Festival 1962 n°685
Le magazine Festival n°685 de 1962 publiait un article "Romy a suivi le Guépard".
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"Paris brûle-t-il", l'épopée de la Libération de Paris, en DVD 45 ans après
article publié le 24/08/2011 sur nouvelobs.com
Près d'un demi-siècle après le premier tour de manivelle le 15 août 1965,
"Paris brûle-t-il", film culte sur la libération de la capitale,
sort enfin en DVD en France. (c) Afp
Près d'un demi-siècle après le premier tour de manivelle le 15 août 1965, "Paris brûle-t-il", film culte sur la libération de la capitale, sort enfin en DVD en France.
Pour des raisons de droits, ce chef-d'oeuvre épique tiré du best-seller de Lapierre et Collins n'était jusqu'à présent sorti qu'en édition américaine, explique Sylvie Collombet, directrice du marketing de Paramount.
Avec une trentaine de stars françaises et américaines au générique - Kirk Douglas, Simone Signoret, Orson Welles, Glenn Ford, Yves Montand, Jean-Paul Belmondo, Romy Schneider, Michel Piccoli, Jean-Louis Trintignant, ... -, un budget de six millions de dollars de l'époque ou 80 millions d'euros aujourd'hui, le film est aussi porté par la chanson de Maurice Jarre interprétée par Mireille Mathieu, "Paris en colère", qui fera le tour du monde.
Et c'est moins connu, mais les jeunes Michel Sardou, Michel Fugain et Michel Berger y firent leurs débuts comme figurants, non crédités au générique.
"Chaque fois que je le revois, que j'entends Anthony Perkins ou Alain Delon prononcer mes phrases, j'ai la larme à l'oeil", confiait mardi soir Dominique Lapierre, lors de la première projection du DVD au Musée de l'Armée, à Paris.
"C'est un des plus grands souvenirs de ma vie, et pas seulement professionnelle. D'autant que j'ai vécu la Libération de Paris, gamin."
"Avec Larry Collins, on voulait écrire une grande histoire franco-américaine quand on a découvert que Paris aurait dû être complètement détruit en août 1944. Pendant trois ans, on a fait un travail d'historiens, fouillé plus de 3.000 archives françaises, américaines, britanniques pour retracer ce jour de la Libération de Paris".
"On a retrouvé von Choltitz (le général allemand qui commandait la place de Paris) dans son F3 de Baden-Baden: quand on lui prête une phrase, c'est qu'il l'a dite", insiste l'auteur dont l'oeil s'allume et pétille à l'évocation de ces souvenirs.
Paru en 1964, "Paris brûle-t-il" devient aussitôt un best-seller qui se vendra à 20 millions d'exemplaires, en 40 langues.
Lapierre reçut rapidement un appel du producteur allemand Paul Graetz, désireux de porter le récit à l'écran: "il voulait offrir à la France un témoignage d'amour".
Claude Brulé, tout jeune scénariste à l'époque, est chargé de l'adaptation avec deux poids lourds, Jean Aurenche ("Hôtel du Nord") et Pierre Bost ("La Traversée de Paris"): "je suis parti des anecdotes qui me touchaient le plus pour rédiger un premier jet d'une trentaine de pages", se souvient-il. "Ensuite on a refait toute l'enquête pour combler les ellipses du récit".
Côté américain, ils reçoivent le renfort de Gore Vidal et de Francis Ford Coppola. "Ils nous ont fait beaucoup de bien: nous, on était très impressionnés par le destin de nos héros, on apportait notre émotion, eux leur objectivité".
"Je serai complètement objectif parce que moi, la Libération de Paris, je m'en fous", avait clamé Gore Vidal en arrivant.
Le coffret DVD (20 euros) présente aussi 2h30 de bonus: contexte historique, secrets de tournages et documentaire sur René Clément.
