L'Enfer caps 5
Les critiques de La Belle et l'Empereur
La belle et l'empereur
Les critiques
Telegraf - 13/09/1959
C'est l'histoire, inventée de toutes pièces, de la délicieuse corsetière viennoise: rendue furieuse par la conduite de son amoureux, compte au service du Prince de Metternich -et qui se fait passer à ses yeux pour un serviteur- elle tombe comme Mars en Carême au beau milieu du congrès de Vienne où elle va -involontairement d'abord, consciemment ensuite- semer le trouble parmi les personnalités réunies pour l'occasion. Romy Schneider a réendossé les costumes de Sissi, mais, par bonheur, pas le personnage. Le scénarion, tout comme le metteur en scène, lui ont laissé la liberté de se montrer telle qu'elle est: une jeune femme simple, limpide, avenante, pleine de décence, et sachant faire étalage d'une naïve coquetterie. Axel von Ambesser l'a dirigée avec habileté jusqu'à la limite extrême de son talent. Autour de cette image de la grâce, papillonnent les dignitaires: le sympathique et remuant Helmut Lohner, son amoureux Jean-Claude Pascal, un Tsar amusant et amusé Charles Regnier qui campe un Metternich finaud, Josef Meinrad et helmut Qualtinger, les deux sbires inquiétants de la Police secrète et le grand-père, tendre et grognon, Hans Moser. Toute cette innocente et joyeuse inanité, habilement photographiée, met en valeur un trésor de costumes et de décorations aux accents romantiques de la valse viennoise. Ambesser fait la démonstration de ce que ces petits divertissements sans prétention peuvent être tournés avec beaucoup de goût et de clins d'yeux. Mais aussi que le spectateur sait s'amuser de mimiques et de jeux de mots.
Télé Star
Soigneusement reconstitué, la Vienne de 1815 possède un charme certain, mais le scénario est bien mince, prétexte surtout à mettre en valeur le talent de Romy Schneider.
Les critiques de Mademoiselle Ange
Mademoiselle Ange
Les critiques
Diverses critiques
. Romy Schneider, dans son double rôle de stewardesse-ange-gardien ne s'insère nullement dans cette action joyeuse.
. Au demeurant, Radvanyi songe plus, dans ce film, à se dépenser en attentions prévenantes qu'à mettre en relief les pointes d'ironie présentes tout au long de l'action. Quant à Romy Schneider en amoureuse céleste et Henri Vidal (dont c'était le dernier rôle à l'écran), victime innocente et impuissante de ses délires, ils sont certes, l'un comme l'autre, sympathiques, mais tristement privés de l'envie de jouer et dépourvus de charme.
. On ne peut, certes, mettre sur le dos de Romy Schneider l'entière responsabilité de cette exhibition de maladresse angélique.
Télé Star ( 1 T)
. Un petit film qui semble aujourd'hui terriblement daté et dont la gentillesse s'apparente trop souvent à de la miévrerie, même si l'on prend plaisir à retrouver Jean-Paul Belmondo dans l'un de ses premiers rôles (son cinquième film), au côté de Romy Schneider, irrésistible en ange gardien.
Collection « Un roman, un film culte »
Les éditions de l'Archipel lancent la collection «Un roman, un film culte»
article publié le 15/05/2014,
en ligne sur actualitte.com
Une réédition spéciale des romans à l'origine de films devenus cultes.
Les éditions de l'Archipel ouvrent à partir du mois de juin une nouvelle collection dénommée « Un roman, un film culte ». On y retrouvera des rééditions spéciales de romans, parfois un peu oubliés, qui ont pourtant donné lieu à des adaptations cinématographiques restées célèbres.
Chaque roman sera proposé au format semi-poche (115 x 195 mm) et comportera un cahier couleur de photos du film. La collection s'ouvrira avec la parution, le 11 juin prochain, de La piscine (256 pages, 12 €), roman d'Alain Page, adapté à l'écran par Jacques Deray, avec les acteurs Alain Delon et Romy Schneider en 1969.
En septembre, on pourra redécouvrir Nous ne vieillirons pas ensemble, l'unique roman de Maurice Pialat que celui-ci porta à l'écran en 1972 avec Marlène Jobert et Jean Yanne. Ensuite ce sera Max et les ferrailleurs, le roman de Claude Néron qu'adapta Claude Sautet en 1971 avec Michel Piccoli, Romy Schneider et Georges Wilson.
Exposition à Lumas
Exposition "The Famous Five" sur 5 photographes
(Jane Bown, Ed Feingersh, Robert Lebeck,
Jerry Schatzberg, Jock Sturges)
à Lumas Gallery- Vienne, Allemagne
Cinq maîtres de la photographie à Lumas
Leurs œuvres dégagent une intensité sans précédent et font preuve d'empathie remarquable dans l'exercice de leur métier : les photographes Jane Brown, Ed Feingersh, Robert Lebeck, Jerry Schatzberg et Jock Sturges sont parmi les meilleurs au monde.
Des images, telles que Romy Schneider , Alfred Hitchcock et Samuel Beckett, ont fasciné par leur naturel, indépendamment du fait qu'ils sont des compositions sophistiquées ou des instantanés occasionnels.
Masterpiece de la photographie minimaliste
Jane Bown est l'une des plus grandes photographes de portrait en Grande-Bretagne. Elle a défriché toutes les personnalités importantes de son époque, des artistes tels que Henri Cartier-Bresson et des réalisateurs comme Woody Allen, à des musiciens comme John Lennon et des personnalités politiques dont Richard Nixon.
