TV - Quoi de neuf pussycat ?
Dimanche 29 août 2010 à 20h35 sur
Arte
Film - Quoi de neuf pussycat ?
Année: 1965
Durée:
1h55mn
Casting: Peter Sellers, Romy Schneider, Peter O'Toole, Woody Allen, Ursula Andress
Source >> le site
de arte.tv
Dimanche 29 août 2010 à 20h35 sur
Arte
Film - Quoi de neuf pussycat ?
Année: 1965
Durée:
1h55mn
Casting: Peter Sellers, Romy Schneider, Peter O'Toole, Woody Allen, Ursula Andress
Source >> le site
de arte.tv
La Voleuse
Les interviews

Romy Schneider
(dans le rôle de Julia Kreuz) *
.Jean Chapot m'a proposé le rôle pendant le tournage de "Dix heures et demie du soir en été", avec Melina Mercouri à Madrid. Dès la première lecture du synopsis, mon opinion était faite: c'était un rôle de rêve, offrant la possibilité d'exprimer la gamme complète de sentiments éprouvés par une jeune femme, du chagrin à la passion exarcerbée, en passant par la résignation. Je serais incapable de me montrer douce et tendre, mais aussi de hurler, de me déchaîner comme une possédée...
.Je joue en participation aux bénéfices car le sujet est exigeant et nous ignorons si nous allons avoir du succès. Mais le travail est épatant, le scénario est épatant, le régisseur est épatant. Pas un mot plus haut que l'autre. Personne ne braille ni ne vocifère. Les opérateurs sont épatants. Des Français qui renoncent aux décors et au grand tralala. Nous avons tourné, le soir, fenêtres ouvertes au large. Trois étages en dessous de nous, la rue avec tous ses bruits, la pluie, les coups de klaxon. Une foule de sensations épidermiques !
.C'est justement cela qui m'enchante. J'en ai décidément ma claque de Paris. C'est une ville enchanteresse mais qui vous met les nerfs à vif et finit par vous bousiller. D'ailleurs, j'ai revendu l'appartement. Je vais à Zurich. J'ai besoin de calme, de calme, de calme...
.Michel Piccoli est un brillant acteur. Jean Chapot est un calme qui aide les acteurs. Je dépends énormément du savoir du metteur en scène, je me fie complètement à ses dires. Il n'est pas rare qu'une actrice ignore certaines de ses possibilités; et dans ce cas, un bon metteur en scène tirera d'elle des performances qu'elle-même n'aurait pas cru possible.
.Je préfère être mise en pièces et déchirée à belles dents, plutôt que de rester ignorée. Professionnellement, s'entend. La peur, l'épouvantable trac... encore et toujours comme au premier film.
.Sous la direction duquel de mes compatriotes est-ce que je préfère travailler ? C'est un détail qui m'indiffère, pourvu que ce soit un bon metteur en scène. Ce qui m'a poussée à accepter ce rôle ? J'ai été imméditament séduite par le scénario. La première mouture que l'on me proposa, plaçait le rôle de Christian Blech au centre de l'action. C'est seulement quand j'ai accepté que l'auteur a mis le rôle de Julia au premier plan. Si ce travail m'apporte des joies ? Assurément, car il s'effectue avec le concours d'une bonne équipe. Pourtant, ce sont aussi, après le tournage de "Dix heures et demie du soir d'une nuit d'été" pour lequel Dassin avait choisi l'Espagne en guise de décor, les séances de prises de vues les plus pénibles de ma carrière. La nécessité de recourir uniquement à la lumière naturelle nous contraint fréquemment à commencer à 3 ou 5 heures du matin et à poursuivre jusque tard le soir.
* (source: livre Romy Schneider images de ma vie, de Renate Seydel)
Schneider en cinq couleurs
article publié sur lintermede.com
le 28 février 2010 - par Natacha Seweryn
Dès l'entrée de l'exposition qui lui est consacrée au Museum für Film und Fernsehen - Musée du petit et du grand écran - de Berlin, les dates s'alignent pour retracer sagement les étapes marquantes de la vie de Romy Schneider (1938-1982). De l'actrice reste aujourd'hui l’image monochrome de l'impératrice Sissi, princesse pour les petites filles, reines pour les mères, et icône cinématographique. L'exposition, qui déploie un spectre chromatique en revenant sur le parcours de l'actrice (et de la femme), contre-balance l'académisme de cette antichambre par la ronde de couleurs qui se succèdent bientôt sur les murs de salle en salle, dressant le portrait tout en nuances que Schneider a peint de sa propre vie, tour à tour jeune fille modèle, impératrice de caractère, femme fatale, mère au destin tragique. Romy Schneider. Wien - Berlin - Paris est à découvrir jusqu'au 29 août.
