Autour du film Lilas Blancs
Lilas Blancs
Secrets de tournage ...
... et anecdotes
- Il s'agit du tout premier film de Romy Schneider, qui donne la réplique à sa mère Magda Schneider. Elles jouent d'ailleurs le rôle de mère / fille. Au générique, Romy est créditée sous le nom de Romy Schneider-Albach.
- Chronologie d'un tournage
13 juillet 1953: Magda Schneider est à Munich pour signer un contrat et récupérer un scénario dont elle doit débuter le tournage quelques semaines après. Le producteur Kurt Ulrich, propose à Magda que sa fille Romy joue le rôle de sa fille dans le film. Dubitative, Magda retourne à son hôtel pour lire le scénario. Elle appelle son mari Hans Herbert Blatzheim (le beau-père de Romy) pour lui demander conseil.
14 juillet 1953: Romy et son frère Wolfy sont dans la maison familiale de Berchtesgaden. Dans la soirée, Magda Schneider, leur mère, appelle Romy pour lui demander de la rejoindre à Munich, sans lui donner la raison de sa venue.
15 juillet 1953: Le matin, Romy prend le train pour Munich où elle y retrouve sa mère. Elle porte la robe bleu ciel, le manteau, les gants et les chaussures à talons de sa mère. Elles prennent un taxi qui les mènent à l'hôpital, pour rencontrer le scénariste (Fritz Rotter qui a écrit la nouvelle), le producteur (Kurt Ulrich) et le réalisateur (Hans Dieppe, qui a la jambe plâtrée). Ils proposent à Romy de passer des essais à Berlin. Romy et sa mère logent à l'hôtel Bayerischer Hof de Munich.
17 juillet 1953: Romy et sa mère se rendent à Cologne où elles vont rester l'été. Romy prépare son rôle, pour passer les essais; elle écrit dans son journal (le 18 août 1953): "Je connais mon texte par coeur depuis longtemps. Je sais aussi ressentir ce qu'il s'est passé dans la fille que je dois incarner."*
1er septembre 1953: Romy et sa mère prennent l'avion pour Berlin. C'est la première fois que Romy prend l'avion.
2 septembre 1953: Romy passe les essais à Tempelhof, aux studios d'UFA (situés près de l'aéroport), face au réalisateur Hans Dieppe. Stressée et impressionnée, Romy passe son audition devant 30 personnes (le personnel des studios): une scène où elle ouvre une porte, entre dans une pièce et donne la réplique à sa mère Magda. Romy est même photographiée par le photographe des studios, M. Wesel. Romy dit dans son journal: "J'attends avec impatience de voir si un journal publiera ma photo !!"*
6 septembre 1953: Romy reçoit la réponse tant attendue du résultat de son audition: elle est retenue pour le rôle: "Je fais du cinéma ! C'est dingue, absoluement dingue !!"*
8 septembre 1953: Romy et Magda se rendent à Wiesbaden pour le tournage.
9 novembre 1953: Fin du tournage.
11 novembre 1953: A Stuttgart, conférence de presse pour les acteurs et actrices, signatures d'autographes avec le public et première du film devant les journalistes à l'Universum. Le producteur Kurt Ulrich offre à Romy un porte bonheur: une châtaigne en or, comme celle que lui offre Willy Fritsch dans le film.
Fin 1953 jusque 15 février 1954: Tournée des Premières du film à travers l'Allemagne (à Berlin au Mercedes-Palast, au FilmBall; à Esslingen au Scala, à Cologne...), Romy écrit dans son journal que cette tournée "fut passionnante et épuisante."
*source: livre Le Journal de Romy Schneider, Moi Romy, de Renate Seydel, 1989.
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Livre Romy en supplément de Télé Star
Les covers de Elle
Romy Schneider en couverture
du magazine féminin français Elle
19/02/1962 Interview pour Carrefour
Romy Schneider a vingt-quatre ans quand elle se prête à l'interview de Georges Kleinmann pour l'émission Carrefour de la télévision Suisse le 19 février 1962; Extrait de l'interview filmé (de 3 minutes 17 secondes) sur archives.tsr.ch
Georges Kleinmann: Ce visage, vous le reconnaissez bien, bien sûr, puisque c'est celui de la plus adorable des vedettes de cinéma Romy Schneider. Romy Schneider, vous êtes une vedette de cinéma, pourquoi faites-vous du théâtre ?
Romy Schneider: Parce que d'abord j'avais toujours eu envie de faire du théâtre et puis je crois que quand on aime vraiment ce métier, il faut faire du théâtre, c'est indispensable. On ne peut pas faire tout le temps seulement du cinéma.
G.K: Pourquoi doit-on faire du théâtre ? ... Pour avoir le contact avec le public ?
