de force car elle a dû apprendre en quelques semaines un texte ardu dans une langue qui n’était pas sa langue maternelle. Alors que moi je ne savais rien dire en allemand et je ne connais toujours pas cette langue.

Autant dans votre premier film, c’est votre fraîcheur qui crevait l’écran, mais c’est véritablement dans La Piscine, en 1968, le film de vos retrouvailles, que votre duo a éclaboussé la pellicule, en ayant atteint le sommet de votre plénitude charnelle... Comment expliquez-vous cette adéquation entre la fiction et la réalité au point de se confondre de manière troublante ?
Alain Delon : On ne savait plus où était le vrai du faux... Je ne peux pas l’expliquer. Il y avait une conjonction d’éléments qui créaient cette atmosphère : l’été 1968, la piscine, la maison à Saint-Tropez, la lumière y était magnifique et Romy sublime et incandescente...

"J’avais l’âge du Christ, l’âge idéal pour un homme".

Derrière l’acteur qui prenait sa dimension, c’est surtout les traits de caractère de l’homme qui affleurent que l’on perçoit et qui composent la manière de votre jeu...
Alain Delon : Ce n’est pas à moi de le dire, mais c’est vrai que je faisais davantage homme, j’étais plus mûr.

Ce qu’on découvre c’est que Jacques Deray ne voulait pas initialement de Romy Schneider et que c’est vous qui l’avez imposée. Pour quelles raisons, car vous étiez séparés depuis plusieurs années ?
Alain Delon : J’ai tout de suite songé à Romy pour le rôle de Marianne. On voulait m’imposer Monica Vitti ou Angie Dickinson. Moi, je voulais Romy et personne d’autre, ou alors je ne faisais pas le film. Elle était sublime, séductrice, dévouée et provocante.

Comment a été la nature de ces retrouvailles ?
Alain Delon : Notre vie, qui ne regarde personne, nous a séparés mais nous nous appelions souvent. On s’est séparés mais jamais quittés. Je ne l’avais pas vue depuis quatre ans et j’étais anxieux à l’idée de ces retrouvailles. Je me souviens qu’un journaliste m’a demandé si j’étais ému. Je lui ai fait remarqué que lui aussi devait être troublé parce que son micro tremblait sous son nez ! Ces retrouvailles étaient vraiment fabuleuses, intenses, émouvantes, et plus qu’amicales. Il n’y avait plus de passion entre Romy et moi. C’était autre chose, plus fort, plus puissant. Elle n’était plus la Romy de Christine puisque dix années s’étaient écoulées. Je n’étais plus non plus le jeune fauve sur lequel la presse allemande s’était acharnée. On avait changé, mais les années n’avaient pas amoindri notre amour.

David, son fils, a aussi participé au film...
Alain Delon : Tout à fait. On l’apercevait en particulier dans la scène très émouvante du cimetière. Prémonitoire et effrayante !

Considérez-vous que La Piscine fait partie d’un des films du cinéma français le plus physique, où l’on perçoit intensément la moiteur des épidermes, la sensualité des étreintes ?
Alain Delon : C’est ce qui en fait toute la force et la magie... Je ne sais pas. Ce n’est pas à moi d’en juger. Toutefois, c’est vrai, comme vous dites, que ce film a une atmosphère unique, pesante parfois, immédiatement physique, captivante ...

Êtes-vous retourné dans cette maison ?
Alain Delon : Oui, je suis retourné dans cette maison, la Loumede, et j’ai même souhaité l’acheter tant elle était magnifique. Je ne sais plus pourquoi, mais ça ne s’est pas fait...

Le regardez-vous encore ce film ?
Alain Delon : Je ne peux pas le regarder !

Pourquoi ?
Alain Delon : C’est une tranche de ma vie avec des amis et des gens qui ne sont plus là. Cela m’est trop douloureux et remue des souvenirs, des bouleversements, trop de choses pénibles. C’est trop dur pour moi. Surtout de revoir Maurice Ronet et Romy rire aux éclats car Romy était heureuse à ce moment-là... Tout est trop beau et les souvenirs qui s’y rattachent me font mal. Je ne garde dans le cœur que d’exceptionnels moments de tendresse partagée... Ceux que j’ai aimés continuent à vivre en moi. La preuve, je suis là, à vous parler de Romy, 50 ans après l’avoir connue...

Propos exclusifs - Interview: Domique Parravano -
Crédit photos : ParuVenduParis.com
Par la rédaction du Journal des plages le 23 mars 2009

8 août 2009

Les photos du biopic Romy

romy_romy_1_gVoici les premières photos de l'actrice Jessica Schwarz (31 ans) dans la peau de Romy Schneider pour les besoins du biopic intitulé tout simplement Romy, qui revient -entre entre- sur l'histoire d'amour entre Romy Schneider et Alain Delon, interprété par Guillaume Delorme.
Réalisé par Torsten C. Fisher, le téléfilm sera diffusé sur la télévision allemande à l'automne 2009.

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Découvrez la vidéo de bande annonce du film sur toutlecine

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10 octobre 2008

L'autobiographie de Françoise Hardy

Françoise Hardy : son autobiographie révèle tout... sur Jacques Dutronc !

article publié par Guillaume Joffroy
jeudi 9 octobre 2008
sur purepeople

84611_autobiographie_de_francoise_hardy_637x0_1A un âge du show-business où il n'existe presque plus que des biographies non autorisées et des mémoires insipides — de main de leur maître autant que de main de nègre —, voici une exception dont on souhaite qu'elle fasse date. A 64 ans, sur les conseils avisés et insistants de son éditeur qui souhaitait éviter la mauvaise publicité d'un ouvrage non autorisé, Françoise Hardy se décide à publier son autobiographie : Le Désespoir des singes… et autres bagatelles.

Au rayon desdites bagatelles, on attend bien évidemment de la lire sur sa relation amoureuse au long cours tortueux avec Jacques Dutronc. Bien loin des tentations faciles de la fausse pudeur qui refuse de restituer la saveur d'une vie et du déballage sensationnaliste qui la dénature, l'icône de "l'idéal féminin" selon Mick Jagger (qu'elle rencontre dans les années 1960 alors qu'elle fréquente Jean-Marie Périer) avait fait voeu d'élégante transparence : "J'espère seulement avoir été impudique… avec pudeur", explique-t-elle. Un voeu qu'elle honore brillamment, et qu'elle réalise d'une plume particulièrement délicate, raffinée et maîtrisée. "J'ai su tout de suite qu'il fallait que je fasse comme lorsque j'écris une chanson, à savoir dire les choses de la façon la plus émouvante possible", précise-t-elle dans les colonnes du Parisien.