Blanc. L'ambivalence de la relation entre la comédienne et sa mère est perceptible dès la photographie de deux mètres de haut qui ouvre la première salle (intitulée "Daughter", "la fille") du labyrinthe bariolé. Magda Schneider (1909-1996) s’impose au premier plan, mais une jeune fille, à l'arrière, irradie, légèrement teintée par les reflets orangés et rouges des salles suivantes. Cette demoiselle lumineuse, c’est la toute jeune Romy Schneider. Le dispositif de projection vient dynamiter un peu plus le blanc immaculé des cloisons. Le premier extrait provient du film Wenn der weisse flieder wieder blüht (Hans Deppe, 1953) : Therese (Magda Schneider) rend une visite tardive à sa fille Evchen et lui annonce que son père n’est pas celui qu’elle croyait. Le fragment de film est accolé à un montage constitué de différentes séquences, avec une Romy Schneider juvénile, habilement mises en parallèle avec chaque moment de l’extrait. Ainsi, lorsque la mère arrive dans la Romy Schneider, Magda Schneider, Cinémathèque de Berlin, Alain Delon, Claude Sautet, Museum fr Film und Fernsehen, Boccace 70, Lucchino Visconti, Wenn der weisse flieder wieder blht, destin tragiquechambre sur le premier écran, la fille l'enlace dans l’extrait projeté sur l'autre. Partant, la scénographie tisse des liens entre différents moments de l'oeuvre de Schneider, donnant à voir la kyrielle des visages possibles de l’actrice. Leitmotiv au cœur de l’arc-en-ciel des compositions de la comédienne, Magda Schneider, la mère, l’agent, le modèle, la totalité, revient sur toutes les photographies du début de carrière de sa fille.
Gris. Plus loin sont projetées, en un même montage, diverses interviews données lors de son voyage aux Etats-Unis dans le but de signer un contrat avec la Columbia. En 1958, à Tageschau, l’actrice est assise entre le présentateur et sa mère, qui ne la laisse pas répondre aux questions, lui coupant sans arrêt la parole, ce qui n'empêche pas la jeune femme de capter l’attention. Dans le second extrait, la mère a disparu, laissant le rayonnement de Romy Schneider éclabousser la pellicule. Ces séquences projetées se situent entre les deux premières salles, comme un raccord chromatique entre les espaces. Evchen au teint laiteux des débuts devient alors mannequin pour Chanel dans une tenue rose poudré (Heinz Köster, Berlin, 1962). C’est le temps de son idylle avec Alain Delon, et de son premier séjour à Paris. Elle obtient un rôle dans la pièce de Luchino Visconti Dommage qu’elle soit une putain (‘Tis Pity She’s a Whore), et commence à tourner avec des cinéastes de renommée - Orson Welles (Le Procès, 1962), Otto Preminger (The Cardinal, 1963)... L'extrait du film Boccace 70 de Visconti, dont le son emplit l'espace "Nouveaux commencements", marque une rupture avec la première salle. Romy Schneider y tient le rôle de la parfaite bourgeoise, qui demande tour à tour à sa femme de chambre collier, châle, chaussure, loin de la candide jeune fille du film de Hans Deppe. En écho, un nouvel instantané qui se dresse sur deux mètres de hauteur, affichant Romy Schneider et Harry Meyen (1924-1979), acteur allemand, son mari pendant un temps et père de son fils David. Elle occupe désormais la première place. La mère amoureusement possessive s'efface derrière l'homme, et Romy Schneider se transfigure en muse d’une génération de cinéastes essentiellement masculins.
