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Romy Schneider en images
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NAVIGUATION
interviews
16 août 2009

Les interviews pour Katia

KATIA
Leinterviews

Robert Siodmak (metteur en scène) * 
Je dois avouer que je montrai d'abord un sérieux scepticisme quant aux aptitudes de Romy Schneider à tenir ce rôle. J'avais entendu tant d'opinions contradictoires à son sujet, qu'il m'avait été difficile, sinon impossible, de me forger une opinion. Et puis, j'ai travaillé avec elle pour la première fois et je suis obligé de reconnaître que, non seulement elle possède un immense talent, mais que, de plus, elle marche dans les pas des très grandes actrices. Si elle continue à travailler comme elle l'a fait jusqu'ici, rien ne l'arrêtera dans la réalisation d'une carrière internationale.

* (source: livre Romy Schneider images de ma vie, de Renate Seydel)

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13 juillet 2009

Video Interview pour Le Trio Infernal

Interview de Romy Schneider
évoquant le film "Le Trio Infernal"

>> Video


"Je me suis amusée follement de faire ça, j'adorais ça; là, j'ai découvert quelque chose, c'est une sorte de comédie qui était très exaltante. J'ai été aidée par Francis, par Michel, et mon propre goût de provoquer, de dire 'on va un peu plus loin' dans le jeu, dans ce métier."

"Je cherche surtout de ne jamais répéter ce que je fais avant. Je cherche plutôt de faire quelque chose qui est très très loin de moi même; de jouer un personnage qui n'a rien à voir avec moi même. Et c'est difficile à trouver, c'est rare qu'on me le propose ce genre de rôle parce que souvent les metteurs en scène et les producteurs reviennent un peu au même genre de personnage qu'on a déjà joué".

>> Captures
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13 juillet 2009

Les interviews pour Le Trio Infernal

Le trio infernal
Leinterviews

1romyRomy Schneider
(dans le rôle de Philomena Schmidt) *
Impossible de me vendre aussi bien dans le privé que dans mes rôles. A l'écran, je suis sans frein, en privé c'est le contraire. Or justement, je n'ai rien à voir avec les attitudes ni les comportements que sont les miens dans "Le trio infernal". J'accepte ces rôles pour me profiler comme actrice. Ils sont pour moi une épreuve de courage qui, bien souvent, m'effraie, jusqu'au moment où la fierté prend le dessus: Je veux savoir. Et le succés me donne raison. Je peux interpréter de tels personnages sans pour autant perdre ma réputation de comédienne.
Mon rôle dans "Le trio infernal" me ravissait par son caractère ironique, sarcastique. Mais je n'ai rien de commun avec le personnage que j'incarne. Je ne joue jamais mon propre personnage. Celui qui penserait le contraire se tromperait lourdement.

Le charme principal consiste à construire quelque chose dont les gens se disent: jamais elle n'y parviendra. J'y parviens parfaitement, je l'ai prouvé. Bien entendu, on trouve dans "Le trio" des scènes qui choqueront le grand public - surtout jouées par la vierge des studios du Geiselgasteig.

Mais je me suis toujours trouvée dans l'obligation, à un moment ou à un autre, d'affronter les inhibitions que je ne réussissais à surmonter qu'à l'aide de beaucoup de Cognac et de cigarettes. Il y a pourtant des choses que je ne me résignerai jamais à faire, comme par exemple, de m'exposer une heure et demie, entièrement nue, à l'oeil de la caméra, ce qui est le cas dans "Le dernier Tango à Paris", que l'on m'avait proposé de jouer avec Delon. Je ne pourrais m'y résoudre, même si j'avais vingt ans. Absolument pas.

Personnellement, je pense que tout est permis. Ingmar Bergman est-il indécent? Du moment que ses films sint intelligents et qu'ils nous touchent... Il n'en reste pas moins que je ne me déshabillerai pas, en privé, devant une caméra. Jamais. Je crée avec mon esprit, pas avec mon corps. Si ce n'était le cas, comment aurais-je pu tourner dans "Le trio infernal"?

Ce n'est pas toujours facile. Pour la toute première fois, je suis obligée de tourner une scène de masturbation. En définitive, j'ai été élevée dans les mêmes principes et avec les mêmes préjugés que toutes les filles de ma génération. Je suis donc forcée de me libérer des mêmes inhibitions que les autres.

* (source: livre Romy Schneider images de ma vie, de Renate Seydel)

10 juillet 2009

1970s - Romy et sa photo

Romy Schneider commente une photo d'elle
prise au Festival de Cannes de 1969 

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Auriez-vous plus d'infos sur le contexte
de ces photos ? (années ou émissions tv ?!)
merci de laisser un commentaire

8 mai 2009

Les interviews pour Jeunes Filles en uniforme

Jeunes filles en uniforme
Leinterviews

Geza Von Radvanyl
(le metteur en scène) *1
Romy est la parfaite incarnation de ce rôle et je ne connais pas une seule artiste, en Allemagne, qui soit plus prédestinée qu'elle pour l'interpréter.