Cette délectable finesse d'esprit et d'écriture transparaît d'autant plus dans certains pans du récit, par exemple lorsqu'elle évoque les derniers moments de la vie de sa mère, qui l'a élevée seule, et s'exprime, pour répondre au Parisien, sur la question sensible de l'euthanasie : "Se faire euthanasier était sa décision à elle et je ne savais pas si c'est le rôle d'une chanteuse de s'exprimer sur ces sujets. Il n'empêche que je trouve que la souffrance physique, quand elle est irrémédiable, est absolument inutile. Je suis une partisane de l'euthanasie depuis très longtemps. Et je suis scandalisée à chaque fois que des médecins ou de malheureux parents se trouvent dans des situations cauchemardesques à cause de l'inhumanité de l'administration et de la société. Ma mère est morte comme elle l'a voulu, quand elle l'a voulu. C'est révélateur de sa propre vie."

84610_francoise_hardy_et_jacques_dutronc_637x0_1Dès lors, on l'aura compris, Françoise Hardy a pris le parti de ne rien occulter, de ne rien travestir. De respecter l'essence de l'exercice biographique, en somme, sans pathos et sans psychanalyse, mais sans complaisance non plus. Avec clairvoyance. Avec une sensibilité que tempère les années. Aussi, lorsque vient le moment d'aborder sa relation mythique avec Jacques Dutronc, inutile de s'attendre à la voir biaiser et éluder le sujet. C'est ici que la confession prend au contraire son tour le plus affranchi : "Quand on dépend sentimentalement de quelqu'un qui n'est pas disponible, explique-t-elle au Parisien, on est bien obligé de l'attendre ! Il était très important pour moi de montrer que mon attitude de dévotion totale vis-à-vis de lui induisait un comportement désinvolte de sa part. Si je suis restée, c'est parce qu'il y avait des moments très bien. Malgré toutes ces difficultés inhérentes à la condition amoureuse, les années que j'ai vécues avec lui entre 1974 et 1988 sont les plus belles de ma vie. Ça tient à lui en partie, mais aussi à notre fils Thomas [que Dutronc venait voir à peu près trois fois par mois…, NDLR]. D'une certaine manière, ce couple existe toujours. J'ai toujours eu conscience que c'était un privilège d'être aimé par quelqu'un d'aussi particulier. Il avait une telle séduction... Le fait que je ne le voyais pas très souvent, que je ne savais pas ce qu'il faisait, lui donnait une aura très mystérieuse. C'est pour ça que j'acceptais et ça a duré très longtemps pour moi. Moins maintenant, plus du tout même. Il fait partie de cette catégorie d'hommes un peu dissociés : il y a ce qui est en dessous de la ceinture, qui n'a aucune espèce d'importance, et ce qu'il y a au-dessus. La personne qui réussit à intéresser ce genre d'homme est alors mise sur un piédestal dont il ne la descend pas assez souvent. J'espère juste qu'il ne va pas être mal jugé par les gens qui vont lire ce livre."

Comme dans un souci de clarifier encore les choses, elle poursuit : "nous n'attachions ni l'un ni l'autre de l'importance au mariage. Nous ne nous sommes mariés que pour des raisons strictement fiscales. Dans la mesure, aussi, où j'accepte tout à fait qu'il ait quelqu'un dans sa vie." Même si cela n'a pas toujours été facile : Françoise Hardy revient notamment en détails, entre autres écarts, sur la trouble rencontre de Jacques Dutronc et Romy Schneider sur le tournage de L'important c'est d'aimer, du cinéaste polonais Andrzej Zulawski. Sans rien travestir, elle se rappelle que cet épisode a été plus douloureux que tous les autres. On lui avait bien expliqué que Romy Schneider "devait", sur chacun de ses tournages, s'éprendre d'un de ses collaborateurs. Cette fois-ci, le cinéaste et le premier rôle masculin n'étant pas des partis convenables (le premier étant marié, et le second… pas au goût de la sublime comédienne), il fallait que ce soit Jacques. Elle n'y a d'abord pas cru, puis un soir, une comédienne du film lui a dit, crûment " mais ils sont ensemble !" Le choc. Sans rien travestir de sa naïveté d'alors, mais avec la tendresse et la compréhension que peut permettre la nostalgie, elle se souvient de la nuit de planque, des effusions au petit matin face à un Dutronc imperturbable qui rentre seulement chez lui… A bien y regarder, la vie est plus forte que le cinéma.

En 2000, ces amants fantastiques se retrouvent sur l'album Clair obscur pour le duo Puisque vous partez en voyage (Mireille/Jean Nohain). Tout un symbole : "Puisque vous partez en voyage / Puisque nous nous quittons ce soir / Mon coeur fait son apprentissage / Je veux sourire avec courage (...) Promettez-moi d'être bien sage / De penser à moi tous les jours / Et revenez dans notre cage / Où je guette votre retour", chantent-ils ensemble.

La fascinante silhouette du "Désespoir des singes", un arbre qu'elle admire à chacune de ses promenades au jardin de Bagatelle, abrite de ces doigts feuillus la sève de cet ouvrage vivifiant. Et toutes les bagatelles qui en sont les fruits précieux.

Le Désespoir des singes… et autres bagatelles, de Françoise Hardy (aux éd. Robert Laffont, 390 p., 21 euros)

8 août 2009

Le biopic sur Romy passe à la trappe

Le très attendu biopic sur Romy Schneider... passe à la trappe !

article publié par A.I
le 27 juillet 2009
sur purepeople

yvonne_caterfeld_1Alors que nous vous parlions depuis plusieurs mois du projet de biopic autour de l'actrice Romy Schneider, que le casting était complet - avec notamment la très belle Yvonne Catterfeld dans le rôle-titre -, et que le tournage devait commencer le mois prochain, "Une femme comme Romy" ne verra vraisemblablement pas le jour !

En effet, cette production germano-française qui devait retracer la vie mouvementée de la célèbre interpréte de "La Piscine" et de "L'important c'est d'aimer", est remise en cause depuis le retrait du projet du producteur français Raymond Danon.

romy_rolebiopic_42606953Son partenaire allemand - Douglas Welbat - devait, via sa société de production, financer les 23 millions d'euros nécessaires aux frais de production du film qui était réalisé par Josef Rusnak. Mais il y aurait en plus, vraisemblablement des problèmes de droits, et la production n'aurait plus l'aval de Sarah Biasini - la fille de Romy - ni de Daniel Biasini - l'ex-époux de l'actrice décédée en 1982. Alain Delon qui n'était pas du tout pour ce film... doit être bien content !

Encore un projet alléchant... qui passe à la trappe !

