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Romy Schneider en images
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NAVIGUATION
14 février 2016

1988 Fanny Bastien reçoit le Prix Romy Schneider

Fanny Bastien
- 1988: cinquième lauréate du Prix Romy Schneider -
Thierry Frémont reçoit le prix Jean Gabin


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Fanny Bastien, naît le 13 décembre 1961 à Fribourg-en-Brisgau (en Allemagne). A l'âge de 15 ans, la jeune Fanny quitte le foyer familial, et mène une vie de bohème entre petits boulots et errances. Elle se reprende en main et décide de passer un concours dans un conservatoire régional de danse où elle y restera un an. A force de travailler son corps via la danse, elle découvre le milieu du cirque et intègre l'école du Cirque de Fratellini. Elle s'intéresse ensuite au théâtre et se forme au théâtre du Lucernaire.

En 1980, après un petit rôle dans Tendres cousines, un film érotique soft de David Hamilton, elle joue une jeune lycéenne enceinte dans la comédie Le bahut va craquer aux côtés de Michel Galabru, Claude Jade, Darry Cowl et Dany Carrel (dans le rôle de sa mère).

prix_RS-fanny_bastien  Elle obtient son premier grand succès en 1983 dans le rôle-titre du feuilleton Dorothée, danseuse de cordes, une histoire adaptée du livre de Maurice Leblanc qui relate les déambulations, dans un cirque, d’une jeune fille qui danse sur un fil.
Durant la décennie des années 1980, elle navigue entre les films d’auteurs et des œuvres populaires et donne la réplique à plusieurs acteurs renommés comme Pierre Richard (dans Un chien dans un jeu de quilles en 1983), Gérard Jugnot (dans Pinot simple flic en 1984 qui lui vaut une nomination aux César comme meilleure jeune espoir féminin), Richard Berry (pour Urgence en 1984), Marisa Berenson (La tête dans le sac en 1984) Bernard Giraudeau (dans Poussière d'ange en 1986), Donald Sutherland (pour Gauguin, le loup dans le soleil en 1986).
En 1988, avec son rôle dans le film Prisonnières de Charlotte Silveira, où elle joue aux côtés de Marie-Christine Barrault, Annie Girardot, Bernadette Lafont, Agnès Soral et Corinne Touzet, lui vaut le Prix Romy-Schneider en 1988.
C'est aussi en 1988 qu'elle marque une pause dans sa carrière: en promotion en Russie pour présenter le film "Poussière d'Ange", elle tombe amoureuse d'un Russe et du pays. Ses apparitions à l'écran se raréfient alors.

Elle revient en France en 1994 et s’engage auprès de son ami Denis Sellem, le fondateur et président de l’association Edouard Kalifat de Recherches Humanitaires, qui vient d’être mandaté par la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme (F.I.D.H.) pour retrouver la trace de personnes disparues en URSS (soldats, résistants, déportés) et dont elle est aujourd’hui membre du Comité d’Honneur. Pendant les années 1990s, elle ne joue que dans trois films: Rio Negro d'Atahualpa Lichy (1990), Mafia rouge (Téléfilm, 1991) et The Last Border de Mika Kaurismäki (1993).

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En 2001, elle repart en Russie pour faire des recherches sur une célèbre révolutionnaire russe du début du vingtième siècle. Car Fanny est aussi passionnée de sociologie, d’ethnologie, d’éthologie et des peuples naturels dont elle revendique l’appartenance.
En 2009 et 2011, elle renoue avec le succès grâce à la série de Canal Plus Braquo.


sources pour l'article:
Sites Internets: biographie sur wikipedia  / site officiel de Fanny Bastien


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copyright text by GinieLand.

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19 décembre 2015

Yvonne Catterfeld, Vogue, juillet 2012

Yvonne_Catterfeld-Vogue_italie-2012-07_by_vincent_peteres-1  Un temps pressenti pour jouer Romy Schneider dans un biopic, l'actrice allemande Yvonne Catterfeld avait pris la pose "en Romy", d'inspiration de son rôle dans "Max et les ferrailleurs", pour le magazine italien Vogue de juillet 2012. La séance de pose avait eu lieu sous l'objectif du photographe Vincent Peteres.

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2 mai 2015

PHOTO 11/1977

1977-11-romy_by_angeli-cover Le magazine Photo n°122, de novembre 1977, comportait un article de 14 pages sur le photographe paparazzi Daniel Angeli, avec trois pages consacrés aux photographies qu'il prit de Romy Schneider.

 

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Daniel Angeli : secrets, combines, recettes et confidences du roi de la photo à sensation

« Je serais un fou si je n'appuyais pas sur le déclencheur quand je surprends une personnalité en mauvaise posture, une star déshabillée ou un couple célèbre. Pour trois raisons : d'abord, un autre ferait le cliché à ma place ; ensuite, je perdrais pas mal d'argent ; et enfin, je manquerais une occasion de me faire plaisir. j'aime ce métier. j'aime l'exercer à fond et le mieux possible. Pas d'hypocrisie, surtout : tous les gens de la profession sont à l'affût de telles images. Un bon reporter doit être un bon paparazzi ; sinon, qu'il se cantonne aux natures mortes. »
Un grand voyou, ce Daniel Angeli ? Il en a l'apparence. Une taille plutôt petite, le cheveu brun, les yeux trop vifs, le sourire trop appuyé ou trop amer, un ton trop enjoué pour se raconter. Qu'il ait choisi un métier équivoque, cela est sûr. Il en est de pires, évidemment. Et pourtant: oubliez un instant les motivations éculées des journaux à sensation, le culte des vedettes, le mythe d'une société riche, donc frelatée, et le droit des groupies et autres fans à être informés ; puis remplacez la vedette, la star ou la personnalité traquée, épiée, pistée jour et nuit, par vous-même.

Dans ce cas, que pensez-vous de Daniel Angeli ? Ces images dont raffole l'immense majorité du public — l'intimité adultère d'une actrice, les moments privés d'un couple de renom, l'alcoolisme d'une personnalité —, transposez-les dans votre vie personnelle. Alors, vous fait-il toujours sourire, Daniel Angeli ? A force de vouloir créer un monde marginal, qui fait rêver ou espérer, que l'on envie ou que l'on condamne, on finit par oublier qu'il n'est pas forcément composé de pervers, de refoulés, d'alcooliques, de nymphomanes ou de maniaques sexuels, mais plutôt d'individus lancés dans un jeu qui les fait vivre et auquel ils ne doivent ou ne peuvent se soustraire. Alors, pourquoi mettre Angeli sur la sellette ? Parce qu'il est le meilleur. Parce que le reportage, le journalisme contemporains, c'est aussi ses images. Parce qu'il a la vigueur, l'endurance, la volonté de vaincre, la joie de réaliser, qualités dont beaucoup de photojournalistes sont aujourd'hui fort dépourvus. Ce punch, cette « gamberge », cette jouissance des coups insensés et impossibles, c'est tout Angeli. Et pas de fausse pudeur : ce sont les journaux, les lecteurs, les vedettes et les personnalités qui ont créé Angeli, pas l'inverse.

Depuis quinze ans, de tous ces paparazzi — nés d'un joli mot de Fellini lors du tournage de La Dolce Vita, Angeli est le maître. En France, on voit peu ses images. La loi protégeant la vie privée de l'individu est très stricte chez nous. Mais en Italie, en Grande-Bretagne, dans les pays nordiques, en Espagne même, ou en Allemagne, la loi ou l'absence de loi permet beaucoup plus. Et chaque mois, voire chaque semaine, un coup particulièrement réussi d'Angeli fait la couverture de tous les journaux ou magazines à sensation. L'intimité de Romy Schneider et de son mari sur un bateau, c'est Angeli. Le prince Charles avec une jeune fille, à Deauville, c'est encore Angeli. Agnelli plongeant nu de son yacht, en pleine affaire Révelli-Beaumont, c'est toujours Angeli. Et bien d'autre scoops encore. Angeli, donc, parce qu'il est le meilleur ... ou le pire. Et puis, surtout, parce que ce sale métier qu'il fait divinement bien, il ne le renie pas. Il ne se cache pas, ne s'abrite derrière aucune justification morale, ne brandit pas le droit sacré de l'information et n'a pas mauvaise conscience. « J'aime planquer, réussir un coup, monter une combine : c'est mon plaisir, je ne vais pas le bouder. » Oui, ce métier lui plaît. Il le fait bien, trop bien même. Et ce n'est pas une vie de voyeur qu'il raconte, mais un prodigieux roman d'aventures dont insensiblement il devient le héros.

Il naît le 27 septembre 1943 à Paris (14e). De souche italienne, son père est barman d'une boîte à la mode. Trop mauvais élève du lycée Buffon, Daniel entre à 15 ans comme assistant documentaliste à Jours de France. La photographie, déjà, le fait rêver. Pas celle vers laquelle il se tournera, une autre : le grand reportage. Entre les cafés et les bières qu'il va chercher pour les photographes du magazine (l'essentiel de son emploi), il les écoute parler. En 1959, en pleine guerre d 'Algérie, l'un d'entre eux l'emmène à Nanterre, dans les bidonvilles. Le rédacteur en chef, fou de rage en raison des risques encourus, renvoie Daniel chez ses parents. A seize ans et demi, il entre au laboratoire de l'agence Dalmas. Il est en blouse blanche, travaille dans le noir... et "au noir» (non payé), apprend son métier — « Je réussissais même à glacer à deux mains ! » — gravit les échelons, rêve d'images et de voyages avec un autre assistant, tireur comme lui, Raymond Depardon. Son père lui a acheté un Rolleiflex. En 1960, il vend à l'agence sa première photo : le démontage de la piscine Deligny. On lui donne 4,50 F. Depardon et lui, las de végéter, gambergent des coups, discutent de photographie des nuits entières et obtiennent l'autorisation de suivre les soirées mondaines et les premières parisiennes. Et ils en trouvent, des « scoops » !

Avec la première fiancée de Karim Aga Khan, Angeli gagne 500 000 anciens francs, et autant pour la première photo de Charrier et de Marie-France Dreyfus. Il troque bientôt son pesant flash Braun (à batteries à eau) contre la nouvelle merveille qui vient de faire son apparition, le Mighty Light, moins voyant, plus rapide et d'un maniement plus facile. En noir et blanc, Angeli est devenu un posemètre humain : en un quart de seconde, il connaît la vitesse et le diaphragme convenables. Cela ne lui évitera pourtant pas quelques ratages mémorables. Un jour, Romy Schneider et Alain Delon canotent en amoureux sur le lac du bois de Boulogne. Il appuie vingt fois sur le déclencheur et rentre triomphant à l'agence. Il ouvre son boîtier : pas de film à l'intérieur. Autre ratage, onze ans plus tard, à Monaco : arrêté à un feu rouge, il découvre, dans la voiture d'à côté, la princesse Caroline et le chanteur Philippe Laville enlacés... alors que ses appareils sont dans le coffre. A dix-neuf ans et demi, le pli est pris. Angeli gagne 1 200 F par mois au laboratoire et le double en piges photographiques. Il croit s'apercevoir que son patron, Dalmas, figure légendaire du monde photographique des années 1960, gros, sec, fumant énorme cigare, hurlant et vociférant sans cesse, est d'une honnêteté toute relative dans la revente de ses photos. Cinq pochettes de disques de Brassens, faites avec ses images, ont été oubliées dans son relevé de piges. « C'est un impardonnable oubli », s'écrie « Dal ».