Orange. L'un des plus célèbres reste le réalisateur français Claude Sautet (1924-2000), qui fait jouer l'actrice dans La Piscine. Défile, sur fond orange vif, la fameuse scène avec Alain Delon, dans laquelle elle le réveille, alors qu’il lézarde au soleil, en l’éclaboussant par son plongeon dans la piscine d'une villa de la Côte d’Azur, puis l'embrasse. La légende veut que, lors de la postsynchronisation du film, Sautet soit tombé amoureux de la comédienne. Après quelques mois passés à l'épier dans les studios de Boulogne où a lieu le doublage, le cinéaste l’appelle pour lui décrire la Marie du roman de Paul Guimard qu’il veut adapter. Romy Schneider est bouleversée par l'histoire, et Les choses de la vie semble parfaitement convenir au jeu épuré mais poignant de l’actrice, comme en jugent les critiques de l'époque, à l'instar de ce journaliste de Positif après la sortie de La Piscine : "Par le seul plan où on la voit, avec des pleurs de joie, saisir un téléphone et demander à une amie de lui prêter sa voiture, Romy Schneider est digne d’arracher les larmes à quiconque sait que l’éternel se compose d’éphémère". Son attitude sur les plateaux de tournage est beaucoup moins appréciée. Témoin, ce mot du réalisateur Andrzej Zulawski : "Un jour, on tournait à Issy-Les-Moulineaux et soudain sa colère a explosé parce qu’elle n’était pas d’accord sur la façon de jouer la scène ou sur le texte qu’elle devait dire (…). Hurlante et rageuse, elle a renversé tout ce qui se trouvait sur la table d’un revers de main et elle est partie en claquant la porte vitrée si violemment que le verre a explosé."
Rouge carmin. Le tournage avec Claude Sautet est sa collaboration la plus intense depuis Visconti. Dans une lettre exposée dans la vitrine qui relie l'orange au rouge, Romy Schneider exprime son désir passionné de jouer la Marie du scénario du réalisateur. Elle sera "sa plus belle, et sa plus vibrante Marie". Schneider est avant tout une actrice qui se dévoue complètement à ses rôles, cherchant toujours la diversité nécessaire à la carrière pérenne d’une actrice estampillée très jeune par un rôle d’envergure, comme le dit Sautet : "Je m’amourache, chaque fois, de ce que je suis en train de tourner, mais lorsque je tourne avec Schneider, je deviens littéralement fou d’elle. Elle est tout à fait consciente du pouvoir de son corps ainsi que de la très forte sensualité qui se dégage de sa personne et possède, à l’instar de toutes les grandes vedettes, une espèce de pouvoir de pluralité." Le succès qu'elle rencontre en France fait écho aux propos du cinéaste : elle reçoit deux César dans les années 1970, pour L’important c’est d’aimer (1975, Andrzej Zulawski), et Une histoire simple... de Claude Sautet (1978). Actrice de plus en plus reconnue à l'écran, Romy Schneider se fissure peu à peu à la ville, tout comme ses personnages. Mais l'exposition berlinoise respecte son sujet et ne rentre pas dans les détails de sa dépendance à l'alcool et aux médicaments.
Argent. Au-delà des fêlures, s'il est une image qui perdure, c'est celle de sa majesté. Le photographe F.C. Gundlach (célébré par une autre exposition à Berlin) ne s'y trompe pas en la prenant de profil, le menton levé, l'air royal. En 1972, Romy Schneider interprète à nouveau l'Impératrice d’Autriche, mais loin de ce qui a fait sa légende et celle de son personnage Sissi : "Il n’existe aucune commune mesure entre la Sissi de jadis, et mon rôle d’aujourd’hui. Sissi était une gamine fofolle, tandis que l’impératrice d’Autriche est une femme mûre. Je vais pouvoir interpréter ce rôle en donnant au personnage toute sa consistance… Une interprétation qui me touche au vif, quand on sait que cette impératrice qui ne connaissait pas la peur a été assassinée. C’est un sujet merveilleux. Moi aussi, j’ignore la peur. La peur physique, j’entends, car les autres angoisses, celles que je dois sans cesse combattre, je ne les connais que trop. Finalement, je découvre dans le personnage Romy Schneider, Magda Schneider, Cinémathèque de Berlin, Alain Delon, Claude Sautet, Museum fr Film und Fernsehen, Boccace 70, Lucchino Visconti, Wenn der weisse flieder wieder blht, destin tragiqued’Elisabeth des traits de caractère qui ne me sont pas étrangers." Un grand tableau de l’impératrice Élisabeth dans la dernière salle induit d’ailleurs le rapprochement entre l'actrice et le personnage historique. Quelques années avant sa mort en 1982, à l'âge de 43 ans, Romy Schneider devient un mythe. La double présence de la couleur argentée sur les murs et des costumes de Sissi impératrice - uniquement montrés dans cette dernière pièce - achèvent le tableau, avant d'accéder à un dernier espace, une salle obscure où les images de Ludwig, Le crépuscule des dieux, de Luchino Visconti (1972), se dessinent sur un mur. Le noir se substitue à la couleur, l'écran devient cénotaphe.