11 mars 2009

Alain Delon invité à Vivement Dimanche prochain

gif_tv_zap Dimanche 15 mars 2009 - 18:50 - France 2
Vivement Dimanche Prochain
Emission télévisée

Alain Delon sera l'invité exceptionnel de Michel Drucker afin d'assurer la promotion du livre Delon Romy, ils se sont tant aimés sorti au début de ce mois de mars. Pour l'occasion, l'acteur évoquera ses années de passion avec Romy Schneider.

>> plus d'infos sur le site de Vivement Dimanche France 2

13 juillet 2009

Les interviews pour Le Trio Infernal

Le trio infernal
Leinterviews

1romyRomy Schneider
(dans le rôle de Philomena Schmidt) *
Impossible de me vendre aussi bien dans le privé que dans mes rôles. A l'écran, je suis sans frein, en privé c'est le contraire. Or justement, je n'ai rien à voir avec les attitudes ni les comportements que sont les miens dans "Le trio infernal". J'accepte ces rôles pour me profiler comme actrice. Ils sont pour moi une épreuve de courage qui, bien souvent, m'effraie, jusqu'au moment où la fierté prend le dessus: Je veux savoir. Et le succés me donne raison. Je peux interpréter de tels personnages sans pour autant perdre ma réputation de comédienne.
Mon rôle dans "Le trio infernal" me ravissait par son caractère ironique, sarcastique. Mais je n'ai rien de commun avec le personnage que j'incarne. Je ne joue jamais mon propre personnage. Celui qui penserait le contraire se tromperait lourdement.

Le charme principal consiste à construire quelque chose dont les gens se disent: jamais elle n'y parviendra. J'y parviens parfaitement, je l'ai prouvé. Bien entendu, on trouve dans "Le trio" des scènes qui choqueront le grand public - surtout jouées par la vierge des studios du Geiselgasteig.

Mais je me suis toujours trouvée dans l'obligation, à un moment ou à un autre, d'affronter les inhibitions que je ne réussissais à surmonter qu'à l'aide de beaucoup de Cognac et de cigarettes. Il y a pourtant des choses que je ne me résignerai jamais à faire, comme par exemple, de m'exposer une heure et demie, entièrement nue, à l'oeil de la caméra, ce qui est le cas dans "Le dernier Tango à Paris", que l'on m'avait proposé de jouer avec Delon. Je ne pourrais m'y résoudre, même si j'avais vingt ans. Absolument pas.

Personnellement, je pense que tout est permis. Ingmar Bergman est-il indécent? Du moment que ses films sint intelligents et qu'ils nous touchent... Il n'en reste pas moins que je ne me déshabillerai pas, en privé, devant une caméra. Jamais. Je crée avec mon esprit, pas avec mon corps. Si ce n'était le cas, comment aurais-je pu tourner dans "Le trio infernal"?

Ce n'est pas toujours facile. Pour la toute première fois, je suis obligée de tourner une scène de masturbation. En définitive, j'ai été élevée dans les mêmes principes et avec les mêmes préjugés que toutes les filles de ma génération. Je suis donc forcée de me libérer des mêmes inhibitions que les autres.

* (source: livre Romy Schneider images de ma vie, de Renate Seydel)

10 juillet 2009

Elles ont posé pour Playboy !

Le site FemmePlus dresse un petit historique des femme les plus célèbres ayant posé pour Playboy, avec Romy Schneider en 1980 (en 8ème dans la galerie).

1980, Romy Schneider (1938-1982)
playboy_romy_21957_54904 Inoubliable Romy, mythique Schneider. Sensuelle aussi, dans la piscine ou sans maillot, comme sur cette une de Playboy en 1980...

Romy, c'est Sissi dans Sissi impératrice, d'Ernst Marischka (1956), Marianne dans La Piscine, de Jacques Deray (1968), Rosalie dans César et Rosalie de Claude Sautet en 1972, Emma dans La Banquière de Francis Girod en 1980...

18 avril 2009

Interview d'Alain Delon sur ParuVendu

Le site de ParuVenduParis nous livre une interview d'Alain Delon, alors en promo pour la sortie du livre Delon, Romy, ils se sont tant aimés (qu'il préface et qui évoque notamment sa relation avec Romy Schneider).

Alain Delon

Pour beaucoup, Romy Schneider restera à jamais l'inoubliable Sissi, qui lui assura d'emblée la consécration internationale mais aussi une encombrante image qui faillit l'empêcher d'exprimer pleinement les multiples facettes de son talent.
Mais surtout Romy Schneider restera éternellement associée à Alain Delon, l'un des acteurs les plus fascinants. Leur couple a monopolisé l'attention et conservé l'affection du public au fil du temps. Deux stars aux magnétismes puissants qui ne pouvaient que s’attirer, tels des aimants, et provoquer l’étincelle fatale... Deux êtres charismatiques à la sensibilité épidermique, qui, en dépit de leur origine et leur milieu, si éloignés, se sont “reconnus”. “Les amants terribles” ou “les éternels fiancés” ont défrayé la chronique pendant cinq ans. C’est dans La Piscine, le film de leurs retrouvailles en 1968, que leur duo a éclaboussé la pellicule, atteignant le paroxysme de leur plénitude charnelle.
Alain Delon, pour la première fois, et à l’occasion de la sortie du livre Ils se sont tant aimés aux éditions Didier Carpentier met son cœur à nu et se confie en exclusivité, sur Romy Schneider, la femme ardente et sensible et l’actrice talentueuse, qui a marqué son existence, autant par sa présence que par son absence.
Un entretien ému et poignant.

Festival de Cannes, 1959 © Coll.Alain Delon
alaindelonparuvendu1Pourquoi avoir décidé de participer à ce livre maintenant ?
Je n’avais jamais jusqu’ici souhaité m’exprimer plus que ça sur un sujet qui est toujours douloureux pour moi et très personnel même si j’ai souvent été beaucoup sollicité. Toutefois, là, j’ai trouvé l’idée bonne et bien réalisée, et j’ai confiance surtout en Philippe Barbier, l’un des deux auteurs, que je connais, que j’apprécie, qui me connaît et qui a réalisé de nombreux ouvrages. Et surtout ce livre permet de continuer de la faire vivre. Et puis, j’aime la collection cinéma Stars de l’écran des Éditions Carpentier.

Est-ce que ce n’est pas avant tout pour rétablir certaines vérités et démentir certaines contre-vérités sur votre couple ?
Parfois, mais là n’était pas le propos. Je souhaitais simplement, selon un contenu éditorial décidé par l’éditeur, apporter mon éclairage sur ce que j’ai vécu avec Romy personnellement et professionnellement et dire qui était la femme et l’artiste, en donnant également quelques photos inédites de ma collection.

