Gala 18/04/2012
Salives: La passion de Romy
Salives: La passion de Romy
le 19/04/2012
en ligne sur LeBienPublic
La passion de Sylvie Amedro pour l'actrice est née alors qu'elle n'avait que 12 ans
à l'occasion de la projection du film "le Vieux Fuseil"
Photo: Martine Milliere
Il y a trente ans, disparaissait Romy Schneider. Après l’exposition à Ramatuelle où elle a vécu, l’actrice s’est exposée à Salives, ce week-end, à la salle des fêtes du village qui, de par son esthétisme et son architecture, a su rendre un hommage à la grandeur de l’actrice.
Le dévouement des fans
Les bénévoles de l’association Romy passion avec, à leur tête, Sylvie Amédro, ont organisé une belle manifestation, un chemin guidant le visiteur à travers la vie professionnelle de Romy. Beaucoup de goût dans cette exposition dans laquelle on se déplace d’époque en époque, de film en film avec des transitions très douces. Beaucoup de photos et d’affiches méconnues montrant le talent de l’actrice, une actrice toujours sur le fil, prête à basculer à chaque instant, ne ménageant pas son jeu. Les panneaux photographiques étaient riches de sensations, émouvants, enrichissants.
On peut saluer le dévouement des fans qui ne ménagent ni leur temps ni les kilomètres pour afficher leur passion dans toute la France et communiquer au public leur admiration.
Après Salives, l’exposition se rendra en mai, mois du souvenir, à La Queue-les-Yvelines. En septembre, son mois de naissance, aura lieu la dernière manifestation de l’année. L’association remercie l’accueil chaleureux qu’Alain Houpert, maire de la commune, a su leur témoigner lors de ce week-end ainsi que tous les visiteurs qui le temps d’une balade photographique ont partagé le même univers.
Paris Match 3/03/1956
Destins de légende: Romy Schneider
Destins de Légende - Romy Schneider
Auteurs: Bernard Soares, Henry-Jean Servat.
Prix éditeur: 13,90 Euros
Date de sortie: avril 2012
Broché: 110 pages
Editeur : Hors Collection
ISBN-10: 2258095182
ISBN-13: 978-2258095182
Ou le trouver ? sur amazon.fr
Présentation de l'éditeur: Romy Schneider rejoint l'histoire en incarnant Sissi, l'impératrice d'Autriche. Jetant un pont au lendemain de la Seconde Guerre mondiale entre la France et l'Allemagne, Romy rejoint Paris. Elle tombe alors sous le charme d'Alain Delon et de la France, qui sait si bien l'accueillir. Les amitiés s'enchaînent et perdurent. Elle y rencontre les plus grands réalisateurs - Visconti, Sautet, Clouzot de grands comédiens - Brialy, Montand, Piccoli -, tous ces artistes avec lesquels elle travaillera régulièrement avec plaisir. Actrice hors norme, interprétant des rôles souvent difficiles et qui correspondaient à ce qu'elle-même vivait alors, Romy fait partie du Panthéon des actrices françaises : La Piscine, Le Vieux Fusil, César et Rosalie, L'important, c'est d'aimer... Cet ouvrage revient sur ce parcours exceptionnel de femme, d'artiste et de mère, au travers de plus de 100 photographies, qui la subliment.
Décès de Claude Miller
Le cinéaste Claude Miller est mort
publié le 5/04/2012
par Thomas Sotinel
en ligne sur lemonde.fr
Révélé par La Meilleure Façon de marcher en 1976, le réalisateur Claude Miller, auteur d'Un secret (2007), succès public aux profondes résonnances autobiographiques, est mort mercredi soir 4 avril, il avait 70 ans.
Elève de la Nouvelle Vague (il avait été le collaborateur de Jean-Luc Godard et François Truffaut), Claude Miller a construit en seize longs métrages de fiction une filmographie diverse, qui l'a porté aux sommets (il a reçu le prix Louis Delluc en 1985 pour L'Effrontée, le Prix du jury à Cannes en 1998 pour La Classe de neige) et lui a fait traverser quelques déserts, comme les trois ans d'inactivité qui suivirent l'échec de Dites lui que je l'aime, en 1985.