Romy Schneider. Wien - Berlin - Paris, jusqu'au 29 août 2010
Deutsche Kinemathek - Museum für Film und Fernsehen
Potsdamer Straße 2
10785 Berlin
Mar-dim : 10h-18h
Nocturne le jeudi (20h)
Tarif plein : 6 €
Tarif réduit : 4,5 € / 2 €
Rens. : 0049 30 300 903 0
Romy Schneider
en couverture
du magazine français Jours de France
Mariengrund
La maison de son enfance
Magda Schneider fait construire la maison en 1936 et c'est son père, Franz Xavier, un homme manuel et plombier de métier, qui suit les travaux car Magda, actrice, est très prise par les tournages. Magda y emmènage avec ses parents l'année suivante, en 1937. Ils baptisent la maison 'Mariengrund', traduit par 'L'enclos de Maria', du prénom de la mère de Magda. Les parents de Magda s'occupent de l'entretien de la maison.
Romy Schneider naît à Vienne le 23 septembre 1938. Quatre semaines après sa naissance, sa mère Magda Schneider l'amène à Mariengrund, où elle y passera ses cinq premières années, élevée par ses grands parents et une nurse, soeur Hedwige (surnommée Hedy ou Heda). La propriété familiale est située à Schönau (qui veut dire "belle prairie" - Schöne Au), près de Berchtesgaden, mais surtout près du nid d'aigle d'Hitler, surplombant la montagne à une vingtaine de km et dont on en aperçoit la vue par la fenêtre. On sait aujourd'hui que la mère de Romy fréquentait amicalement le dictateur et il est fort probable qu'elle y amena la petite Romy lors de goûters d'anniversaires avec d'autres enfants de nazis chez Hitler.
> Mariengrund en 1956 et en 2012
Mariengrund est une grande maison perdue au milieu des près et entourée de montagnes et de forêts: l'endroit est idyllique, un joli décor à la Heidi ! Berchtesgaden est une ville allemande, située dans les Alpes bavaroises, à l'extrême sud-est de l'Allemagne et de la Bavière, à 30 km au sud de Salzbourg (Autriche) qui reste encore aujourd'hui une région aux atouts touristiques attrayants: montagnes, verdures, lac où les décors naturels sont époustouflants de beauté.
Pendant sa première année, Romy fut confiée à la garde d'une nourrice, Melle Hedwig; puis par la suite, elle fut élevée en partie par ses grands parents maternels, ses parents étant trop occupés avec leurs carrières respectives au cinéma. Romy et son frère Wolfgang ne voyaient leur parents que pendant leur vacances, souvent de courts séjours, avec des moments de détente familial: randonnées en montagne, jeux et farniente dans la piscine à Mariengrund où le calme et la sérénité règnent.
Romy fréquenta l'école primaire de Schönau durant quatre ans; puis ses parents divorcèrent en 1945 et Romy intégra l'internat Goldenstein en 1949 ne se rendant à Mariengrund que pour les vacances scolaires.
Romy adorait sa maison de Mariengrund, tel qu'elle le raconte dans son journal intime*:
19 octobre 1952 - Je n'ai passé que mes quatre premières semaines à Vienne. Depuis, je vis à Berchtesgaden, où nous avons une jolie maison. J'ai toujours aimé être à la maison.
>> Voir les photos de Romy à Mariengrund
Un hôtel acceuillant les touristes porte aujourd'hui le nom de Mariengrund: il est possible d'y passer la nuit pour la modique somme de 20 Euros! (plus d'infos sur sur todtnauer-ferienland.de )
>> Sources:
Romy Schneider, images de ma vie de Renate Seydel
Berchtesgaden sur wikipedia
*livre Le Journal de Romy Schneider, Moi Romy, de Renate Seydel, 1989.
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Rosemarie Magdalena Albach-Retty
naît le 23 septembre 1938 à 22h05
à Vienne en Autriche
Elle pèse 3,20 kg
> extrait du livret de famille
+ faire part de naissance:
Voici la future Romy Schneider,
déjà à l'aise devant l'objectif l'année de sa naissance:
> Les parents veillent sur leur petite Rosemarie:
- sa mère Magda Schneider
- et son père Wolf Albach-Retty
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Le premier Noël de Rosemarie Magdalena Albach-Retty
le 24 décembre 1938
> Rosemarie dans les bras de sa mère Magda
et avec ses grands parents paternels:
Rosa Albach Retty et Karl Walter Albach
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La petite Rosemarie Magdalena Albach-Retty
est baptisée le 2 octobre 1938
> Rosemarie dans les bras de sa mère Magda
et avec ses grands parents paternels:
Rosa Albach Retty et Karl Walter Albach
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