1954 Portraits de Romy et Magda
Les stars au destin tragique
Le site Linternaute dresse le portrait de 30 stars au destin tragique avec Romy Schneider en 2ème position.
Romy Schneider, les rêves brisées.
Née à Vienne, la célèbre interprète de Sissi, l'impératrice d'Autriche connaît le
succès à la fois public et critique en tournant avec les plus grands
réalisateurs et notamment Claude Sautet (Les Choses de la vie, Mado, César et Rosalie). Elle obtient même le César
de la Meilleure actrice en 1970 pour L'Important c'est d'aimer de Zulawski. Malheureusement, quelques années plus
tard, le sort s'acharne contre elle dans sa vie privée. Elle doit faire face au
suicide de son ex-époux Harry Mayen, puis à la mort accidentelle de son fils
adoré David, dont les photos de son agonie sont étalées dans la presse.
Anéantie, en proie à des problèmes de santé, elle tourne encore La
Passante du Sans-Souci en 1982, avant de décéder d'une crise cardiaque
le 29 mai.
Bonne Année 2011
* * * * *
Je vous présente
mes Meilleurs voeux
pour cette nouvelle
année 2011
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Qu'elle soit une année
de chance,
de succès,
de bonheur,
de réussite,
d'amour,
d'amitiés,
et d'une
Bonne Santé !
* * * * *
Best wishes
and
Happy New Year 2011
* * * * *
G comme Goldenstein
L'internat Goldenstein
institut tenu par des religieuses
fréquenté par Romy de 1949 à 1953
Romy Schneider passe quatre années à l'internat: elle y entre à l'âge de 11 ans, le 1er juillet 1949, pour en sortir le 12 juillet 1953. Dès son arrivée à l'internat, Romy ne passe pas inaperçue, comme elle le raconte dans son journal intime (le 10 juin 1952): "A peine entrée à l'internat, j'ai été littéralement prise d'assaut: 'Quoi ? Tu t'appelles Romy Albach ? Alors tu es la fille de Magda Schneider et de Wolf Albach Retty ! Raconte-nous comment ça se passe ?' Qu'aurais-je pu leur raconter ?! Moi qui n'avais jamais mis les pieds dans un studio ! Les seules vedettes que je connaissais étaient Richard Häussler et Gustl Gstettenbauer et encore, je n'avais pu que les contempler de loin, un jour où ils étaient venus boire un café à la maison."
L'internat Goldenstein se trouve dans un château, situé à cinq kilomètres au nord de Salzbourg. Le village le plus proche est Elsbethen, que l'on aperçoit par les fenêtres de l'institut. Romy décrit dans son journal (le 19 octobre 1952): "Elsbethen, le petit village où il y a l'Eglise, et tout autour, les petites maisons rassemblées comme des poussins autour de la poule. On voit la rue principale, qui mène à Salzbourg. Et si on continue, on arrive à Vienne..."
L'internat ressemble un peu à une forteresse, très haut et très étroit, et les Soeurs Augustine y dispensent le même enseignement catholique depuis plus d'un siècle. Des journées de silence sont parfois imposées aux jeunes élèves: (extrait du journal intime de Romy, "Peggy" - le 10 décembre 1951)*: Aujourd'hui, nous faisons une retraite ! "Faire silence toute la journée !" Ce n'est pas drôle ! Mais ça va quand même. PS: J'étais malade, la grippe !
Nous avons eu quatre conférences. Le Père Recteur était très gentil. Le soir, nous avions le droit de parler ! Voilà ma première retraite ! A quand la prochaine ? J'éspère pas tout de suite ! J'aimerais souffler un peu !
> Photo de groupe - vers 1951
(Romy à droite, avec une blouse au col noir;
et ses amies Monika et Margit)
L'internat compte sept étages avec six dortoirs. Romy raconta dans son journal intime: "Il est impossible de connaître ses camarades de dortoir, ni de les choisir car le renouvellement est constant (...) J'ai une envie folle de connaître au moins une petite partie du monde. Ici aussi c'est très joli. Je me verrais bien y vivre, dans la fraîcheur de l'été. Mais moisir en internat, toute la sainte journée, ce n'est vraiment pas pour moi! (...) Je voudrais partir d'ici et voir le monde." Romy vivait avec seize autres jeunes filles dans la salle des Chevaliers du château (devenue aujourd'hui une salle de classe).