Son style distinctif est caractérisé à partir des images. Elle se concentre sur la tête de ses homologues, en particulier sur les yeux, et les isolent à partir d'un fond non spécifique. De cette façon, elle s'est perfectionnée avec le temps, avec une photographie minimaliste sur la perfection de la composition .
La vie d'une diva
La photographie granuleuse monochrome de Marilyn Monroe par Ed Feingersh est toujours parmi les plus naturel et probablement le meilleur qui ait jamais été publié de son temps.
En une semaine, il a réussi à observer profondément la plongée dans la vie de la diva. Il l'accompagna à divers événements à New York et la suiva à travers la ville. Notamment, l'image sur le balcon de leur suite à l'Hôtel Ambassador.
Un flirt avec Romy Schneider
Robert Lebeck fit face à de nombreuses célébrités de la culture et de la politique. Il dépeint au moyen de plans rapprochés. Ces enregistrements exigent le respect mutuel. C'était sa spécialité pour établir un lien particulier avec ses modèles. Cela se traduit , entre autres, par les images qu'il a tiré de Romy Schneider .
Dans une interview pour le Sud-Ouest radiodiffusion, Lebeck a déclaré qu'il pensait que la magnifique Romy Schneider lui a immédiatement fait confiance depuis le début. Il n'a pas essayé de la persuader de poser. Elle a aimé parce qu'il n'est pas évident dans sa profession. Romy Schneider a été dépeinte par Lebeck plusieurs fois et était tellement photogénique que les images ont commencé à briller sur son propre talent. Le vernissage de Robert lebeck est le 12 Septembre 2013, il sera présent et disponible pour les questions.
Andy Warhol et Bob Dylan
Jerry Schatzberg est connu pour ses études de personnages intenses dans ses portraits photographiques des artistes de New York. Aujourd'hui encore, ses œuvres établissent de nouvelles normes dans la photographie. Il a travaillé dans les années 1960 pour le magazine "Vogue". Il a également fait des images de Fidel Castro, Bob Dylan et Andy Warhol. Contraste il laisse tous les jours et bizarreries répondre .
Scènes sur les plages nudistes
Jock Sturges façonné l'idéal de la nudité et de la plage , la liberté et le naturel d'une manière unique . Ses photographies de plages nudistes fournissent surtout les filles et les jeunes femmes nues dar .
Ses images qu'il voit pas aussi sensuelle ou érotique . Au contraire, ils doivent d'abord montrer la beauté , la fragilité et l'éphémère . Le cours , record composé est inséré dans la parfaite harmonie de la plage , la mer et la nature.
La meilleure qualité avec l'édition limitée
Lumas Editions Gallery est l'un des 24 sites à travers le monde . Les visiteurs doivent entrer par le nouveau concept de l'exposition , le sentiment n'est pas une galerie impersonnel , mais les chambres privées d'un collectionneur d'art .
Du 13 septembre au 12 octobre 2013
" The Famous Five"
Lumas Editions Gallery
Lignes de laine 1-3
1010 Vienne
Alors que des galeries conventionnelles offrent de petites séries pour les collectionneurs et les musées expérimentés , Lumas propose des limites plus élevées pour un public plus large . En photographie, une limitation de l' édition est d'une grande importance . Les œuvres présentées dans l'exposition en cours sont disponibles en main originaux signés disponibles en éditions limitées de la plupart de 75 à 150 copies et le coût, en fonction du format et édition de 120 et 800 euros.
> web site lumas.at
Fidèles à la mémoire de Romy Schneider
Fidèles à la mémoire de Romy Schneider
Publié le 08/08/2002,
en ligne sur leparisien.fr
Ils font le siège de la loge des vedettes ou perpétuent le souvenir de leur idole disparue. Les fans rassemblés en association partagent entre eux leurs souvenirs. C'EST UN RITUEL. Chaque mois, Sylvie Amedro se rend au cimetière de Boissy-sans-Avoir. Elle y fleurit la tombe de Romy Schneider. « C'est un fondement de l'amicale. Entretenir cette tombe, c'est un peu comme aller voir une amie, explique la présidente de l'amicale Romy Passion. A chaque fois que je m'y rends, je fais une photographie que j'adresse à tous les membres du club. » Voilà maintenant dix-sept ans que cette amicale s'occupe de la sépulture de l'actrice, comme on entretient une amitié avec ses temps forts. Tous ses fans se retrouvent deux fois par an, une fois à Genlis, commune où a été créée l'association, une fois dans le village yvelinois où a résidé l'interprète de « la Passante du Sans-Souci ». Tous ont eu le coup de foudre lors de la projection d'un film. Pour la jeune présidente, c'est « le Vieux Fusil » qui a été le déclencheur. « Ce film a fait naître en moi une curiosité, une envie de mieux connaître la comédienne. J'ai tout de suite été sensible à la justesse de son interprétation. Elle a un talent, une générosité, une énergie intérieure, une fragilité et une force en même temps. Rien qu'avec son regard, elle embarque le spectateur. »
Grâce au club , l'actrice a un timbre à son effigie
Dès lors, elle ne manquera pas un seul de ses films rediffusés à la télévision. « Entre membres, nous nous appelons lorsque nous apprenons la prochaine diffusion d'un de ses films », raconte la jeune femme, qui déplore que les chaînes diffusent toujours les mêmes. « Certains films sont encore méconnus. Il y en a même certains que je n'ai pas vus comme 10 heures et demie un soir d'été , de Jules Dassin, ou encore Portrait de groupe avec dames . » Cette passion discrète et réservée à l'image de l'actrice se manifeste aussi par la rédaction d'un journal bilingue (français-allemand), des rencontres, des pèlerinages. Certains ont ainsi eu la chance de partager un moment avec la mère de la comédienne, Magda Schneider, décédée en 1996. D'autres partent sur les traces des lieux de tournages, en Bavière, en Autriche ou plus près, en Aveyron où fut tourné « Le Vieux Fusil ». L'association oeuvre également pour la mémoire de l'actrice deux fois césarisée. Elle a obtenu que son nom soit donné à une rue de Genlis, tout comme l'édition par la Poste en 1998 d'un timbre à son effigie. Preuve que « l'étrange étrangère » a su se faire adopter du public français.