Et il lui propose d'abandonner le laboratoire et d'être reporter salarié... pour le tiers à peine de la somme qu'il gagnait auparavant. Un titre de reporter, Angeli en avait toujours rêvé. Il se retrouve à Orly, dans la boutique Dalmas de l'aéroport. Il couvre toutes les arrivées et tous les départs. Il touche un peu plus de 150 000 centimes par mois. Mais il s'ennuie. Un dimanche de décembre 1963, Angeli est sur la terrasse d'Orly, non par conscience professionnelle, mais en raison d'un flirt avec une hôtesse qu'il a invitée à déjeuner.

Un avion s'écrase au décollage. Il y aura 140 morts. Orly est bouclé. Angeli enfile une veste de mécanicien, emprunte une salopette, fonce sur la piste nord-sud, réalise ses clichés, photographie l'hôtesse survivante, se précipite à la chapelle ardente, porte trois cercueils, refait des images des 140 victimes, prend une trempe magistrale de la part d'un C.R.S., rentre à l'agence (rue de la Grande-Truanderie, cela ne s'invente pas !), est complimenté par « Dal », vend ses images dans le monde et reçoit 500 F de prime. C'en est trop pour lui, l'exploitation a assez duré. Il claque la porte et se retrouve seul. Il accomplit son service militaire, revient, reprend ses appareils, ouvre un labo dans sa salle de bains, végète, se construit un réseau d'amitiés et d'informateurs sûrs, — portiers d'hôtel, femmes de chambre, chauffeurs, serveurs et autres concierges. Ses photos d'une dispute Burton-Taylor « font» une double page dans Match, sa planque de quatre jours sur le couple Margareth de Danemark-Montpezat également. Alors, c'est décidé, il sera paparazzi. C'est quand même moins sordide que la photographie de faits divers, où il faut se ruer sur les cadavres, sur la famille de la victime, sur les intimes du meurtrier, faires les clichés des gosses déchirés entre père et mère, de la bonne violée, voler les albums de famille et monter des mises en scène avec des gens simples et de bonne foi que l'on escroque avec de vagues promesses. Angeli va trouver son âme damnée : un paparazzi italien nommé Angelo, qui vient de réussir quelques clichés à sensation de Marilu Tolo et du prince Alphonse de Bourbon-Parme.

Angelo escroquera Angeli, mais lui apprendra, avant de disparaître, toutes les ficelles les plus subtiles du métier. Le grand coup des années 1970, surtout pour la presse itaiienne, c'est l'idylle de Marie-Gabrielle de Savoie, la princesse préférée des Italiens, avec Robert de Balkany. Les rédacteurs en chef transalpins sont prêts à donner beaucoup d'argent pour un cliché les montrant ensemble. Nul n'a réussi. Balkany, qui essaie de faire annuler son mariage par le pape, se montre extrêmement prudent. Trois fois pourtant, Angeli et Angelo vont surprendre le couple. La dernière fois, Angeli est seul. Le couple dîne ce soir-là chez des amis, au bois de Boulogne. Angeli a emprunté une voiture, car la sienne est trop repérable, De 21 h à 2 h du matin, il planque devant l'entrée, tapi au fond de son véhicule. A 21 h 05, le couple sort, accompagné d'amis. Angeli surgit, fait trois images et disparaît en courant dans le bois, poursuivi par Balkany. Une heure et demie plus tard, il revient à sa voiture, ouvre la portière. Deux phares s'allument en face de lui. C'est Balkany qui l'a piégé. Quinze fois, le promoteur précipite sa Mercedes dans la R8 du photographe. Par la vitre avant droite, Angeli, livide de peur, s'échappe et se réfugie à nouveau dans le bois. Il en sortira à 6 h 30 pour photographier les deux voitures épaves, témoins de son ahurissante histoire. Il n'ose pas porter plainte. Le lendemain après-midi, il est convoqué par Balkany qui lui propose un troc : une R8 neuve et cinq jours d'indemnités contre les négatifs de la soirée. Angeli accepte.

Il s'en veut encore aujourd'hui : « J'ai manqué de courage, j'aurais dû porter plainte. Il ne faut pas avoir peur, dans ce métier. » Le véritable Angeli est né. Son réseau d'informateurs est en place. C'est une merveille d'efficacité et de précision.
Numéro un : les hôtels. Dans chacun d'eux, un portier, un valet de chambre, un groom lui fait savoir en moins d'un quart d'heure l'arrivée d'un couple intéressant. Le plus fertile des hôtels : le Plaza Athénée, avenue Montaigne. « Tout le inonde y descend. De plus, c'est un hôtel facile à “planquer” ». Viennent ensuite le Ritz (de temps en temps), le George V (passé de mode), le Raphaël (celui qui monte), le Relais Bisson, rue des Beaux-Arts (plus rarement).
Numéro deux : les restaurants. Maxim's (« C'est 90% de notre travail, l'informateur est sûr. »), l'Orangerie, la Tour d'argent, les Années trente (« C'est fini, aujourd'hui. »).
Numéro trois : les boîtes. Régine, surtout l'Alcazar, autrefois le Privé. Castel et l'Élysée Matignon sont sans intérêt. Numéro quatre : les grandes adresses connues pour leurs soirées : celle du baron Rédé, dans l'île Saint-Louis, du commandant Paul-Louis Weiler, des Rothschild, des Patino et des La Rochefoucault (« C'est un peu tombé aujourd'hui, le fisc a tué le faste. »).

Le plus étonnant, c'est qu'Angeli ne paye même pas ses informateurs. Tous l'aident bénévolement, par gentillesse, par amitié ou en échange de quelques services : les photos de première communion de l'aîné, du mariage de la sœur, quelques conseils techniques ou développements gratuits. Son réseau est sûr, jamais une faille, jamais une imprécision. Si le voiturier de tel hôtel lui téléphone pour lui annoncer l'arrivée de X et de Y, Angeli peut le croire. Alors, selon l'importance du couple, il se servira de sa voiture ou en empruntera une autre. Précaution élémentaire, autant par rapport à ses victimes qu'à ses autres confrères qui peuvent rôder dans les mêmes endroits. Il fera provision de sandwiches, s'interdira de fumer, se défoncera au café pendant le temps qu'il faudra en attendant que le couple veuille bien se montrer.

« Planquer, c'est être aux aguets vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Une minute d'inattention, et tout est foutu. Il faut tout surveiller. Qui entre, qui sort, le concierge, le secrétaire, le fleuriste, la femme de ménage, les amis, tout peut vous donner une indication. Une des règles d'or est de connaître la voiture personnelle de la personne que vous pistez. Alors c'est gagné à 50%. Cela vous dispense de faire le pied de grue devant la porte même de l'intéressé. Il faut connaître tous les numéros minéralogiques par cœur et, accessoirement, ceux de vos concurrents. J'en ai doublé un certain nombre ainsi, en reconnaissant leur voiture à proximité du domicile de quelques personnalités. C'est très dur, la planque. Souvent, vous êtes repéré par un quidam quelconque. Cela m'est arrivé avenue Paul-Doumer, devant chez Brigitte Bardot. Deneuve, à l'époque, demeurait dans le même immeuble, c'était pratique. Le vigile de la banque d'en face a appelé les flics. Il croyait avoir affaire à un gangster. Ma voiture fut cernée en une demi-seconde et je me suis retrouvé au commissariat, face à un inspecteur hilare. En Suisse, c'est pis encore, un enfer. A croire que chaque citoyen helvétique est un auxiliaire bénévole de la police fédérale. Planquer, cela s'apprend. Il faut dominer son impatience, ne pas surgir de sa voiture à la moindre sortie. Un coup de flash maladroit, et tout est à recommencer. Il faut savoir suivre une personnalité six, sept, huit jours durant et attendre le moment opportun. Mes plus longues planques : dix jours pour Bardot et Gainsbourg, quand ils sont allés emegistrer, dans une auberge de province, la première version du disque “Je t'aime moi non plus”. Dix jours à raison de quatre heures de sommeil par nuit, de 3 h à 7 h du matin. Elizabeth Taylor à l'hôtel Lancaster : quarante huit heures sans dormir une seule minute. Quatre jours pour Aristote Onassis, après son mariage avec Jacky Kennedy, quand il a retrouvé pour la première fois la Callas. 88, avenue Foch, le domicile d'Onassis : qui n 'a pas connu cette adresse ? Même les plus grands reporters y sont venus au moins une fois. J'adorais Onassis. J'ai sincèrement pleuré sa mort. “Pépère” ou “le vieux”, c'étaient les surnoms qu'on lui donnait ; il était formidable. C'était Rosa, son chauffeur, qui était mon indicateur. Onassis m'aimait bien, je crois qu'il avait pris l'habitude de me voir. Souvent, il me tuyautait : “Angeli, j 'ai sommeil, tu sais. Je rentre chez moi. A demain.” Je savais que je pouvais lui faire confiance. Il a changé, après son mariage avec Jacky Kennedy, et à la fin, c'était terrible, il ne reconnaissait plus personne... »

C'est ainsi que depuis sept ans s'écoulent les journées d' Angeli. Il y a plus étonnant encore. L'emploi du temps type d'une journée sans histoire, sans tuyaux reçus, sans informations précises. Elle commence à 19 h 30 par la tournée des adresses connues : Onassis, Bardot, Deneuve, etc.