Qu’est-ce qui fait que votre couple est devenu légendaire ? Car, vous étiez aux antipodes : vous, un gars de banlieue et elle, une petite bourgeoise bien éduquée et souvent capricieuse ! Malgré vos origines et vos milieux éloignés, vous vous êtes “reconnus”...
C’est vrai, mais si notre couple est devenu légendaire, ce n’est pas de notre fait. C’est le public qui l’a décidé tout comme c’est le public qui a fait de nous des stars. Nous nous aimions, c’est tout. Notre liaison défrayait la chronique souvent malgré nous. Romy avait 20 ans, j’en avais 23. Je ne pensais pas que mon existence allait prendre une telle orientation sentimentale. Elle devenait le grand amour de ma vie, le premier, un amour merveilleux. On est toujours marqué par son premier amour, je pense. Avant, j’avais eu des relations mais là, c’était le premier véritable amour. Et, forcément, ça marque toujours...

Quand vous avez connu Romy Schneider, c’était déjà une star dans l’Europe entière avec la sortie des trois Sissi...
Tout à fait. Elle était LA star européenne, à égalité avec Brigitte Bardot. Pour beaucoup, Romy Schneider restera à jamais l’inoubliable Sissi, devenue impératrice d’Autriche par amour. Ce rôle lui assura d’emblée la consécration internationale.

Est-ce que, fondamentalement, ce qui vous unissait ce n’était pas une même sensibilité épidermique et d’avoir en commun la douleur sourde d’une enfance solitaire et un manque d’affection parentale ?
Oui et non. C’est clair que nous avions une même sensibilité et qu’à nous deux, avec nos caractères bien trempés, c’était franchement quelque chose ! (rires). Nous étions deux tempéraments et avons souffert différemment. Je ne pense pas qu’elle ait eu une mauvaise enfance. Elle avait souffert du manque d’attention de son père, ou plutôt de ses absences d’amour, de chaleur affective et des rapports difficiles qu’elle a entretenus avec son beau-père.

Qu’est-ce qui vous a d’emblée plu chez elle ?

Je savais que c’était une star quand je l’ai rencontrée mais bizarrement je ne l’ai pas aimée tout de suite. Romy Scheider était à Paris pour la préparation du nouveau film de Pierre Gaspard-Huit, Christine, dans lequel j’allais jouer, un remake de Liebelei de Max Ophüls, où Magda, sa propre mère, tenait le rôle principal. C’est par la suite que nous sommes tombés amoureux. J’ai été très vite marqué et séduit par son sourire...

On la disait violente parce qu’entière...
Elle avait du tempérament, une vraie personnalité écorchée vive, ardente, sensible. Elle était violente parfois parce qu’elle était entière. Elle avait des humeurs, des emportements, des colères mais aussi une sensibilité et un tempérament à fleur de vie, de peau. Elle avait besoin d’aimer avec passion.

'La Piscine' allait être le second départ de la grande et véritable carrière d’artiste de Romy. J’avais eu raison de l’imposer et le succès du film en est la preuve. Mais ça, tout le monde l’a vite oublié !   


Vous dites souvent : “Je savais qu’après elle, plus rien ne serait plus pareil !”. Pour quelle raison ?

Bien sûr. Elle devenait le grand amour de ma vie, le premier, le plus fort, le plus marquant, mais aussi malheureusement, le plus triste. On a grandi ensemble.

N’a-t-elle pas été finalement une enfant jetée trop tôt dans la fournaise de la célébrité, devenue trop tôt une star ?
Tout à fait ! C’était une enfant qui devint trop tôt une star avec des caprices, des colères et des humeurs d’enfant toujours justifiées mais avec des réactions imprévisibles. Elle n’était pas préparée à la gloire et à la dureté de ce métier. Elle ne comprenait pas toujours le jeu de ce métier de femme publique.

Après avoir tourné ensemble Christine, vous jouerez ensemble au théâtre, dans Dommage qu’elle soit une p... C’est Visconti qui signera la mise en scène et qui vous annonce son intention de monter cette pièce élisabéthaine de John Ford et vous la propose... Comment avez-vous réagi car vous n’aviez jamais fait de théâtre et Romy parlait encore un français approximatif ?

Oui, en 1961, Visconti m’annonce son intention de monter cette pièce de John Ford. Je n’avais jamais fait de théâtre et je n’y songeais même pas. Quant à Romy, c’était un vrai challenge et tour de force car elle a dû apprendre en quelques semaines un texte ardu dans une langue qui n’était pas sa langue maternelle. Alors que moi je ne savais rien dire en allemand et je ne connais toujours pas cette langue.

Autant dans votre premier film Christine, c’est votre fraîcheur qui crevait l’écran, mais c’est véritablement dans La Piscine, en 1968, le film de vos retrouvailles, que votre duo a éclaboussé la pellicule, en ayant atteint le sommet de votre plénitude charnelle... Comment expliquez-vous cette adéquation entre la fiction et la réalité au point de se confondre de manière troublante ? On ne savait plus où était le vrai du faux...
Je ne peux pas l’expliquer. Il y avait une conjonction d’éléments qui créaient cette atmosphère : l’été 1968, la piscine, la maison à Saint-Tropez, la lumière y était magnifique et Romy sublime et incandescente... Et, moi, j’étais plus âgé, j’avais l’âge du Christ, l’âge idéal pour un homme.

Jacques Deray et Romy Schneider © Coll. J.Deray
alaindelonparuvendu2 Oui, car derrière l’acteur qui prenait sa dimension, c’est surtout, je trouve dans ce film, les traits de caractère de l’homme qui affleurent que l’on perçoit et qui composent la manière de votre jeu...
Ce n’est pas à moi de le dire, mais c’est vrai que je faisais davantage homme, j’étais plus mûr.

Ce qu’on découvre c’est que Jacques Deray ne voulait pas initialement de Romy Schneider et que c’est vous qui l’avez imposée. Pour quelles raisons, car vous étiez séparés depuis plusieurs années ?

J’ai tout de suite songé à Romy pour le rôle de Marianne. On voulait m’imposer Monica Vitti ou Angie Dickinson. Moi, je voulais Romy et personne d’autre, ou alors je ne faisais pas le film. Elle était sublime, séductrice, dévouée et provocante.