C'est Soeur Augustine qui a eu Romy comme élève dès le jour de son entrée dans l'établissement et ce, jusqu'à sa sortie. Soeur Theresa était la directrice. La Mère Supérieure faisait preuve d'une autorité implacable. La jeune Romy pouvait se montrer parfois rebelle face aux Soeurs, comme le confirmera sa mère Magda: "Tout enfant arrive à un âge où il devient difficile à éduquer. Romy sortait volontiers du rang et l'art des Soeurs consistait à l'y faire entrer et à l'y maintenir sans entraver l'épanouissement de sa personnalité"; et cette rébellion ressort aussi à travers les notes de Romy prises dans son journal intime:
14 octobre 1951*
Hier, j'ai rédigé mon journal pendant l'étude parce que j'avais terminé mes devoirs. Soudain -malheur !- la Mère Supérieure entre. Oh! là! là! tout de suite elle me dit d'une voix effrayante: "Romy ! N'as-tu rien à faire en travaux manuels ? Vite au travail ! Ton journal, je tele confisque jusqu'à ce que tu aies terminé !" Ah mon Dieu, tu m'as été enlevé ! Mon trésor ! Et maintenant, je t'ai à nouveau. Que je suis contente et heureuse ! Plus jamais tu ne me quitteras.
14 novembre 1951*
J'ai envie d'exploser de fureur et de colère contre cette affreuse Mère Augustine. Si elle m'interroge et que je ne sais pas la réponse, elle se moque de moi et dit: "Allez ! Romy !" Si elle savait comme elle m'agace...
17 novembre 1951*
Aujourd'hui c'est la fête de Mère Augustine. J'ai écrit des voeux au tableau. Et puis la Mère Supérieur est entrée et a dit d'une voix moqueuse: "Mon Dieu, ces fioritures ne peuvent provenir que de Romy !" Je n'étais pas contente du tout.
28 mars 1952*
Oh ! Quelle journée pénible ! C'était affreux !
1. Nous avons eu un contrôle en calcul; bien entendu, je n'étais pas dans un bon jour !
2. La chère, très chère Mère Supérieure a été vache, une fois de plus ! Mais je m'en fiche. Oui ! Oui, et encore oui ! Je me fiche de tout !! Quoiqu'il arrive, on vous harcèle sans cesse pour vous sanctifier.
1er juin 1952*
Je suis hors de moi. Je suis malheureuse. Je crois que je pourrais... je ne sais pas quoi. Je ne sais même pas quel jour nous sommes. Ah oui, mercredi, évidemment. C'est notre jour libre, le seul jour où nous pouvons faire ce qui nous plaît l'après-midi. Parfois, j'aimerais en avoir terminé avec cette pension.
La journée avait déjà commencé bêtement. J'ai dormi trop longtemps et je n'ai pas entendu la cloche de la Mère Supérieure. Se lever à six heures trente ! Même les poules se retournent encore une fois sur leur perchoir à cette heure. C'est bête une poule. Plus tard, je ne voudrais pas avoir leur réptation de lève-tôt. Je dormirai toujours jusqu'à dix heures et je me ferai servir le petit-déjeuner au lit. En chant aussi, j'étais dissipée.
Voilà ce qui s'est passé. Hier soir, j'étais plongée dans un livre de Karl May; une amie l'avait ramenée de chez elle ( je crois que le livre appartient à son frère; sinon, comment aurait-il échoué ici ?) Donc au moment du plus grand suspens, nous devions nous coucher évidemment. La Mère Supérieure est venue dans la chambre et a éteint la lumière. Là, j'ai ronchonné un peu, tout bas; à ce moment, une fille qui dort depuis quinze jours dans notre chambre, me dit: "Emmène-le avec toi demain matin en chant et continue à lire. Mais je parie que tu n'oseras pas." Je lui ai répondu: "Chiche, tu verras !" Allongée dans mon lit, j'ai réfléchir à la meillure façon de procéder. Je ne voulais pas me dégonfler. Et puis j'ai eu une idée. Voilà comment je ferais !