Le 12 janvier 1958 au Gloria Film Ball à Munich
> Romy avec Magda Schneider et Ilse Kubaschewski
> Romy et Joachim Furchsberger
> Romy danse tour à tour avec son beau-père "Daddy" Blatzheim,
> avec son fiancé Horst Buchholz...
> Karlheinz Bohm et sa femme Gudula Blau
- Photographie de FC Gundlach -
- Photographie de Hanns Hubmann -
dans la presse
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Le 8 janvier 1955, Romy Schneider au Film Ball de Berlin, à l'hôtel Esplanade
- Romy avec Karlheinz Bohm et Rudolf Krach
- Romy avec Joachim Fuchsberger
> Photographie de Franz Christian Gundlach
> Photographies de Heinz Köster
- Sonja Ziemann, Romy Schneider et Magda Schneider -
> Captures
Karlheinz Bohm, Willi Forst, Barbara Rütting, OE Hasse,
Romy Schneider et Magda Schneider, Sonja Ziemann
> source video "Neue Deutsche Wochenschau 259/1955": filmothek.bundesarchiv.de
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En ce qui concerne le travail, le succés a consolidé mon assurance.
Dans ma vie privée, j'ai beaucoup moins de certitudes. A quoi cela tient-il? Je me pose fréquemment la question. Il m'est impossible, par exemple, de traverser un hall d'hôtel sans en éprouver une gêne. C'est effrayant de sentir peser sur soi tant de regards. On ne s'y habitue jamais. J'ai tant de fois souhaité mener une existence normale, débarrassée de ce constant étalage de notoriété.
Paulette Dubost, une vie bien remplie
article publié sur lefigaro.fr
Sa gouaille parisienne, son nez légèrement retroussé, son sourire éclaboussant avaient fait d'elle une actrice délicieuse, reconnaissable entre mille et abonnée aux rôles plutôt légers. Paulette Dubost aurait eu 101 ans le 8 octobre prochain. Elle s'est éteinte à la veille de l'automne, le 21 septembre 2011, à Longjumeau où elle résidait. Elle n'avait jamais voulu devenir comédienne mais aura tourné dans cent soixante six films de cinéma, des dizaines à la télévision et joué aussi au théâtre. En 1992, elle avait publié un livre de souvenirs: C'est court, la vie.
Par son naturel primesautier, par toutes les comédies auxquelles elle a participé de bon cœur, l'œil rieur et la voix acidulée, elle aura été l'une des comédiennes préférées du public français des années 30 aux années 90 ! Un record de longévité qu'elle n'avait en rien cherché, mais accepté avec la grâce mutine qui la caractérisait.
Elle appartient à la très grande histoire du cinéma
Paulette Dubost (de son vrai nom Deplanque) était née le 8 octobre 1910 à Paris. Son père est ingénieur, sa mère est chanteuse, spécialisée dans l'opérette. Dès l'âge de 7 ans, Paulette est petit rat à l'opéra de Paris. Elle aime cette discipline, mais sa mère la juge physiquement inapte («Tu as le cul trop lourd» lui assène-t-elle) et la retire ! Ce sera l'un des grands regrets de sa vie…
Paulette Dubost, faite au tour, taille de guêpe, malicieuse, tape alors qu'elle n'a pas quinze ans dans l'œil d'un certain… Alexandre Stavisky… Elle le racontera des années plus tard dans son livre !
C'est dans l'opérette qu'elle va faire ses premières armes et joue notamment deux ans durant Les Aventures du roi Pausole aux Bouffes-Parisiens. Toutes les comédiennes de cette époque savent chanter, danser, jouer. Dès 1926, elle a à peine 16 ans, elle traverse en figurante le plateau de Nana de Jean Renoir avec qui elle tournera l'immortel chef d'œuvre qu'est La Règle du jeu (1939). Elle y est la délicieuse camériste Lisette. Elle retrouvera le grand Renoir vingt ans plus tard, en 1959 pour Le Déjeuner sur l'herbe. Elle est Melle Forestier… Autre grand nom, Marcel Carné avec qui elle joue Ginette dans Hôtel du Nord (1938), et avec Max Ophüls elle est l'une des pensionnaires de La Maison Tellier, un des sketches du Plaisir, en 1952 et incarne la servante Joséphine dans Lola Montès en 1955. Pour ces derniers, elle appartient à la très grande histoire du cinéma.