*1 (source: livre Romy Schneider images de ma vie, de Renate Seydel)

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5 mai 2009

Les interviews pour L'assassinat de Trotsky

L'assassinat de Trotsky
Leinterviews

alain_delonAlain Delon
(dans le rôle de Frank Jackson) *1
-Joseph Losey (ndlr: le réalisateur) nous a choisis de lui-même parce qu'il était évident pour lui que Gita Samuels et Jackson ne pouvaient être interprétés que par Romy et par moi. Pour le rôle de Trotsky, il m'a demandé si j'étais d'accord avec son choix de Richard Burton. J'ai évidemment accepté avec empressement car c'est un type que j'appréciais énormément. Il était si plaisant d'avoir un dialogue avec Burton et de savoir qu'ensemble on parlait de la même chose au même niveau. D'ailleurs, je considère Burton comme l'un des plus grands comédiens au monde.
-Trotsky était un très beau film. Peu de gens hélas, l'ont vu. C'est drôle mais c'est comme ça: problèmes de distribution, de sorties... Malgré tout ça, il reste pour moi un très bon film.

1romyRomy Schneider
(dans le rôle de Gita Samuels) *2
Le travail avec Joseph Losey a été très astreignant et excitant, au sens positif du terme. Il compte au nombre - très réduit - des grands metteurs en scène et c'est un homme tout à fait extraordinaire.


*1 (source: livre Delon Romy ils se sont tant aimés de P. Barbier et C. Dureau)
*2 (source: livre Romy Schneider images de ma vie, de Renate Seydel)

5 mai 2009

caps sur le plateau du Mouton enragé

Romy Schneider en plein tournage du Mouton enragé en 1973

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Romy Schneider et Jean-Louis Trintignant
en interview sur le tournage du Mouton enragé,
diffusée au JT France 2 le 02/11/1973.

 >> La vidéo sur le site de l'INA

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>> Source captures: Site RomyBilderseite

5 mai 2009

Les interviews pour Le Mouton Enragé

Le Mouton Enragé
Leinterviews

jltrintignant_42_19676488Jean-Louis Trintignant (dans le rôle de Nicolas Mallet)
Jamais encore, Romy n'avait été si érotique. Elle a interprété les scènes d'amour du "Mouton enragé" avec une violence qui la poussait aux limites de l'intimité. Ce qu'elle considère comme un aspect naturel de son rôle. C'est la femme la plus érotique que je connaisse.

(source: livre Romy Schneider images de ma vie, de Renate Seydel)

18 avril 2009

Interview d'Alain Delon sur ParuVendu

Le site de ParuVenduParis nous livre une interview d'Alain Delon, alors en promo pour la sortie du livre Delon, Romy, ils se sont tant aimés (qu'il préface et qui évoque notamment sa relation avec Romy Schneider).

Alain Delon

Pour beaucoup, Romy Schneider restera à jamais l'inoubliable Sissi, qui lui assura d'emblée la consécration internationale mais aussi une encombrante image qui faillit l'empêcher d'exprimer pleinement les multiples facettes de son talent.
Mais surtout Romy Schneider restera éternellement associée à Alain Delon, l'un des acteurs les plus fascinants. Leur couple a monopolisé l'attention et conservé l'affection du public au fil du temps. Deux stars aux magnétismes puissants qui ne pouvaient que s’attirer, tels des aimants, et provoquer l’étincelle fatale... Deux êtres charismatiques à la sensibilité épidermique, qui, en dépit de leur origine et leur milieu, si éloignés, se sont “reconnus”. “Les amants terribles” ou “les éternels fiancés” ont défrayé la chronique pendant cinq ans. C’est dans La Piscine, le film de leurs retrouvailles en 1968, que leur duo a éclaboussé la pellicule, atteignant le paroxysme de leur plénitude charnelle.
Alain Delon, pour la première fois, et à l’occasion de la sortie du livre Ils se sont tant aimés aux éditions Didier Carpentier met son cœur à nu et se confie en exclusivité, sur Romy Schneider, la femme ardente et sensible et l’actrice talentueuse, qui a marqué son existence, autant par sa présence que par son absence.
Un entretien ému et poignant.

Festival de Cannes, 1959 © Coll.Alain Delon
alaindelonparuvendu1Pourquoi avoir décidé de participer à ce livre maintenant ?
Je n’avais jamais jusqu’ici souhaité m’exprimer plus que ça sur un sujet qui est toujours douloureux pour moi et très personnel même si j’ai souvent été beaucoup sollicité. Toutefois, là, j’ai trouvé l’idée bonne et bien réalisée, et j’ai confiance surtout en Philippe Barbier, l’un des deux auteurs, que je connais, que j’apprécie, qui me connaît et qui a réalisé de nombreux ouvrages. Et surtout ce livre permet de continuer de la faire vivre. Et puis, j’aime la collection cinéma Stars de l’écran des Éditions Carpentier.