Comment a été la nature de ces retrouvailles ?
Notre vie, qui ne regarde personne, nous a séparés mais nous nous appelions souvent. On s’est séparés mais jamais quittés. Je ne l’avais pas vue depuis quatre ans et j’étais anxieux à l’idée de ces retrouvailles. Je me souviens qu’un journaliste m’a demandé si j’étais ému. Je lui ai fait remarqué que lui aussi devait être troublé parce que son micro tremblait sous son nez ! Ces retrouvailles étaient vraiment fabuleuses, intenses, émouvantes, et plus qu’amicales. Il n’y avait plus de passion entre Romy et moi. C’était autre chose, plus fort, plus puissant. Elle n’était plus la Romy de Christine puisque dix années s’étaient écoulées. Je n’étais plus non plus le jeune fauve sur lequel la presse allemande s’était acharnée. On avait changé, mais les années n’avaient pas amoindri notre amour.

Ce qu’on ne sait pas toujours, c’est que Romy Schneider était à cette période dans une certaine traversée du désert avec un potentiel commercial dévalué...
C’est vrai et La Piscine allait être un second départ à sa grande et véritable carrière d’artiste. J’avais eu raison de l’imposer et le succès du film en est la preuve. Mais ça, tout le monde l’a vite oublié !

David, son fils, a aussi participé au film...

Tout à fait. On l’apercevait en particulier dans la scène très émouvante du cimetière. Prémonitoire et effrayante !

Considérez-vous que La Piscine fait partie d’un des films du cinéma français le plus physique, où l’on perçoit intensément la moiteur des épidermes, la sensualité des étreintes ? C’est ce qui en fait toute la force et la magie...
Je ne sais pas. Ce n’est pas à moi d’en juger. Toutefois, c’est vrai, comme vous dites, que ce film a une atmosphère unique, pesante parfois, immédiatement physique, captivante ...

Êtes-vous retourné dans cette maison ?

Oui, je suis retourné dans cette maison, la Loumede, et j’ai même souhaité l’acheter tant elle était magnifique. Je ne sais plus pourquoi, mais ça ne s’est pas fait...

Le regardez-vous encore ce film ?

Je ne peux pas le regarder !

Pourquoi ?

C’est une tranche de ma vie avec des amis et des gens qui ne sont plus là. Cela m’est trop douloureux et remue des souvenirs, des bouleversements, trop de choses pénibles. C’est trop dur pour moi. Surtout de revoir Maurice Ronet et Romy rire aux éclats car Romy était heureuse à ce moment-là... Tout est trop beau et les souvenirs qui s’y rattachent me font mal. Je ne garde dans le cœur que d’exceptionnels moments de tendresse partagée...

'On ne me comprendra peut-être pas, mais j’attendais sa délivrance car elle ne pouvait plus vivre.'

Ce film reste-t-il votre préféré ?
Il en fait partie, mais je n’ai pas un film de prédilection quand on a quinze classiques comme moi. J’adore aussi Rocco et ses frères, Plein Soleil, Le Guépard, Le professeur, le Clan des siciliens. J’ai cette chance d’avoir fait de nombreux classiques avec les plus grands.

Ensuite, vous tournerez avec Romy Schneider L’assassinat de Trotsky. Pour le rôle de Gita Samuels, amoureuse de Franck Jackson, futur assassin au Mexique de Trotsky, Joseph Losey choisit immédiatement Romy Schneider. Pourquoi ce choix de Joseph Losey de reconstituer votre couple ?

Joseph Losey nous a choisis de lui-même parce qu’il était évident pour lui que Gita Samuels et Jackson ne pouvaient être interprétés que par Romy et moi. Pour le rôle de Trotsky, il m’a demandé si j’étais d’accord avec son choix de Richard Burton. J’ai évidemment accepté car je considère Burton comme l’un des meilleurs comédiens au monde. J’en ai une grande admiration. Je déplore juste qu’on ne voit jamais ce film britannico-franco-italien,ni à la télévision, ni en DVD.

Ce sera votre dernier film ensemble. Quels souvenirs en gardez-vous ?
De très bons souvenirs, forts. Nous ne savions pas encore, que L’assassinat de Trotsky serait notre dernier film et nous croyions tous deux en ce futur qui nous ouvrait les bras à l’époque dans nos métiers, aux bonheurs communs qui nous attendaient encore.

Quels sont les films de Romy Schneider que vous préférez ?

Il est toujours difficile de répondre à ce genre de question. Mais pour Romy, ma préférence va à La Piscine bien sûr. Viennent ensuite les deux films de Claude Sautet : Les Choses de la vie et César et Rosalie... Je n’oublie pas La Passante du Sans-Souci et Le vieux fusil.

Pensez-vous qu’elle aurait bien vieilli ?
Je ne le pense pas. C’est difficile à avouer, mais je n’arrive même pas à l’imaginer à cet âge-là. Elle nous a quittés belle comme tout. Elle est un mythe, une légende, et le restera.

Avant-première de Pour la peau d'un flic, 1981 © S.Benhamou

alaindelonparuvendu3Vous étiez contre le fait qu’elle tourne L’important c’est d’aimer de Zulawski. Pourquoi ? Parce qu’il lui renvoyait des choses trop dures par rapport à ce qu’elle vivait ?
J’étais contre ce film. Quand elle l’a tourné, elle était déjà en train de mourir. Les drames de sa vie rejaillissaient à l’écran.

Vous deviez tourner un autre film L’un contre l’autre de Pierre Granier-Deferre... Inconsciemment, vous vous rendiez compte que vous ne le feriez pas ?
Nous avions ce projet de film, mais je pressentais que nous ne le ferions pas. Je la voyais s’éteindre à petit feu, elle s’étiolait. Elle ne pouvait plus vivre, plus travailler. Je la voyais diminuer, s’amenuiser. Inconsciemment, je savais sans doute que notre ultime film ne se ferait jamais.

Vous faites référence à cette période de sa vie où elle a perdu son fils David à l’âge de quatorze ans. Anéantie, elle noyait son chagrin dans l’alcool. Comment avez-vous vécu sa dernière année ?
Elle n’a plus été que l’ombre d’elle-même. Elle avait une blessure désormais béante avec la mort de son fils qui ne cicatriserait jamais. Elle avait peur et se réfugiait dans l’alcool... Le plus terrible pour moi était de ne rien pouvoir faire pour l’aider. La vie professionnelle avait tout apporté à Romy, mais sa vie privée n’avait été qu’une suite d’échecs, de cassures et de malheurs. Elle ne méritait pas ça. La vie a été cruelle. Elle ne s’est jamais remise de la perte de son fils. Comment s’en remettre ? C’est atroce ! En plus, elle n’avait plus d’homme à ses côtés. Elle était désespérément seule. Je savais qu’elle se laisserait mourir de chagrin.

Pensez-vous que si vous aviez été à ses côtés, que les choses auraient été différentes ?
Je ne sais pas ce qui ce serait passé si j’étais resté avec elle...