Le lendemain, nous avons repris les cours. La fille avec laquelle j'avais parié est restée tout près de moi, m'a harcelée. J'étais furieuse. J'avais emporté le livre, mais les autres ne voyaient rien. Je l'avais couvert avec du papier noir, et il ressemblait au livre de chant. Mais je voulais faire admirer mon audace; j'attirais l'attention sur mon livre et je riais. Par malheur, la Mère Supérieure m'a appelée pour examiner mon livre de chant. J'avais envie de rentrer sous terre. Pour les regrets, il était trop tard. Elle a pris mon livre et a lu à voix haute: "... et il est aussi injuste que tu t'appelles Hadschi Ali. Celui qui prétend être un Hadschi doit avoir été en pélerinage à la Mecque..." Quelques filles pouffaient. La Mère Supérieure a pâli. "Qu'est-ce que ce livre ?" demanda-t-elle sévèrement. "C'est de Karl May", ai-je répondu. "La Caravane des esclaves". La Mère Supérieure a confisqué le livre et n'a plus dit un mot.
15 juin 1952*
(...) L'histoire avec le livre de Karl May a fait un grand scandale. Il était question que je sois renvoyée de l'internat. La Mère Supérieure m'a exhortée une nouvelle fois à changer de conduite. Je semais la pagaille parmi les pensionnaires, a-t-elle dit; ça, je ne le voulais pas. J'ai promis de faire des progrès.
17 juin 1952*
Hier, j'ai à nouveau provoqué un remue-ménage. Mais cette fois-ci, ce n'était pas de ma faute !
Comme chaque soir, la lumière avait été éteinte à 8 heures. Je m'étais tout de suite endormie. Je préviens: j'ai une habitude stupide, je parle en dormant. Mammi dit que j'ai hérité de ça de Pappi. (...) Soudain, tout le monde a crié, ri, et on a allumé. La grosse Waserl, si barbante, qui dort depuis quelques jours dans le lit à côté de moi, hurlait comme une possédée. Je m'étais levée en dormant et j'avais balancé ma cuvette d'eau glacée sur son lit. Les autres pensaient que je l'avais fait exprès. La Mère Supérieure est arrivée immédiatement. Elle était de garde et avait entendu tout de suite le bruit. Et me voilà avec un blâme de plus !
Romy était tellement indisciplinée qu'un jour, la Mère Supérieure convoqua sa mère Magda Schneider: "Je ne sais plus quoi faire de votre fille. Si elle ne change pas, je serai obligée de la mettre dehors". Romy a donc frôlé l'exclusion et sa mère Magda s'est interrogée des années après: "Avait-elle vrailent changé ? Je l'ignore."
Les enfants étaient autorisés à rentrer dans leur foyer une fois par mois, mais les parents de Romy étant divorcés depuis 1945, et plutôt préoccupés par leur carrières respectives d'acteurs, la petite Rosemarie était souvent livrée à elle-même. Ses parents lui rendaient en effet rarement visite: son père n'est jamais venu la voir et sa mère, prise par les tournées, ne venait qu'occasionnellement. Romy raconte d'ailleurs, dans son journal intime: "Dommage que Maman ne puisse pas venir voir la Première de la pièce de théâtre, elle m'aurait vue. Les parents des autres sont toujours là."
Elle se rend deux fois par mois, les samedis, chez sa tante Marianne et son oncle Eugène, qui vivent à Salzbourg. Romy dit dans son journal: "Quand je ne peux pas leur rendre visite, ils m'envoient souvent des petits colis, ce que je trouve très sympa de leur part."
Mais la petite Romy passa tout de même des temps heureux dans l'institut pourtant austère: elle avait des amies (Monika, Margit et Trude) et s'enthousiasmait dès lors que les Soeurs annonçaient la création d'une pièce de théâtre. Déjà à cette période, Romy affirmait vouloir devenir comédienne.
Les matières préférées de Romy, où elle excellait, étaient l'anglais, le dessin, la musique et la gymnastique.
Romy raconte dans son journal intime: "Si je ne réussis pas dans le cinéma, je deviendrai dessinatrice. Soeur Augustina me laisse travailler seule dans la salle de dessin. Je peins des assiettes en bois que je me suis faite faire par un ébéniste de Salzboug.",
pour le chant: "Je suis la meilleure en chant. J'ai droit à la voix de solo à la chorale."
et pour la gylnastique: "La gymnastique est mon activité scolaire préférée. Ilmanque un véritable gymnase. Parfois, le réfectoire remplace la salle de bowling, allez savoir pourquoi. Nous sommes obligées de porter des pantalons de survêtements longs. Je les déteste. La Mère Supérieure ma gronde continuellement, car j'enfile mon short sous le pantalon. Madame Augustina est plus raisonnable: elle me permet le short."
Elle adorait écouter la radio achetée par l'internat: "Je pourrais rester des heures et des heures à tourner les boutons."
