La Banquière
Les critiques
Le Nouvel Observateur - 30/08/1980
Inspirée (mais inspirée seulement) de Marthe Hanau, La Banquière séduit tout le monde sur son passage et traverse les années folles en redresseuse de torts. La mise en scène ironique de Girod et les dialogues insolents de Conchon mettent en valeur Romy Schneider, plus belle que jamais. En smoking, en chapeau cloche, en turban à aigrette, elle favorise les petits épargnants et s'oppose au pouvoir. Elle va payer cher son audace.
Télé 7 Jours - 1980
Voilà la grande idée du film: la métamorphose de Marthe Hanau en Emma Eckhert, incarnée par Romy Schneider. Flambante, souveraine, amazone conquérante, pleine d'autorité, suprêmement élégante, avec, au coeur, comme une fragilité. L'entrée d'une si belle femme hausse le fait divers au niveau de la tragédie. Une réussite parce que ce film est de bout en bout intelligent et passionnant.
Figaro Magazine - 6 septembre 1980
On regrette de ne pas trouver dans "La Banquière" ce que l'ont espérait le plus: l'envolée lyrique d'une société qui danse sur un volcan, ignorante que, dix ans plus tard, elle aura cessé d'exister. Nous n'avons qu'une imagerie banale, en dépit de sa sophistication... Romy Schneider, éclatante à son habitude, apporte un peu de sa gloire au film. Ce film n'apportera rien à sa gloire...
Tagesspiegel - 3/04/1981
Francis Girod a été manifestement séduit par un premier plan somptueux: aisance, décors luxueux, vie facile et personnalités chatoyantes - généreuses ou impitoyables, peu importe. Et tout s'articule plus ou moins autour de Romy Schneider, qui joue un rôle de femme charmante dans les différents épisodes de son ascension et de ses amours. En revanche, dans les différents aspects de la déchéance, nous retrouvons la Romy Schneider que nous connaissons depuis toujours. A ses côtés, Jean-Louis Trintignant, Jean-Claude Brialy, Claude Brasseur, une très belle distribution dans un film tout en comportements grandioses et haut en couleurs.
Volksblatt Berlin - 4/04/1981
Francis Girod emploie ses artistes: Romy Schneider, Trintignant, Jean-Claude Brialy, Claude Brasseur, Jacques Fabri et Marie-France Pisier, dans un superbe défilé de mode qui étale sa splendeur devant un parterre dément des années vingt.
"Quand on atteint la trentaine, on ne se plaît plus que dans la soie" avoue Romy Schneider, ce qui peut expliquer en partie l'ameublement luxueux dans lequel elle évolue. Dans ce décor on côtoie la corruption, on cède à une sentimentalité larmoyante, on meurt de manière grandiose aux accents d'une musique, par ailleurs prompte à rythmer, à souligner l'acuité des situations, dûe à l'orchestrateur des meilleurs westerns, Ennio Morricone.
Die Welt - 4/04/1981
C'était, très exactement, le style qu'il convenait d'adopter: au lieu d'un drame savamment construit, une tragicomédie de salon dans une ambiance demi-mondaine. Rares sont les circonstances où l'on a vu Romy Schneider aussi détendue, aussi disciplinée; elle triomphe avec un égal bonheur - et l'ont s'en étonne - dans le théâtre intime.
Télérama
Grandeur et décadence d'Emma Eckhert, fille d'un chapelier juif, devenue banquière sulfureuse dans le Paris des années 20. Ah, la brillante reconstitution d'époque que voilà ! Ah, le casting doré ! Francis Girod réussit un bel ouvrage académique autour de Romy, altière, libre et déchirée...
Guide des films
Le film s'inspire de la vie de Marthe Hanau, qui fit scandale dans les années 30 pour avoir affiché son anticonformisme et son homosexualité, mais surtout pour avoir lutté contre le capitalisme en favorisant l'épargne populaire. Ses deux principaux atouts sont le luxe de la réalisation et l'interprétation de Romy Schneider. Celle-ci éclate d'une beauté souveraine, d'une élégance majestueuse, d'une autorité superbe.
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