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Romy Schneider en images
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27 mars 2009

Biographie Magazine

mag_biographie_2009_04_25_cover1Un tout nouveau magazine vient de paraître (le 25 mars 2009 - n°01) intitulé Biographie Magazine, La vie ordinaire des gens extraordinaires; et a choisi de mettre Romy Schneider en couverture. Il s'agit d'un trimestriel couvrant avril - mai - juin 2009.
Prix: 4,90 Euros.
Au sommaire:
Eternelle : Romy
Noah : Un sens à la vie
Sur les traces de Marcel Proust
Henri IV Victime d'Etat

Si vous ne le trouvez pas en kiosque, vous pouvez le commander en ligne sur le site pressedefrance.com ou journaux.fr

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27 mars 2009

France Dimanche 27/03/2009

france_dimanche_27marsSuite et fin de la série consacrée à Romy Schneider dans le France Dimanche de la semaine du 27 mars 2009 - n°3265, avec Jean-Marie Bigard en couverture. Article de deux pages intitulé "Les drames". Prix: 1,20 Euros.
Si vous ne le trouvez pas en kiosque, vous pouvez le commander en ligne sur le site pressedefrance.com ou journaux.fr

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24 mars 2009

France Dimanche 20/03/2009

france_dimanche_2009_03_20_cover_1Suite de la série consacrée à Romy Schneider dans le France Dimanche de la semaine du 20 au 26 mars 2009 - n°3264, avec Johnny Hallyday et Alain Bashung en couverture. Article de deux pages intitulé "Alain, mon amour". Prix: 1,20 Euros.
Si vous ne le trouvez pas en kiosque, vous pouvez le commander en ligne sur le site pressedefrance.com ou journaux.fr

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/!/  A suivre la semaine prochaine dans France Dimanche la dernière partie:
Partie 3/ Les drames.

27 juin 2008

1956 - Romy et Tony Sailer

Tony Sailer, de son vrai nom Anton Engelbert "Toni" Sailer, fut triple champion du monde de ski alpin: Champion olympique de descente, slalom et géant lors des Jeux de 1956; Champion du monde de géant, descente et combiné en 1958 et du combiné en 1956.
Tony fut le premier flirt 'officiel' de
Romy Schneider en 1956, elle avait alors 18 ans, et Tony avait 21 ans.
Leur liaison ne dura guère longtemps, mais fut tout de même assez médiatisée à l'époque dû à leurs notoriétés.

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28 mai 2011

29/05/1982 Adieu ma Puppelé

Au matin du samedi 29 mai 1982, Alain Delon, qui se trouve dans le Périgord avec Anne Parillaud, reçoit un coup de fil d'Alain Terzian qui lui apprend la terrible nouvelle: Romy Schneider est morte. Alain n'arrive pas à réaliser, répétant sans cesse "C'est pas possible ! C'est pas possible" en sanglotant. Terzian et Delon se donnent rendez-vous trois heures plus tard, chez Delon, avenue du Président Kennedy à Paris. Ils se rendent ensemble rue Barbet de Jouy dans l'appartement où Romy a rendu son dernier souffle et y retrouvent Sarah Biasini, la fille de Romy, et Laurent Pétin, son dernier compagnon. Daniel Biasini arrivera plus tard, mais Delon lui interdira de voir Romy sur son lit de mort, car elle avait demandé à Laurent Pétin et à Alain Delon de ne pas le laisser la voir si elle disparaissait avant lui. Lorsqu'Alain Delon entre dans la chambre où repose Romy, il s'agenouille, embrasse Romy et s'effondre. Terzian et Delon vont rester dans l'appartement toute la journée et toute la nuit, pour veiller Romy et faire une prière. Plusieurs personnalités viendront se receuillir: Milos Forman, Roman Polanski, Jean-Claude Brialy, ainsi que Wolfi, le frère de Romy. Seul dans la chambre avec Romy, Alain rédige une lettre bouleversante, intitulé "Ma Puppelé", et qui sera publiée dans l'édition de Paris Match du 11 juin 1982, n°1724.

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Je te regarde dormir. Je suis auprès de toi, à ton chevet. Tu es vêtue d'une longue tunique noire et rouge, brodée sur le corsage. Ce sont des fleurs, je crois, mais je ne les regarde pas. Je te dis adieu, le plus long des adieux, ma Puppelé. C'est comme ça que je t'appelais. Ça voulait dire «Petite poupée» en allemand. Je ne regarde pas les fleurs mais ton visage et je pense que tu es belle, et que jamais peut-être tu n'as été aussi belle. Je pense aussi que c'est la première fois de ma vie - et de la tienne - que je te vois sereine et apaisée. Comme tu es calme, comme tu es fine, comme tu es belle. On dirait qu'une main, doucement, a effacé sur ton visage toutes les crispations, toutes les angoisses du malheur.

Je te regarde dormir. On me dit que tu es morte. Je pense à toi, à moi, à nous. De quoi suis-je coupable ? On se pose cette question devant un être que l'on a aimé et que l'on aime toujours. Ce sentiment vous inonde, puis reflue et puis l'on se dit que l'on n'est pas coupable, non, mais responsable... Je le suis. A cause de moi, c'est à Paris que ton cœur, l'autre nuit, s'est arrêté de battre. A cause de moi parce que c'était il y a vingt-cinq ans et que j'avais été choisi pour être ton partenaire dans «Christine». Tu arrivais de Vienne et j'attendais, à Paris, avec un bouquet de fleurs dans les bras que je ne savais comment tenir. Mais les producteurs du film m'avaient dit : «Lorsqu'elle descendra de la passerelle, vous vous avancerez vers elle et lui offrirez ces fleurs». Je t'attendais avec mes fleurs, comme un imbécile, mêlé à une horde de photographes. Tu es descendue. Je me suis avancé. Tu as dit à ta mère : «Qui est ce garçon ?». Elle t'a répondu : « Ce doit être Alain Delon, ton partenaire... ». Et puis rien, pas de coup de foudre, non. Et puis, je suis allé à Vienne où l'on tournait le film. Et là, je suis tombé amoureux fou de toi. Et tu es tombée amoureuse de moi. Souvent, nous nous sommes posés l'un à l'autre cette question d'amoureux : «Qui est tombé amoureux le premier, toi ou moi ?». Nous comptions : «Un, deux, trois !» et nous répondions : «Ni toi, ni moi ! Ensemble !». Mon Dieu, comme nous étions jeunes, et comme nous avons été heureux. A la fin du film, je t'ai dit : «Viens vivre avec moi, en France» et déjà tu m'avais dit : «Je veux vivre près de toi, en France». Tu te souviens, alors ? Ta famille, tes parents, furieux. Et toute l'Autriche, toute l'Allemagne qui me traitaient... d'usurpateur, de kidnappeur, qui m'accusaient d'enlever «l'Impératrice» ! Moi, un Français, qui ne parlais pas un mot d'allemand. Et toi, Puppelé, qui ne parlais pas un mot de français.
Nous nous sommes aimés sans mots, au début. Nous nous regardions et nous avions des rires. Puppelé... Et moi j'étais «Pépé». Au bout de quelques mois, je ne parlais toujours pas l'allemand mais tu parlais français et si bien que nous avons joué au théâtre, en France. Visconti faisait la mise en scène. Il nous disait que nous nous ressemblions et que nous avions, entre les sourcils, le même V qui se fronçait, de colère, de peur de la vie et d'angoisse. Il appelait ça le «V de Rembrandt» parce que, disait-il, ce peintre avait ce «V» sur ses autoportraits. Je te regarde dormir. «Le V de Rembrandt» est effacé... Tu n'as plus peur. Tu n'es plus effrayée. Tu n'es plus aux aguets. Tu n'es plus traquée. La chasse est finie et tu te reposes.