Elle n'aimait pas les cours d'histoire, la couture et la broderie et détestait les mathématiques. Et dès lors qu'une pièce de théâtre était en préparation, elle négligeait tout le reste. Elle avait une mémoire extraordinaire pour apprendre par coeur.
Elle s'était fait notamment envoyé par son père un costume appartenant aux propriétés du "Burgtheatre" à Vienne, pour jouer le rôle de Mephisto dans Faust, mis en scène par Soeur Augustina.
> Romy dans le costume de Mephisto
avec sa copine Trude Reichel - en 1951
Parmi ses professeurs "Soeurs" préférées, figure Soeur Augustina. Romy raconte dans son journal (le 20 septembre 1952): "Nous avons un professeur principal formidable. Monika, Margit et moi la préférons aux autres enseignantes. Elle a des mains merveilleuses. (...) Je l'adore. Elle participe aussi, à l'occasion, à nos farces".
Soeur Augustina racontera ses souvenirs: "C'est lorsqu'elle jouait qu'elle se sentait le mieux. Quand je disais: maintenant, nous allons jouer, ses yeux brillaient aussitôt. Elle sautait et criait de joie. Je montais à cette époque, quatre à cinq pièces par an et quand elle avait l'occasion de jouer, elle était alors d'excellente humeur et tout ce qu'elle faisait était parfait. Quand il n'y avait pas de représentation en vue, elle était contrariée et pouvait se montrer têtue, d'humeur changeante. (...) Elle était vraiment désordonnée. Lorsqu'on lui demandait de mettre de l'ordre, elle s'énervait. Mais les autres filles l'aimaient beaucoup parce qu'elle jouait très bien."
Soeur Esmelda, chargée du réfectoire, appréciait beaucoup Romy: "Elle était si gentille! Elle aimait tant les gâteaux que je lui en donnais toujours un morceau de plus en cachette. (...) Soeur Augustina se rappelle que Romy allait souvent prier à la chapelle du couvent. Elle livrait peu ses sentiments profonds. Toutes reconnaissent son talent pour le théâtre et la danse. Je crois aussi que toutes les filles l'aimaient beaucoup. Elles me le disaient de temps en temps. Mais Romy était plutôt solitaire. Elle était d'humeur inégale, en désaccord intérieur avec elle-même. J'ai cousu tous ses costumes, à l'exception de deux, qu'elle a demandés à son père. Elle n'avait pas beaucoup d'objet personnel. Sa mère ne lui envoyait rien et je ne l'ai d'ailleurs vue ici que deux ou trois fois. Sa grand-mère n'est jamais venue et son frère Wolfgang peut être deux fois, au début."
> Photos de Romy à l'internat - en 1950 et 1951
> Photo de groupe - en 1952
(Romy debout à l'extrême droite,
Soeur Theresa et Soeur Augustina)
Romy quitte l'internat à l'âge de quinze ans, le 12 juillet 1953, avec un diplôme "le petit baccalauréat". Un bal de carnaval et une fête d'adieu furent organisés pour toutes les jeunes filles qui effectuaient leur dernière année. Après avoir quitté l'internat, Romy est repartie dans la maison familiale "Mariengrund", à Berchtesgaden. C'est le domestique M. Liegl qui est venu la chercher en voiture, pendant que Romy voyaient ses camarades repartir avec leurs parents. Romy pense alors qu'elle effectuera sa prochaine rentrée scolaire à l'Ecole des Beaux-Arts de Cologne, où elle s'est inscrite. Adorant le dessin, elle avait alors décidé de se consacrer à l'illustration de livres pour enfants. Mais le soir du 14 juillet 1953, sa mère qui se trouve à Munich, appelle à Mariengrund et demande à Romy de la rejoindre dès le lendemain pour passer des essais qui seront concluants. Romy va ainsi tourner son premier film "Lilas Blancs" au côté de sa mère.
>> source:
Site officiel de Goldenstein sur Romy Schneider Ein Welstar kehrt heim
*livre Le Journal de Romy Schneider, Moi Romy, de Renate Seydel, 1989.
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copyright text by GinieLand.
Vidéos sur le tournage de Sissi
Sissi impératrice
Sur le tournage
Extraits de séquences "making of"
sur le tournage de Sissi
>> Video partie 1
>> Video partie 2
































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