Puis ce sont les hôtels. A 21 h 30, Maxim's. Suivant les renseignements glanés et les voitures reconnues, Angeli y reste jusqu'à 23 h 30. Puis ce sont les salles de spectacle où, invariablement, quelques vedettes en mal de publicité lui proposeront quelques coups fabriqués et bidons. C'est ainsi que Thierry Le Luron fera la une des journaux avec sa fausse idylle avec la princesse de la Rochefoucault ; ou qu'Yves Mourousi s'inventera une passion pour Mireille Mathieu, avec la bénédiction de Johnny Stark ; ou encore que Daniel Gérard s'évertuera à poser avec quelques jeunes filles célèbres. Angeli se prête avec plaisir à ce jeu entièrement fictif ; et puis, là au moins, il ne risque pas de procès. Si à 1 h du matin la chasse n'a rien donné, il reste les sorties des boîtes, la longue attente devant chez Régine. « Les clients ou amis vous confient, lorsqu'ils sortent un peu éméchés, ce qui se passe à l'intérieur... C'est bien le diable si l'on ne trouve pas parmi eux un couple inhabituel mais célèbre. »

Le dimanche, toujours en cas de tournée ordinaire, Angeli y inclut un détour aux courses, pas à celles d'obstacles ou de trot, où l'assistance est trop populaire, mais à celles de Chantilly, de Longchamp ou de Deauville, encore que, selon Angeli, les courses aient perdu beaucoup de leurs fastes d'antan. Depuis cinq ans, il a même amélioré son système. Fort du principe que les gens riches partent en vacances l'hiver au ski et l'été à la mer, il s'est créé aussi ses saisons touristiques. Du 15 décembre au 15 mars, il est à Gstaad. Du 15 juin au 30 août, à Saint-Tropez. C'est à Gstaad, où il n'y a qu'un seul palace, un seul restaurant, un seul club de ski, une seule piste et où il est de bon ton d'aller, qu'il a surpris un flirt de la fille d'Onassis, la seconde réconciliation des Burton, les dîners de la famille royale italienne, Robert Redford en famille (en soudoyant le paysan du chalet d'en face qui ignorait même le nom de l'acteur).

C'est à Saint-Tropez qu'il photographie depuis cinq ans B.B. nue sur son fameux ponton de La Madrague et qu'il a surpris Romy Schneider, Marisa Berenson, Ricky Von Opel, Gregory Peck barbotant dans une piscine, Roman Polansky, et Mme Karajan victime de l'exhibitionnisme de son voisin. Son métier, Angeli le connaît jusqu'au bout des ongles. Si à Gstaad un photographe n'est pas capable de skier, autant qu'il reste à Paris. Lui, Angeli, il a appris à photographier en skiant. C'est très difficile. Si à Saint-Tropez un photographe n'a pas de bateau ou ne sait pas en manœuvrer un, autant qu'il s'abstienne. Alors, Angeli a passé son permis maritime. Mais un type seul, en mer, avec ses appareils, cela se remarque. Alors, Angeli « loue » ou « emprunte » un enfant, séduit une minette : et qui se méfie des mouvements d'un bateau où, sur le pont, bronze une fille aux seins nus et joue un enfant ? Qui remarque, derrière le parasol ou la serviette protégeant l'enfant, le 400 mm fixé sur lui ? Et même si la victime s'en aperçoit, le film qu'Angeli tendra en cas de menace n'est pas celui qu'il a impressionné. Le bon film est déjà caché dans d'invraisemblables endroits ou confié à un ami sûr, puis développé dans un laboratoire où l'on ne se mêle pas de ce que représentent les images (voilà pourquoi Angeli n'utilise pas de Kodachrome).

Et tout cela, Angeli le fait seul , dans ce milieu où l'on se méfie aussi et surtout de ses confrères. « Une énorme rivalité existe. C'est presque de la haine, malgré une apparente amitié. Vous pouvez crever de froid ou de faim, n'attendez aucune aide d'aucun confrère. Je joue le jeu, j'en accepte les règles. Je suis un chien... comme les copains. J'essaie d'être le plus fort et je ne m'embarrasse ni de femme, ni de chien, ni de canaris. » Alors, avec ce génie de la combine et de la ruse, comment ne seraient-ils pas énormes, les coups d'Angeli ? Quand il découvre l'idylle Charlotte Ford-Niarchos (par le voiturier du Plaza), il planque devant le domicile de l'armateur. Mais jamais les « proies» ne sortent ensemble. Charlotte Ford utilise sa Mustang, Niarchos sa Rolls. Un soir, Angeli suit l'armateur à un dîner dans une propriété de Versailles. Charlotte Ford arrive une demi-heure plus tard. L'entrée est gardée par la police. Il est 22 h. Angeli rentre à Paris, se planque à la sortie du tunnel de Saint-Cloud. A 3 h 30, le couple passe dans la Rolls, Charlotte Ford couchée sur l'épaule de Niarchos. Il les suit. A un feu rouge, il descend. Trois flashes, la photo est faite. Il enverra le lendemain 20 roses à Charlotte Ford pour se faire pardonner. Maria Callas et Aristote Onassis ont, eux aussi, deux voitures. Là, c'est un énorme coup de chance. Apitoyée par Angeli qui a planqué quatre jours sans résultat, c'est une de leurs amies intimes, la baronne Von Zhuylen, qui lui "arrange son coup" et demande au couple de poser dans la même voiture pour Angeli. Neuf millions et demi d'anciens francs pour lui. Pour l'idylle de Burton et de la princesse Elisabeth de Yougoslavie, il planque 24 heures sans résultat devant l'hôtel rue des Beaux-Arts. Il revient le lendemain à 8 h. A 10 h, il lève la tête. Il sont tous les deux au balcon de leur chambre. Un coup de 200 mm. Dix minutes plus tard, ils sortent avec les deux enfants de la princesse. Il les suit à pied jusqu'au Flore, où ils prennent leur petit déjeuner. Il les perd à la sortie, car leur voiture est venue les chercher. Il revient à son véhicule, les retrouve à un feu rouge de la rue Bonaparte, les suit au Sacré-Cœur et... gagne six millions. Il apprendra plus tard qu'un de ses confrères, ayant remarqué les emballages de pellicule jetés dans le ruisseau, face à l'hôtel, a failli planquer à son tour. Jamais plus Angeli ne commettra cette erreur.

Pendant un temps, le photographe passe aux hommes politiques. Il suit Pompidou, piste Giscard d'Estaing, mais abandonne très vite un terrain par trop brûlant (« Il ne faut pas toucher à cela, c'est trop dangereux. »).

A Saint-Tropez, par les gardiens du port, il apprend que Romy Schneider et son mari ont prévu une sortie en bateau aux îles. Il les suit, tombe en panne de moteur au phare de Camarat, fulmine, tempête, maudit le mauvais sort. Un bateau jette l'ancre à 100 mètres du sien. A l'intérieur : Willy Rizzo, Helmut Berger et trois jolies filles. Cela doit s'appeler la chance. Pour la rencontre Bardot-Warren Beatty, Angeli abandonne et met son assistant sur le coup. Pendant quatre heures, ce dernier reste allongé sous une voiture, avenue Paul-Doumer. Il a appris à reconnaître les jambes de l'actrice, car il ne peut pas voir le visage des gens qui sortent. Au bout de quatre heures, deux jambes apparaissent. Ce sont celles de Bardot, et Beatty l'accompagne. L'assistant sort et réalise son cliché. Deux millions et demi d'anciens francs. On signale Greta Garbo au cap d'Ail , Angéli fonce, se terre, rampe, enregistre quelques images imprécises d'une dame au bord d'une piscine. France Dimanche publie les photos. D'autres magazines italiens et allemands suivent. L'informateur rappelle Angeli : ce n'était pas Garbo, mais une femme lui ressemblant. Deux mois après le mariage de la princesse Anne, on parle de grossesse. Là, la planque ne sert à rien. Il faudra attendre. Tous attendent, sauf Angeli. Au champ de courses de Badmingtort, il loue une voiture d'enfant, engage une figurante, fait passer et repasser (douze fois) le landau et la fausse mère devant la princesse. Cela ne rate pas : sur chaque image, Anne d'Angleterre se retourne et observe le landau.

A Saint-Tropez, il piste Paola de Liège sur un bateau. Aucune histoire, aucun nu, rien. Il appuie six fois sur le déclencheur. A la septième, le vent gonfle la robe de Paola, on la croirait enceinte. Les journaux du coeur s'arrachent ce cliché. Trois millions tombent avant le démenti. A Londres, il découvre avec un ami le domicile privé de Snowdon, qui vient de quitter Margaret. A Villefranche, il photographie Niarchos, qui va épouser la première femme d'Onassis. Niarchos lui fait demander son prix pour les images. Angeli refuse. Rue de Ponthieu, il surprend dans une voiture un Gunther Sachs libertin avec trois jeunes filles. Sachs demande les négatifs, Angéli les lui donne. Depuis, ils sont amis et c'est désormais un Sachs rangé, père de famille et bon mari qui pose pour lui à date fixe. Des trois procès intentés contre lui, Angeli en a perdu deux. D'abord contre Belmondo : lui et Laura Antonelli étaient enlacés, dans la rue. Jamais un tel cliché n'aurait dû paraître en France. Belmondo est, avec Bardot, Deneuve et Delon, l'un des acteurs qui protègent le plus sévèrement leur vie privée des publications françaises. L'archiviste d'Angeli a oublié l'interdiction nationale et a vendu pour 145 F l'image à un magazine de jeunes. Le procès est perdu, coût: 1,3 million. Caroline de Monaco, ensuite. Une image d'elle, payée 60 F, sortant de la faculté de Dauphine et illustrant un texte sur les enlèvements d'enfants. Coût : un million. Marisa Berenson et Ricky Von Opel enlacés sur une plage de Saint-Tropez : Angeli a rendu les négatifs et Marisa Berenson a abandonné le procès. Des corrections ou trempes magistrales ? Aucune. Quelques accrochages, c'est tout. Il a été plus heureux qu'un de ses amis, Romano Pizzigoni qui, déguisé en bonne sœur et en curé, a traqué jusqu'en Sicile l'idole du football italien, Riva, en galante compagnie, a été surpris par le footballeur et s'est retrouvé le nez cassé et le visage en sang. Si certains noms de vedettes ou de chanteurs — Hallyday, Sardou, Claude François, Vartan, Sheila — sont absents du palmarès d'Angeli, c'est qu'ils les juge peu rentables : « Ils n 'intéressent que les journaux français, parfois belges ou luxembourgeois.

Il en va de même pour ceux que l'on pourrait qualifier de “vedettes de gauche” : Montand, Piccoli, Adjani, Terence Stamp, Jane Fonda ou Gian Maria Volontè. Le moindre de leurs écarts n'intéresse personne. C'est invendable, un acteur ou une actrice de gauche ! Ils ne jouent pas le jeu. La fascination n'opère pas. Il n'y a aucun magazine en France pour ces images. Match en publie parfois, mais c'est rare. Ici Paris et France Dimanche ne publient que des histoires entièrement truquées et fabriquées avec le consentement des sujets. Au contraire, en Allemagne, au Mexique, au Japon, même aux Etats-Unis (avec le National Inquirer, le plus grand journal à sensation du monde), tout est encore possible. En Italie, surtout. C'est extraordinaire, à Rome, le nombre de types qui pistent, traquent et cherchent. Comme la ville est un peu passée de mode, certains d'entre eux se sont reconvertis dans le chantage. Le docteur ou le banquier Untel, surpris en coupable compagnie dans un endroit quelconque, doit payer 200 000 lires pour éviter que les clichés n'arrivent à son entourage. C'est dégueulasse, ce chantage. Ce n'est plus de la planque, c'est de l'escroquerie. C'est aussi dégueulasse que la photographie de faits divers, de crimes, de catastrophes ou de rapts d'enfants. D'accord, c'est pas très joli ce que je fais. Mais enfin, je ne voudrais pas trop porter un chapeau ignoble. Prenez Bardot, par exemple. Est-ce une bonne actrice ? Tout son mythe, toute sa carrière se sont faits grâce à notre corps de métier.