Je te regarde encore et encore. Je te connais si bien et si fort. Je sais qui tu es et pourquoi tu es morte. Ton caractère, comme l'on dit. Je leur réponds, aux «autres», que le caractère de Romy était son caractère. C'est tout. Laissez-moi tranquille. Tu étais violente parce que tu étais entière. Une enfant qui devint très tôt et trop tôt une star. Alors, d'un côté, des caprices, des colères et des humeurs d'enfant, toujours justifiées, bien sûr, mais avec des réactions imprévisibles ; de l'autre côté, l'autorité professionnelle. Oui, mais il y a l'enfant qui ne sait pas très bien avec quoi elle joue. Avec qui. Et pourquoi. Dans cette contradiction, à travers cette brèche, s'engouffrent l'angoisse et le malheur. Quand on est Romy Schneider, et qu'on a la sensibilité et le tempérament à fleur de vie, à fleur de peau, qui était le tien. Comment leur expliquer qui tu étais et qui nous sommes, nous «les acteurs». Comment leur dire qu'à force de jouer, d'«interprète», d'être ce que nous ne sommes pas vraiment, nous devenons fous et perdus. Pour rester debout, à peu près, comment leur dire que c'est si difficile, qu'il y faut une telle force de caractère, un tel équilibre... Mais cet équilibre, comment le trouver, dans ce monde qui est le nôtre, à nous les jongleurs, les clowns, les trapézistes de ce cirque dont les projecteurs nous dorent de gloire ? Tu disais : « Je ne sais rien faire dans la vie, mais tout au cinéma...». Non, les «autres» ne peuvent pas comprendre ça. Que plus on devient un grand comédien et plus on est maladroit à vivre. Garbo, Marilyn, Rita Hayworth... Et toi. Et moi je crie, pendant que tu te reposes et que je pleure, près de toi, que non, non, non, ce métier terrible n'est pas un métier de femme. Je le sais parce que l'homme que je suis est celui qui t'a le mieux connue, qui t'a le mieux comprise. Parce qu'il est un acteur, aussi. Nous étions de la même race, ma Puppelé, nous parlions le même langage. Mais moi, je suis un homme. Ils ne peuvent pas nous comprendre, les «autres». Les comédiens, oui. Les « autres », non. C'est inexplicable. Et quand on est une femme, comme toi, ils ne peuvent pas comprendre qu'on peut mourir de «ça». Ils disent que tu étais un mythe. Bien sûr... Mais oui... Mais le «mythe», lui, sait qu'il n'est que ça. Une façade. Un reflet. Une apparence. il est roi, prince, héros, Sissi, Madame Haneau, la mouette... Mais il rentre chez lui, le mythe, le soir. Alors il n'est que Romy, rien qu'une femme, avec une vie mal comprise, mal reçue, mal écrite dans les journaux, assaillie et traquée. Alors, il s'use, le mythe, dans sa solitude. Il s'angoisse. Et plus il est conscient, et plus il tombe, à doses plus ou moins répétées, dans les béatitudes de l'alcool et du tranquillisant. Ça devient habitude, puis règle, puis nécessité. Puis c'est irremplaçable et le cœur, usé, s'arrête parce qu'il est trop las de battre. Il a été trop malmené et bousculé, ce cœur qui n'était que celui d'une femme, le soir, assise devant un verre...

On dit que le désespoir que t'a causé la mort de David t'a tuée. Non, ils se trompent. Il ne t'a pas tuée. Il t'a achevée. Vrai que tu disais à Laurent, ton dernier et merveilleux compagnon : «J'ai l'impression que j'arrive au bout du tunnel». Vrai que tu voulais vivre, que tu aurais aimé vivre. Vrai pourtant que tu es arrivée au bout du tunnel, samedi, à l'aube. Que tu as été seule à savoir, lorsque ton coeur s'est brisé, que c'était là le bout du vrai tunnel.

Je t'écris au hasard. Sans ordre. Ma Puppelé, si agressive, si écorchée. Tu n'as jamais pu accepter et comprendre le jeu de ce métier de femme publique que tu avais choisi et que tu aimais. Tu ne comprenais pas que tu étais un personnage public et que cela avait une telle importance. Tu refusais le jeu, tous les jeux auxquels cette profession expose. Tu te sentais attaquée, percée, violée dans ton intimité. Tu étais toujours sur tes gardes, comme un animal poursuivi, «forcé» comme on le dit d'une biche. Et toi, tu savais que le destin, d'une main, t'ôtait ce qu'il te donnait de l'autre.

Nous avons vécu plus de cinq ans l'un près de l'autre. Toi avec moi. Moi avec toi. Ensemble. Puis la vie... Notre vie, qui ne regarde personne, nous a séparés. Mais nous nous appelions. Souvent. Oui, c'est exactement ça : nous nous lancions des «appels». Ensuite, en 1968, ce fut «La Piscine». Nous nous sommes retrouvés, pour travailler. Je suis allé te chercher en Allemagne. J'ai connu David, ton fils.