Est-ce que ce n’est pas avant tout pour rétablir certaines vérités et démentir certaines contre-vérités sur votre couple ?
Parfois, mais là n’était pas le propos. Je souhaitais simplement, selon un contenu éditorial décidé par l’éditeur, apporter mon éclairage sur ce que j’ai vécu avec Romy personnellement et professionnellement et dire qui était la femme et l’artiste, en donnant également quelques photos inédites de ma collection.

Qu’est-ce qui fait que votre couple est devenu légendaire ? Car, vous étiez aux antipodes : vous, un gars de banlieue et elle, une petite bourgeoise bien éduquée et souvent capricieuse ! Malgré vos origines et vos milieux éloignés, vous vous êtes “reconnus”...
C’est vrai, mais si notre couple est devenu légendaire, ce n’est pas de notre fait. C’est le public qui l’a décidé tout comme c’est le public qui a fait de nous des stars. Nous nous aimions, c’est tout. Notre liaison défrayait la chronique souvent malgré nous. Romy avait 20 ans, j’en avais 23. Je ne pensais pas que mon existence allait prendre une telle orientation sentimentale. Elle devenait le grand amour de ma vie, le premier, un amour merveilleux. On est toujours marqué par son premier amour, je pense. Avant, j’avais eu des relations mais là, c’était le premier véritable amour. Et, forcément, ça marque toujours...

Quand vous avez connu Romy Schneider, c’était déjà une star dans l’Europe entière avec la sortie des trois Sissi...
Tout à fait. Elle était LA star européenne, à égalité avec Brigitte Bardot. Pour beaucoup, Romy Schneider restera à jamais l’inoubliable Sissi, devenue impératrice d’Autriche par amour. Ce rôle lui assura d’emblée la consécration internationale.

Est-ce que, fondamentalement, ce qui vous unissait ce n’était pas une même sensibilité épidermique et d’avoir en commun la douleur sourde d’une enfance solitaire et un manque d’affection parentale ?
Oui et non. C’est clair que nous avions une même sensibilité et qu’à nous deux, avec nos caractères bien trempés, c’était franchement quelque chose ! (rires). Nous étions deux tempéraments et avons souffert différemment. Je ne pense pas qu’elle ait eu une mauvaise enfance. Elle avait souffert du manque d’attention de son père, ou plutôt de ses absences d’amour, de chaleur affective et des rapports difficiles qu’elle a entretenus avec son beau-père.

Qu’est-ce qui vous a d’emblée plu chez elle ?

Je savais que c’était une star quand je l’ai rencontrée mais bizarrement je ne l’ai pas aimée tout de suite. Romy Scheider était à Paris pour la préparation du nouveau film de Pierre Gaspard-Huit, Christine, dans lequel j’allais jouer, un remake de Liebelei de Max Ophüls, où Magda, sa propre mère, tenait le rôle principal. C’est par la suite que nous sommes tombés amoureux. J’ai été très vite marqué et séduit par son sourire...

On la disait violente parce qu’entière...
Elle avait du tempérament, une vraie personnalité écorchée vive, ardente, sensible. Elle était violente parfois parce qu’elle était entière. Elle avait des humeurs, des emportements, des colères mais aussi une sensibilité et un tempérament à fleur de vie, de peau. Elle avait besoin d’aimer avec passion.

'La Piscine' allait être le second départ de la grande et véritable carrière d’artiste de Romy. J’avais eu raison de l’imposer et le succès du film en est la preuve. Mais ça, tout le monde l’a vite oublié !   


Vous dites souvent : “Je savais qu’après elle, plus rien ne serait plus pareil !”. Pour quelle raison ?

Bien sûr. Elle devenait le grand amour de ma vie, le premier, le plus fort, le plus marquant, mais aussi malheureusement, le plus triste. On a grandi ensemble.

N’a-t-elle pas été finalement une enfant jetée trop tôt dans la fournaise de la célébrité, devenue trop tôt une star ?
Tout à fait ! C’était une enfant qui devint trop tôt une star avec des caprices, des colères et des humeurs d’enfant toujours justifiées mais avec des réactions imprévisibles. Elle n’était pas préparée à la gloire et à la dureté de ce métier. Elle ne comprenait pas toujours le jeu de ce métier de femme publique.

Après avoir tourné ensemble Christine, vous jouerez ensemble au théâtre, dans Dommage qu’elle soit une p... C’est Visconti qui signera la mise en scène et qui vous annonce son intention de monter cette pièce élisabéthaine de John Ford et vous la propose... Comment avez-vous réagi car vous n’aviez jamais fait de théâtre et Romy parlait encore un français approximatif ?