Depuis dix ans, elle sait que trois types rôdent en permanence autour de La Madrague et elle ne s'est jamais cachée. Elle a besoin de ce genre d'images. Ses séances de nu qu'elle dispense régulièrement à quelques privilégiés ne suffisent pas. Elle a besoin des paparazzi. Qu'elle reçoive officiellement, chaque mois, un photographe, et une année plus tard on aura cessé de parler d'elle. La nécessité du scandale, c'est vrai. Le désenchantement du fric, c'est vrai aussi. Tout est truqué, manipulé, manigancé. On ne changera rien. Le sexe et l'argent sont liés et sont maîtres de tout. Un monsieur riche aime s'entourer de filles, c'est normal. Et comme il a les moyens, les filles ne ressemblent jamais à des vieux tas. Entre mon cliché au télé d'une personnalité et le portrait officiel réalisé par un maître, il n 'y a qu'une différence : mon image est plus vraie. Ce genre d'images ne disparaîtra jamais. Il y aura toujours un petit futé qui gambergera ses coups et provoquera sa chance. Moi, cela fait quinze ans que je fais ce métier. C'est long. Parfois, je songe à décrocher. »

Le désenchantement est vraisemblable, le départ en retraite l'est moins. Angeli, avec cinq de ses amis, s'est associé pour une meilleure distribution et une réduction des frais. Il y a Jean-Paul Dousset, son double, son complice dans les planques non solitaires ; Bertrand Rindoff-Petroff pour les soirées mondaines ; Patrick Thomas pour la pop musique ; Jean-Claude Woesdelandt pour les faits divers ; et Marco Morelli, un fantastique tireur. Tous formés par Angeli, ils sont capables de planquer comme lui. Les « Pieds Nickelés", comme les appelle Gunther Sachs. La chasse n'est pas finie pour eux. Cet entretien a eu lieu le 25 septembre. Ils préparaient la rentrée des classes des enfants célèbres. Ceux de Sophia Loren, de Deneuve, de Hallyday. « Romy Schneider vient d'avoir un enfant. Elle ne le montrera pas. Un jour, elle accordera un rendez-vous officiel à quelques confrères distingués. Moi, je le photographierai avant. Ou du moins j'essaierai. Et puis, il y a toutes les histoires d 'amour à venir. Celles d'Albert de Monaco, qui a 18 ans ; de Stéphanie, qui a 13 ans ; du fils Bardot et de la famille royale anglaise... »

Notes / Légendes
Romy Schneider et son mari . Cap Camarat. à Saint-Tropez. Août 1975.
Jack Nicholson, Sam Spiegel et Lou Adler sur un bateau, dans le port de Saint-Tropez. Août 1976.
Réconciliation de Richard Burton et Liz Taylor à Gstaad. 27 décembre 1975.
Gregory Peck dans sa villa de Saint-Jean-Cap-Ferrat. Juillet 1970.
Mireille Mathieu et Yves Mourousi à la sortie de chez Maxim's. Décembre 1975.
Richard Burton à la sortie d 'une soirée chez la vicomtesse de Ribes. 1967.
Niarchos à Saint-Tropez, sur le bateau de son fils Philippe. Août 1976.
Marisa Berenson et Riki Von Opel sur la terrasse de leur maison, à Saint-Tropez. Juillet 1975.
Margareth de Danemark et Henri de Montpezat au Bistrot de Paris. Novembre 1965.
Mick Jagger et Nathalie Delon à la sortie de chez Maxim's.Novembre 1975.
Thierry Le Luron et la princesse de La Rochefoucault à Saint-Tropez. Juillet 1977.
Kissinger et Niarchos à Monaco. Mai 1977.
Robert Redford à Wengen, en Suisse. Avril 1977.
La fausse Greta Garbo au cap d'Ail. Juillet 1970.
Richard Burton et la princesse de Yougoslavie. Paris, octobre 1975.
Lord Snowdon. Londres, avril 1976.
Nathalie Delon et Franco Nero à leur sortie de l'hôtel Raphaël. Mars 1970.
Le professeur Barnard chez Régine. Novembre 1967
Le prince Charles et X ... à Deauville. Août 1977.
Kassogy et X ... à Monaco et à Beaulieu. Juillet 1977.
Giovanni Agnelli sautant de son b teau le Capricia. Saint-Jean-Cap-Ferrat. Juillet 1977.
Eliette Von Karajan. Baie des Canoubiers, à Saint-Tropez. Août 1975.
Robert de Balkany et la princesse Marie-Gabrielle de Savoie sur leur bateau Le Marala, dans la baie de la Napoule. 14 juillet 1977.
Onassis et la Callas à la sortie de chez Maxim's.  (c'est la photo réalisée grâce à l'aide de la baronne Von Zhuylen).
Onassis et Jacky Kennedy sortant du 88, avenue Foch. Juin 1974.
Onassis et John-John Kennedy à l 'héliport de Paris. Mai 1972.
Aristote Onassis à la sortie du domicile de la Callas, lors de sa première visite à cette dernière, après son mariage avec Jacky Kennedy. Octobre 1970.
La princesse Anne d'Angleterre. Badmington Horse Trials. Avril 1977.

> source: blog L'oeil de la photographie   

3 juillet 2014

Décès de Robert Lebeck

Le photographe Robert Lebeck est mort
article publié
le 17/06/2014,
par Dominique Poiret
en ligne
sur liberation.fr

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Le photographe lors de sa rétrospective au Martin Gropius Bau museum de Berlin, en 2008.
(Photo AFP)

 DÉCÈS
Figure du photojournalisme allemand de l'après-guerre, il fut notamment l'auteur de la célèbre photo montrant un Congolais se saisissant de l'épée du roi belge Baudoin, en 1960.

«Il faut toujours sourire et persister», disait Robert Lebeck. Grande figure emblématique du photojournalisme allemand de l’après-guerre, Robert Lebeck, né en 1929 à Berlin, y est mort le 14 juin 2014 à l’âge de 85 ans. Après des études d’ethnologie, il s'était tourné vers la photographie et fut pendant trente ans le photographe vedette du magazine allemand Stern, et quelque temps de Geo. Il s’est notamment rendu célèbre avec son reportage intitulé Afrika im Jahre Null (Afrique année zéro) en 1960.

Son cliché du voleur de l’épée du roi des Belges, à Léopoldville, actuelle Kinshasa, fit le tour du monde et lui servira longtemps de «carte de visite». 29 juin 1960 : le Congo fête son indépendance. Baudoin, alors roi des Belges, défile aux côtés de Joseph Kasavubu, premier président du pays, dans une voiture décapotable sous les vivats de la foule, lorsqu'un jeune homme en costume-cravate s’empare de son sabre. La scène sera immortalisée par Lebeck. «On ne devient jamais rien sans un peu de chance», expliquera-t-il à propos de cet événement.
Une histoire du XXe siècle

Son œuvre en noir et blanc retrace l’histoire de la deuxième moitié du XXe siècle. Sa manière de travailler «sur le vif» lui a notamment permis de gagner la confiance des personnalités dont il a réalisé le portrait (Alfred Hitchcock, Elvis Presley, Herbert von Karajan, Jayne Mansfield, Romy Schneider, Salman Rushdie…) et de dévoiler leur part d’humanité.

Pour son 80e anniversaire, en 2009, le Musée Martin Gropius Bau de Berlin, lui avait consacré une grande rétrospective qui commémorait ses cinquante ans de photographies, de 1955 à 2005. Robert Lebeck avait également reçu en 2007 le prix Henri Nannen pour l’ensemble de son œuvre.


Sur le blog
Romy Schneider photographiée par Lebeck:
robertlebeckromyschneider2
> l' Album Photo "par Robert Lebeck" ( clik ici )
> le tag 'robert lebeck'

9 mai 2014

Les interviews pour La Belle et l'Empereur

La Belle et l'empereur
Leinterviews

labelle-axel_von_ambesserAxel Von Ambesser
(le metteur en scène )
Elle était notre comédienne la plus douée et son charme et sa grâce n'étaient pas limités à l'écran.
Elle se comportait à la ville et au travail avec la même élégante gentillesse.
Je n'ai, malheureusement, tourné qu'un seul film avec elle et je le déplore car je conserve de cette période de travail un souvenir comparable à celui d'un déjeuner au champagne.


> source:
livre
Romy Schneider images de ma vie, de Renate Seydel

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23 octobre 2013

Mes nuits américaines

 Mes nuits américaines
Auteur: Pasquet Yannick
Préface de Patrice Leconte

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Date de sortie: 22 mai 2013
Prix éditeur: 19,50 euros
Relié ? pages
Langue: français

Collection: Am. Amalthee Liv
ISBN-10: 2310014168
ISBN-13:
978-2310014168
Ou le commander ? sur amazon.fr

Description:
« Nantes figure à divers titres comme une grande ville de cinéma, celle qui a le plus compté pour moi tout au long de ces quatre dernières décennies. C’est à Nantes que j’ai vu à l’œuvre, sur leurs tournages, les cinéastes Jacques Demy, Agnès Varda et, plus récemment, Claude Chabrol ; mais aussi Édouard Molinaro, Jean-Loup Hubert, Marc Rivière et quelques autres. C’est là encore que j’ai tenu à inviter, à l’occasion de festivals, des metteurs en scène qui ont marqué, imprégné, mon adolescence et mon parcours de cinéphile : José Giovanni, Pierre Granier-Deferre, Robert Hossein, Robert Enrico et Yves Boisset. C’est dans cette cité, enfin, qui a vu naître au cinéma « Lola », voilà un peu plus de cinquante ans, que j’ai retrouvé, longtemps après notre première rencontre, le réalisateur, homme sensible et généreux qu’était Alain Corneau, en 2008. La quête d’identité, les voyages, l’amour du cinéma, des auteurs et des artistes qui le font : tels sont les thèmes évoqués tout au long de cette longue route, lumineuse, que j’ai tracée au fil de ce récit où affleurent, ici ou là, les portraits et les souvenirs de tous ceux qui m’ont nourri et que j’ai aimés : Pierre Tchernia, Claude Chabrol, Claude Sautet, Costa-Gavras, Jacqueline Bisset, Bourvil, Michèle Morgan, sans oublier Alain Delon, Charlton Heston et Clint Eastwood ».
Moteur… action ! Patrice Leconte, scénariste, réalisateur et auteur de succès publics comme « Les bronzés », « Tandem » ou « Les spécialistes », a signé la préface de « Mes nuits américaines ». Son nouveau film « Une promesse », adapté d’un roman de Stefan Sweig, sortira sur les écrans au printemps 2013. Yannick Pasquet est journaliste indépendant et auteur de scénarios. Il a publié son premier livre « L’empreinte » aux Editions du Petit Véhicule, en 1996. Né près de Saumur, en Maine-et-Loire, il vit à Nantes.