>> Voir des extraits des meilleurs films de Claude Miller en vidéo
Il était aussi un réalisateur citoyen, intervenant dans le débat sur l'exception culturelle, président de l'ARP (Association des réalisateurs producteurs) dans les années 1990, puis membre du "Club des 13", qui a milité à partir de 2008 pour une réforme du système de production français.
Claude Miller est né le 20 février à Paris et a grandi à Montreuil (Seine-Saint-Denis) dans une famille juive laïque. Son père, militant de gauche, ressemble au personnage qu'incarne Patrick Bruel dans Un secret, a raconté le réalisateur, qui le dépeint comme un homme à carrure d'athlète prenant ses distances avec son identité juive. L'oncle de Claude Miller, Serge Miller, rescapé de Buchenwald, a raconté ses souvenirs dans Le Laminoir.
A 20 ans, Claude Miller entre à l'Idhec (Institut des hautes études cinématographiques) et effectue son stage de sortie sur le plateau de Trois chambres à Manhattan, de Marcel Carné. Après avoir effectué son service militaire au service cinématographique des armées, il est l'assistant de Robert Bresson pour Au hasard Balthazar, de Jacques Demy pour Les Demoiselles de Rochefort et de Jean-Luc Godard pour Week-end.
De 1968 à 1975, il dirige la production de tous les longs métrages de François Truffaut, à l'exception de La Nuit américaine. Claude Miller se réfèrera souvent à Truffaut, à l'écran comme dans ses interviews. Comme l'auteur de La Chambre verte, il tentera toujours de concilier souci du public et exigence esthétique.
CARRIÈRE RELANCÉE PAR "GARDE À VUE"
Tout en menant sa carrière de directeur de production, le jeune Claude Miller réalise des courts métrages, dont Camille ou la comédie catastrophique (1971), avec Juliet Berto, est projeté en salles à Paris et attire l'attention de la critique. Si bien que ce n'est pas un parfait inconnu qui propose, au printemps 1976, La Meilleure Façon de marcher. Situé dans une colonie de vacances où de grands adolescents ont l'impression d'être des adultes parce qu'ils ont la charge de plus petits qu'eux, le film met aux prises un moniteur séduisant et sadique incarné par Patrick Dewaere et son collègue sensible et fragile, que joue Patrick Bouchitey. La popularité de Dewaere aide à faire passer la cruauté du film, qui joue aussi sur la fibre anti-autoritaire de l'époque.
Le succès public de La Meilleure façon de marcher permet à Claude Miller d'enchaîner immédiatement sur le tournage de Dites lui que je l'aime (1977), un drame amoureux adapté d'un roman de Patricia Highsmith, Ce mal étrange. Malgré sa distribution (Gérard Depardieu, Miou Miou, Dominique Laffin), le film est un échec cinglant.
En attendant qu'une nouvelle occasion de tourner un long métrage se présente, Claude Miller tourne des publicités. En 1980, le producteur Georges Dancigers lui propose un projet qu'ont refusé Costa Gavras et Yves Boisset. Adapté d'un roman noir américain de John Wainwright, dialogué par Michel Audiard, le film Garde à vue est un huis clos opposant un policier opiniâtre (Lino Ventura) et un notaire retors (Michel Serrault), avec pour troisième sommet du triangle, la présence mystérieuse de Romy Schneider. A sa sortie, à l'automne 1981, le film est un immense succès public et remporte quatre Césars. La carrière de Claude Miller est relancée.
TRILOGIE ADOLESCENTE
Il tourne à nouveau avec Serrault, Mortelle randonnée (1983), un autre film noir, dans lequel Isabelle Adjani incarne un ange exterminateur qui sillonne l'Europe. C'est l'époque où le cinéma français se plaît à parer les histoires américaines des paillettes de l'esthétique new wave, et Mortelle randonnée, qui n'était pas le film favori de son auteur, succombe parfois à ce travers.