Les critiques sur Garde à vue
Garde à vue
Les critiques
Figaro Magazine - 1981
Claude Miller réalise là un chef d'oeuvre. Servi par un dialogue extraordinaire de Michel Audiard au sommet de son talent, par un excellent scénario et des acteurs en tout point parfaits: au côté de Ventura et Serrault, on n'oubliera pas de sitôt la création inquiétante de Romy Schneider, iréelle et maléfique. il conduit l'action avec une virtuosité jamais gratuite, nous tenant en haleine pendant une heure et demie.
A-t-on compris que, beaucoup plus loin qu'une banale histoire de noir en série, Miller a réussi une oeuvre pleine de force et d'interêt ? Rien d'étonnant si Ventura est à la fête, et nous avec lui, si Michel Serrault ajoute une rallonge étrangement personnelle à la façon qu'ont les meilleurs de jouer la comédie et s'il suffit de deux scènes à Romy Schneider pour nous bouleverser bien au-delà de la durée du film...
Pariscop - 23/09/1981
Serrault n'en finira donc jamais de surprendre. Sans rien faire, Romy Schneider, meurtrie, y va de sa confidence meurtrière. Aucun éclat de voix. Mais quelle voix! C'est cela aussi la fascination.
Neue Zeit - 1/09/1983
Le film montre deux existences associées, ratées dans la médiocrité morale et une union vouée à l'échec. Le notaire Michel Serrault cherche éperdûment une ouverture par le biais d'un dialogue extrêmement fin dans lequel chaque mot pèse son poids de sens, non sans trahir, par instants, une anxiété que dissimule mal le recours à la vulgarité. Son épouse Romy Schneider déguise mal une haine glaciale à l'abri d'une élégante réserve qui laisse encore percer les éclats d'un charme depuis longtemps étouffé. Et Lino Ventura, l'inspecteur acahrné à découvrir l'auteur du crime, pèse moralement, administrativement et de tout le poids de son intégrité, sans opinion quant au charme qui se joue sous ses yeux.
Critiques de La Voleuse
La Voleuse
Les critiques
Frankfurter Allgemeine Zeitung - 11/11/1966
La remarquable interprétation de Romy Schneider traduit parfaitement l'état d'agitation, de surexcitation et de crispation de l'héroïne, dont Michel Piccoli, l'époux murissant, donc plus raisonnable, néanmoins tiraillé entre une relation érotique et une aversion difficilement surmontable, soutient le jeu avec une discrétion de moyens qui révèle l'artiste confirmé. Que cette confusion des sentiments résulte de la présence d'un enfant naturel, que l'on se soit attaché à renoncer à tout cliché sur le thème de l'amour maternel, l'emporte sur des carences extérieures.
Les critiques sur Mado
Mado
Les critiques
Le Nouvel Observateur
Piccoli, grave, et Romy Schneider, sublime. "Mado" est le film le plus accompli et le plus grave de Sautet.
Le Monde
Au moment de bravoure final que sa perfection technique rend presque trop exemplaire, on peut préférer la scène unique (superbement jouée) qui réunit Michel Piccoli et Romy Schneider. Là, tout est dit, et même l'indicible, en quelques plans, quelques silences.
Elle
Dans "Mado", Romy est la plus grande.
Pariscop
Quand à Romy Schneider, elle n'a qu'une scène, mais quelle scène! Et quelle Schneider!
L'Enfer remporte le César du meilleur film documentaire
César du meilleur film documentaire : Serge Bromberg et Ruxandra Medrea
le samedi 27 février 2010
Une récompense méritée, pour le film L'Enfer d'Henri-Georges Clouzot.
Les autres nommés étaient:
Ne me libérez pas je m'en charge de Fabienne Godet
Home de Yann Arthus-Bertrand
Himalaya, le chemin du ciel de Marianne Chaud
La Danse, le ballet de l'Opéra de Paris de Frederick Wiseman
C'est Emma de Caunes qui a remis ce trophé... Serge Bromberg et Ruxandra Medrea (absente à la cérémonie) sont récompensés pour leur travail sur le film L'Enfer, d'Henri-Georges Clouzot, avec Romy Schneider. Serge bromberg a tenu à saluer le travail des archivistes et des techniciens qui ont pu restaurer et monter les images de L'Enfer d'Henri-Georges Clouzot; il a remercié Inès Clouzot et a rendu hommage à Romy Schneider.