Après notre film, tu es ma soeur, je suis ton frère. Tout est pur et clair entre nous. Plus de passion. Mieux que cela : notre amitié de sang, de ressemblance et de mots. Et puis ta vie et, sur tes traces, le malheur et l'angoisse, l'angoisse... Ils diront, les «autres» : «Quelle actrice ! Quelle tragédienne !». Ils ne savent pas que tu es cette tragédienne, au cinéma, parce que tu l'es dans ta vie et que tu le paies très cher. Ils ne comprennent pas que les drames de ta vie personnelle rejaillissent sur l'écran, plus tard, dans tes rôles. Ils ne peuvent pas deviner que tu es «bonne» et «géniale», au cinéma, parce que tu vis la tragédie, à côté, et que tu es bouleversante parce que t'éclairent les reflets de tes drames personnels. Et que tu ne rayonnes que parce qu'ils te brûlent. Oh ! ma Puppelé ce travail de douleur ! Est-ce que j'ai vécu avec toi ou à côté de toi ?

Jusqu'à la mort de David, pourtant, il y a «le métier» qui t'a tenu la tête hors de l'eau. Puis David est parti... Et le métier n'a plus suffi. Alors je n'ai pas été étonné quand j'ai appris que toi aussi tu t'en été allée. De quoi ai-je été étonné ? De ton non-suicide. Mais que ton cœur ait craqué, non. J'ai dit : «C'était ça, le bout du tunnel».

Je te regarde dormir. Wolfie, ton frère, et Laurent entrent dans la chambre. Je parle avec Wolfie. Nous nous souvenons de cette maison que j'avais, à la campagne. Des dobermanns qui te faisaient si peur. Nous nous en souvenons encore... C'était il y a vingt-cinq ans, en Bavière, dans un petit village. Wolfie avait quatorze ans, moi ving-trois et toi vingt. Nous avons ri quand on nous a annoncé la visite de la présidente du Fan Club Romy Schneider en France. Nous avons vu arriver une grande jeune fille, avec des lunettes, timide, et qui s'appelait Bernadette. Quand nous sommes revenus à Paris, nous lui avons téléphoné. Elle est devenue notre secrétaire, pendant six ans. Elle est toujours la mienne, depuis vingt-deux ans maintenant.

Je te regarde dormir. Hier encore tu étais vivante. C'était la nuit. Tu as dit à Laurent, comme vous rentriez à la maison : «Va te coucher. Je te rejoindrais tout à l'heure. Moi, je reste un peu avec David en écoutant de la musique». Tu disais cela chaque soir... Que tu voulais rester seule avec le souvenir de ton enfant mort, avant de te coucher. Tu t'es assise. Tu as pris du papier et un crayon et tu t'es mise à tracer des dessins. Pour Sarah. Tu dessinais, pour ta petite fille, lorsque ton coeur t'a fait si mal, soudain... Si belle. Belle, riche, célèbre, que te fallait-il de plus ? La paix, un peu de bonheur.

Je te regarde dormir. Je suis de nouveau seul. Je me dis : tu m'as aimé. Je t'ai aimée. J'ai fait de toi une Française, une star française. De ça, oui, je me sens responsable. Et ce pays que tu as aimé, à cause de moi, est devenu le tien. La France. Alors, Wolfie a décidé - et Laurent lui a dit que tu aurais voulu cela - que tu resterais ici et que tu te reposerais pour toujours dans la terre de France. A Boissy. Où, dans quelques jours, ton fils, David, viendra te rejoindre. Dans un petit village où tu venais de recevoir les clefs d'une maison. Là, tu voulais vivre, près de Laurent, près de Sarah, ta fille. Là, tu vas dormir pour toujours. En France. Près de nous, près de moi.

Je me suis occupé de ton départ à Boissy, pour soulager Laurent et ta famille. Mais je n'irai ni à l'église ni au cimetière. Wolfie et Laurent me comprennent. Toi, je te demande de me pardonner. Tu sais que je n'aurais pas pu te protéger de cette foule, de cette tourmente, si avide de «spectacle» et qui te faisait si peur, qui te faisait trembler. Pardonne-moi. J'irai te voir le lendemain, et nous serons seuls.

Ma Puppelé, je te regarde encore et encore. Je veux te dévorer de tous mes regards, et te dire encore et encore que tu n'as jamais été si belle et si calme. Repose-toi. Je suis là. J'ai appris un peu d'allemand, près de toi. Ich liebe dich. Je t'aime. Je t'aime ma Puppelé."

Alain Delon


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21 décembre 2008

Fiche du film Le procès

>> Sur le web:
- le film sur imdb (en anglais)
- le film sur wikipedia et sur allocine (en français)
- analyse du film sur dvdclassik (en français)

11 juillet 2008

Nous Deux 8/07/2008

romy_mag_nous_deux_2008_07_08_cover_1Romy Schneider en couverture du magazine français Nous Deux numéro 3184, semaine du 8 au 14 juillet 2008. Prix: 1,90 Euros. Pages intérieures: 2 pages et demie (article + photos)
Article intégré dans le thème "Saga de l'été", sur "l'histoire bouleversante de sa dernière nuit".

>> Vous ne le trouvez pas en kiosque ? Commandez-le sur  pressedefrance.com

14 novembre 2008

Les interviews pour Le Train

LE TRAIN
Leinterviews

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Romy Schneider
(dans le rôle d'Anna Kupfer)
*
- Ce rôle est certainement, parmi tous mes derniers films, celui que je préfère. La jeune fille agit, pense, réagit, aime exactement comme je l'aurais fait moi-même. C'est le meilleur rôle qui m'ait été proposé depuis quelques années. J'ai saisi au vol l'occasion de lancer un cri d'alarme contre la brutalité des nazis qui conservent, aujourd'hui encore, droit de cité en Allemagne.
- On m'a assez reproché d'avoir trahi mon pays lorsqu'il y a quinze ans, je suis venue travailler en France. C'était pourtant une décision nécessaire pour moi.
- Trahison ? Parce que bien qu'allemande, j'interprète le rôle d'une juive qui s'éprend d'un français ? Seigneur ! Nous avons pourtant bel et bien dépassé le stade de cet horrible nationalisme étriqué ! En outre, la jeune Anna joue le tout pour le tout, ce qui la rapproche encore plus de ma façon de ressentir les choses. Par nature, je ne recule pas, moi non plus, devant le risque. J'ai des raisons professionnelles et privées de jouer ce rôle.
On paraît décidé à me tenir rigueur de tout. Un film de plus ou de moins, quelle importance ? Je m'identifie au rôle. Certes ! A mes yeux, film ou vie quotidienne, la devise demeure inchangée: Tout ou rien. Etre prête à prendre des risques est une attitude qui m'a toujours aidée à progresser.