Plus d'infos: (du site lhebodesevreetmaine.fr)
Dans cet ouvrage préfacé par le réalisateur Patrice Leconte, l’auteur, après une première partie autobiographique, partage sa fascination pour le cinéma au gré de 28 portraits. De Robert Enrico à José Giovanni, ses premières rencontres, en passant par Jean-Pierre Marielle, Romy Schneider…, Yannick Pasquet a gratté dans ses souvenirs personnels pour réaliser ce “travail de mémoire”. L’ensemble ne se veut pas sur l’histoire du cinéma. Mais est truffé d’anecdotes drôles, intéressantes et émouvantes sur des artistes qui ont marqué le 7e art. L’auteur s’attarde aussi sur les tournages qui ont eu lieu dans la région nantaise. Comme celui effectué par Jacques Demy. Le réalisateur qui a donné son nom au cinéma associatif de La Chapelle-Basse-Mer est d’ailleurs en couverture du livre du Nantais. Le livre, résultat de trois ans d’écriture, se promène en promotion depuis plusieurs mois. Il est sorti aux éditions Amalthée, maison d’édition située à Vertou. Yannick Pasquet a dans ses cartons un autre projet d’écriture ; un scénario pour un long-métrage. Encore et toujours l’amour du cinéma.


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1 avril 2014

10/09/1976 Pièce de théâtre 'Comme Avant'

Romy Schneider dans les coulisses du théâtre Fontaine à Paris le 10 septembre 1976, en compagnie de l'acteur Umberto Orsini, après avoir assisté à la pièce de théâtre "Comme avant" écrite par Pascal Jardin et mise en scène par Andréas Voutsinas avec Jean Pierre Cassel, Tanya Lopert et Jean François Balmer. Romy porte une tenue Yves Saint-Laurent.

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> dans la presse
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© All images are copyright and protected by their respective owners, assignees or others.
copyright text by GinieLand.  

31 mars 2014

M comme Madame Tussauds

Madame Tussauds


Madame Tussauds est le nom du musée de cire fondé en 1835 à Londres par Marie Tussaud.
Des musées Madame Tussauds existent dans plusieurs villes d'Europe (Berlin, Amsterdam, Vienne, Blackpool); d'Amérique (Las Vegas, New York, Washington, Hollywood); d'Asie (Shanghai, Hong Kong, Bangkok, Tokyo) et d'Océanie (Sydney). Le groupe prévoit d'ouvrir d'autres sites. Romy Schneider possède sa statue de cire dans deux musées Madame Tussauds, un basé en Allemagne, l'autre en Autriche:


 1/ Le musée 'Madame Tussauds' de Berlin a ouvert en 2008. Lors de son inauguration, un visiteur bondit dans l’espace d’exposition et décapita le mannequin représentant Adolf Hitler. La figurine a depuis été restaurée et placée derrière une vitrine, offrant un aperçu sur les derniers jours d’un des individus les plus tristement célèbres de l’Histoire. On peut aussi y découvrir des hommes politiques allemands de plusieurs époques, quelques présidents américains, Albert Einstein et Sigmund Freud, et des musiciens légendaires, de Ludwig van Beethoven à Tokio Hotel. De même que de nombreuses personnalités américaines du cinéma et de la musique.
La statue de Romy Schneider la représente en "Sissi".

Madame Tussauds
Unter den Linden 74,
10117 Berlin, Allemagne

> L'entrée du musée: 
madametussauds-berlin 

> La statue de Romy a souvent changé de vêtements
Représentation de Romy dans la saga des "Sissi"

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 2/ Le musée 'Madame Tussauds' de Vienne a ouvert en 2011.
La statue de Romy Schneider la représente en 1957, à l'époque du film "Monpti", et portant une robe rouge comme lors du festival de Cannes de 1957.

Madame Tussauds
Riesenradplatz,
1022 Wien, Autriche

> L'entrée du musée:
madametussauds-vienne

> La statue de Romy
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>> source:
Site officiel musée  madametussauds.com   

2 décembre 2013

De Clap en Clap une Vie de Cinema

De Clap en Clap une Vie de Cinema
Auteur: Jean-Claude Sussfeld

book-de_clapDate de sortie: janvier 2011
Relié 238 pages
Langue: français
Éditeur: L'Harmattan
Prix : 24 Euros 
ISBN-10: 2296543154
ISBN-13: 2296543154
Ou le commander ? sur amazon.fr

Présentation : Ce récit, dédié au cinéma de la deuxième partie du vingtième siècle, nous emmène au coeur des tournages de cette époque. C'est d'abord l'enfance d'un cinéaste, né dans une voiture travelling, sur un film des années 48, puis ses premiers pas, encore adolescent, assistant stagiaire sur Fantômas, aux côtés de Louis de Funès et de Jean Marais. Les films s'enchaînent avec Jean-Luc Godard, Claude Sautet, Gérard Outy, Michel Audiard, Yves Boisset, Roger Hanin, et tant d'autres. Nous sommes au coeur de la création du cinéma français des années 70, dans le secret des coulisses des Choses de la vie, des Aventures de Rabbi Jacob, dans l'intimité de Romy Schneider (tournages de "Max et les ferraileurs" et "César et Rosalie"), de Louis de Funès ou d'Yves Montand. Puis l'assistant devient réalisateur et un autre regard sur ce métier nous est donné à travers ses diverses expériences de créateur.


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30 novembre 2013

Idole

Idole
Auteur: Sven Simon

book-sven_simonDate de sortie: décembre 2013
Relié 208 pages
Langue: allemand
Éditeur: Quadriga
Prix : 23,41 Euros 
ISBN-10: 3869950056
ISBN-13: 978-3869950051
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Présentation (traduction): Margarete Mitscherlich a bien résumé : «Il est clair que nous avons tous les idéaux, les modèles, des objectifs qui nous guident, et en fonction de leur réalisation, que nous pouvons atteindre. Sans eux, nous sommes exposés au sentiment de vid , et le vif intérêt dans les choses du monde et de nos frères humains est perdu." Axel Springer Jr. , le nom de l'artiste Sven Simon a abandonné et a pris sa retraite avec 38 ans trop tôt de la vie; il était l'un des rares photographes allemands dont les images ont trouvé leur reconnaissance dans le monde, en particulier sa perspicacité, des portraits  informatifs et intenses de contemporains importants: des politiciens tels que Konrad Adenauer, Ben Gourion, Willy Brandt et Helmut Schmidt, des artistes et acteurs tels que Oskar Kokoschka et Romy Schneider, des athlètes tels que Muhammad Ali, Max Schmeling et Franz Beckenbauer, qu' il a capturé pour la postérité. Son image de Uwe Seeler, qui quitte à la Coupe du Monde 1966 avec sa tête penchée au stade de Wembley, a été élu "La photo du Sport du siècle".


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27 octobre 2013

Portraits de stars

Portraits de stars
Auteur: Françoise Farchi

book_portraitsDate de sortie: février 2012
Broché 82 pages
Langue: français
Dimension: 21,8 x 15 x 0,8 cm

Éditeur: Jets d'encre
Prix : 13 Euros
ISBN-10: 2354852819
ISBN-13: 978-2354852818
Ou le commander ? sur amazon.fr

Présentation : Charles Aznavour, Brigitte Bardot, Alain Delon, Jean-Paul Belmondo, Jean Gabin, Marilyn Monroe, Elvis Presley, Romy Schneider, Paul Newman, Demi Moore, Laetitia Casta, Zinedine Zidane, Pierre Perret, Grace Kelly ou encore Lady Di Ce ne sont pas moins de trente-quatre stars dhier et daujourdhui à qui Françoise Farchi a choisi de rendre hommage, sous la forme dune galerie de portraits dessinés au crayon avec une précision remarquable. Un opus soigné, qui nous donne une formidable occasion de découvrir ou redécouvrir les expressions et les émotions qui se dégagent de ces personnalités hors normes.


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26 octobre 2013

Les séductrices du cinéma

Les séductrices du cinéma
Auteurs: Philippe Durant, Bénédicte Grammont

book_les_seductrices_coverDate de sortie: 1989
Broché 212 pages
Langue: français
Dimension: 27,6 x 23,6 x 0,5 cm

Éditeur: Favre
Prix : (à l'origine: 195 Francs)
de 10 à 20 Euros d'occasion
 
ISBN: 2-8289-0365-6
Ou le commander ? sur priceminister et sur amazon.fr

Présentation de l'éditeur (quatrième de couverture): Si la femme reste éternelle, les stars, elles recréent la beauté chaque jour. Depuis sa création le cinéma est le plus fidèle témoin de cette magie. Miroir de toutes les séductions, il projette en complice à des yeux éblouis les rondeurs mielleuses les regards meurtriers, les silhouettes troublantes de celles que l'on appelle les "séductrices".
En 75 ans -de Theda Bara, la "mangeuse d'hommes", à Madonna, la "provocante"-, elles ont offert une certaine image de la femme, reculant à chaque fois les limites de la censure. Adulées, jalousées, calomniées, elles n'ont jamais laissé personne indifférent et ont participé, à leur manière, à l'élaboration de la grande légende du cinéma. 
Cent séductrices sont réunies dans ce livre qui les présente, à la fois dans leurs vies "idéifiées" et dans leurs vies de femmes, et immortalise leur beauté grâce à de nombreuses photos. Un livre qui rend hommage aux femmes. Une bien agréable façon de relire l'Histoire du cinéma.

Description: Chaque personnalité est présente sur deux pages: une page biographique, une photographie pleine page. Les deux pages consacrées à Romy Schneider:

book_les_seductrices_romy_1 book_les_seductrices_romy_2 


 Mon Avis en Bref...  8/10
Ce n'est pas un livre entièrement consacré à Romy Schneider, il ne contient que deux pages sur elle; mais ce livre s'adresse aux amoureux du cinéma, des femmes aux cinéma, aux actrices qui ont marqué la pellicule par leur beauté et leur carrière.
Les points négatifs: certaines biographies sont très succintes, faisant l'impasse sur des éléments de vie privée ou de films importants de certaines personnalités; et le choix du noir et blanc pour l'intégralité du livre, alors que la photographie pleine page aurait été plus appréciable avec le choix d'une photo couleur.