Les critiques sur Le Cardinal
Le Cardinal
Les critiques
Die Welt am Sonntag - 31 mars 1963
L'action du "Cardinal" se situe en mars 1938, dans cette Autriche que les troupes hitlériennes viennent d'envahir. Une idée du metteur en scène Otto Preminger ("Bonjour Tristesse", "Porgy and Bess", "Exodus"). Le roman décrit le combat intérieur d'un simple prêtre qui se hissera jusqu'à la pourpre cardinalice. Il se rend à Vienne, en vêtements civils, et y fait la connaissance d'une jolie femme (Romy Schneider) qui entreprend de le détourner de son sacerdoce.
Hamburger Abendblatt - 21 décembre 1963
Romy Schneider joue le rôle de cette Anne-Marie dont le premier et unique amour sera le cardinal. Le rôle principal féminin mais pas pour autant un grand rôle. Elle l'a travaillé et assimilé avec des moyens d'une subtilité nuancée, surprenante chez une aussi jeune comédienne, de sorte que sa prestation fait, de cette scène de tendresse avec le prêtre, une séquence aussi véridique que supportable.
Frankfurter Allgemeine Zeitung - 18 janvier 1964
Romy Schneider sait, aujourd'hui, allier la mièvrerie qui, jadis, l'accablait, telle une fatalité, à la vivacité et à la concision du dialogue français. En outre, elle a eu l'habileté d'éviter de tomber dans le piège de la sentimentalité que lui tendait le rôle.
(source: livre Romy Schneider images de ma vie, de Renate Seydel)
1961, Hambourg - Romy par FC Gundlach
Les critiques sur Feu d'artifice
Feu d'Artifice
Les critiques
Filmforum - octobre 1954
A qui désirerait apprendre à partir de quelle recette on construit, sans aucune ambition artistique, un excellent film distrayant et gai, nous conseillons vivement "Feu d'artifice". Romy Schneider-Albach y fait une démonstration d'amour pour son Claus Biederstaedt de jardinier, dont le naturel et l'élan créent une atmosphère sentimentale où le comique le dispute élégamment à la passion.
(source: livre Romy Schneider images de ma vie, de Renate Seydel)
Les critiques sur La Mort en Direct
La mort en direct
Les critiques
France-Soir - 1980
La flamme du film, c'est Romy Schneider, dont le jeu, la passion et le lyrisme dépassent l'analyse. C'est une très grande artiste dans l'un des plus beaux rôles.
Cosmopolitan -février 1980
Tavernier a trouvé le ton, ses acteurs aussi. Quand on sort de là, on n'est plus tout à fait le même, on en a tiré, comment dire, une morale ? Une philosophie ? On se dit qu'il faut vivre comme si on n'avait plus que deux mois devant soi. Preuve de l'efficacité de ce "thriller" sur le jeu avec la mort.
Tagesspiegel -11/06/1982
Dans "La Mort en direct" Romy incarne une femme malade: une romancière qui dans son travail se sert d'un ordinateur, et qui se voit condamnée à mort par la technique moderne. Une histoire utopique, en même temps qu'une fable angoissante qui essaie de nous mettre en garde contre l'impuissance de l'homme face à la puissance des mecanismes électroniques, mais également face à l'absence de compassion et la curiosité de nos contemporains. Le monde à l'intérieur duquel se joue ce drame est forcément froid et impersonnel.
Contrainte par une puissante chaîne de télévision, la malade accepte de laisser diffuser sa fin prochaine sur les écrans d'une émission populaire. Courses poursuites à travers les rues de Glasgow, puis dans les Highlands écossais, jusqu'au moment où les parties contractantes se retrouvent face à face. La force de persuasion des décors choisis par Bertrand Tavernier, l'anonymat d'une ville, la beauté virginale d'un paysage, concourent à renforcer la puissance évocatrice du sujet. Le film bénéficie en outre de la forte présence des protagonistes, en particulier Romy Schneider, calme, discrète, effacée, qui traduit magnifiquement dans ses attitudes, la rupture avec la vie et une espèce d'incroyable familiarité avec la mort.
Les critiques sur Le Procès
Le Procès
Les critiques
Frankfurter Allgemeine Zeitung - 1/07/1963
Romy Schneider, la magicienne au long corps flexible, aux jambes fines et élancées, se livre à une fascinante tentative de séduction dans laquelle chaque oeillade féline, chaque pas risqué, chaque geste pressant et chaque phrase osée - chuchotée sur le ton de la confidence - jouent un rôle décisif. Une prestation de comédienne de premier plan.
Cinématographie française -1964
Orson Welles a fort bien dirigé Romy Schneider, comédienne passionnée, à l'indiscutable présence.
Sur le tournage de César et Rosalie
César et Rosalie
Sur le tournage
Romy Schneider sur le tournage de César et Rosalie
>> Romy et son mari Harry Meyen
>> captures pendant le tournage du film

>> Sources captures: RomyBilderseite
La mort en direct, un film risqué
Article du Ciné-Club Normale Sup'
(en ligne sur le site du COF - l'Association des élèves de l'Ecole Normale Supérieure)
En le replaçant dans son contexte, La Mort en Direct est un film courageux et novateur parce que risqué.
