Les critiques sur Mado
Mado
Les critiques
Le Nouvel Observateur
Piccoli, grave, et Romy Schneider, sublime. "Mado" est le film le plus accompli et le plus grave de Sautet.
Le Monde
Au moment de bravoure final que sa perfection technique rend presque trop exemplaire, on peut préférer la scène unique (superbement jouée) qui réunit Michel Piccoli et Romy Schneider. Là, tout est dit, et même l'indicible, en quelques plans, quelques silences.
Elle
Dans "Mado", Romy est la plus grande.
Pariscop
Quand à Romy Schneider, elle n'a qu'une scène, mais quelle scène! Et quelle Schneider!
Les critiques sur Garde à vue
Garde à vue
Les critiques
Figaro Magazine - 1981
Claude Miller réalise là un chef d'oeuvre. Servi par un dialogue extraordinaire de Michel Audiard au sommet de son talent, par un excellent scénario et des acteurs en tout point parfaits: au côté de Ventura et Serrault, on n'oubliera pas de sitôt la création inquiétante de Romy Schneider, iréelle et maléfique. il conduit l'action avec une virtuosité jamais gratuite, nous tenant en haleine pendant une heure et demie.
A-t-on compris que, beaucoup plus loin qu'une banale histoire de noir en série, Miller a réussi une oeuvre pleine de force et d'interêt ? Rien d'étonnant si Ventura est à la fête, et nous avec lui, si Michel Serrault ajoute une rallonge étrangement personnelle à la façon qu'ont les meilleurs de jouer la comédie et s'il suffit de deux scènes à Romy Schneider pour nous bouleverser bien au-delà de la durée du film...
Pariscop - 23/09/1981
Serrault n'en finira donc jamais de surprendre. Sans rien faire, Romy Schneider, meurtrie, y va de sa confidence meurtrière. Aucun éclat de voix. Mais quelle voix! C'est cela aussi la fascination.
Neue Zeit - 1/09/1983
Le film montre deux existences associées, ratées dans la médiocrité morale et une union vouée à l'échec. Le notaire Michel Serrault cherche éperdûment une ouverture par le biais d'un dialogue extrêmement fin dans lequel chaque mot pèse son poids de sens, non sans trahir, par instants, une anxiété que dissimule mal le recours à la vulgarité. Son épouse Romy Schneider déguise mal une haine glaciale à l'abri d'une élégante réserve qui laisse encore percer les éclats d'un charme depuis longtemps étouffé. Et Lino Ventura, l'inspecteur acahrné à découvrir l'auteur du crime, pèse moralement, administrativement et de tout le poids de son intégrité, sans opinion quant au charme qui se joue sous ses yeux.
Les interviews sur Fantôme d'Amour
Fantasma d'amore
Les interviews
Dino Risi
(le metteur en scène) *
Romy est spéciale, elle montre ce que d'autres actrices ne montrent pas: sa sensibilité privée. Elle fait partie de ces comédiennes qui vivent leur personnage par tous les pores. Ici, le personnage d'Anna est à la limite du réel. Romy, par nature, est quelqu'un d'iréel, difficile à saisir dans la vie... Elle a quelque chose de fantomatique dans sa façon de vivre, comme si elle venait d'une autre planète; c'est une des composantes de son charme.
Michel Daruelle
(l'esthéticien-maquilleur) *
Quand on doit rider quelqu'un, donner sur son visage l'impression de rides réelles, il faut tirer sur la peau et c'est très désagréable. Cette exprérience dure aussi longtemps: toute une journée. Romy a dû rester sous un plastique qui lui fripait la peau. Quand on lui a retiré ce masque, la mise en plis était dans le mauvais sens et les rides demeuraient. Mais elle s'est prêtée à tout cela avec patience. Pour elle, c'était une exprérience unique de comédienne.
* (source: livre Romy Schneider images de ma vie, de Renate Seydel)
Le combat dans l'île caps 1
L'Enfer remporte le César du meilleur film documentaire
César du meilleur film documentaire : Serge Bromberg et Ruxandra Medrea
le samedi 27 février 2010
Une récompense méritée, pour le film L'Enfer d'Henri-Georges Clouzot.