De 1985 à 1993, Claude Miller réalise une trilogie adolescente, avec pour interprète Charlotte Gainsbourg, puis Romane Bohringer. L'Effrontée met en scène une jeune fille de milieu modeste qui se frotte à une famille très aisée. Le succès du film et le César du meilleur espoir à Charlotte Gainsbourg sont entachés par le procès intenté par les héritiers de Carson McCullers qui ont cru, non sans raisons, reconnaître La Ballade de Frankie Adams de la romancière américaine dans le scénario de Claude et Annie Miller, Bernard Stora et Luc Béraud.
Vient ensuite La Petite Voleuse (1988), toujours avec Charlotte Gainsbourg, dont la source est cette fois clairement établie. Le scénario développe un synopsis d'une trentaine de pages écrit par l'ancien mentor de Claude Miller, François Truffaut, mort en 1981. Ce triptyque se clôt quatre ans plus tard avec L'Accompagnatrice, adapté de Nina Berberova, dans lequel Romane Bohringer tient le rôle d'une pianiste ballottée au gré des courants de l'histoire dans le sillage d'une cantatrice.
En 1994, Le Sourire, farce érotique avec Jean-Pierre Marielle et Mathilde Seigner, est un échec commercial et critique qu'efface le succès cannois de La Classe de neige, tiré du roman d'Emmanuel Carrère.
EXPLORATEUR DES NOUVELLES TECHNOLOGIES
Dès le début du nouveau millénaire, Claude Miller s'essaie aux nouvelle technologies, réalisant La Chambre des magiciennes en numérique. Il est à nouveau sélectionné en compétition à Cannes en 2003 avec La Petite Lili, un drame contemporain inspiré de La Mouette. Le moment le plus révélateur du film survient lors de la confrontation entre le jeune cinéaste que joue Robinson Stévenin et l'artiste établi qu'interprète Bernard Giraudeau. Entre l'avant-garde et la tradition, Claude Miller fait le grand écart : "Je suis un ancien jeune cinéaste et un nouveau vieux cinéaste", dit-il au Monde.
Lorsque le producteur Yves Marmion lui propose d'adapter Un secret, de Philippe Grimbert, Claude Miller y voit l'occasion de traiter d'un sujet "qui ne s'était jamais présenté auparavant", la Shoah et le sort des survivants. Si ce traitement ne fait pas l'unanimité de la critique, le public est convaincu. En 2009, le cinéaste réalise avec son fils Nathan Je suis heureux que ma mère soit vivante, puis Voyez comme il danse, étrange récit construit entre France et Québec, sur le mode de Citizen Kane.
Parallèlement, Claude Miller intervient constamment dans les débats qui traversent le cinéma français. A la tête de l'ARP, il participe à la fondation des Rencontres cinématographiques de Beaune (depuis établies à Dijon) en 1991. En 1998, il signe un texte pour "la souveraineté culturelle" avec Claude Lelouch. Et lorsque Pascale Ferran crée le Club des 13, en 2008, Claude Miller y fait figure de grand ancien pour défendre, aux côtés de personnalités comme la réalisatrice de Lady Chatterley, le "cinéma du milieu", celui qui, pour toucher son public tout en gardant son âme, a besoin de moyens.
A l'été 2011, Claude Miller tournait dans la région de Bordeaux. Il dirigeait Audrey Tautou et Gilles Lellouche dans Thérèse D., d'après Thérèse Desqueyroux de François Mauriac. La sortie du film est prévue pour l'automne.
20 février 1942 : naissance à Paris
1967 : assiste Jean-Luc Godard sur le tournage de Week-end
1976 : Sortie de La Meilleure façon de marcher
1982 : Quatre Césars pour Garde à vue
2007 : Succès d'Un secret
2011 : Tournage de Thérèse Desqueyroux
3 Sat TV & Kulturmagazin
1954s - Romy cuisine
Chasseur d'étoiles
Chasseur d'étoiles
Auteur: Marcel Thomas.