pierre_granier_deferrePierre Granier-Deferre
(le metteur en scène)
*
Trintignant est un acteur tout à fait extraordinaire. Je l'utilise dans des emplois qui vont à contre-courant de sa nature, si j'ose dire. Je refuse de le voir jouer encore des rôles "à la Bogart". Ce qui m'intéresse, dans son cas, c'est le mélange de douceur, de timidité et de tendresse. Romy Schneider était, à mon sens, l'actrice idéale pour tenir le rôle d'Anna. Derrière son aspect cassant, elle est la féminité même.

* (source: livre Romy Schneider images de ma vie, de Renate Seydel)

15 août 2008

28/02/1980 Festival du Film à Berlin

Conférence de presse pour la présentation du film La Mort en Direct. Romy Schneider au Festival du Film International de Berlin (Internationale Film Festspiele Berlin, dit aujourd'hui  'Berlinale') en 1980, avec l'acteur Harvey Keitel. En second plan, se tient Moritz DeHalden, le directeur du festival.

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> Romy et l'acteur Vadim Glowna
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17 août 2008

Les interviews sur La Mort en Direct

La mort en direct
Leinterviews

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Harvey Keitel, Romy Schneider et Bertrand Tavernier

Bertrand_TavernierBertrand Tavernier
(le metteur en scène)
* 
Romy est une authentique tragédienne; plutôt que de simuler des sentiments, elle les vit intensément, grâce à une discipline et à une morale inouïes. C'est un être qui se "libère" par le biais d'une force de persuasion dont la puissance va bien au-delà de la réalité.
Je ne vois pas quelle autre actrice aurait pu, mieux qu'elle, incarner Katherine. Seules les comédiennes européennes disposent d'une profondeur dramatique aussi inégalable. Romy s'auréole d'une espèce de métaphysique inexistante chez Jane Fonda aussi bien que chez les autres artistes américaines.
Romy m'a beaucoup apporté. Surtout par sa façon d'aborder les choses carrément, sans fausse pudeur, avec une sorte d'orgeuil et, surtout, sans s'apitoyer sur son sort. C'est bien grâce à elle que l'héroïne n'apparaît ni pleurnicharde, ni psychologiquement complexée. Je n'ai jamais vu quelqu'un jouer avec autant de détachement, de désintéressement, en même temps qu'avec autant de conviction et d'engagement physique et moral.
Harvey Keitel pratique son métier, à l'exemple de Brando et de Dean, selon la méthode de l'Actor's Studio: il se met dans l'ambiance, travaille soigneusement les attitudes de son personnage et ensuite, il improvise. Romy se jette férocement dans son rôle, dès le premier tour de manivelle et ne s'en détache plus jusqu'à la fin.

(source: livre Romy Schneider images de ma vie, de Renate Seydel)
 

16 septembre 2008

Fiche du film Les Choses de la Vie

>> Sur le web:
- le film sur imdb (en anglais)
- infos sur le film sur wikipedia français
- le film sur CommeAuCinema (en français)

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17 mars 2008

Les interviews sur César et Rosalie

César et Rosalie
Leinterviews

 

claudesautetClaude Sautet 
(
le metteur en scène) * 
C'est une chronique mouvementée, "une autopsie des sentiments", j'essaie d'évoquer une histoire d'amour violente, très vivante aussi parce qu'elle est en fait basée sur l'envie de vivre. Mon but est de faire le portrait de trois êtres d'âges et de situations très différents. Au centre, il y a Rosalie, libre, indépendante, avec du charme et du caractère, et douée d'un formidable appétit d'amour. Elle aime César, David, sa petite fille, le soleil et la mer. En fait, elle aime aimer. A ses côtés, César, un possessif un être tout extérieur. Il pense que Rosalie lui appartient et ne supporte pas la concurrence; c'est un primaire, un parvenu tout d'une pièce mais qui apporte à Rosalie une santé, une exubérance, une joie de vivre exceptionelle. Puis David, un contemplatif, moins avide d'exclusivité et de possession, plus inquiet, plus poète. Il aime regarder Rosalie et la respecte. Il se contente de son amour sans pour autant chercher à se l'approprier. Ainsi, les deux hommes apportent à Rosalie des formes d'amour si différentes et si complètes que ses hésitations sont parfaitement admissibles.
Romy, franchement, avant de tourner "César et Rosalie", j'ai cherché pendant trois ou quatre mois comment je pourrais ne pas la prendre. Et puis je n'y suis pas arrivé. Quand je me trouvais en face d'une scène concrète, il n'y avais qu'avec elle que je ne me dérobais pas. C'est son caractère passionnel qui m'attire, elle a une formidable énerie intérieure, elle n'est pas paisible mais tourmentée, pure, violente, orgeuilleuse. Quand je tourne avec elle, je sens une espèce de force, une chaleur, un appétit de la vie, et cela est bénéfique pour le film et pour ses partenaires.

samifreySami Frey
(tient le rôle de David)
* 
Elle compte au nombre des actrices les plus sensibles que je connaisse.

* (source: livre Romy Schneider images de ma vie, de Renate Seydel)

9 mai 2008

Fiche du film Un Petit Coin de Paradis

>> Sur le web:
- le film sur imdb (en anglais)
- infos sur le film sur wikipedia français
- le film sur CinEmotions (en français)

14 janvier 2008

1972 - Publicité pour le savon Lux

Romy Schneider est le visage de la marque du savon Lux en 1972


Photos - portraits en studio


Séance de portraits 

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Affiches Publicitaires Presse 


- Pays: Allemagne -
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- Pays: Espagne -
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- Pays: Portugual -
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- Pays: Turquie -
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2 mai 2008

10/09/1956 Romy avec Karlheinz Bohm et Magda

Romy Schneider et l'acteur Karlheinz Bohm (son partenaire dans la série des Sissi et dans Kitty) le 10 septembre 1956 en interview, puis Romy en préparatif d'essayages de robes avec sa mère Magda Schneider, pour se rendre à une soirée avec Karlheinz.