Oui, en 1961, Visconti m’annonce son intention de monter cette pièce de John Ford. Je n’avais jamais fait de théâtre et je n’y songeais même pas. Quant à Romy, c’était un vrai challenge et tour de force car elle a dû apprendre en quelques semaines un texte ardu dans une langue qui n’était pas sa langue maternelle. Alors que moi je ne savais rien dire en allemand et je ne connais toujours pas cette langue.

Autant dans votre premier film Christine, c’est votre fraîcheur qui crevait l’écran, mais c’est véritablement dans La Piscine, en 1968, le film de vos retrouvailles, que votre duo a éclaboussé la pellicule, en ayant atteint le sommet de votre plénitude charnelle... Comment expliquez-vous cette adéquation entre la fiction et la réalité au point de se confondre de manière troublante ? On ne savait plus où était le vrai du faux...
Je ne peux pas l’expliquer. Il y avait une conjonction d’éléments qui créaient cette atmosphère : l’été 1968, la piscine, la maison à Saint-Tropez, la lumière y était magnifique et Romy sublime et incandescente... Et, moi, j’étais plus âgé, j’avais l’âge du Christ, l’âge idéal pour un homme.

Jacques Deray et Romy Schneider © Coll. J.Deray
alaindelonparuvendu2 Oui, car derrière l’acteur qui prenait sa dimension, c’est surtout, je trouve dans ce film, les traits de caractère de l’homme qui affleurent que l’on perçoit et qui composent la manière de votre jeu...
Ce n’est pas à moi de le dire, mais c’est vrai que je faisais davantage homme, j’étais plus mûr.

Ce qu’on découvre c’est que Jacques Deray ne voulait pas initialement de Romy Schneider et que c’est vous qui l’avez imposée. Pour quelles raisons, car vous étiez séparés depuis plusieurs années ?

J’ai tout de suite songé à Romy pour le rôle de Marianne. On voulait m’imposer Monica Vitti ou Angie Dickinson. Moi, je voulais Romy et personne d’autre, ou alors je ne faisais pas le film. Elle était sublime, séductrice, dévouée et provocante.

Comment a été la nature de ces retrouvailles ?
Notre vie, qui ne regarde personne, nous a séparés mais nous nous appelions souvent. On s’est séparés mais jamais quittés. Je ne l’avais pas vue depuis quatre ans et j’étais anxieux à l’idée de ces retrouvailles. Je me souviens qu’un journaliste m’a demandé si j’étais ému. Je lui ai fait remarqué que lui aussi devait être troublé parce que son micro tremblait sous son nez ! Ces retrouvailles étaient vraiment fabuleuses, intenses, émouvantes, et plus qu’amicales. Il n’y avait plus de passion entre Romy et moi. C’était autre chose, plus fort, plus puissant. Elle n’était plus la Romy de Christine puisque dix années s’étaient écoulées. Je n’étais plus non plus le jeune fauve sur lequel la presse allemande s’était acharnée. On avait changé, mais les années n’avaient pas amoindri notre amour.

Ce qu’on ne sait pas toujours, c’est que Romy Schneider était à cette période dans une certaine traversée du désert avec un potentiel commercial dévalué...
C’est vrai et La Piscine allait être un second départ à sa grande et véritable carrière d’artiste. J’avais eu raison de l’imposer et le succès du film en est la preuve. Mais ça, tout le monde l’a vite oublié !

David, son fils, a aussi participé au film...

Tout à fait. On l’apercevait en particulier dans la scène très émouvante du cimetière. Prémonitoire et effrayante !

Considérez-vous que La Piscine fait partie d’un des films du cinéma français le plus physique, où l’on perçoit intensément la moiteur des épidermes, la sensualité des étreintes ? C’est ce qui en fait toute la force et la magie...
Je ne sais pas. Ce n’est pas à moi d’en juger. Toutefois, c’est vrai, comme vous dites, que ce film a une atmosphère unique, pesante parfois, immédiatement physique, captivante ...

Êtes-vous retourné dans cette maison ?

Oui, je suis retourné dans cette maison, la Loumede, et j’ai même souhaité l’acheter tant elle était magnifique. Je ne sais plus pourquoi, mais ça ne s’est pas fait...

Le regardez-vous encore ce film ?

Je ne peux pas le regarder !

Pourquoi ?

C’est une tranche de ma vie avec des amis et des gens qui ne sont plus là. Cela m’est trop douloureux et remue des souvenirs, des bouleversements, trop de choses pénibles. C’est trop dur pour moi. Surtout de revoir Maurice Ronet et Romy rire aux éclats car Romy était heureuse à ce moment-là... Tout est trop beau et les souvenirs qui s’y rattachent me font mal. Je ne garde dans le cœur que d’exceptionnels moments de tendresse partagée...

'On ne me comprendra peut-être pas, mais j’attendais sa délivrance car elle ne pouvait plus vivre.'