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19 octobre 2013

O femeie la fereastra

 O femeie la fereastra (Romanian Edition)
Auteur: Pierre Drieu la Rochelle
Traduction: Ileana Cantuniari

book_pierreDate de sortie: 21 août 2013
Prix éditeur: ? euros
Relié 248 pages
Langue: anglais

Ou le commander ? format kindle sur amazon.fr

Présentation:
En 1936, situé en Grèce, où son mari est diplomate, Margot Santorini vit une vie terne jusqu'à ce que, un soir, à partir de la fenêtre de sa chambre d'hôtel, il voit un homme pourchassé par la police et décide de lui donner une cachette. Fugitive s'avère Michel Boutros, un régime hostile militant. Courage, l'idéalisme et l'humanité séduisent immédiatement le jeune Margot.


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2 juin 2012

"Je suis la dernière à avoir vu Romy vivante"

Logo_M6Info"Je suis la dernière à avoir vu Romy vivante"
le 1/06/2012
en ligne
sur news.fr.msn.com

romy_et_claude_petinElle a conservé ce lourd secret pendant trente ans. Celui des derniers instants passés avec l'une des plus grandes actrices du cinéma. Les derniers mots de Romy, son dernier sourire, sa dernière étreinte. Elle s'est tue pendant toutes ses années. Un crève-cœur. Mais l'évocation de la dernière nuit de Romy Schneider aurait pu raviver des souvenirs douloureux, rouvrir des plaies béantes, ressusciter des inimitiés chez ceux qui avaient entouré la comédienne autrichienne.

"Romy ne s'est pas suicidée"

Claude Petin, aujourd'hui créatrice de mode qui a habillé toutes les stars du cinéma, a pourtant décidé de parler pour la première fois de ce qui s'est passé ce funeste 29 mai 1982. "Je suis la dernière à avoir vu Romy. Elle est morte quelques minutes seulement après mon départ. Mais une chose est sûre, Romy ne s'est pas suicidée... et Romy n'est pas morte à cause de barbituriques et d'alcool. D'ailleurs, elle ne buvait plus", martelle Claude Petin, dans un sanglot réprimé.
La soirée avait pourtant commencé sous de bons auspices, rue de Varennes à Paris chez Claude. A sa table, Romy et son compagnon Laurent Petin, beau-frère de Claude. Autour d'un plat de figues au fromage, la conversation roule sur plusieurs sujets légers. Entre fous-rire et complicité. "Elle était resplendissante. Elle sortait d'éprouvantes épreuves (la mort de son fils et son ablation du rein). Elle voulait profiter de sa vie, s'occuper pleinement de sa fille Sarah", poursuit Claude. A sa confidente, Romy a du mal à dissimuler l'un de ses plus chers projets : "Elle voulait se marier avec Laurent dans les mois qui suivaient". Le repas se prolonge tard dans la soirée. Laurent Petin, fatigué, décide de rentrer au domicile qu'il partage avec Romy à deux pas de là, au 11 rue Barbet de Jouy. Claude et Romy restent comme deux copines dans l'intimité de l'appartement haussmannien. L'heure tourne. Déjà 4 heures du matin. Soudainement, Romy se rappelle qu'elle a une séance photo le lendemain pour un magazine.
Les deux femmes décident d'écourter leur discussion. Elles se dirigent vers l'appartement de Romy que son compagnon a déjà rejoint. "Romy n'avait aucune intention morbide. Elle était très entourée, aimée. Elle avait un homme dans sa vie et une petite fille magnifique" raconte Claude.

"Elle m'a jeté à la figure mon demi cachet"

Une fois chez Romy, Claude convainc l'actrice qui lui sera impossible d'honorer sa séance photo à 9 heures du matin. Romy se met à écrire une lettre pour annuler son rendez-vous. "Je lui ai alors proposé un demi cachet d'un somnifère pour qu'elle s'endorme", ajoute Claude. La réaction de Romy ne tarde pas. "Elle m'a dit qu'elle ne prenait plus de somnifères. Elle m'a jeté à la figure mon demi cachet", jure la styliste. Claude quitte sa bonne copine vers 4 h 20. Sans aucune crainte, ni pressentiment : "Comme si on se revoyait dans quelques heures". Romy Schneider décède quelques minutes plus tard vers 5 h. Depuis cette nuit fatidique, une image est restée incrustée dans la rétine de Claude Petin. "Il n'y avait aucune bouteille de vin, aucun médicament sur la table du salon de Romy. J'en suis sûr", répète avec véhémence Claude.
Selon elle, Romy Schneider, affaiblie par une ablation du rein, serait morte suite à un malaise. Une mort naturelle comme le confirme le procès-verbal des autorités de l'époque que nous nous sommes procurés.
Pourtant, Laurent Davenas, substitut du procureur à l'époque, affirme avoir vu de l'alcool et des médicaments à son arrivée au domicile de la comédienne défunte. Seule une autopsie aurait pu prouver l'éventualité d'une intoxication mortelle. Une autopsie que le magistrat n'a jamais demandée.
" Je me penchais sur un mythe. Je n'imaginais pas Sissi terminer ses jours découpée par le scalpel d'une médecin légiste à l'institut médico-légal de Paris", explique Laurent Davenas.
Le mystère ne sera donc jamais levé sur les circonstances de la mort de celle qui fut longtemps "la petite fiancée des Français".
"J'ai l'impression qu'elle est tous les jours avec moi. Qu'elle pose sur moi son regard bienveillant. Et qu'elle me dit ne t'inquiètes pas, je suis là. Je t'attends mais prends ton temps", conclut Claude Petin.

27 juin 2013

Décès du photographe Bert Stern

vanity_fair_logo#RIP Bert Stern
Ses dernières confidences à Vanity Fair
publié le 26 juin 2013 - par Camille Bordenet
en ligne sur vanityfair.fr

vanity_fair_RIP_BS

portrait_bert_stern_jpg_5350_north_680x_whiteNé à Brooklyn en 1929, Bert Stern entre au service du Courrier de Look à l'âge de dix-sept ans. Il y reste deux ans et demi avant de prendre la direction artistique d'une petite revue et de se lancer en autodidacte dans la photographie. Durant son service militaire, il devient caméraman pour l'armée américaine basée au Japon. A partir de 1953, il se consacre à la photographie de mode et publicitaire (Vodka Smirnoff, Canon, Volkswagen, Pepsi-Cola...). Portraitiste virtuose et chasseur d'icônes, son art est généralement qualifié de glamour et romantique. Le film Bert Stern : original madman sorti en 2011 lui rend hommage.
S’il est surtout connu pour être le dernier à avoir immortalisé Marilyn Monroe six semaines avant sa mort, le photographe américain a eu d’autres modèles prestigieux - et sublimes. D’Audrey Hepburn à Kate Moss toute jeune, en passant par Madonna, Bert Stern avait immortalisé quelques unes des stars les plus emblématiques de leur époque.
Pour VanityFair.fr, il avait accepté, à 84 ans, de commenter ses plus belles photos. C'était au début du mois de juin, sur son lit d'hôpital à New York. Il est mort la nuit dernière, des suites de problèmes cardiaques.
Voici ses dernières confidences.

Marilyn Monroe, La Dernière Séance - Los Angeles, juin 1962
3marilyn_resize_jpg_9208_north_680x840_white"Pendant cette séance photo commandée par Vogue qui, après la mort de Marilyn a été nommée La dernière séance (The last sitting), j’ai pris plus de 2500 clichés d’elle pendant trois jours entiers. Habillée, nue, accessoirisée, elle était magique et hypnotique… Je ne l’aurais jamais prise en photo nue si elle n’avait pas voulu. Je rêvais juste de la photographier et c’est vrai que je ne l’imaginais pas dans des vêtements, mais tout simplement portant des bijoux ou un voile. Pour la première séance le 23 juin 1962, dans une suite de l'hôtel Bel-Air, nous avions rendez-vous à midi mais elle n’est arrivée qu’à quinze heures. Elle était plus belle encore que je l'imaginais! Plus fine, aussi... Elle avait été opérée de la vésicule biliaire six semaines plus tôt et portait d'ailleurs une cicatrice au bas du ventre. Quand elle a vu le voile transparent et les bijoux préparés elle a demandé "Alors on fait des nus ? Je suppose que vous avez envie d’être créatif !". J’étais surpris, j’ai dit oui. Elle a quand même demandé son avis à son coiffeur qui a répondu "Pourquoi pas ?". Elle est allée se préparer dans la salle de bain puis est revenue, nue sous le foulard transparent et a lancé : "Pas mal pour 36 ans, non ?". Elle avait visiblement envie de se prendre au jeu. Elle buvait le champagne que j’avais emmené sur la demande de son agent, et j'ai remarqué que son maquilleur ajoutait un peu de vodka dans son verre. Les heures passant, elle est devenue plus provocante encore. Je n'avais pas besoin de lui faire des suggestions, elle inventait les poses toute seule. Nous avons continué jusqu'à deux heures du matin, mais Vogue a jugé cette série trop provocante et en a commandé une seconde, plus habillée " .

Marilyn – Second shooting
marilyn_robe_dior_resize_jpg_7777_north_680x840_white"Ma première question à Marilyn a été "Marilyn, comment va votre vie amoureuse ?" Et elle a éclaté de rire, ce fameux et magnifique rire… mais elle n’a jamais vraiment répondu. Sur le coup, je n’ai pas remarqué qu’elle était déjà nostalgique. Elle semblait vraiment de bonne humeur et comptait peut-être sur ces photos dans Vogue pour "relancer" sa carrière. Bien sûr, rétrospectivement, je devine une certaine fragilité sur certains clichés, notamment celui-ci où elle se cache le visage. C'est un de mes préférés. Cette photo de Marilyn en robe Dior correspond à la seconde fois où nous nous sommes vus car Vogue souhaitait davantage de photos de mode et non de nu pour faire le portfolio dont ils rêvaient.  Comme la première fois, elle est arrivée avec deux heures et demi de retard. Cette fois-ci, j'avais commandé du Château Lafite... Elle a posé pendant des heures et des heures avec les robes. Et puis, au bout d'un moment, j'ai demandé à l'équipe de sortir. Marilyn s'est enroulée, nue, dans un drap et s'est allongée sur un canapé. J'ai réalisé toute une série de clichés. Puis, elle s'est endormie, sans doute un peu sous l'effet de l'alcool, et je suis sorti".