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28 janvier 2008

France People février 2008

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Paru le 25 janvier 2008, ce magazine bimestriel rend hommage aux artistes français de légende.
Pour ce numéro 2 , c'est Romy Schneider qui est mise à l'honneur à travers les 47 pages de France People au prix de 4,70 euros.

Si vous ne le trouvez pas en kiosque, vous pouvez le commander en ligne sur le site pressedefrance.com ou journaux.fr

24 novembre 2007

Sur le tournage de Paris Brûle-t-il ?

Le 16 août 1965 Romy Schneider tourne une courte scène dans la super-production Paris brûle-t-il ? Mais les scènes qu'elle a tourné ont été coupées au montage, sur injonction de son mari Harry Meyen qui trouvait la scène trop mauvaise. Elle discute ici avec le réalisateur René Clément et l'acteur Yves Montand.

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> Romy et René Clement
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10 mars 2007

Avril 1981 Romy dans un bistrot de Quiberon - par Robert Lebeck

Romy Schneider pendant sa cure de repos à Quiberon, en avril 1981, dans un bistrot local du port. Un marin breton s'avance jusqu'à la table où est assise Romy. Les yeux brillants, il lui dit: "Vous êtes Sissi ?!". Romy se fige et lui répond: "Non, je suis Romy Schneider !". Après s'être détendue en buvant du champagne, elle accepte de partager une danse avec le marin, dans le café désert, sur la mélodie de "Help" des Beatles. 

> Romy avec Glenmor, poète de la chanson bretonne moderne
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>> Sur le blog: l' Album Photo "par Robert Lebeck" ( clik ici )


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20 novembre 2007

ROMY par Johannes Thiele

ROMY Schneider
Auteur: Johannes Thiele

bookjohannesPrix éditeur: 49,95 Euros
Date de parution: 15 novembre 2007
Pages: 320 pages
Illustrations : 260 illustrations
Editeur : Editions Place des Victoires
Langue : Français
Format: 24,5 x 32,5 cm
Reliure: Relié
Rayon : Acteur/Cinéma
ISBN: 978-2-84459-176-0
Ou le trouver ? sur le site de l'éditeur editions-menges.fr

Présentation du livre par la maison d'édition:
Il y a vingt-cinq ans la belle et talentueuse Romy Schneider désertait les plateaux de cinéma pour devenir légende. Née à Vienne dans une famille de comédiens, projetée à l'âge de quinze ans sur le devant de la scène par sa mère, elle atteignit rapidement une notoriété internationale en endossant le rôle de Sissi. Sa rencontre avec Alain Delon fut déterminante. Il lui fit connaître Visconti qui les dirigea au théâtre, puis elle tourna avec Orson Welles. Après une éclipse, elle devient en quelques années l'une des actrices favorites du public et des cinéastes. Elle enchaîne les tournages avec Gosta Gavras, Losey, Granier-Deferre, Deville, Tavernier et Claude Sautet qui en fit une de ses actrices fétiches. Bouleversante, fragile, comme en suspens entre le rire et les larmes, insatisfaite, vivant ses rôles plus qu'elle ne les jouait, elle était aussi solide, révoltée, insoumise. Torturée par le doute, elle ne parvint jamais à se débarrasser totalement du poids de ses premiers succès dans le rôle de Sissi. Les triomphes de ses années de maturité, sa percée comme actrice dans des rôles plus sérieux, elle dut les payer au prix de la souffrance, de la dépression, de la maladie et du chagrin. Femme si proche de nous, star absolue au destin tragique, ce sont tous ces visages à la fois que présente ce superbe album aux images somptueuses. C'est aussi un vibrant hommage plein de tendresse.

>> A lire aussi l'article du Point ici


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29 octobre 2007

Les interviews pendant Les Vainqueurs

The Victors
 
Leinterviews

romyRomy Schneider
(dans le rôle de Regine)
*
Pour la première fois je me trouve à Londres où je tourne mon premier film en langue anglaise. Non, non, non, mon anglais est loin d'être aussi bon que mon français mais, par bonheur, je dois avoir un accent pour interpréter une belge, volcanique et sexy, par-dessus le marché. D'ordinaire je vais deux fois par an en Allemagne, mais à Paris, je me sens chez moi. C'est ma vraie patrie. Non, je ne souffre jamais du mal du pays, ou alors ... uniquement à Noël quand j'évoque la montagne bavaroise couverte de neige où j'ai passé ma petite enfance. Je recommencerais volontiers à tourner en Allemagne; on m'a bien rpoposé quelques scénarii, mais aucun n'était acceptable.
Je continue à souffrir du trac intensément. J'ai eu la chance, ces derniers temps, de tourner avec de grands metteurs en scène. Je n'ai jamais fréquenté aucun cours dramatique; de fait, je ne crois guère à l'efficacité de ces écoles. Le talent ne s'apprend pas. Ou bien on en possède et la partie technique s'apprend aisément. Comment il faut marcher sur scène, comment il faut parler au cinéma. Ici en Angleterre, je vais tourner pendant deux semaines, ensuite je passerai mes vacances de Noël chez moi à Paris. Au printemps, je dois recommencer de travailler en France.

carl_foremanCarl Foreman
( le metteur en scène )
*
Romy est la plus prometteuse actrice européenne. Elle possède l'étoffe d'une star internationale.
Romy joue tellement bien qu'elle a appris pas mal de choses aux acteurs d'Hollywood qui faisaient partie de la distribution.
C'est une vraie professionnelle, elle connaît tout les angles de la caméra et sait les utiliser. Romy a un amour-propre à faire peur.

george_hamiltonGeorge Hamilton
( tient le rôle de Trower )*
Si les exigences d'un rôle la contraignaient à traverser la Manche à la nage, je suis certain qu'elle le ferait sans hésiter.

* (source: livre Romy Schneider images de ma vie, de Renate Seydel)

19 juillet 2007

L'Important c'est d'aimer scène 8

 L'important c'est d'aimer
   Photos scène 8
 

Servais rend visite à son ami Lapade, qui ne se sent pas très bien car lui et son chien ont mangé de la pâté pour chat. Il demande à Servais des nouvelles: "Ou ça en est ?" et Servais répond "On est ensemble." Ils sortent de l'appartement et sur le palier, Lapade tombe en arrière dans les escaliers.