Regrettez-vous de ne pas l’avoir épousée ?
Oui, mais est-ce que son destin aurait changé pour autant ? Par contre, nous avons fait de très belles fiançailles à l’ancienne, à Lugano, il y a pile 50 ans.

Vous dites que vous êtes le seul à l’avoir compris car vous êtes de la même race...

C’est vrai. On se comprenait viscéralement. Nous parlions le même langage. Je suis sûrement l’homme qui l’ait le mieux compris.

Pensez-vous que le métier l’a tenue hors de l’eau ou détruite ?
Non, ce métier l’a détruite, achevée, malmenée. Elle se sentait attaquée, traquée, violée dans son intimité. Je me souviens avoir voulu me battre avec des photographes à l’enterrement de son fils. Elle se sentait poursuivie et était toujours sur ses gardes.

Vous expliquez enfin dans le livre pourquoi vous n’êtes pas allé à l’enterrement de Romy Schneider ?

Beaucoup de gens ne comprenaient pas les raisons pour lesquelles je n’étais pas présent. Je ne voulais simplement pas donner satisfaction aux paparazzis. J’avais déjà vécu cela à l’enterrement de son fils David. Je ne voulais pas montrer ma douleur et ma tristesse aux photographes. Cette journée a été vraiment horrible ! En réalité, j’étais bien là mais personne ou presque ne m’a vu. Je me suis rendu dans l’appartement de Romy et je suis resté à son chevet un long moment, seul, puis avec Claude Berri et Alain Terzian. Je n’ai pu m’empêcher de fixer pour l’éternité l’image de Romy dans son cercueil et, alors que j’étais seul avec Terzian dans la pièce, j’ai pris trois photos au Polaroïd que je garde dans mon portefeuille, sur mon cœur. Ces photos, peu de gens les ont vues. Je vais vous les montrer car je vous apprécie...

Il va chercher les photos dans son portefeuille... Il les caresse, les yeux légèrement mouillés. “Elle est belle, non ?”, me fait-il remarquer.

Pourquoi l’avez-vous prise en photo dans son cercueil ?
Pour moi, cela faisait si longtemps que je ne l’avais vue aussi belle et sereine. C’est dur à dire, mais elle était délivrée, soulagée. On ne me comprendra peut-être pas, mais j’attendais sa délivrance car elle ne pouvait plus vivre. Elle souffrait trop.

'Ceux que j’ai aimés continuent à vivre en moi. La preuve, je suis là, à vous parler de Romy, 50 ans après l’avoir connue... Par nature, je vis avec ce que j’ai fait.'

Garderez-vous toujours ces photos ?
Oui, je ne les vendrai pas, ça c’est sûr ! Je les donnerais à sa fille si elle me les demandait.

Romy Schneider a laissé tout de même sa fille Sarah...

Oui, même sa fille ne lui a pas donné la force de continuer à vivre ! C’est dire la détresse dans laquelle elle se trouvait. Je pense que Sarah a souffert que sa mère l’abandonne. Elle ne l’a sûrement pas compris.

Aviez-vous parlé de la mort avec Romy Schneider ?

Pas plus que ça mais elle avait un souhait : que Daniel Biasini ne la voit pas sur son lit de mort. Il m’a supplié. Je n’ai pas cédé.

Je me souviens par deux fois avoir vu votre loge au théâtre Marigny pour vos deux précédentes pièces de théâtre. Votre loge était, à chaque fois, emplie de photos de Romy Schneider. Comment avez-vous fait pour vivre sans elle, pour rester debout ? Est-ce à dire que vous ne vous êtes jamais remis de la perte de cet amour ?
Je ne l’ai jamais oubliée et je ne l’oublierai jamais. Elle est partout présente dans ma vie. Je n’ai pas eu le choix que d’avancer dans ma vie d’homme. J’avais ma vie. Toutefois, sa mort m’a beaucoup changé.

Le passé vous habite beaucoup...
Oui, toujours. Ceux que j’ai aimés continuent à vivre en moi. La preuve, je suis là à vous parler de Romy, 50 ans après l’avoir connue... Par nature, je vis avec ce que j’ai fait. Je ne peux pas occulter ce que j’ai vécu et qui fait ce que je suis aujourd’hui.

Il y a un mystère Delon. Est-ce que pour comprendre l’homme il faut prendre en compte trois de vos blessures : celle de la petite enfance et de l’Indochine, celle de la perte de vos amours et de vos amis ?
J’ai des blessures comme tout le monde mais je n’ai pas le droit de m’apitoyer sur mon sort. Je suis pétri de fêlures et de blessures comme beaucoup de gens dans leurs vies respectives. La vie est ainsi. Elle peut être cruelle. Je l’ai d’ailleurs dit à mon fils Anthony. Tout n’a pas été facile, ni dans son enfance, ni dans la mienne mais nous n’avons pas à nous plaindre. En ce qui me concerne, j’avance sans oublier pour autant.

Propos receuillis par Domique Parravano -
pour le site paruvendu.fr

26 juin 2009

Les critiques sur Le trio Infernal

Le Trio Infernal
Lecritiques

L'Express - 20/05/1974
Romy Schneider est le charme même de la monstruosité.

Le Nouvel Observateur - juin 1974
Voici un film ambitieux et, c'est plus rare, souvent à la hauteur de ses ambitions.

Spandauer Volksblatt - 01/09/1974
Francis Girod, ce français de trente ans, a tourné là un film qui donne la nausée et fascine à la fois. L'impudeur avec laquelle il s'attaque au sujet, révèle une expérience d'authentique "ancien" du métier qui touchera, sans aucun doute, le plus large public, grâce à sa méthode de corruption "à base de sexe et de crime". A plus forte raison après qu'une publicité tapageuse a annoncé à grand bruit la participation d'une Romy Schneider plus belle et plus impétueuse que jamais. Heureusement, elle ne l'est pas (trop impétueuse...) mais elle réussit, néanmoins, au cours de cette attaque concertée contre la Culture, à conserver un estimable équilibre entre la plus glaciale absence de sentiments et un emportement émotionnel qui confine à l'hystérie.

Tagesspiegel - 010/09/1974
Peut-être, avant ce film, n'avait on encore jamais vu Romy Schneider aussi soignée, évoluer avec autant d'élégance dans ce film ou elle doit être Grande Dame et Femme Fatale. Mais elle trouve chaque fois le ton juste, belle et roucoulante Dame, lascive Lady, séductrice impitoyable ou diablesse nymphomane (même si, une fois de plus ici, la publicité a trop promis le pire), grande coquette, cocotte de haute volée. Il lui faut se montrer despotique en même temps qu'adorable, dure et sensible à la fois. Et elle y parvient à merveille.