Catherine Deneuve – New York 1961
deneuve_resize_jpg_736_north_680x_white  "C’était sa première fois à New York, elle manquait énormément de confiance en elle, doutait comme une enfant… mais ça la rendait si belle. Je tenais absolument à la photographier".

Romy Schneider et Alain Delon – Cannes 1962
romy_delon_resize_jpg_991_north_680x_white "C’était le plus beau couple d’acteurs de l’époque mais en réalité ils se disputaient tout le temps ! Même sur le voilier où nous avons fait la séance photo ils n’ont pas arrêté de s’engueuler puis de se rabibocher comme des enfants… mais ils ressemblaient à des anges".

Kate Moss – New York 2001
kate_moss_resize_jpg_4472_north_680x840_white  "Je devais la photographier pour Vogue et c’est sûrement le meilleur top model avec qui j’ai travaillé. Tellement gracieuse et facile à vivre".

Audrey Hepburn – Paris 1966
hepburn_resize_jpg_4952_north_680x840_white audrey_resize_jpg_7403_north_680x840_white  "On était réunis à Paris pour shooter une publicité pour le parfum L’Interdit de Givenchy. Les gens ne réalisent pas à quel point Audrey était drôle, un vrai clown. C'est elle qui s'amusait à faire ce genre de pause".
"Audrey ne se prenait pas au sérieux et était très loin de son image d’icône. Elle était douce et extrêmement à l’écoute de ce dont j’avais besoin en tant que photographe".

Twiggy – New York 1967
twiggy_resize_jpg_178_north_680x_white  "Twiggy était très jeune et tellement naïve… presque crédule !"

Elizabeth Taylor et Richard Burton - Juin 1962 Rome
liz_et_burton_resize_jpg_8492_north_680x_white liz_et_burton_resize_2_jpg_6754_north_680x_white  "La 20th Century Fox m’avait demandé de les photographier durant le tournage de Cléopâtre qui faisait beaucoup de bruit à l’époque à cause de l’histoire d’amour sulfureuse et scandaleuse naissant entre les deux acteurs."
"Liz et Richard étaient fous amoureux mais cette passion les dévorait, ils se sont mariés et ont divorcé deux fois. Aussi mythique que chaotique, leur histoire n’a cessé de faire fantasmer le monde. Pourtant à mes yeux, ils étaient de vraies âmes sœurs".

Madonna – New York 1985
madonna_resize_jpg_3439_north_680x_white "Madonna est arrivée au shooting comme une diva, extrêmement prétentieuse, bruyante et entourée de sa garde rapprochée. Je l’ai photographié durant 5 minutes et je n’en déjà pouvais plus. La photo était pour le Time Magazine qui consacrait un article à la nouvelle artiste pop qui serait nommée aux Grammy Awards. Mais finalement Cindy Lauper a gagné et Madonna n’a pas eu le droit à sa couverture !"

Brigitte Bardot – Saint Tropez 1961
bardot_resize_jpg_8889_north_680x_white brigitte_bardot_2_resize_jpg_8881_north_680x_white "J’étais dans le Sud de la France, à Saint-Tropez et je l’ai rencontrée alors que c’était totalement imprévu. J’ai eu beaucoup de chance car c’était la plus belle femme du monde à l’époque."
"Je l’ai photographié très rapidement, elle n’était pas très facile comme modèle, mais sa beauté transcendait tout ce que j’avais vu avant".

Sophia Loren – Pise 1962
sofia_loren_resize_jpg_810_north_680x_white "Elle semblait préoccupée et ailleurs quand je l’ai photographiée. Elle était au sommet de sa carrière et se faisait beaucoup de souci pour la suite et sa vie personnelle. Mais elle était très professionnelle, belle et sauvage comme un animal, et savait naturellement comment se mettre en valeur et utiliser les lumières à son avantage."

10 mai 2013

Sauer, photographe d’un siècle

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le 17/01/2013
en ligne
sur parismatch.com

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De Bardot au Biafra, il a photographié pour Match tous les drames et toutes les icônes. Notre hommage à Jean-Claude Sauer, décédé à l’âge de 77 ans.

Biafra_Sauer_inside_full_content_pm_v8Souvenez-vous. Cet enfant famélique aux yeux grands ouverts et aux membres décharnés, si malingre qu'un appareil photo posé à côté le fait paraître plus minuscule encore… pauvre enfant d'Afrique avec sa petite vie à l'intérieur, fugace, fragile tellement qu'un souffle suffirait à l'éteindre... Il est des images qui soulèvent la compassion et arrêtent les guerres. Celle-ci en était une. Biafra 1968. Il y a aussi ce G.I. casqué et en armes avec un bébé dans les bras qui avance avec précaution, embarrassé par son précieux fardeau… Viet Nam 1972. Jean Claude Sauer, c'était çà: le regard et la tendresse. Il s'en défendait. La pudeur a de ces coquetteries!

Photographe de Match, voilà l'identité qu'il revendiquait. Pendant quarante ans, elle lui a servi de passeport, d'alibi, de viatique. Et elle lui a fait une vie où tout était possible, au nom du devoir de témoigner. Il allait à la guerre comme on s'en va pratiquer un sport de gentlemen. Et sur le terrain, il avait tous les courages avec son appareil photo pour seul bouclier. Algérie, Biafra, Viet Nam, Yémen, Afrique, Moyen Orient, il a couvert tous les conflits de sa génération. Lors de la guerre des six jours, il pense sa dernière heure arrivée. " J'allais mourir là, en terre sainte, racontait-il. Je portais sur ma chemise mes initiales brodées J.C. et moi aussi j'allais avoir 33 ans!" Voilà comme il conjurait sa peur.
Il avait le style maison où on pouvait passer de la guerre aux peoples, des peoples à l'aventure, puis aux grands de ce monde, à la mode ou au sport. Match, c'était çà.

Il y avait du romantisme dans ce perpétuel itinérant

Picasso, Bardot, de Gaulle, Deneuve, un débutant nommé Johnny, un autre appelé El Cordobès,  Hemingway, les Beatles, Romy Schneider, Arafat, Montand Signoret, Yul Brynner et Juan Carlos le  roi d'Espagne… Il aimait la compagnie des stars, et les stars le lui rendaient bien. "Pas besoin de planquer, disait-il, je suis un paparazzi qui prend rendez-vous."  Sa séduction passait par l'humour, l'ironie et la dérision. Et nous ses compagnons, on aimait quand il exagérait. Il était capable de claquer toute sa provision de reportage pour une chasse au grand Koudou quelque part en Afrique ou un dîner somptueux dans un palace parce que seul le meilleur lui semblait à la hauteur de son journal dont il se faisait le perpétuel ambassadeur. Il allait chercher ses costumes à Londres et ses fusils ne pouvaient être que de Purdey ou des Remington… Il avait tous les défauts puisqu'il aimait les cigares, les grands vins, la chasse, la corrida et la course automobile. Il cultivait l'élégance et l'extravagance et pourfendait la médiocrité comme Don Quichotte s'attaquait à des moulins à vent. Il y avait du romantisme dans ce perpétuel itinérant. Il était de la génération des photographes qui restaient angoissés jusqu'à ce qu'ils aient enfin leurs tirages sous les yeux. C'était aux temps anciens de l'argentique que plus personne ne peut comprendre aujourd'hui.

Faire équipe avec lui était un bonheur, une récréation, et l'assurance d'aller au bout de notre mission, de n'abandonner jamais, et surtout de rire de tout, mêlant le sérieux et le dérisoire.  Jusqu'à la fin, il est resté cet ancien jeune homme impatient, ardent et flamboyant comme en attente d'un éventuel reportage à venir.  Quand les yeux d'un photographe se ferment, une étincelle quitte le monde et le monde n'est plus pareil. Adieu cher Jean Claude, illustre photographe de Paris-Match. Tu viens d'atteindre les rivages de l'au-delà , là où vivent ceux que les anciens appelaient "le peuple des plus nombreux". Ta gouaille va faire fureur. Les sentiers du paradis sont peuplés de stars très fréquentables.


>> Sur le blog: Romy par Jean-Claude Sauer

2 juin 2012

Romy Schneider : Son amie confie 'Je suis la dernière à l'avoir vue vivante'

logo_purepeopleRomy Schneider : Son amie confie 'Je suis la dernière à l'avoir vue vivante'
le 1/06/2012
en ligne
sur purepeople.com

Photos exclusives :
Claude Pétin dans son appartement parisien le 1 er juin 2012
vit dans le souvenir de son amie Romy Schneider
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C'est sur M6.fr que cette révélation vient de sortir, relayée par le journal de M6, le 19.45 : Romy Schneider ne s'est pas du tout suicidée comme on avait pu le lire ici ou là, c'est sa meilleure amie, et la dernière à avoir vu Romy vivante, qui se confie enfin, trente ans après.

Claude Petin, aujourd'hui créatrice de mode qui a habillé toutes les stars du cinéma, a décidé de parler pour la première fois de ce qu'il s'est passé ce funeste 29 mai 1982. "Je suis la dernière à avoir vu Romy. Elle est morte quelques minutes seulement après mon départ. Mais une chose est sûre, Romy ne s'est pas suicidée... et Romy n'est pas morte à cause de barbituriques et d'alcool. D'ailleurs, elle ne buvait plus", martèle Claude Petin, dans un sanglot réprimé.

Claude Petin a conservé ce lourd secret pendant trente ans. Elle s'est tue pendant toutes ces années. Un crève-coeur. Mais l'évocation de la dernière nuit de Romy Schneider aurait pu raviver des souvenirs douloureux, rouvrir des plaies béantes, ressusciter des inimitiés chez ceux qui avaient entouré la comédienne.

La soirée avait très bien commencé sous de bons auspices, rue de Varennes à Paris chez Claude. Le repas se prolonge tard dans la soirée. Laurent Petin, fatigué, décide de rentrer au domicile qu'il partage avec Romy, au 11 rue Barbet-de-Jouy. Claude et Romy restent comme deux copines dans l'intimité de l'appartement haussmannien. L'heure tourne. Déjà 4h du matin. Elles se dirigent vers l'appartement de Romy que son compagnon a déjà rejoint. "Romy n'avait aucune intention morbide. Elle était très entourée, aimée. Elle avait un homme dans sa vie et une petite fille magnifique", raconte Claude.

Elle quittera Romy vers 4h20. Romy Schneider décède quelques minutes plus tard vers 5h. Depuis cette nuit fatidique, une image est restée incrustée dans la rétine de Claude Petin. "Il n'y avait aucune bouteille de vin, aucun médicament sur la table du salon de Romy. J'en suis sûre", répète avec véhémence Claude.