Ce film reste-t-il votre préféré ?
Il en fait partie, mais je n’ai pas un film de prédilection quand on a quinze classiques comme moi. J’adore aussi Rocco et ses frères, Plein Soleil, Le Guépard, Le professeur, le Clan des siciliens. J’ai cette chance d’avoir fait de nombreux classiques avec les plus grands.

Ensuite, vous tournerez avec Romy Schneider L’assassinat de Trotsky. Pour le rôle de Gita Samuels, amoureuse de Franck Jackson, futur assassin au Mexique de Trotsky, Joseph Losey choisit immédiatement Romy Schneider. Pourquoi ce choix de Joseph Losey de reconstituer votre couple ?

Joseph Losey nous a choisis de lui-même parce qu’il était évident pour lui que Gita Samuels et Jackson ne pouvaient être interprétés que par Romy et moi. Pour le rôle de Trotsky, il m’a demandé si j’étais d’accord avec son choix de Richard Burton. J’ai évidemment accepté car je considère Burton comme l’un des meilleurs comédiens au monde. J’en ai une grande admiration. Je déplore juste qu’on ne voit jamais ce film britannico-franco-italien,ni à la télévision, ni en DVD.

Ce sera votre dernier film ensemble. Quels souvenirs en gardez-vous ?
De très bons souvenirs, forts. Nous ne savions pas encore, que L’assassinat de Trotsky serait notre dernier film et nous croyions tous deux en ce futur qui nous ouvrait les bras à l’époque dans nos métiers, aux bonheurs communs qui nous attendaient encore.

Quels sont les films de Romy Schneider que vous préférez ?

Il est toujours difficile de répondre à ce genre de question. Mais pour Romy, ma préférence va à La Piscine bien sûr. Viennent ensuite les deux films de Claude Sautet : Les Choses de la vie et César et Rosalie... Je n’oublie pas La Passante du Sans-Souci et Le vieux fusil.

Pensez-vous qu’elle aurait bien vieilli ?
Je ne le pense pas. C’est difficile à avouer, mais je n’arrive même pas à l’imaginer à cet âge-là. Elle nous a quittés belle comme tout. Elle est un mythe, une légende, et le restera.

Avant-première de Pour la peau d'un flic, 1981 © S.Benhamou

alaindelonparuvendu3Vous étiez contre le fait qu’elle tourne L’important c’est d’aimer de Zulawski. Pourquoi ? Parce qu’il lui renvoyait des choses trop dures par rapport à ce qu’elle vivait ?
J’étais contre ce film. Quand elle l’a tourné, elle était déjà en train de mourir. Les drames de sa vie rejaillissaient à l’écran.

Vous deviez tourner un autre film L’un contre l’autre de Pierre Granier-Deferre... Inconsciemment, vous vous rendiez compte que vous ne le feriez pas ?
Nous avions ce projet de film, mais je pressentais que nous ne le ferions pas. Je la voyais s’éteindre à petit feu, elle s’étiolait. Elle ne pouvait plus vivre, plus travailler. Je la voyais diminuer, s’amenuiser. Inconsciemment, je savais sans doute que notre ultime film ne se ferait jamais.

Vous faites référence à cette période de sa vie où elle a perdu son fils David à l’âge de quatorze ans. Anéantie, elle noyait son chagrin dans l’alcool. Comment avez-vous vécu sa dernière année ?
Elle n’a plus été que l’ombre d’elle-même. Elle avait une blessure désormais béante avec la mort de son fils qui ne cicatriserait jamais. Elle avait peur et se réfugiait dans l’alcool... Le plus terrible pour moi était de ne rien pouvoir faire pour l’aider. La vie professionnelle avait tout apporté à Romy, mais sa vie privée n’avait été qu’une suite d’échecs, de cassures et de malheurs. Elle ne méritait pas ça. La vie a été cruelle. Elle ne s’est jamais remise de la perte de son fils. Comment s’en remettre ? C’est atroce ! En plus, elle n’avait plus d’homme à ses côtés. Elle était désespérément seule. Je savais qu’elle se laisserait mourir de chagrin.

Pensez-vous que si vous aviez été à ses côtés, que les choses auraient été différentes ?
Je ne sais pas ce qui ce serait passé si j’étais resté avec elle...

Regrettez-vous de ne pas l’avoir épousée ?
Oui, mais est-ce que son destin aurait changé pour autant ? Par contre, nous avons fait de très belles fiançailles à l’ancienne, à Lugano, il y a pile 50 ans.

Vous dites que vous êtes le seul à l’avoir compris car vous êtes de la même race...

C’est vrai. On se comprenait viscéralement. Nous parlions le même langage. Je suis sûrement l’homme qui l’ait le mieux compris.

Pensez-vous que le métier l’a tenue hors de l’eau ou détruite ?
Non, ce métier l’a détruite, achevée, malmenée. Elle se sentait attaquée, traquée, violée dans son intimité. Je me souviens avoir voulu me battre avec des photographes à l’enterrement de son fils. Elle se sentait poursuivie et était toujours sur ses gardes.