Prix éditeur: 37 Euros
Date de sortie: 2002
Broché: 255 pages
Editeur : Le Chêne
ISBN-10: 2842774175
ISBN-13: 978-2842774172
Ou le trouver ? sur amazon.fr
Présentation de l'éditeur: Ce livre qui rassemble 320 portraits parmi les grandes figures du XX e siècle, est le fruit de la fascination d'un homme pour les stars. Marcel Thomas, photographe amateur, simple ouvrier puis employé d'un atelier de confection, approcha pendant plus de cinquante ans les plus grandes vedettes françaises et étrangères, grâce à la complicité des portiers d'hôtels, des chasseurs, chauffeurs de maître ou encore voituriers ou réceptionnistes. Aucune de ces photos ne sont des photos volées, à chaque fois les stars acceptèrent de prendre la pose avec bienveillance ce qui en fait des documents inédits d'une fraîcheur exceptionnelle. Marcel Thomas s'est éteint en août 2000, laissant le soin à son ami Gérard Gagnepain de faire connaître au grand public l'extraordinaire et impressionnante collection qu'il a réunie (on estime qu'elle comporte plus de 1000 portraits).
Description: Sans doute parce qu'il est né dans la grisaille de Longwy, au début du siècle, Marcel Thomas (1909-2000) avait besoin de lumière… Une lumière qu'il est allé chercher, appareil photo en main, auprès des stars de l'après-guerre et jusqu'aux années quatre-vingt, illuminant le grand écran et la scène. Il attend ainsi les célébrités à la sortie des théâtres, du music-hall et des réceptions. Bon camarade des chasseurs de grands hôtels parisiens, il surprend les vedettes aller et venir en toute innocence, avec le plaisir non dissimulé d'un photographe amateur. Dans sa boîte à images, il croque Luchino Visconti, Serge Reggiani et Simone Signoret, Anthony Quinn et Federico Fellini, Brassens, Gabin et Bourvil, immortalise les premiers pas de Serge Gainsbourg, Gérard Depardieu, Jean Ferrat, Cary Grant et Claude Nougaro… Plus de trois cents photographies en noir et blanc composent cet album, véritable arc-en-ciel de rencontres, qui rend compte aussi de la complicité que Marcel Thomas avait su gagner auprès des personnalités des arts et du spectacle. On y apprécie le sourire ironique de Patrick Dewaere, le charme exceptionnel de Romy Schneider, l'œil malicieux de Francis Blanche, le visage émacié plus que jamais de Buster Keaton à la fin de sa vie, constituant ici l'un des plus surprenants clichés, l'éclat de rire de Steve Mc Queen à côté du scepticisme de Lino Ventura devant l'appareil… Voilà un Chasseur d'étoiles frais et fringant, révélateur d'une quête de toute une vie.
Conférence: Romy Schneider
Romy Schneider
en ligne sur lyonweb.net
Jeudi 24 mai 2012
Institut Lumière
25, rue du Premier-Film
69008 Lyon
Conférence par Fabrice Calzettoni
15h00 au Hangar du Premier-Film
Prix: 5 Euros
Romy: Sa force et sa générosité se combinent avec sa beauté. Elle fut la plus grande actrice du cinéma français des années 1970, véhiculant à la fois de la force et une extrême sensibilité. Egérie de Claude Sautet, elle a composé des personnages inscrits à jamais dans la mémoire collective. Elle est encore aujourd’hui un modèle, celui d’une femme en avance sur son temps.
Une conférence par cycle sera consacrée aux grands acteurs de l’histoire du cinéma.
Les conférences cinéma de l'Institut Lumière: Découvrez ou redécouvrez l'histoire du cinéma grâce à un cycle de conférences réalisé par Fabrice Calzettoni: l'histoire des grands auteurs, des grands genres ou périodes qui ont constitué les bases de l'art cinématographique.
Chacune de ces conférences est accompagnée de nombreux extraits de films choisis pour leur pertinence esthétique et technique. Un parcours en image et commentaires où se combinent histoire et analyse.
Fabrice Calzettoni est le responsable pédagogique de l'Institut Lumière. Il assure les interventions d'histoire du cinéma de l'UNIVA (Université Vie Active) à la Faculté Catholique de Lyon. Il est l'auteur du livre pour enfants Les frères Lumière et le cinéma (Editions du Sorbier/La Martinière) et spécialiste de l'oeuvre de Stanley Kubrick.

























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