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Romy Schneider en images
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NAVIGUATION
interviews
1 avril 2009

L'interview d'Alain Delon

alain_delon_intervAlain Delon: "Je regrette de
ne pas avoir épousé
Romy"

Interview exclusive - L'acteur se confie sur sa passion pour la star disparue

alain_delon_intervIl y a 50 ans, ils se fiançaient. Delon-Schneider, le plus beau couple du cinéma européen, fait toujours rêver. Pour la première fois, Alain Delon a accepté la publication d'un livre sur sa relation avec Romy: Ils se sont tant aimés (éd. Didier Lecarpentier 29,90€). Et Delon se confie, entier, le coeur toujours à vif, surprenant. Et bouleversant.

- Pourquoi décider de participer à ce livre maintenant ?
Alain Delon :
Je n'avais jamais jusqu'ici souhaité m'exprimer plus que ça sur un sujet toujours douloureux et très personnel. Toutefois, là, j'ai trouvé l'idée bonne et bien réalisée et j'ai confiance en Philippe Barbier, l'un des deux auteurs, que j'apprécie.

- Pourquoi votre couple est-il devenu légendaire ?
A. D. :
Ce n'est pas de notre fait. C'est le public qui l'a décidé tout comme c'est le public qui a fait de nous des stars. Nous nous aimions, c'est tout. Romy avait 20 ans, j'en avais 23. Elle devenait le grand amour de ma vie, le premier.

- Quand vous faites sa connaissance, elle est déjà une star ?
A. D. : Elle était "LA" star européenne, à égalité avec Brigitte Bardot. Pour beaucoup, Romy Schneider restera à jamais l'inoubliable
Sissi, devenue impératrice d'Autriche par amour. Je savais que c'était une star quand je l'ai rencontrée mais, bizarrement, je ne l'ai pas aimée tout de suite. Elle était à Paris pour préparer le film de Pierre Gaspard-Huit, Christine, dans lequel j'allais jouer.

- On la disait violente…
A. D. : Elle avait du tempérament, une vraie personnalité écorchée vive, ardente, sensible. Elle était violente parfois parce qu'elle était entière. Romy, c'est une enfant devenue trop tôt une star, avec des caprices, des colères et des humeurs d'enfant. Elle n'était pas préparée à la gloire, à la dureté de ce métier.

- Pensez-vous qu'elle aurait bien vieilli ?
A. D. : Je ne le pense pas. C'est difficile à avouer mais je n'aurais pas voulu la voir à 70 ans. Je préfère qu'elle soit partie ainsi et c'est bien comme ça. Elle nous a quittés belle comme tout. Elle est un mythe, une légende, et le restera.

- Pourquoi étiez-vous contre le fait qu'elle tourne "L'important c'est d'aimer" de Zulawski ?

A. D. : Parce que, quand elle l'a tourné, elle était déjà en train de mourir. Les drames de sa vie rejaillissaient sur l'écran. Nous avions un projet de film ensemble, je pressentais que nous ne le ferions pas. Elle ne pouvait plus vivre, plus travailler. Romy avait des blessures qui ne cicatriseraient jamais. Elle avait peur et se réfugiait dans l'alcool. La vie professionnelle lui avait tout apporté mais sa vie privée n'avait été qu'une suite d'échecs et de malheurs. Elle ne s'est jamais remise de la perte de son fils. Je savais qu'elle se laisserait mourir de chagrin.

- Regrettez-vous de ne pas l'avoir épousée ?

A. D. :  Oui. Mais est-ce que son destin aurait changé pour autant ? Mais nous avons fait de très belles fiançailles à l'ancienne, à Lugano.

- Pourquoi n'êtes-vous pas allé à l'enterrement de Romy ?

A. D. : Je ne voulais pas donner satisfaction aux paparazzis, en montrant ma douleur et ma tristesse. En réalité, j'étais bien là mais personne ou presque ne m'a vu. Je me suis rendu dans l'appartement de Romy et je suis resté à son chevet un long moment, avec Claude Berri et Alain Terzian. Je n'ai pu m'empêcher de fixer pour l'éternité l'image de Romy dans son cercueil et, alors que j'étais seul avec Terzian, j'ai pris trois photos au Polaroïd que je garde dans mon portefeuille, sur mon coeur. Ces photos, jamais personne ne les a vues.