Vous expliquez enfin dans le livre pourquoi vous n’êtes pas allé à l’enterrement de Romy Schneider ?

Beaucoup de gens ne comprenaient pas les raisons pour lesquelles je n’étais pas présent. Je ne voulais simplement pas donner satisfaction aux paparazzis. J’avais déjà vécu cela à l’enterrement de son fils David. Je ne voulais pas montrer ma douleur et ma tristesse aux photographes. Cette journée a été vraiment horrible ! En réalité, j’étais bien là mais personne ou presque ne m’a vu. Je me suis rendu dans l’appartement de Romy et je suis resté à son chevet un long moment, seul, puis avec Claude Berri et Alain Terzian. Je n’ai pu m’empêcher de fixer pour l’éternité l’image de Romy dans son cercueil et, alors que j’étais seul avec Terzian dans la pièce, j’ai pris trois photos au Polaroïd que je garde dans mon portefeuille, sur mon cœur. Ces photos, peu de gens les ont vues. Je vais vous les montrer car je vous apprécie...

Il va chercher les photos dans son portefeuille... Il les caresse, les yeux légèrement mouillés. “Elle est belle, non ?”, me fait-il remarquer.

Pourquoi l’avez-vous prise en photo dans son cercueil ?
Pour moi, cela faisait si longtemps que je ne l’avais vue aussi belle et sereine. C’est dur à dire, mais elle était délivrée, soulagée. On ne me comprendra peut-être pas, mais j’attendais sa délivrance car elle ne pouvait plus vivre. Elle souffrait trop.

'Ceux que j’ai aimés continuent à vivre en moi. La preuve, je suis là, à vous parler de Romy, 50 ans après l’avoir connue... Par nature, je vis avec ce que j’ai fait.'

Garderez-vous toujours ces photos ?
Oui, je ne les vendrai pas, ça c’est sûr ! Je les donnerais à sa fille si elle me les demandait.

Romy Schneider a laissé tout de même sa fille Sarah...

Oui, même sa fille ne lui a pas donné la force de continuer à vivre ! C’est dire la détresse dans laquelle elle se trouvait. Je pense que Sarah a souffert que sa mère l’abandonne. Elle ne l’a sûrement pas compris.

Aviez-vous parlé de la mort avec Romy Schneider ?

Pas plus que ça mais elle avait un souhait : que Daniel Biasini ne la voit pas sur son lit de mort. Il m’a supplié. Je n’ai pas cédé.

Je me souviens par deux fois avoir vu votre loge au théâtre Marigny pour vos deux précédentes pièces de théâtre. Votre loge était, à chaque fois, emplie de photos de Romy Schneider. Comment avez-vous fait pour vivre sans elle, pour rester debout ? Est-ce à dire que vous ne vous êtes jamais remis de la perte de cet amour ?
Je ne l’ai jamais oubliée et je ne l’oublierai jamais. Elle est partout présente dans ma vie. Je n’ai pas eu le choix que d’avancer dans ma vie d’homme. J’avais ma vie. Toutefois, sa mort m’a beaucoup changé.

Le passé vous habite beaucoup...
Oui, toujours. Ceux que j’ai aimés continuent à vivre en moi. La preuve, je suis là à vous parler de Romy, 50 ans après l’avoir connue... Par nature, je vis avec ce que j’ai fait. Je ne peux pas occulter ce que j’ai vécu et qui fait ce que je suis aujourd’hui.

Il y a un mystère Delon. Est-ce que pour comprendre l’homme il faut prendre en compte trois de vos blessures : celle de la petite enfance et de l’Indochine, celle de la perte de vos amours et de vos amis ?
J’ai des blessures comme tout le monde mais je n’ai pas le droit de m’apitoyer sur mon sort. Je suis pétri de fêlures et de blessures comme beaucoup de gens dans leurs vies respectives. La vie est ainsi. Elle peut être cruelle. Je l’ai d’ailleurs dit à mon fils Anthony. Tout n’a pas été facile, ni dans son enfance, ni dans la mienne mais nous n’avons pas à nous plaindre. En ce qui me concerne, j’avance sans oublier pour autant.

Propos receuillis par Domique Parravano -
pour le site paruvendu.fr

17 avril 2009

Alain Delon : "Romy était une enfant qui devint trop tôt une star"

Le site de Le journal des plages nous livre une interview d'Alain Delon, alors en promo pour la sortie du livre site Delon, Romy, ils se sont tant aimés (qu'il préface et qui évoque notamment sa relation avec Romy Schneider).

alain_delon_journal_des_plages

Pourquoi avoir décidé de participer à ce livre maintenant ?
Alain Delon : Je n’avais jamais jusqu’ici souhaité m’exprimer plus que ça sur un sujet qui est toujours douloureux pour moi et très personnel même si j’ai souvent été beaucoup sollicité. Toutefois, là, j’ai trouvé l’idée bonne et bien réalisée, et j’ai confiance surtout en Philippe Barbier, l’un des deux auteurs, que je connais, que j’apprécie, qui me connaît et qui a réalisé de nombreux ouvrages. Et surtout ce livre permet de continuer de la faire vivre. Et puis, j’aime la collection cinéma Stars de l’écran des Éditions Carpentier.