Film risqué par sa distribution tout d'abord. Si la réunion dans un même film de Romy Schneider, Harvey Keitel, Harry Dean Stanton et Max Van Sydow apparaît aujourd'hui comme un casting de stars extrêmement prestigieux, il était loin d'aller de soi à l'époque et relève plus du pari audacieux - mais réussi. Harvey Keitel par exemple était étiqueté « pas bankable » à Hollywood depuis son éviction fracassante du tournage d'Apocalypse Now de F.F. Coppola. Alors que ses éventuels producteurs américains et anglais lui conseillaient de choisir Richard Gere ou Robert De Niro comme vedette masculine, Tavernier insista pour prendre H. Keitel. Il avait été séduit par son côté gai et enfantin, son « lyrisme prolétarien à la John Garfield », et voulait lui offrir un rôle loin des personnages névrotiques qu'on lui avait confiés jusqu'à là. Cependant le fait qu'H. Keitel soit un fervent adepte de la «méthode» de l'Actor's Studio rendit la vie plutôt difficile à Tavernier et à son équipe. H. Keitel prépare très longuement ses scènes et accable le réalisateur de questions sur les motivations et la psychologie de son personnage. Il a parfois des exigences des plus farfelues, comme lorsqu'un matin il demande à la costumière de l'équipe de lui trouver un vêtement lui permettant tout à la fois d'aller au Claridge et dans les égouts. Finalement il sera habillé comme la veille avec simplement une cravate dans la poche lui permettant d'accéder au bar du Claridge, ce qui le satisfera parfaitement bien que cela soit tout à fait invisible à l'écran... Il pousse le perfectionnisme jusqu'à fréquenter une institution pour aveugles afin de préparer la dernière partie du film (où il perd la vue) ; ensuite il se filme pour s'assurer que ses gestes, ses attitudes sont crédibles. Au moment du tournage il lui faut de longues minutes de concentration jusqu'à entrer « en contact » avec le personnage, ce qui engendre de longs et pénibles temps d'attente pour l'équipe de tournage; puis, adepte de la répétition infinie et éternel insatisfait, il est capable de redemander des dizaines de fois la même prise, mettant de nouveau les nerfs de l'équipe à rude épreuve. Le choix de Romy Schneider n'était pas non plus la solution de facilité : malgré l'aura dont elle jouit auprès du public, elle souffre d'une réputation de star capricieuse, imprévisible, dépressive, alcoolique, constamment en retard sur les plateaux, etc. On conseille à Tavernier de choisir plutôt Jane Fonda, mais celle-là ne daigne même pas répondre à sa demande. Cependant sur les 40 jours de tournage de La Mort en Direct R. Schneider ne fut pas une seule fois en retard et ne provoqua pas un seul jour d'arrêt... Elle est même présente lorsqu'elle ne joue pas, aidant les machinos, invitant l'équipe à dîner : elle s'immerge dans ce film comme si elle avait cherché à y puiser un second souffle... En revanche son jeu naturaliste, spontané et généreux s'accorde difficilement avec l'intransigeance des principes d'Harvey Keitel, ce qui provoque plusieurs affrontements assez violents entre les deux acteurs. Tavernier dût intervenir à plusieurs reprises pour réconcilier les deux.
Film risqué aussi par sa localisation en Ecosse, à Glasgow plus précisément. Lorsque Tavernier explique aux compagnies anglaises et américaines susceptibles de le financer qu'il a eu un véritable coup de foudre pour Glasgow et que son architecture victorienne créerait un contraste parfait avec l'histoire de science fiction qu'il veut adapter, on le met fortement en garde contre les vandales écossais qui errent dans les rues désertées de Glasgow, le risque de vol de matériel, etc. En définitive le tournage se déroulera sans incidents aucun, l'équipe étant grandement impressionnée par l'hospitalité et la disponibilité de leurs hôtes écossais. De plus l'atmosphère du scénario s'accorde parfaitement avec le climat d'affaissement général, de tristesse résignée qui règne dans les rues de cette forteresse ouvrière du sud-ouest de l'Ecosse qui rumine sa splendeur passée. De façon plus anecdotique, l'équipe tombe sur un conducteur virtuose de grue de chantier qui le fait rivaliser avec les performances de vraies grues de cinéma et permet d'obtenir des plans très amples et très fluides « à la Delmer Daves » qu'affectionne Tavernier (notamment le plan d'ouverture dans le cimetière) En revanche le chef opérateur Pierre « Willy » Glenn a fort à faire avec les ciels tourmentés d'Ecosse dont les fréquentes montées/descentes de soleil engendre des variations de lumière importantes. Pour l'occasion, il met au point un système de filtre qui lui permet de tirer profit des demies teintes de vert, gris et noir que lui offre le paysage écossais.