 Servais monte les escaliers de l'hôpital avec le médecin qui lui explique que le malaise de Lapade n'a rien à voir avec ce qu'il avait mangé (la pâté pour chat avariée), mais que son foie est atteint. Dans le couloir, Servais rencontre son ex-femme qui l'attendait: "Jsuis venue dès que tu m'as appelé. Il est tout juste sorti du coma." Servais entre dans la pièce des malades et va discuter avec Lapade, un brin hystérique, il crie "Les gens n'ont plus de destin parce qu'ils n'ont plus de morale. Et ils n'ont plus de morale parce qu'ils n'ont plus d'illusions." Puis il demande à Servais de s'occuper de son chien et ajoute "Jpeux crever tranquille".


 Servais attend au portail chez Nadine. Jacques vient lui ouvrir, et en marchant dans l'allée menant à la maison, Jacques lui raconte rapidement sa vie: "On est avec des amis avec qui on a fondé une revue de cinéma l'année dernière. Enfin, 4 numéros. J'ai été standardiste, puis j'ai conduis une camionnette (...) Faut dire qu'avant, j'ai fait médecine pour faire comme mon oncle qui est ambulancier, mais ça n'a pas collé. Et puis j'ai rencontré Nadine, jme suis occupé d'elle. C'est fragile les actrcies, ça casse facile."
Dans le séjour, Jacques échange des photos de cinéma avec ses deux amis collectionneurs, pendant que Nadine met la table. Puis ils dînent. Mais Jacques va contrarier Nadine: "Elle fait toujours un peu province." Elle se lève pour aller chercher des cigarettes, c'est alors que Jacques en profite pour continuer ses réflexions: "Regardez-moi ça, avant c'était 3 paquets par jour, heureusement Zorro est arrivé". En s'adressant à Servais assis face à lui, Jacques ajoute: "A votre avis, Zimmer veut se l'envoyer Nadine ? Il avait toute sa distribution et brusquement, il vire la fille pour prendre Nadine, vous trouvez pas ça bizzare, vous ?!". Nadine rétorque "C'est un pd". Jacques réplique: "Et alors ?! ça n'empêche pas d'être pd ! avec ton ptit cul de ptit garçon, très fin, très rond, on dirait un adolescent." dit-il en se penchant pour mettre sa main sur les fesses de Nadine, assise à coté de lui. Puis Jacques s'adresse à nouveau à Servais: "Vous n'aimez pas les films de cul ? Moi, j'aime bien. Nadine en fait, mais elle aime pas ça, elle est devenue puritaine. Elle a tout fait, elle a tout montré, elle est de plus en plus puritaine, vous comprenez ça, vous ?!". Servais et Nadine observent Jacques sans dire un mot. Jacques ajoute: "C'est parce qu'elle s'est trouvée des principes. Une fois que c'est fait, tu peux lui enlever sa culotte mais pas ses principes." Nadine, mécontente, regarde Jacques, qui ajoute: "D'ailleurs ses principes, elle serait bien incapable de vous les expliquer." Servais, mal à l'aise, baisse les yeux. "Nadine suit les rails sans dévier, même s'ils lui brûlent les pieds. Comme en ce moment" dit Jacques en se tournant vers Nadine qui lui demande alors: "Pourquoi t'as peur comme ça ? Ca gêne tout le monde ... et c'est inutile." L'atmosphère est tendue, quand soudain, on entend le bruit lointain de l'horloge, Servais regarde alors sa montre, se lève de table en déclarant: "Je suis désolé mais j'ai oublié que j'avais un rendez-vous à l'agence. Vous m'excuserez mais je suis obligé de ... me tirer." Il sert la main de Nadine, lui dit au revoir et Jacques l'accompagne quelques pas , lui serre la main et le remercie d'être venu. 

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Servais attend dans le couloir de l'hôpital. Son ex-femme arrive: "Je ne l'ai pas quitté pour toi, tu le sais ?!", Servais acquiesse. Puis elle lui demande: "Je veux savoir une chose maintenant, c'est finit pour nous ? (...) Qu'est ce qu'il y a ?" ajoute-t-elle en regardant Servais qui semble préoccupé. Il lui répond qu'il se "sent coincé", qu'il a "peur de faire du mal": "J'ai l'impression que si je continue, jvais faire du mal. Et si jm'arrête jvais faire plus de mal encore."

9 septembre 2007

Moi, Romy Le journal d'une vie

Moi, Romy
Le journal d'une vie

Auteur: par Romy Schneider et Renate Seydel

book_moiromyPrix éditeur: 13,57 Euros
Date de sortie: 1990
Broché: 315 pages
environ 40 pages photos couleur et noir et blanc
Editeur : Presses Pocket
Langue : Français
Format: poche - 17,8 x 10,8 cm
Ou le trouver ? sur Amazon.fr ou sur Ebay.fr

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 Quatrième de couverture :
Que connaissons-nous de Romy Schneider ? Les magazines nous ont livré sa vie en technicolor ou en noir et blanc : son enfance dorée, ses débuts féeriques dans « Sissi », sa tumultueuse histoire d’amour avec Alain Delon, la mort tragique de son fils… Pourtant, les innombrables visages de Romy, de « La Piscine » aux « Choses de la vie », du « Crépuscule des dieux » au « Vieux fusil », semblaient raconter une autre histoire… Avec la publication de ce journal, le voile se lève. Depuis l’âge de onze ans, jusqu’à sa mort tragique, Romy a écrit, confiant jour après jour ses sentiments, ses aspirations, ses joies et ses peines. Au gré des mots c’est une autre Romy qui apparaît. Une femme éprise de liberté et de perfection, extraordinaire par son amour de la vie et des êtres, dont le dernier cri, déchirant, restera à jamais gravé dans nos mémoires : « Je n’y arrive pas, je n’y arrive pas. »


Autres éditions
France Loisirs - 1989 -
313 p. -XLVII p. de pl. ; 25 cm. Filmogr. 2 p.
ISBN 2-7242-4486-9 (correct) 71 F. - ISBN 2-7242-4462-1 (erroné)
Ergo Press - 1989 - Neuilly-Sur-Seine - Français -
ISBN-10: 2869570090 ; ISBN-13: 978-2869570092