Propos recueillis par Dominique Parravano
Publié le jeudi 12 mars 2009 à 08H21

>> Source site LaProvence.com

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8 mars 2009

Romy et Harry en interview

Romy Schneider et son mari Harry Meyen
interviewiés par le journaliste Michael Graeter
vers 1972 -  en Allemagne.

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31 janvier 2009

Les interviews pour La Califfa

Une histoire simple
Leinterviews

alberto_bevilacquaAlberto Bevilacqua
( l'écrivain et le metteur en scène du film )
* 
Romy a toujours cherché des héros et les héros sont des sots. Elle a consacré sa vie à des hommes qui possédaient du chien, au moins en apparence. L'homme idéal aurait été pour elle un garçon qui n'aurait rien d'héroïque, mais à son image, avec une authentique profondeur humaine et rande force sexuelle. Il y a en elle une passion, une force, voire une violence que le cinéma est encore loin d'avoir exploité...

 1romyRomy Schneider 
(dans le rôle de Marie) *
 
J'ai longtemps hésité à jouer dans ce film; essentiellement parce que le metteur en scène n'était pas un professionnel.
Mais aujourd'hui, après une semaine de tournage, je suis contente.
Les premiers rushes sont excellents.

* (source: livre Romy Schneider images de ma vie, de Renate Seydel)

14 décembre 2008

Les interviews pour Monpti

MONPTI
Leinterviews

Horst_Buchholz_1Horst Buchholz (dans le rôle de Monpti)
Il peut arriver que des louanges, dépourvues de professionnalisme, causent du tort à une actrice. C'est une vérité qui ressortit des nombreux articles de presse consacrés à "notre chère Romy" et qui agissent sur le cercle de leurs lecteurs, lesquels, par la même occasion, composent notre public. Je connais mieux Romy. Elle est beaucoup plus que la "gentille fille" dont le charme juvénile a su conquérir le public des salles obscures. Romy possède des dons réels et se consacre à son travail avec application, sans la moindre concession.

helmut_kautner_1Helmut Käutner (le metteur en scène)
Romy traverse une période enchanteresse de son évolution. Le plus digne d'attention dans cette affaire, est que son charme juvénile, son ingénuité, soient demeurés intacts jusqu'ici. Rarement j'ai eu l'occasion de voir une vedette allemande aussi adulée, qui soit restée simple et à laquelle un tel succés ne soit pas monté à la tête. S'il en était ainsi, probablement son avenir de comédienne serait-il très vite compromis. Travailler avec elle me remplit d'une joie inexprimable!

14 novembre 2008

Les interviews pour Le Train

LE TRAIN
Leinterviews

1romy

Romy Schneider
(dans le rôle d'Anna Kupfer)
*
- Ce rôle est certainement, parmi tous mes derniers films, celui que je préfère. La jeune fille agit, pense, réagit, aime exactement comme je l'aurais fait moi-même. C'est le meilleur rôle qui m'ait été proposé depuis quelques années. J'ai saisi au vol l'occasion de lancer un cri d'alarme contre la brutalité des nazis qui conservent, aujourd'hui encore, droit de cité en Allemagne.
- On m'a assez reproché d'avoir trahi mon pays lorsqu'il y a quinze ans, je suis venue travailler en France. C'était pourtant une décision nécessaire pour moi.
- Trahison ? Parce que bien qu'allemande, j'interprète le rôle d'une juive qui s'éprend d'un français ? Seigneur ! Nous avons pourtant bel et bien dépassé le stade de cet horrible nationalisme étriqué ! En outre, la jeune Anna joue le tout pour le tout, ce qui la rapproche encore plus de ma façon de ressentir les choses. Par nature, je ne recule pas, moi non plus, devant le risque. J'ai des raisons professionnelles et privées de jouer ce rôle.
On paraît décidé à me tenir rigueur de tout. Un film de plus ou de moins, quelle importance ? Je m'identifie au rôle. Certes ! A mes yeux, film ou vie quotidienne, la devise demeure inchangée: Tout ou rien. Etre prête à prendre des risques est une attitude qui m'a toujours aidée à progresser.

pierre_granier_deferrePierre Granier-Deferre
(le metteur en scène)
*
Trintignant est un acteur tout à fait extraordinaire. Je l'utilise dans des emplois qui vont à contre-courant de sa nature, si j'ose dire. Je refuse de le voir jouer encore des rôles "à la Bogart". Ce qui m'intéresse, dans son cas, c'est le mélange de douceur, de timidité et de tendresse. Romy Schneider était, à mon sens, l'actrice idéale pour tenir le rôle d'Anna. Derrière son aspect cassant, elle est la féminité même.