(source: livre Romy Schneider images de ma vie, de Renate Seydel)


> dans la presse
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29 janvier 2009

Les critiques sur La Califfa

La Califfa
Lecritiques 

Die Welt  - 11/11/1971
Romy Schneider joue magnifiquement, magistralement, sans pour autant se défaire d'un perceptible et chamrmant soupçon de timidité. Mieux que tout ce qu'elle avait fait jusqu'ici. Le meilleur des cinémas: celui qui ne prend pas de gants.

Tagesspiegel  - 11/11/1971
Le choix des acteurs reste discutable, dans ce spectacle où l'on flirte avec le changement - dans la mesure où, précisément, Romy Schneider nous paraît peu familiarisée vec le tempérament méridional et moins encore avec l'élan révolutionnaire qui animait alors les ouvrières italiennes exploitées dans les usines. Elle reste honnête, droite et simplette - y compris dans les séquences d'érotisme - sa vitalité semble de mise, son langage trop souvent maniéré. D'ailleurs, Ugo Tognazzi n'arrive pas mieux à faire croire à sa prestation de capitaine d'industrie. Les personnages sont sans vie, privés de sangs, posés sur les cases de l'échiquier en attendant d'être déplacés selon une tactique trop élaborée à l'avance, de sorte que ne surgit aucun des arguments qui permettraient une discussion. Bevilacqua qui, manifestement, évite de prendre position, ne nous livre néanmoins, ni els éléments d'une analyse ni à tout le moins le portrait d'une période troublée. Il borne son horizon à une amourette entre le puissant industriel et la petite ouvrière du peuple. Et il fut bien admettre que ce genre de thème, visant au reflet naïf d'une société, est depuis longtemps dépassé.


> dans la presse
romy_film_la_califfa_rep205 
romy_film_la_califfa_rep218a  

1 mars 2009

Les critiques sur L'assassinat de Trotsky

L'assassinat de Trotsky
Lecritiques

Die Zeit - 10/11/1972
Rares sont les metteurs en scène qui réussiraient, aujourd'hui, à obtenir un jeu d'une telle intensité, inspiré d'une telle discipline. Romy Schneider, arme du crime: une "demoiselle" sévère d'aspect, acide, âpre, le cheveu plaqué en arrière, le geste anguleux, une fanatique, enthousiaste de Trotsky, soudain ébahie par le feu d'érotisme qui la consume, car elle ne s'était jamais attendue à un grand amour; elle joue cette sujétion, simultanément avec une tendance inavouée à se tromper elle-même. Alain Delon se meut, quand à lui, sur des chemins qui lui sont plus familiers, traits figés en un masque impénétrable, attitude glacée, il ne tarde guère à se montrer brutal avec son amie, qui n'est d'ailleurs pas qu'un instrument, parmi d'autres, pour atteindre son but, après quoi, il reprend son air pincé. Le procédé narratif est fascinant: Romy Schneider, un peu tête brûlée, le poing tendu au cours d'une manifestation, affairée dans les locaux du Mouvement, oeuvrant hâtivement, l'injure à la bouche, balayant d'un revers de main le journal qui annonce de mauvaises nouvelles; le couple aux prises avec une parodie d'amour qui ressemble beaucoup plus à de vulgaire fonction procréatrice, les premières et furtives (presqu'entre parenthèses) rencontres entre la victime et son bourreau, et à côté de tout cela, une longue et irréelle promenade en bateau, troublante, déconcertante dans son atmosphère.

(source: livre Romy Schneider images de ma vie, de Renate Seydel)


> dans la presse
romy_film_lassassinat_rep217 

1 avril 2009

L'interview d'Alain Delon

alain_delon_intervAlain Delon: "Je regrette de
ne pas avoir épousé
Romy"

Interview exclusive - L'acteur se confie sur sa passion pour la star disparue

alain_delon_intervIl y a 50 ans, ils se fiançaient. Delon-Schneider, le plus beau couple du cinéma européen, fait toujours rêver. Pour la première fois, Alain Delon a accepté la publication d'un livre sur sa relation avec Romy: Ils se sont tant aimés (éd. Didier Lecarpentier 29,90€). Et Delon se confie, entier, le coeur toujours à vif, surprenant. Et bouleversant.

- Pourquoi décider de participer à ce livre maintenant ?
Alain Delon :
Je n'avais jamais jusqu'ici souhaité m'exprimer plus que ça sur un sujet toujours douloureux et très personnel. Toutefois, là, j'ai trouvé l'idée bonne et bien réalisée et j'ai confiance en Philippe Barbier, l'un des deux auteurs, que j'apprécie.

- Pourquoi votre couple est-il devenu légendaire ?
A. D. :
Ce n'est pas de notre fait. C'est le public qui l'a décidé tout comme c'est le public qui a fait de nous des stars. Nous nous aimions, c'est tout. Romy avait 20 ans, j'en avais 23. Elle devenait le grand amour de ma vie, le premier.

- Quand vous faites sa connaissance, elle est déjà une star ?
A. D. : Elle était "LA" star européenne, à égalité avec Brigitte Bardot. Pour beaucoup, Romy Schneider restera à jamais l'inoubliable
Sissi, devenue impératrice d'Autriche par amour. Je savais que c'était une star quand je l'ai rencontrée mais, bizarrement, je ne l'ai pas aimée tout de suite. Elle était à Paris pour préparer le film de Pierre Gaspard-Huit, Christine, dans lequel j'allais jouer.

- On la disait violente…
A. D. : Elle avait du tempérament, une vraie personnalité écorchée vive, ardente, sensible. Elle était violente parfois parce qu'elle était entière. Romy, c'est une enfant devenue trop tôt une star, avec des caprices, des colères et des humeurs d'enfant. Elle n'était pas préparée à la gloire, à la dureté de ce métier.

- Pensez-vous qu'elle aurait bien vieilli ?
A. D. : Je ne le pense pas. C'est difficile à avouer mais je n'aurais pas voulu la voir à 70 ans. Je préfère qu'elle soit partie ainsi et c'est bien comme ça. Elle nous a quittés belle comme tout. Elle est un mythe, une légende, et le restera.

- Pourquoi étiez-vous contre le fait qu'elle tourne "L'important c'est d'aimer" de Zulawski ?

A. D. : Parce que, quand elle l'a tourné, elle était déjà en train de mourir. Les drames de sa vie rejaillissaient sur l'écran. Nous avions un projet de film ensemble, je pressentais que nous ne le ferions pas. Elle ne pouvait plus vivre, plus travailler. Romy avait des blessures qui ne cicatriseraient jamais. Elle avait peur et se réfugiait dans l'alcool. La vie professionnelle lui avait tout apporté mais sa vie privée n'avait été qu'une suite d'échecs et de malheurs. Elle ne s'est jamais remise de la perte de son fils. Je savais qu'elle se laisserait mourir de chagrin.