R.S: Parce que il faut connaître ça, c'est trop... trop monotone à mon avis de faire toujours du cinéma. Seulement le cinéma, j'en avais toujours envi, c'était ici et maintenant; pour moi c'est très facile de dire 'il faut faire du théâtre', il faut aussi avoir la chance de commencer, comment on démarre. J'avais beaucoup de chance quand j'ai commencé le cinéma avec ma mère en Allemagne, j'avais beaucoup de chances, mais après, il faut aller toute seule pour le théâtre.
G.K: Comment avez-vous commencé le cinéma ?
R.S: Oh ben ça tout le monde le sait, on en a tellement...
G.K: Et comment avez-vous commencé le théâtre ?
R.S: Le théâtre, j'avais eu vraiment ma grande chance c'était Visconti que j'ai connu il y a presque deux ans maintenant à Rome, et qui m'a proposé de faire 'Dommage qu'elle soit une p" à Paris, de John Ford. Et puis finalement, j'ai très peur parce que j'ai dit que mon français est assez... bien peut être pour parler comme ça dans la vie, ça va, mais jamais pour une scène, c'est pas possible. Et en plus c'était un texte presque classique, un texte shakespierien. Donc j'avais beaucoup peur et il m'a poussé et il m'a beaucoup aidé et puis on a commencé les répétitions et après... j'ai fait ma première pièce.
G.K: Et de fil en aiguille, vous en êtes arrivée à jouer la Mouette avec Sacha Pitoeff
R.S: Oui, pendant la 'putain' à Paris, Sacha Pitoeff a vu la pièce, il est venu un soir et m'a proposé de faire cette tournée. Je ne pouvais pas lui donner tout de suite une réponse, j'étais très heureuse et très flattée, j'ai dit 'La Mouette est une pièce de Tchekov' mais je n'avais jamais fait une tournée, et je savais que ça durait quatre mois, c'est très très long et c'est très fatiguant. Mais quand même, l'envie était plus grande que la peur.
G.K: Comment en êtes-vous arrivée, vous, une comédienne autrichienne, à faire du théâtre en France ?
R.S: Très simple, parce que en Autriche et en Allemagne, je ne pouvais plus continuer et je ne voulais plus continuer ces films que j'avais fait. Je voulais sortir de cette veste qu'on m'avait pressée dedans et je ne pouvais pas arriver à faire ce que j'avais envie de faire. On ne m'a pas donné, on ne m'a pas proposé et on n'avait plus confiance en moi. Et on ne l'a même pas maintenant j'ai l'impression, ceci dit, on n'a pas besoin de moi là-bas et j'en ai plus besoin non plus. Donc je n'ai plus envie de faire du cinéma là-bas mais je dois dire franchement que je voudrais l'année prochaine, ou dans deux ans, du théâtre à Vienne ou à Munich ou à Hambourg ou à Berlin avec Gründgens parce qu'il est un metteur en scène de théâtre merveilleux en Allemagne et on fait du très très bon et du très beau théâtre. Comme à Paris aussi. Autrement, on est très très bien. Mais le cinéma, non. Non, je n'ai plus envie. Ca, c'était la raison pour mon métier, si on ne parle pas de la vie privée et de tout ça je n'en parle pas de tout façon, je n'ai pas envie d'en parler.
Sur le tournage de La Banquière
Livre Romy en supplément de Télé Star
Citation de Romy 3
Les interviews pour La Banquière
La Banquière
Les interviews
Daniel Mesguich
(dans le rôle de Rémy Lecoudran)
Elle avait une énergie à déplacer les montagnes.
C'est la plus belle femme que je connaisse. Romy Schneider est une star absolue. Par bonheur, elle ne deviendra pas sa propre statue comme Marlene Dietrich ou la Garbo. Romy est trop impulsive pour ça.
Francis Girod
(le metteur en scène)
Seule Romy Schneider était en mesure d'incarner la personnalité miroitante, chatoyante, de Marthe Hanau.
Elle seule possédait les dimensions du rôle.
Romy Schneider
(dans le rôle de Emma Eckhert)
Cette femme me fascine.
Elle méprisait l'argent et secourait les pauvres.
Elle méprisait aussi ceux qui idôlatrent l'argent.
Marthe Hanau et moi, avons bien des choses en commun.
> Interview pour la télévision :
Romy: Plus ça va, plus on me propose des choses, des rôles vraiment formidable et meilleurs; et plus j'ai le trac et plus j'ai peur. Moi, je suis sûre.
Journaliste: Quand on dit moteur, quand même, il y a du plaisir.
Romy: Oui, mais le trac aussi ! (rire)
source:
livre Romy Schneider images de ma vie, de Renate Seydel





























































































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