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Le livre version allemande
intitulé Ich, Romy Tagebuch eines lebens
 
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book_moi_romy_allemand_ed_ullstein_1  book_moi_romy_allemand_ed_ullstein_20


Le livre version Chine
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14 juillet 2007

Les scènes coupées de L'Important c'est d'aimer

L'important c'est d'aimer
Descènes coupées

Le réalisateur Zulawski a dû couper à son grand regret une scène - pourtant importante - dans le film : il s'agissait de la visite de Nadine (Romy) chez ses beaux-parents (les parents de Jacques). Mais bien d'autres scènes plus courtes furent coupées: d'abord, une scène où Romy, portant une perruque frisée blonde et une nuisette, se trouve sur un tournage de film; ainsi qu'une autre scène où elle porte aussi la nuisette avec un foulard sur la tête et ensuite, une scène d'un viol dans un parking (peut-être jugée trop crue pour l'époque ?!).

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Des scènes coupées, non incluse dans le montage final:
scène 1: Romy porte un foulard et un ciret noir
scène 2: Romy -un foulard sur la tête- en déshabillé noir

Romy Schneider sur le tournage de L'Important c'est d'aimer
en 1974, pose devant l'objectif de Giancarlo Botti
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Romy Schneider en séance photos publicitaires pour le film
L'Important c'est d'aimer en 1974
lors d'une scène coupée au montage final.
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29 août 2007

La Biographe

La Biographe
Auteur: Evelyne Bloch-Dano

book_romylabioPrix éditeur: 16,90 Euros
Date de sortie: 31 janvier 2007
Broché: 232 pages
Editeur : Grasset & Fasquelle 
Langue : Français
ISBN-10: 2246700418
ISBN-13: 978-2246700418
Ou le trouver ? Sur Amazon.fr

Biographie de l'auteur
Evelyne Bloch-Dano est l'auteur chez Grasset de Madame Zola (1997, Grand prix des lectrices de Elle), de Flora Tristan (2001) et de Madame Proust (2004, prix Renaudot de l'essai).

Présentation de l'éditeur
" Ma mère - Romy. Dos à dos, tendues dans le même effort pour surmonter le passé. Rien ne justifie ce rapprochement, tout le légitime. A la question que Romy Schneider s'est posée toute sa vie : " Comment peut-on être allemande ? " répond l'écho : " Comment peut-on être juive allemande ? " Et si chacune d'elles possédait un fragment de la vérité de l'autre ? Elles sont les deux faces d'une même mémoire, la mienne, celle de la biographe que je suis. E. B.-D. Au-delà de la figure intime et rayonnante de Romy Schneider, Evelyne Bloch-Dano évoque le destin de deux femmes dans l'après-guerre, en quête d'identité entre la France et l'Allemagne. Ce " livre des mères ", qui explore aussi le lien entre la biographe et son sujet, est à ce jour le plus personnel de l'auteur.

Critique du NouvelObs (en ligne sur le site livres.nouvelobs.com )
par Jérôme Garcin - Le Nouvel Observateur - 2225 - 28/06/2007
Un récit d'Evelyne Bloch-Dano - Romy, Edith et moi
C'est en racontant l'histoire de Romy Schneider que la biographe a découvert, en creux, celle de sa propre mère.
Adolf Hitler n'allait au théâtre, à Munich, que pour applaudir Magda Schneider, l'actrice de « Liebelei », de Max Ophuls. Il s'asseyait au premier rang et lui faisait porter des fleurs. Il en était fou ; elle le lui rendait bien. « Je crois que maman avait une liaison avec Hitler », confia un jour Romy Schneider, née à Vienne en 1938, élevée en Bavière, à Berchtesgaden, tout près du Berghof du Führer, fille de deux comédiens allemands ( la possessive Magda et le volage Wolf Albach-Retty ) qui étaient des sympathisants ostentatoires du national-socialisme. De toutes les plaies dont Rosemarie Albach, alias Romy Schneider, était couverte, ce fut la plus douloureuse, la moins cicatrisable. Celle dont Claude Sautet avait fait, par amour autant que par admiration, « le prototype de l'actrice française , solide et indépendante », avait toujours eu mal à l'Allemagne. « Rien, écrit Evelyne Bloch-Dano, n'est plus lourd à porter qu'une faute dont on n'est pas responsable. » Elle détestait qu'on l'appelât Sissi, avait honte d'avoir joué cette princesse en crinoline qui, en 1956, l'avait rendue célèbre. Elle portait autour du cou une étoile de David et donna à ses deux enfants des prénoms juifs, David et Sarah. Elle ne fut jamais plus douloureuse, plus expressive aussi, elle la ravissante, la bouleversante blonde d'outre-Rhin, que dans les rôles de femme traquée et martyrisée par les nazis. Revoir « le Train », « le Vieux Fusil » ou « la Passante du Sans-Souci ». Dans les années 1980, elle rêvait d'incarner au cinéma la terroriste Ulrike Meinhof, l'ennemie publique de la RFA, qui ne manqua jamais une occasion de tenir Romy Schneider pour une exilée rebelle, une presque renégate. « Je suis, clamait-elle en effet, française aux trois quarts et viennoise pour un quart. » Après une vie ponctuée de tentatives de suicide et brisée par l'accident qui coûta la vie à son fils David, elle s'éteignit à Paris en 1982, inapaisée, inapaisable.
Si Evelyne Bloch-Dano raconte avec une telle justesse la vie pourtant connue de Romy Schneider, c'est qu'elle croise sans cesse le destin de sa propre mère, de sa propre famille, tiraillée entre l'Allemagne et la France. Il a fallu que la biographe portraiture l'actrice pour réveiller la mémoire de sa mère, Edith Hanau, juive allemande originaire de Gerolstein, dans la Sarre, venue en France en 1936, cachée pendant la guerre, engagée en 1945 dans l'armée française pour occuper Berlin, où elle fut interprète. Edith a aujourd'hui 90 ans, elle vit dans une maison de retraite et est amnésique. A cette autre « Passante du Sans-Souci » Evelyne Bloch-Dano a voulu restituer par écrit son passé. Et c'est l'actrice de « la Banquière », dont le vrai nom était Marthe Hanau, qui lui a inspiré ce troublant devoir de mémoire, ce livre tressé comme de la soie.