Le scénario enfin fait toute la force du film. Co-écrit par Tavernier et David Rayfield - scénariste et dialoguiste fétiche de Sydney Pollack (Jérémiah Johnson, Les Trois Jours du Condor, ...) à partir du roman The Continuous Katherine Mortenhoe de David Compton, il entrecroise différents thèmes de façon très naturelle, à la manière des films noirs américains dont Tavernier est si friand. Il s'agit à la fois d'un film d'errance, un « road movie », d'un film d'amour et d'un film de science fiction assez éloigné des clichés du genre. Le traitement de cette science fiction par Tavernier se veut « orwellienne » dans le sens où il se situe dans un futur proche, sans architecture ni costumes futuristes (contrairement à ce qui se faisait dans les années 70). Si bien qu'aujourd'hui certains passages deviennent néo- réalistes, quasiment des scènes de la vie quotidienne alors qu'à l'époque, en 1979, on mettait en doute leur vraisemblance. Ce caractère prémonitoire se retrouve aussi dans la peinture de cette société, où, toutes les maladies ayant été guéries, la mort devient « la dernière pornographie », le rare spectacle excitant que la télé-réalité puisse encore fournir. Sans se sentir moralement concerné, libéré de tout sentiment de culpabilité, on se laisse aller au désir de surprendre l'intimité de l'autre jusque dans ses derniers instants. Cette fascination devant le spectacle de la mort n'est qu'une expression dégénérée d'une peur irrépressible de la mort que l'on cherche ainsi vainement à apprivoiser. Cette problématique correspond aussi à une réflexion sur le voyeurisme et la responsabilité du cinéaste : quelle attitude morale doit-on adopter pour capter une émotion, pour la voler, la fabriquer ...? Le public réserva au film un accueil mitigé à sa sortie en 1980, en partie déconcerté par l'image de femme malade, combative mais ravagée que donne Romy Schneider, loin de la femme solaire et désirable qu'elle était chez Claude Sautet. Au grand dam du réalisateur les distributeurs retireront la version originale anglaise au bout de quelques semaines. La critique quant à elle se montre bien plus enthousiaste, voyant dans La Mort en Direct l'oeuvre la plus ambitieuse et la plus personnelle de la carrière de Tavernier, « synthèse intelligente et efficace du classicisme français et hollywoodien ». Elu meilleur film français de l'année par la presse étrangère il reçoit même le prix Unifrance.
Les interviews sur Un petit coin de paradis
Un petit coin de paradis
Les interviews
Ils parlent de Romy...
Günther Anders (caméraman) *
Je considère les films tournés jusqu'ici par Romy Schneider, et qui reposaient essentiellement sur son éclatante jeunesse, commen autant d ebancs d'essai. Elle est promise à un bel avenir à la condition qu'on lui offre des rôles à sa mesure. Romy est incroyablement appliquée et douée. Aussi est-il permis d'envisager son avenir avec le maximum d'espoir, à la condition qu'elle reste entre de bonnes mains. Romy est un sujet photogénique éblouissant. Ce qui m'impressionne le plus, dans son cas, c'est la modestie dont elle fait preuve en dépit de son succés. Il est facile de s'entretenir avec elle de graves problèmes, ce qui prouve à la fois son absence de superficialité et aussi que sa maturité se développe à mesure qu'elle jalonne son chemin de films d eplus en plus élaborés.
Charlotte Flemming-Anders (modelliste et costumière) *
La costumière de théâtre n'a pas toujours tâche aisée, dès lors qu'il s'agit d'habiller ces dames. Avec Romy Schneider, travailler devient un plaisir. Les costumes qu'elle doit porter dans son nouveau film "Un petit coin de Paradis" se situent dans la période du Rococo anglais, entre 1725 et 1730 et ils étaient portés par les lainières du Slum. Pendant les essayages, Romy fait montre du plus parfait esprit accomodant. Elle ne parle pas, se conduit en personne bien élevée, toujours polie, toujours à l'heure, et faisant preuve surtout, d'une patience d'ange. Je suis persuédé qu'elle essayerait vingt fois le même costume sans rechigner, si les circonstances rendaient la chose nécessaire. Ce sont des qualités que, même de nos jours, on ne rencontre que rarement.
Joe Hembus (journaliste) *
Romy Schneider avec qui je suis, pour la première fois, en cette occasion, entré en relations, ne présente aucune espèce de ressemblance avec les autres stars allemandes d'aujourd'hui. Elle a toujours le coeur sur la main et elle est agréable à regarder.
*
(source: livre Romy Schneider images de ma
vie, de Renate Seydel)
Septembre 1965 Espagne
Les critiques sur Boccace 70
Boccace 70
Les critiques
Die Tat , Zürich - du 17/05/1962
Un film d'intérieur, conçu avec un luxurieux déploiement de goût et de recherches en matières d'éclairages, de décor et de photographie et qui se déroule au rythme d'un bavardage pas toujours facile à supporter, dans un lieu unique. Visconti à concentrer ses efforts sur un remodelage de Romy Schneider. Il a réussi là où les vieux briscards de la caméra ont échoué.
Neue Zürcher Zeitung - du 24/05/1962
Romy Schneider démontre, dans son rôle de comtesse, ce qui ne faisait déjà plus de doute depuis "Monpti". Elle possède l'étoffe d'une comédienne de premier plan.
Frankfurter Allgemeine Zeitung - du 07/08/1962
Le second épisode a été mis en scène par Luchino Visconti; il s'intitule "Il Lavoro" et c'est la plus intelligente de toutes les histoires contenues dans ce receuil. Il ne fut chercher ici, ni situation, ni action. On s' livre par contre à une dramaturgie acrobatique sur le thème général de la dolce vita. Une séquence dans laquelle le strip-tease de Romy Schneider au téléphone ne joue pas un rôle très important, compte tenu de la manière habile dont il est mené. De toute façon, même sans cet exploit scénique, la comédienne fait abondamment la démonstration des progrès qu'elle a réalisés. Elle laisse flotter dans le vague le personnage de la femme gâtée, entre la nervosité, l'impulsivité et le froid calcul. Dans les autres films, les actrices jouent un rôle adapté à leur personnage, tandis que Romy Schneider joue un rôle: un être entouré de chats, partagé entre gracilité, charme, naturel et déchéance, entre la froideur et le caprice. Elle s'est d'ores et déjà hissée au premier rang.