Mais on ne fera pas ici la liste extraordinaire de tous ses rôles. Pierre Chenal, Jacques Tourneur, Marcel L'Herbier, Victor Tourjansky ; aussi bien que Jean Delannoy, André Hunebelle, Michel Boisrond, Gérard Oury, Georges Lautner, Yves Allégret, Louis Malle (Viva Maria ! avec Moreau et Bardot), François Truffaut (Le Dernier métro), Philippe de Broca et jusqu'à Jean-Claude Brisseau et, en 2005, Jérôme Bonnell, tout le monde a rêvé de faire tourner cette femme charmeuse qui n'avait pas sa langue dans sa poche et qui dans son livre, ne craint pas d'égratigner ses contemporains et contemporaines ! Elle avait la dent dure, mais beaucoup d'esprit.
Au théâtre, de La Petite Hutte d'André Roussin au Vent dans les branches de Sassafras qu'elle créa avec Michel Simon en passant par Oscar de Claude Magnier, elle s'amusait. Pierre Romans l'avait distribué dans un joli rôle dans Ivanov de Tchekhov aux Amandiers de Nanterre, en 1989. Ce fut sa dernière apparition au théâtre. Mais elle ne cessait de tourner, de participer à des émissions. Gardons l'image de Madame Vieuzac dans Milou en mai de Louis Malle en 1990. L'amitié, le soleil, les rires… Ses yeux qui se plissent et son rire en cascade.
Paulette Dubost a partagé l'affiche avec Romy Schneider dans Jeunes filles en uniforme en 1958 et dans Mademoiselle Ange en 1959 (photo ci-contre).
Après le tournage du film Garde à vue, Romy Schneider va un jour s'effondrer chez elle, terrassée par la douleur. Le diagnostic est sans appel: elle a une lésion rénale avec une tumeur au rein droit et doit subir une ablation. Elle est transportée d'urgence à l'hôpital américain de Neuilly le 23 mai 1981 où on lui enlève ce rein malade. L'opération va durer quatre heures et la cicatrice mesure 25 cm de long. Les projets cinématographiques sont alors repoussés (la post synchro de Garde à vue et le tournage de La Passante du sans-souci) et elle doit consacrer plusieurs mois à sa convalescence. Pendant ce repos forcé, Raymond Danon va lui rendre visite à l'hôpital: les producteurs ne veulent plus faire le film La Passante du Sans-Souci; il est trop risqué d'assurer Romy. Mais Romy s'accroche et l'actrice prend le pas sur la femme: elle veut faire ce film à tout prix! Le tournage est donc retardé jusqu'en septembre.
En avril 1981, Romy déclare au magazine allemand Stern: "Pour l'instant, je suis trop foutue et à plat pour me défendre convenablement".
Romy se repose chez des amis à la campagne, et c'est là, le 5 juillet 1981, qu'elle va recevoir un coup de fil pour lui apprendre une terrible nouvelle: son fils David est entre la vie et la mort.
Le 21 décembre 1981, une soirée de soutien à la Pologne se tient à l'Opéra Garnier de Paris, à laquelle participe notamment Michel Piccoli et Romy Schneider. Romy lit un poème sur scène.
Le 13 décembre, le général Wojciech Jaruzelski avait déclaré la loi martiale entraînant l'internement de la plupart des leaders du syndicat indépendant Solidarność (Solidarité), dirigé par Lech Wałęsa et qui regroupait plusieurs millions d'ouvriers soutenus par les intellectuels réformateurs.
Romy, Michel Piccoli et son épouse Ludivine
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