Critique de Madmoizelle.com (en ligne sur le site madmoizelle.com )
Revue par geaddanou, le 21 avril 2007 (maj le 15 mai 2007)
Portraits croisés de Romy Schneider et de la mère de l'auteure.
Comment vivre avec le poids d’Auschwitz, quand on est Allemande, qui plus est, Juive ? Pour répondre à cette question, la biographe Evelyne Bloch-Dano a entremêlé le portrait de deux femmes, sa propre mère et Romy Schneider.
En équilibre entre biographie, celle de Romy, et récit familial, celui de sa mère Edith, les deux thèmes s’entrelacent et se reflètent tour à tour, comme dans un miroir. Evelyne Bloch-Dano, une funambule de la vie ? Mais de quelle vie au juste… Celle d’Edith Hanau, sa mère ? Qui a vécu une enfance paisible à Gerolstein. Qui a fui l’Allemagne pour la France en 1936. Qui est revenue triomphante dans son pays natal, l’uniforme français endossé avec fierté. Qui est bien vivante et victorieuse après la guerre. Ou celle de Romy Schneider ? Qui a vécu une enfance idyllique à quelques centaines de mètres de Berchtesgaden, le nid d’aigle de Hitler, amant régulier de sa mère, Magda. Qui est devenue l’actrice célèbre que l’on connaît. Qui s’est prise l’histoire de son pays en pleine figure. Qui s’est tuée dans ses rôles après la guerre. Chaque film est un poison. Il vous dévore. Evelyne Bloch-Dano nous avoue aller de l’une à l’autre, tresser ces vies à première vue si différentes, les éclairer mutuellement. Ces deux femmes si différentes, mais si complémentaires. Elles vivaient la même chose. Deux destins brisés par la grande Histoire. Les sentiments de honte et d’humiliation, incommensurables, qu’elles ne purent jamais exprimer, le drame d’une vie écartelée entre soi et l’autre, le passé et le présent, la culpabilité et la dette. Et le refoulement comme ciment commun. Evelyne Bloch-Dano analyse, décortique. Toujours en douceur et en finesse. Un miroir ne doit pas être cassé…
Avec quoi fait-on une biographie sinon avec sa propre vie ?
De ce double récit en écho émerge une réflexion sur les raisons cachées d’un biographe. Quand on écrit, on est porté par ses rêves. La démarche première est toujours inconsciente. Mais la biographe s’attelle à une tâche bien plus complexe : redonner vie aux morts, en leur prêtant ses mots, son souffle - et parfois sa mémoire. Personne ne choisit son sujet par hasard. Grâce à cette construction habile, entre enquête personnelle et enquête sur une destinée, elle pose, en réalité, la question de l’identité. Une identité qui n’est pas toujours facile à accepter. "Comment se fait-il que la biographe en moi, soit saisie d’une telle pesanteur à l’idée de faire une recherche aussi simple ? […] Je suis porteuse du désir de savoir, mais la peur est encore trop forte." Pourtant, ce livre, elle l’a écrit. Elle a réussi. Peut-être pour rendre hommage à Romy Schneider, une femme blessée mais toujours remarquable : "Elle me rappelle ces héroïnes de Dostoïevski, éprises d’absolu, toujours au bord de l’explosion, à la fois fragiles et inflexibles, d’une gaieté pleine de larmes, avançant les yeux grands ouverts vers leur perte". Sans doute pour rendre hommage à sa mère, une femme qui a vécu et aujourd’hui oublié : "Maman ! Que me restera-t-il pour te rejoindre sinon mes souvenirs et mes propres illusions couchées sur le papier ?". Sûrement pour elle : "Ces questions d’identités, il faut les aborder de face pour pouvoir ensuite les jeter par-dessus bord".
Evelyne Bloch-Dano, la petite fille de la couverture, est devenue une grande dame. Une biographe, qui, en se prêtant au devoir de mémoire, a réussi celui de l’oubli.
Pour résumer : Avec La Biographe, Evelyne Bloch-Dano nous offre finalement un magnifique bouquet de fleurs coupées.
› 3 bonnes raisons d'aimer La biographe (Evelyne Bloch-Dano)
- La spontanéité et l’honnêteté de l’auteure qui avoue sa crainte de découvrir certaines vérités,
- la description de la fragilité de Romy Schneider,
- l’ambiguité des relations mère-fille si bien cernée.
› 1 bonne raison de bouder La biographe (Evelyne Bloch-Dano)
- La guerre et Romy : des thèmes si souvent abordés qu'on pourrait en avoir assez.


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22 août 2007

Les interviews sur Kitty

Kitty
Leinterviews

Ils évoquent Romy pendant 'KITTY'

 alfred_weidenmann Alfred Weidenmann (le metteur en scène) * 
A notre époque de blousons noirs et de rock'n'roll, le succès de Romy Schneider est un excellent signe. Aux yeux d'un metteur en scène, le plus grand bonheur c'est de voir une actrice, naturellement douée, se consacrer à sa tâche avec toute son énergie. Romy s'est engagée dans la voie du succès avec son caractère et tout son coeur, mais sa qualité principale consiste certainement à ne rien perdre de son charmant naturel en présence de la caméra. Quelque part au niveau de l'inconscient du public, Romy Schneider représente la jeune fille d'aujourd'hui ; celle que les jeunes gens de notre époque souhaitent trouver pour épouse. Et il est certain que bien des jeunes filles s'efforcent d'approcher, dans la mesure du possible, cet idéal. C'est en cela que je devine l'une des raisons profondes du succés de Romy.

Helmut Ashley (caméraman) *
Il y a quelques actrices qui ne se trouvent mêlées à aucun scandale - grand ou petit - ni à aucune plaisanterie de cet ordre, et ce sont les collaboratrices les plus agréables quand elles sont devant la caméra. Romy Schneider appartient à cette catégorie. Le charme naturel, grâce auquel elle a conquis le public, opère en peu de temps sur l'ensemble de la troupe et entraîne jusqu'aux plus sceptiques et aux plus rébarbatifs. On la trouve toujours disponible, de bonne humeur et ne trahissant pas la moindre fatigue. En ce qui concerne mon travail, il est important que Romy fasse preuve de précision autant que d'exactitude.


* source: livre Romy Schneider images de ma vie, de Renate Seydel

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