Est-ce que ce n’est pas avant tout pour rétablir certaines vérités et démentir certaines contre-vérités sur votre couple ?
Alain Delon : Parfois, mais là n’était pas le propos. Je souhaitais simplement, selon un contenu éditorial décidé par l’éditeur, apporter mon éclairage sur ce que j’ai vécu avec Romy personnellement et professionnellement et dire qui était la femme et l’artiste, en donnant également quelques photos inédites de ma collection.

Alain Delon : C’est vrai, mais si notre couple est devenu légendaire, ce n’est pas de notre fait.

Qu’est-ce qui fait que votre couple est devenu légendaire ? Car, vous étiez aux antipodes :vous, un gars de banlieue et elle, une petite bourgeoise bien éduquée et souvent capricieuse ! Malgré vos origines et vos milieux éloignés, vous vous êtes “reconnus”...
C’est le public qui l’a décidé tout comme c’est le public qui a fait de nous des stars. Nous nous aimions, c’est tout. Notre liaison défrayait la chronique souvent malgré nous. Romy avait 20 ans, j’en avais 23. Je ne pensais pas que mon existence allait prendre une telle orientation sentimentale. Elle devenait le grand amour de ma vie, le premier, un amour merveilleux. On est toujours marqué par son premier amour, je pense. Avant, j’avais eu des relations mais là, c’était le premier véritable amour. Et, forcément, ça marque toujours...

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Quand vous avez connu Romy Schneider, c’était déjà une star dans l’Europe entière avec la sortie des trois Sissi...
Alain Delon : Elle était LA star européenne, à égalité avec Brigitte Bardot. Pour beaucoup, Romy Schneider restera à jamais l’inoubliable Sissi, devenue impératrice d’Autriche par amour. Ce rôle lui assura d’emblée la consécration internationale.

Est-ce que, fondamentalement, ce qui vous unissait ce n’était pas une même sensibilité épidermique et d’avoir en commun la douleur sourde d’une enfance solitaire et un manque d’affection parentale ?
Alain Delon : Oui et non. C’est clair que nous avions une même sensibilité et qu’à nous deux, avec nos caractères bien trempés, c’était franchement quelque chose ! (rires). Nous étions deux tempéraments et avons souffert différemment. Je ne pense pas qu’elle ait eu une mauvaise enfance. Elle avait souffert du manque d’attention de son père, ou plutôt de ses absences d’amour, de chaleur affective et des rapports difficiles qu’elle a entretenus avec son beau-père.

Qu’est-ce qui vous a d’emblée plu chez elle ?
Alain Delon : Je savais que c’était une star quand je l’ai rencontrée mais bizarrement je ne l’ai pas aimée tout de suite. Romy Schneider était à Paris pour la préparation du nouveau film de Pierre-Gaspard Huit, Christine, dans lequel j’allais jouer, un remake de Liebelei de Max Ophüls, où Magda, sa propre mère, tenait le rôle principal. C’est par la suite que nous sommes tombés amoureux. J’ai été très vite marqué et séduit par son sourire... On la disait violente parce qu’entière... Elle avait du tempérament, une vraie personnalité écorchée vive, ardente, sensible. Elle était violente parfois parce qu’elle était entière. Elle avait des humeurs, des emportements, des colères mais aussi une sensibilité et un tempérament à fleur de vie, de peau. Elle avait besoin d’aimer avec passion.

Alain Delon : Elle devenait le grand amour de ma vie, le premier, le plus fort, le plus marquant, mais aussi malheureusement, le plus triste. On a grandi ensemble.

Vous dites souvent :“Je savais qu’après elle, plus rien ne serait plus pareil”. Pour quelle raison ? N’a-t-elle pas été finalement une enfant jetée trop tôt dans la fournaise de la célébrité, devenue trop tôt une star ?
Alain Delon : Tout à fait ! C’était une enfant qui devint trop tôt une star avec des caprices, des colères et des humeurs d’enfant toujours justifiées mais avec des réactions imprévisibles. Elle n’était pas préparée à la gloire et à la dureté de ce métier. Elle ne comprenait pas toujours le jeu de ce métier de femme publique.