Les autres nommés étaient:
Ne me libérez pas je m'en charge de Fabienne Godet
Home de Yann Arthus-Bertrand
Himalaya, le chemin du ciel de Marianne Chaud
La Danse, le ballet de l'Opéra de Paris de Frederick Wiseman
C'est Emma de Caunes qui a remis ce trophé... Serge Bromberg et Ruxandra Medrea (absente à la cérémonie) sont récompensés pour leur travail sur le film L'Enfer, d'Henri-Georges Clouzot, avec Romy Schneider. Serge bromberg a tenu à saluer le travail des archivistes et des techniciens qui ont pu restaurer et monter les images de L'Enfer d'Henri-Georges Clouzot; il a remercié Inès Clouzot et a rendu hommage à Romy Schneider.
"Romy Schneider est morte, fatiguée de tout"
"Romy Schneider est morte, fatiguée de tout"
article publié sur lci.tf1.fr
le 6 janvier 2010
Propos recueillis par Ludmilla INTRAVAIA
Interview - TF1 News décrypte le destin bouleversant de Romy Schneider, en compagnie du journaliste Guillaume Evin, auteur d'un livre sur cette actrice trop tôt disparue.
Couverture des Mystères Romy Schneider et
portrait de son auteur Guillaume Evin (Timée Editions)
© Timée Editions
Alors que des images inédites de Romy Schneider ont été dévoilées dans le documentaire L'enfer de Henri-Georges Clouzot, il y a peu et qu'un film intitulé Eine frau wie Romy ("Une femme comme Romy") vient d'être tourné, TF1 News s'est penché, en compagnie du journaliste Guillaume Evin, auteur du livre Les mystères Romy Schneider (aux éditions Timée), sur le destin de cette actrice chère au cœur des Français.
TF1 News : Dans votre livre, vous décrivez une Romy Schneider dont l'existence "à lentement viré à la tragédie" face à la difficulté de "concilier plaisirs d'actrice et bonheur intime". Que voulez-vous dire par là?
Guillaume Evin, journaliste : Toute sa vie, Romy Schneider a fui la réalité face à la caméra. Elle a tourné quasiment non-stop, à l'exception de ses deux grossesses, 59 films en 30 ans. Elle ne s'est jamais sentie aussi bien que devant un objectif, face à une vie sentimentale tumultueuse.
TF1 News : Vous dépeignez, dans votre ouvrage, une actrice entièrement dévouée à son métier, "au-delà du raisonnable".
G. E. : Romy Schneider était perfectionniste à l'extrême, terriblement exigeante. Il lui fallait pousser le mécanisme jusqu'au bout. C'était son tempérament et cela servait son art. Mais à la fin de sa vie, elle a été rattrapée par le stress et le trac, une composante essentielle de sa personnalité. C'est l'héritage de son père, décédé d'un infarctus par excès de trac. Les Américains la surnommaient d'ailleurs "Miss worry" ("Mademoiselle inquiète"), tant elle avait toujours l'air préoccupée et angoissée. Elle était écorchée vive. Cette peur qui l'habitait était paralysante, même si cela ne transparaît pas dans ses rôles mais plutôt dans sa vie privée, où elle était taraudée par le stress.
TF1 News : Comment expliquez-vous cet état d'esprit?
G. E. : Sans vouloir faire de la psychologie simplifiée, les causes de son mal-être trouvent peut-être leur origine dans sa tendre enfance. Après le divorce de ses parents, elle a été livrée à elle-même dans un pensionnat où ils venaient à peine la voir. Son père, lui, n'est jamais venu.
TF1 News : Peut-on parler d'un père absent?
G. E. : Oui, le manque de ce père l'a poussé à chercher son idéal masculin, sans jamais le trouver, notamment dans des passions excessives comme avec Alain Delon qui la quittera brutalement ou dans des relations avec des hommes plus âgés comme Harry Meyen, de quatorze ans son ainé. Elle divorcera de ce dernier qui se suicidera. Elle n'a jamais trouvé son alter-ego et passera d'échec en échec, en ayant du mal à se reconstruire. Elle portera le fardeau du suicide de son premier mari toute sa vie.