- Regrettez-vous de ne pas l'avoir épousée ?

A. D. :  Oui. Mais est-ce que son destin aurait changé pour autant ? Mais nous avons fait de très belles fiançailles à l'ancienne, à Lugano.

- Pourquoi n'êtes-vous pas allé à l'enterrement de Romy ?

A. D. : Je ne voulais pas donner satisfaction aux paparazzis, en montrant ma douleur et ma tristesse. En réalité, j'étais bien là mais personne ou presque ne m'a vu. Je me suis rendu dans l'appartement de Romy et je suis resté à son chevet un long moment, avec Claude Berri et Alain Terzian. Je n'ai pu m'empêcher de fixer pour l'éternité l'image de Romy dans son cercueil et, alors que j'étais seul avec Terzian, j'ai pris trois photos au Polaroïd que je garde dans mon portefeuille, sur mon coeur. Ces photos, jamais personne ne les a vues.

Propos recueillis par Dominique Parravano
Publié le jeudi 12 mars 2009 à 08H21

>> Source site LaProvence.com

3 mars 2009

Les critiques sur L'inceste

L'INCESTE
Lecr
itiques

Tagesspiegel - 17/11/1970
La mise en scène de John Newland s'est bornée à des effets originaux, mêlées de gracieuses arabesques et d'arrangements inspirés du monde de la bourgeoisie aisée, tant et si bien qu'au bout du compte, quantité de thèmes psychologiques ne sont pas abordés, bien des détails passés sous silence. Dennis Waterman campe le personnage du fils, avec toute l'indolence débraillée de la jeunesse. Romy Schneider qui nous apparaît tout à son avantage dans certaines scènes - bien que un peu trop jeune - personnifie correctement cette mère menacée et dangereuse à la fois. Donald Houston conserve sa raison et son sang-froid mais il ne trouvera pas le profil précis d'un véritable père placé dans un monde fortuné où règne une ambiance névrotique.

La saison cinématographie -1971
Le néant n'est que le résultat du néant. Il est donc inutile de se poser des questions. On doit pourtant constater ceci: seule Romy Schneider émerge avec son fabuleux visage de cette incroyable décoction.


> coupures de presse
romy_film_linceste_rep204

14 décembre 2008

Les interviews pour Monpti

MONPTI
Leinterviews

Horst_Buchholz_1Horst Buchholz (dans le rôle de Monpti)
Il peut arriver que des louanges, dépourvues de professionnalisme, causent du tort à une actrice. C'est une vérité qui ressortit des nombreux articles de presse consacrés à "notre chère Romy" et qui agissent sur le cercle de leurs lecteurs, lesquels, par la même occasion, composent notre public. Je connais mieux Romy. Elle est beaucoup plus que la "gentille fille" dont le charme juvénile a su conquérir le public des salles obscures. Romy possède des dons réels et se consacre à son travail avec application, sans la moindre concession.

helmut_kautner_1Helmut Käutner (le metteur en scène)
Romy traverse une période enchanteresse de son évolution. Le plus digne d'attention dans cette affaire, est que son charme juvénile, son ingénuité, soient demeurés intacts jusqu'ici. Rarement j'ai eu l'occasion de voir une vedette allemande aussi adulée, qui soit restée simple et à laquelle un tel succés ne soit pas monté à la tête. S'il en était ainsi, probablement son avenir de comédienne serait-il très vite compromis. Travailler avec elle me remplit d'une joie inexprimable!

31 janvier 2009

Les interviews pour La Califfa

Une histoire simple
Leinterviews

alberto_bevilacquaAlberto Bevilacqua
( l'écrivain et le metteur en scène du film )
* 
Romy a toujours cherché des héros et les héros sont des sots. Elle a consacré sa vie à des hommes qui possédaient du chien, au moins en apparence. L'homme idéal aurait été pour elle un garçon qui n'aurait rien d'héroïque, mais à son image, avec une authentique profondeur humaine et rande force sexuelle. Il y a en elle une passion, une force, voire une violence que le cinéma est encore loin d'avoir exploité...

 1romyRomy Schneider 
(dans le rôle de Marie) *
 
J'ai longtemps hésité à jouer dans ce film; essentiellement parce que le metteur en scène n'était pas un professionnel.
Mais aujourd'hui, après une semaine de tournage, je suis contente.
Les premiers rushes sont excellents.

* (source: livre Romy Schneider images de ma vie, de Renate Seydel)

11 octobre 2008

Les critiques sur Qui ?

Qui ?
Les Critiques

Tagesspiegel  - 9/11/1971
Le nom de Romy Schneider se retrouve dans toutes les bouches, grâce à quelques films récents à grands succès. Et c'est asurément justifié: avec le temps, avec l'expérience, son regard bleu a gagné en intensité, son visage paisible, un peu carré, s'est fait plus expressif, le personnage tout entier occupe mieux la scène, son jeu est maintenant débarrassé de ce qu'il comportait de pruderie, la poudre qu'elle jetait aux yeux s'est désormais envolée. Ce film, cependant, la rejette assez loin en arrière. Une sorte de policier (ou quelque chose comme ça), une espèce de psychodrame (ou quelque chose dans ce goût) dans lequel, bien évidemment, l'amour occupe une place de choix.


> dans la presse 
romy-film-qui-press1a  romy-film-qui-press1b 
romy-film-qui-press1c 

4 octobre 2008

Les critiques sur Une femme à sa fenêtre

Une femme à sa fenêtre
Lecritiques

Le Monde
On ne sait trop quoi reprocher à ce film, qui est intelligemment mis en scène et fort bien joué. Jamais Romy Schneider n'a été plus belle, plus émouvante, plus palpitante. Quelque part dans son livre, Drieu La Rochelle dit de Margot qu' "il y avait une énigme chez cette jolie femme, un peu viennoise, encore plus parisienne... et de la force dans cette chair trop douce." Cette énigme, cette force et cette présence charnelle, c'est cela, le talent de Romy Schneider.

France-Soir
Romy Schneider est Margot intensément, fébrilement, magnifiquement, de la cheville à l'épaule, du ventre au coeur. Et Margot ne pouvait mieux rêver que de palpiter un jour dans la chair et dans les yeux de chat de Romy...

Le  Nouvel Observateur
Dans le tourbillon de l'Histoire, entre l'amant, l'ami et le mari, évolue la plus grande actrice européenne: Romy Schneider.


> dans la presse
romy_film_une_femme_rep226 
romy-film-1976-rep226a
romy-film-une_femme-japmag 
romy-une_femme 
romy-une_femme2 

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