Après avoir tourné ensemble "Christine", vous jouerez ensemble au théâtre, dans "Dommage qu’elle soit une p..". C’est Luchino Visconti qui signera la mise en scène et qui vous annonce son intention de monter cette pièce élisabéthaine de John Ford et vous la propose... Comment avez-vous réagi car vous n’aviez jamais fait de théâtre et Romy parlait encore un Français approximatif ?
Alain Delon : Oui, en 1961, Visconti m’annonce son intention de monter cette pièce de John Ford. Je n’avais jamais fait de théâtre et je n’y songeais même pas. Quant à Romy, c’était un vrai challenge et tour de force car elle a dû apprendre en quelques semaines un texte ardu dans une langue qui n’était pas sa langue maternelle. Alors que moi je ne savais rien dire en allemand et je ne connais toujours pas cette langue.

Autant dans votre premier film, c’est votre fraîcheur qui crevait l’écran, mais c’est véritablement dans La Piscine, en 1968, le film de vos retrouvailles, que votre duo a éclaboussé la pellicule, en ayant atteint le sommet de votre plénitude charnelle... Comment expliquez-vous cette adéquation entre la fiction et la réalité au point de se confondre de manière troublante ?
Alain Delon : On ne savait plus où était le vrai du faux... Je ne peux pas l’expliquer. Il y avait une conjonction d’éléments qui créaient cette atmosphère : l’été 1968, la piscine, la maison à Saint-Tropez, la lumière y était magnifique et Romy sublime et incandescente...

"J’avais l’âge du Christ, l’âge idéal pour un homme".

Derrière l’acteur qui prenait sa dimension, c’est surtout les traits de caractère de l’homme qui affleurent que l’on perçoit et qui composent la manière de votre jeu...
Alain Delon : Ce n’est pas à moi de le dire, mais c’est vrai que je faisais davantage homme, j’étais plus mûr.

Ce qu’on découvre c’est que Jacques Deray ne voulait pas initialement de Romy Schneider et que c’est vous qui l’avez imposée. Pour quelles raisons, car vous étiez séparés depuis plusieurs années ?
Alain Delon : J’ai tout de suite songé à Romy pour le rôle de Marianne. On voulait m’imposer Monica Vitti ou Angie Dickinson. Moi, je voulais Romy et personne d’autre, ou alors je ne faisais pas le film. Elle était sublime, séductrice, dévouée et provocante.

Comment a été la nature de ces retrouvailles ?
Alain Delon : Notre vie, qui ne regarde personne, nous a séparés mais nous nous appelions souvent. On s’est séparés mais jamais quittés. Je ne l’avais pas vue depuis quatre ans et j’étais anxieux à l’idée de ces retrouvailles. Je me souviens qu’un journaliste m’a demandé si j’étais ému. Je lui ai fait remarqué que lui aussi devait être troublé parce que son micro tremblait sous son nez ! Ces retrouvailles étaient vraiment fabuleuses, intenses, émouvantes, et plus qu’amicales. Il n’y avait plus de passion entre Romy et moi. C’était autre chose, plus fort, plus puissant. Elle n’était plus la Romy de Christine puisque dix années s’étaient écoulées. Je n’étais plus non plus le jeune fauve sur lequel la presse allemande s’était acharnée. On avait changé, mais les années n’avaient pas amoindri notre amour.

David, son fils, a aussi participé au film...
Alain Delon : Tout à fait. On l’apercevait en particulier dans la scène très émouvante du cimetière. Prémonitoire et effrayante !

Considérez-vous que La Piscine fait partie d’un des films du cinéma français le plus physique, où l’on perçoit intensément la moiteur des épidermes, la sensualité des étreintes ?
Alain Delon : C’est ce qui en fait toute la force et la magie... Je ne sais pas. Ce n’est pas à moi d’en juger. Toutefois, c’est vrai, comme vous dites, que ce film a une atmosphère unique, pesante parfois, immédiatement physique, captivante ...

Êtes-vous retourné dans cette maison ?
Alain Delon : Oui, je suis retourné dans cette maison, la Loumede, et j’ai même souhaité l’acheter tant elle était magnifique. Je ne sais plus pourquoi, mais ça ne s’est pas fait...

Le regardez-vous encore ce film ?
Alain Delon : Je ne peux pas le regarder !

Pourquoi ?
Alain Delon : C’est une tranche de ma vie avec des amis et des gens qui ne sont plus là. Cela m’est trop douloureux et remue des souvenirs, des bouleversements, trop de choses pénibles. C’est trop dur pour moi. Surtout de revoir Maurice Ronet et Romy rire aux éclats car Romy était heureuse à ce moment-là... Tout est trop beau et les souvenirs qui s’y rattachent me font mal. Je ne garde dans le cœur que d’exceptionnels moments de tendresse partagée... Ceux que j’ai aimés continuent à vivre en moi. La preuve, je suis là, à vous parler de Romy, 50 ans après l’avoir connue...

Propos exclusifs - Interview: Domique Parravano -
Crédit photos : ParuVenduParis.com
Par la rédaction du Journal des plages le 23 mars 2009

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