TF1 News : Vous évoquez également un autre fardeau, celui de la "culpabilité allemande" d'après guerre...
G. E. : D'un point de vue global, Romy Schneider fait partie de cette génération d'Allemands, nés dans les années quarante, qui a intégré cette culpabilité de la barbarie nazie, comme une trace indélébile de l'Histoire. Mais d'un point de vue personnel, elle a également dû vivre avec la relation ambigüe que sa mère avait entretenue avec le pouvoir nazi. "Je crois que ma mère avait une relation avec Hitler", a-t-elle déclaré, en 1976. Même si nous ne connaissons pas la nature exacte de cette relation, Romy Schneider jouait, petite, avec les enfants de Martin Bormann, la future éminence grise du parti nazi. C'est sans doute la raison pour laquelle elle a endossé quantités de rôles de victimes de la barbarie nazie, tout au long de sa carrière, comme dans Le vieux fusil, par exemple. C'était peut-être une manière de tenter d'évacuer cette culpabilité.
TF1 News : Comment était-elle perçue en Allemagne?
G. E. : Elle a vécu avec ce pays une histoire d'amour-haine, un peu comme une épouse choyée que l'on répudie. Elle était adulée avec les films Sissi mais quand elle est partie rejoindre Alain Delon à Paris, l'Allemagne ne lui a jamais pardonné. Il y avait un océan d'incompréhension entre elle et ce pays. C'est en France qu'elle a trouvé la sérénité, pays dans lequel elle a apporté la preuve de son talent, en se débarrassant de l'étiquette mièvre et sucrée de Sissi qu'elle vivait comme une véritable camisole.
TF1 News : Pourtant, à sa mort en 1982, un quotidien français titrera : "Sissi est morte, Sissi s'est tuée."
G. E. : Toute sa vie, ce rôle lui collera à la peau. Romy Schneider sera souvent comparée à Elizabeth d'Autriche dans sa manière dont, comme elle, elle refusera de porter le masque des apparences.
TF1 News : Peut-on dire que la mort de son fils, empalé sur les grilles d'un parc, à Saint-Germain-en-Laye, en 1981, sera le coup de grâce?
G. E. : Oui, d'autant plus qu'à l'horreur de la disparition de son fils, s'est ajoutée une pression médiatique énorme. Un journaliste indélicat n'a pas hésité à se faire passer pour un brancardier pour photographier la dépouille de son enfant. Elle était traquée. La mort de Romy Schneider demeure auréolée de mystère, puisqu'il n'y a pas eu de témoins. Mais elle ne s'est pas suicidée. L'usure, le trop-plein et les excès de la vie ont eu raison d'elle. Elle a lâché prise. Elle est morte, fatiguée de tout. Il fallait tirer le rideau. On retiendra son jeu, ses expressions, ses fêlures, sa gravité..., ceux d'une star populaire toujours brillante dans le cœur des Français.
'horreur de la disparition de son fils, s'est ajoutée une pression médiatique énorme. Un journaliste indélicat n'a pas hésité à se faire passer pour un brancardier pour photographier la dépouille de son enfant. Elle était traquée. La mort de Romy Schneider demeure auréolée de mystère, puisqu'il n'y a pas eu de témoins. Mais elle ne s'est pas suicidée. L'usure, le trop-plein et les excès de la vie ont eu raison d'elle. Elle a lâché prise. Elle est morte, fatiguée de tout. Il fallait tirer le rideau. On retiendra son jeu, ses expressions, ses fêlures, sa gravité..., ceux d'une star populaire toujours brillante dans le cœur des Français.
Reportage - Romy & Alain
A la TV - 50 mn Inside
Samedi 30 janvier 2010 - 18:50 - TF1
Magazine - 50 min inside
Présentation: Sandrine Quétier, Nikos Aliagas
Infos: un sujet de 6 minutes consacré au couple Romy Schneider / Alain Delon
voir l'émission >> vidéo dispo sur videos.tf1.fr













































































































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