* (source: livre Romy Schneider images de ma vie, de Renate Seydel)

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24 octobre 2008

Les interviews sur Qui ?

QUI ?
Leinterviews  

1romyRomy Schneider 
 (dans le rôle de Marina) *

"Qui" est une coupure dans ma carrière, un rôle de femme, comme je ne pourrai plus en interpréter d'autres désormais. Je répugne à le considérer comme un polar, parce que je déteste ce genre de classification qui ne mène à rien, s'agissant d'un art comme le cinéma.

*(source: livre Romy Schneider images de ma vie, de Renate Seydel)

4 octobre 2008

Les interviews sur Une Femme à sa fenêtre

Une femme à sa fenêtre
Leinterviews

jorgesemprunJorge Semprun
(le scénariste)
* 
Nous avons choisi 1936 parce que c'est une année de grande tension politique à travers l'Europe, la montée du fascisme et qu'ainsi nous nous rapprochons de notre époque. Enfin, il y a une rencontre exceptionnelle entre Margot et Romy. Nous n'avons pas eu besoin d'inventer qu'elle est d'origine autrichienne. Elle a forcément entendu évoquer cette période par ses parents, son entourage. J'ai essayé d'introduire son propre passé dans mon histoire. Je ne connaissai pas Romy mais j'ai écrit le personnage en pensant à elle, tout en étant fidèle à la Margot de Drieu La Rochelle.

pierre_granier_deferrePierre Granier-Deferre 
(le metteur en scène)  *
Il y a chez Romy et Margot une même violence, une même promesse de tendresse, d'affrontement, avec cette capacité extraordinaire, si rare, de dire non après avoir dit oui, de tout bouleverser, de changer courageusement de cap.

 * (source: livre Romy Schneider images de ma vie, de Renate Seydel)

27 septembre 2008

29/02/1972 Munich, conférence de presse pour Ludwig

Romy Schneider et le metteur en scène Luchino Visconti, en conférence de presse à Munich le 29 février  1972, pour promouvoir la sortie du film Ludwig.

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-photographie de Otfried Schmidt
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copyright text by GinieLand.   

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27 septembre 2008

Mars 1972 Conférence de presse pour Ludwig

Romy Schneider en conférence de presse à Salzbourg en mars 1972, avec le metteur en scène Luchino Visconti et l'acteur Helmut Berger, lors de la sortie du film Ludwig.

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17 août 2008

Les interviews sur La Mort en Direct

La mort en direct
Leinterviews

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Harvey Keitel, Romy Schneider et Bertrand Tavernier

Bertrand_TavernierBertrand Tavernier
(le metteur en scène)
* 
Romy est une authentique tragédienne; plutôt que de simuler des sentiments, elle les vit intensément, grâce à une discipline et à une morale inouïes. C'est un être qui se "libère" par le biais d'une force de persuasion dont la puissance va bien au-delà de la réalité.
Je ne vois pas quelle autre actrice aurait pu, mieux qu'elle, incarner Katherine. Seules les comédiennes européennes disposent d'une profondeur dramatique aussi inégalable. Romy s'auréole d'une espèce de métaphysique inexistante chez Jane Fonda aussi bien que chez les autres artistes américaines.
Romy m'a beaucoup apporté. Surtout par sa façon d'aborder les choses carrément, sans fausse pudeur, avec une sorte d'orgeuil et, surtout, sans s'apitoyer sur son sort. C'est bien grâce à elle que l'héroïne n'apparaît ni pleurnicharde, ni psychologiquement complexée. Je n'ai jamais vu quelqu'un jouer avec autant de détachement, de désintéressement, en même temps qu'avec autant de conviction et d'engagement physique et moral.
Harvey Keitel pratique son métier, à l'exemple de Brando et de Dean, selon la méthode de l'Actor's Studio: il se met dans l'ambiance, travaille soigneusement les attitudes de son personnage et ensuite, il improvise. Romy se jette férocement dans son rôle, dès le premier tour de manivelle et ne s'en détache plus jusqu'à la fin.

(source: livre Romy Schneider images de ma vie, de Renate Seydel)
 

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