Berliner Zeitung - du 06/07/1965
Romy Schneider s'entend à se montrer convaincante dans toute l'acceptation du terme, à la faveur de son dernier film "Il Lavoro" tourné sous la direction de Luchino Visconti. C'est un coup de projecteur sur une société morbide. Des séquences relativement longues, sont utilisées sciemment comme un moyen de fabulation qui en fin de compte, mettent l'accent sur le vide de certaines existences.
Times
Romy Schneider a l'étoffe pour jouer les hétaïres les plus célèbres depuis l'époque des Ptolémées.
New York Times
Romy Schneider vient à bout d'une scène de déshabillage que l'on peut qualifier sans risque d'exagération de "strip-tease show" le plus osé de l'histoire du cinéma.
Les critiques sur Un Amour de Pluie
Un amour de pluie
Les critiques
Le Monde - 12 avril 1974
A Vittel, où elle est venue sans son mari, une jeune femme se laisse aller dans les bras d'un bel italien de passage. La fille de la dame, au bord de ses quinze ans, vit une romance avec un aide cuisinier de l'hôtel. Amours de vacances qui ne durent pas, ennui des villes d'eau, parc fleuri, kiosque à musique, gobelet d'eau à la source, soirée au champagne pour croire à l'aventure, un peu de pluie, un peu de soleil, et le parfum des années 30 apporté par les robes blanches et noires de Romy Schneider. Depuis son premier film "Eglantine", Jean-Claude brilay ne cesse de décevoir. Il ne filme plus que des "petits riens" et comme il n'est pas Mozart, sa musiquette sentimentale et ses images trop jolies semblent terriblement inutiles.
Der Abend - 7 mai 1974
On a l'impression que l'auteur - et Jean-Claude Brialy aussi - s'est dit: un film, c'est long... laissons-les donc rouler à bicyclette. On peut toujours enjoliver en plaçant la beauté centrale - Romy Schneider - dans un cadre à sa mesure: un hôtel rupin. Si bien que, lorsqu'à la fin, elle piétine rageusement la rose offerte par son amant avant d'aller rejoindre un mari laborieux, le spectateur exhale un "ouf" de soulagement. Elle a tout à fait raison.
1956, Lac Starnberg - Romy par Franz X. Lederle
Les critiques sur Les Vainqueurs
The Victors
Les critiques
Frankfurter Allgemeine Zeitung - du 02/03/1964
Une seule exception dans cette ronde discréditée de jolies femmes: Romy Schneider, une jeune violoniste qui, sans mots inutiles, conquiert le spectateur. Elle se produit devant les troupes américaines pour gagner sa vie depuis que toute sa famille a été déportée, jusqu'au moment où un soldat, plus malin que les autres, transforme cette solitaire mélancolique en une entraîneuse. Romy Schneider réussit cette tranformation, seulement grâce à sa gestuelle, à son rire, de manière exemplaire. Carl Foreman, le metteur en scène, est un maître des scènes muettes lourdement chargées d'une ambiance parfois insupportable.
A Voir A Lire - du 20/12/2006 - critique en ligne
Scénariste américain reconnu pour son magnifique script du Train sifflera trois fois (Fred Zinnemann, 1952), Carl Foreman, en raison de ses nombreuses sympathies à gauche, est obligé de s’exiler lors de la terrible chasse aux sorcières qui touche les Etats-Unis dans les années 50. Devenu producteur, il contribue au mémorable succès des Canons de Navarone (Jack Lee Thompson, 1961), film de guerre d’une efficacité redoutable, mais qui ne présente aucune originalité particulière. Fort de ce triomphe, le scénariste choisit de passer à la réalisation en adaptant le livre d’un écrivain anglais nommé Alexander Baron. Après de nombreux mois de tournage au milieu d’une distribution internationale, le film connaît un échec critique et public suffisamment grave pour que Carl Foreman ne retente jamais l’expérience.
Fort dommage sommes-nous tentés de dire, tant cette unique œuvre montre un souci authentique d’originalité. Si la mise en scène reste classique et quelque peu conventionnelle, il est étonnant de constater la maturité du point de vue historique porté par l’auteur. Loin des clichés héroïques en vigueur dans le cinéma hollywoodien de genre, Les vainqueurs se distingue par une attention de chaque instant portée à ses personnages. Humains avant tout, ils sont les premières victimes de la guerre. Alors que le titre laissait présager un film de propagande à la gloire des soldats américains, le cinéaste dresse un bilan bien plus contrasté de la situation : les soldats sont certes courageux, mais ils boivent, se disputent, sont racistes ou déserteurs. Une image peu glorieuse, mais ô combien plus réaliste, d’une armée en terre étrangère. Ne filmant jamais les combats, Foreman préfère aller voir dans les coulisses et signe un film de guerre profondément original, empreint d’une humanité touchante car jamais réduite à une recette schématique. La fin désenchantée s’ouvre sur une nouvelle période de troubles appelée "guerre froide" et l’on sent poindre ici toute l’amertume ressentie par un auteur épris de paix. Le casting trois étoiles sert magnifiquement cette œuvre lente et intelligente : on retiendra surtout les prestations magistrales de Jeanne Moreau, de Romy Schneider et d’un George Peppard d’une belle sobriété. Complètement oublié de nos jours, ce film mérite amplement un retour en grâce.
L'Important c'est d'aimer scène 4
L'important c'est d'aimer
scène 4
A cinq heures du matin, Servais sonne à la porte chez Nadine. Jacques vient lui ouvrir, en lui faisant la remarque de l'heure très matinale de sa visite. Servais lui dit donc: "Désolé, il faut absolument que je vois Nadine ... c'est urgent !". Mais Jacques, à moitié endormi, s'interpose en déclarant que Nadine dort encore mais Servais le repousse en s'excusant. Il monte à l'étage et se rend dans la chambre où Nadine, en peignoir satin, est allongée sur le lit, éveillée. Elle regarde alors Servais et lui dit: "Fouts le camp !" , elle se lève et se jette sur Servais, le pousse, en criant à répétition: "Fouts le camp !!!!..". Puis elle se calme et reste immobile quelques secondes et quitte la pièce. Jacques assiste à la scène, un peu ébahi, et Servais part.
Servais rend visite à son ami Lapade, qui vit avec son chien dans un petit appartement rempli de bric à brac et d'étagères pleines de livres. Lapade ouvre la porte et demande à Servais comment il va. Ce dernier lui répond: "Comme de la merde !". Lapade est enjoué, mais devant le desespoir de Servais, il comprend que ça ne va pas, il lui demande alors si le problème vient d'une autre femme que la sienne, Servais répond non, alors Lapade demande: "C'est une intellectuelle ? une grosse tête ?" et Servais répond: "Non, c'est une actrice". Il ajoute vouloir faire quelque chose pour elle, mais Lapade ne comprend pas: "Qu'est ce que j'ai à avoir là-dedans ?! C'est parce que tu tringles ma femme, c'est ça ?!!". Mais Lapade finit par donner un tuyau à Servais: "Tu l'aimes combien ? (...) Si tu veux la sauter, faut casquer ! Tu veux une solution rapide ? J'en ai une. Je connais un grand malade qui essaie de monter une pièce, dont personne n'a besoin, et il n'a pas d'argent ! (...) Toi, t'es un ptit con qui aime pas ma femme, alors tu casques. Jvais appelé le gars et jte prends rendez-vous".
Servais va voir Zimmer dans une chambre d'hôtel. Servais lui explique: "Je suis venu au sujet d'une actrice, elle s'appelle Nadine Chevalier". Il donne à Zimmer un dossier sur Nadine avec des photos d'elle. Zimmer dit à Servais que pour monter un projet, il faut de l'argent, et qu'il ne peut rien faire car il n'est qu'un simple acteur. Il présente alors Servais au metteur en scène Messala, présent dans la chambre, travesti en femme et maquillé. Messala dit avoir un rôle pour Nadine, celui de Lady Anne dans Richard III, mais il a besoin de 10 briques. Servais accepte le deal mais "à une condition, elle ne doit jamais savoir que je me mouille dans cette affaire".
Servais rend visite à Mazelli dans son grand bureau. La vieille dame, maquillée outrageusement, est au téléphone. Mazelli dit à Servais: "Tu sais Hector m'a appelé; il prétend que t'es devenu fier maintenant ! (...) jlui ai dit non, Hector, c'est un gentil petit, un peu jeune !". Servais lui demande alors: "Tu as besoin de moi ? " et Mazelli répond, en versant des verres de whisky: "Oui, pour une réception, chez moi le 31, pour un film, tu sais, quelques amis importants, on a besoin de souvenirs". Servais ajoute donc: "Bon... j'ai besoin d'argent" et Mazelli lui dit alors: "Ben alors ! ... jvais t'en donner ! ". Il demande à la vieille dame de sortir, elle embrasse Servais "Mon petit, tu manges pas assez ! " et elle sort. Servais dit avoir besoin de 10 briques, et Mazelli réagit aussitôt: "Eh ben dis-donc, ça fait de l'oseille ça, hein ?! t'as des emmerdes ?!" et Servais lui répond qu'il est malade. Mazelli lui pose ses recommandations: "Faudra bien travailler, pas comme avant, l'argent c'est cher aujourd'hui ! Tu prendras plus de risques. Faudra pas être fier ! T'acceptes ?! " et Servais répond: "Fais pas chier ! ". Alors Mazelli ricane, se lève et va ouvrir son coffre en disant: "Alors, ton papa m'a fraudé ... de ... au fait, ton papa, il sait que tu lui as sauvé la peau ? ... Bon, on ouvre un autre compte", et il s'affaire dans ses papiers.








































































































































































































































































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