M6.fr a longuement enquêté sur cette affaire et sur les confidences de Claude Petin. Selon elle, Romy Schneider - que pleure toujours son ancien amour Alain Delon -, affaiblie par une ablation du rein, serait morte des suites d'un malaise. Une mort naturelle comme le confirme le procès-verbal des autorités de l'époque que M6.fr s'est procuré.

Pourtant, Laurent Davenas, substitut du procureur à l'époque, affirme avoir vu de l'alcool et des médicaments à son arrivée au domicile de la comédienne défunte. Seule une autopsie aurait pu prouver l'éventualité d'une intoxication mortelle. Une autopsie que le magistrat n'a jamais demandée.

Le mystère ne sera donc jamais levé sur les circonstances de la mort de celle qui fut longtemps "la petite fiancée des Français" et un véritable mythe dont les dernières années seront bientôt portées à l'écran. Mais Claude Petin est très sûre d'elle, Romy ne s'est pas suicidée.

12 novembre 2012

9/04/1962 Nice Romy et Alain

Le vendredi 6 avril, Romy fait un malaise. Sans doute à cause de la fatigue et du stress des répétitions de la pièce "La Mouette". Elle est hospitalisée à la clinique St Geneviève de Nice. Romy rejoindra ensuite sa troupe de théâtre, avec laquelle elle jouera "La Mouette" au Gala de la Croix-Rouge monégasque devant la princesse Grace de Monaco.

> Romy Schneider et Alain Delon à la fenêtre de la clinique St Geneviève
à Nice, le 9 avril 1962.

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> information presse
romy-1962-nice-1b

7 novembre 2012

Les dossiers d'actualité: Romy Schneider

Les dossiers d'actualité: Romy Schneider
Le roman d'une vie

 Auteur: René Chiche

book_romy_laffontPrix éditeur: 9,90 Euros
Date de sortie: 30 octobre 2012
Broché: 127 pages
Editeur : Lafont presse
Collection:
Les dossiers d'actualité (n°8)
Langue :
français

Ou le trouver ? disponible uniquement dans les kiosques presse; commandez-le en ligne sur journaux.fr 

Description: Biographie découpée en 5 parties.


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10 novembre 2012

1985 Elizabeth Bourgine reçoit le Prix Romy Schneider

Elizabeth Bourgine
- 1985: deuxième lauréate du Prix Romy Schneider -
Christophe Malavoy reçoit le prix Jean Gabin


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Élizabeth Bourgine est née le 20 mars 1957 à Levallois-Perret dans les Hauts-de-Seine. Très jeune (dès l'âge de 6 ans), elle commence la danse au théâtre de Rennes (elle suit les cours de danse de Irène Chevalier et Aljocha Ponziewitch). Puis en 1973, elle suit un stage estival de théâtre, elle est définitivement conquise par la scène et attirée par la comédie. Elle entre alors au conservatoire d'Arts dramatiques de Rennes. Elle intègre ensuite le cours Florent où elle côtoie Francis Huster ou encore Jacques Weber. En parallèle, elle est modèle à l'école nationale des Beaux-Arts.

Elle débute sa carrière de comédienne en 1976 en jouant dans des téléfilms (Les Rebelles, Madame G.) en 1977 (Le Loup blanc), 1978 (Jean-Christophe), 1980 (Le Marchand de sable, L'Épave de L'Inspecteur mène l'enquête), 1982 (Lourde gueuse), 1984 (Le Soleil se lève aussi, Pas de vieux os dans Série noire; et obtient quelques rôles au cinéma en 1981 (Nestor Burma, détective de choc; Grenouilles), en 1983 (Vive la sociale !), 1984 (La Septième cible).


prix_RS-elizabeth_bourgine_malavoy-1 Elle est d'ailleurs nommée aux Césars pour les rôles qu'elle tient dans Vive la sociale! et La Septième cible, où elle joue dans chacun de ces deux films, une violoncelliste; mais c'est le prix Romy Schneider qu'elle décroche en 1985, prix attribué chaque année depuis 1984 à une comédienne espoir du cinéma francophone.

elizabeth_bourguine_1985_a elizabeth_bourguine_1985_b 
Elizabeth Bourgine en 1985 

> Elizabeth Bourgine et Christophe Malavoy au JT du 16/04/1985 :


elizabeth_bourguine_2Elle poursuit sa carrière d'actrice entre télévision et cinéma et tourne avec de grands réalisateurs tels que Pierre Granier-Deferre (Cours privé en 1986, Noyade interdite en 1987, La Couleur du vent en 1988), Claude Sautet (Un coeur en hiver en 1992), Patrice Leconte (Mon meilleur ami en 2006). Mais c'est surtout dans des téléfilms (déstinés à la télévision) qu'elle s'illustre (elle en tourne 34 entre 1985 et 2011). Parallèlement, elle monte sur les planches en jouant dans quelques pièces de théâtre (La Guerre des deux Rose, mis en scène Daniel Delprat en 2003; Délit de fuites, mis en scène Jean-Luc Moreau en 2006; et Dîner entre amis, mis en scène de Michel Fagadau en 2008).
Elle a un fils, prénommé Jules. En plus de son activité de comédienne, Elizabeth Bourgine aime la peinture, la sculpture, la musique (elle joue du piano), la danse (classique, moderne, jazz), mais aussi l'équitation, l'attelage et le kart. Pendant quelques années, entre 1988 et 1991, elle s'est même consacrée à la création de jeux de société.

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 Remise du prix Romy Schneider le 4 avril 2011


sources pour l'article:
Sites Internets: filmographie sur imdb  site officiel elizabethbourgine.fr  / blog elizabethbourgine.centerblog.net  /  biographie sur over-blog.com 


© All images are copyright and protected by their respective owners, assignees or others.
copyright text by GinieLand.

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13 octobre 2012

Romy Schneider livre + dvds

Romy Schneider
Coffret livre + 4 dvds
Auteur: ?

bookdvdsDate de sortie: 10 octobre 2012
Relié 128 pages
Langue: français

Éditeur: ? - Studio Canal (dvd)
DVDs- Le procès, L'important c'est d'aimer, César et Rosalie, Les choses de la vie
Prix éditeur: 40 euros
Ou le commander ? sur amazon

Présentation de l'éditeur:
Tout le talent de Romy Schneider dans un coffret-livre de 128 pages et 4 DVD...

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5 octobre 2012

Alain Delon sera un SDF dans le biopic sur Romy Schneider

Alain Delon sera un SDF dans le biopic sur Romy Schneider
le 25 septembre 2012
en ligne
sur purepeople.com

delon_romy 

geraldineClassé parmi les films maudits depuis des années, le biopic consacré à Romy Schneider semble bien parti pour échapper aux impasses. Annoncé par Géraldine Danon au Festival de Cannes, le film, sur les dernières années de la comédienne, se paye Alain Delon pour une apparition improbable, qui confirme accessoirement que le comédien approuve le scénario, au même titre que Sarah Biasini.

Alors que l'actrice choisie pour incarner la star disparue il y a trente ans est encore un mystère, Alain Delon a été confirmé dans au moins une scène du film. L'amant de Romy Schneider provoquera néanmoins une véritable surprise puisqu'il sera un SDF assis sur un banc, que la comédienne croisera dans une scène du film. Il la consolera alors que celle-ci sort de chez elle en pleurs, dans une scène qui aura forcément une tonalité douce-amère.

Officiellement annnoncé sur le marché du film du Festival de Cannes en mai dernier, le film consacré à Romy Schneider sera réalisé par la comédienne Géraldine Danon. Un nom qui n'est pas sorti du néant puisqu'elle n'est autre que la fille de Raymond Danon, producteur familier de l'icône (Les Choses de la vie, Max et les ferrailleurs, La Passante du Sans-Souci) qui a d'ailleurs permis à la réalisatrice d'observer Romy Schneider sur les plateaux. Géraldine Danon livrait d'ailleurs : "Tous les jours, j'étais avec Romy sur le plateau. J'étais très proche d'elle. J'ai beaucoup de souvenirs. Après la fin de La Passante, elle m'écrivait des lettres. Je me sens légitime pour m'attaquer à la réalisation de ce film auquel je songeais depuis longtemps."

Après avoir précisé que le film "évoquera surtout les dernières années" de l'actrice disparue le 29 mai 1982, la réalisatrice expliquait avoir presque trouvé son actrice : "Elle est française, a une trentaine d'années. Il faut encore procéder à des essais avant que je sois sûre que ce soit ma Romy." Avant de lâcher : "Mais pour jouer mon père, je voudrais vraiment Jean Reno."
Tournage prévu en 2013.

4 novembre 2012

Rosa Albach-Retty : So kurz sind hundert Jahre

Rosa Albach-Retty :
So kurz sind hundert Jahre
Auteur: Rosa Albach-Retty

rosaalbachretty_1978Date de sortie: 1978
Prix éditeur: 18,20 euros
Relié 295 pages
Langue: allemand

Éditeur: Herbig Verlag
ISBN-10: 3776608641
ISBN-13:
978-3776608649

Ou le commander ? sur amazon

Présentation:
Autobiograhie de Rosa Albach-Retty, la grand-mère de Romy Schneider, qui fut l'une des plus grandes actrices de la scène théâtrale en Allemagne.

> Edition Heyne, 1980
rosaalbachretty_1980 

A Savoir: En français, le titre serait "Cent années sont si peu de choses". Il n'existe malheureusement pas d'édition en français de ce livre... dommage !


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12 février 2012

Expo L'Envers du Décor du 15/01 au 4/03/2012

expo_fizetDu 15 janvier au 4 mars 2012, une exposition consacrée aux photographies de Jean-Pierre Fizet sur les tournages de cinéma se tiend à Fréjus.

Pendant plus de 25 ans, Jean-Pierre Fizet a parcouru le monde et couvert les guerres du Vietnam, d'Israel ou encore Mai 68 en tant que Grand Reporter. En 1980, il rencontre Michel Audiard et sa vie de photographe prend un virage à 90 degrés : il se destinera dorénavant au cinéma. Il hante en tant que photographe les plateaux des plus grands, François Truffaut, Claude Lelouch, Patrice Leconte, ou encore Jean-Marie Poiré.

Avec son appareil, il capture et dévoile avec pudeur ces instants hors champs, ces moments où la caméra s'arrête et ou seulement reste l'acteur, sans son personnage. Ses photographies sublimes, personnifications d'un Âge d'Or du Cinéma Français sont à découvrir jusqu'au 4 mars à la Villa Aurélienne de Fréjus. Romy Schneider, Bourvil et Alain Delon vous y attendent déjà...

jpfizet_delon_bourvil 

Source article sur enprovence.fr

2 juin 2012

Studio Harcourt

Studio Harcourt
Auteur: Françoise Denoyelle

book_studioharcourt_coverDate de sortie: 4 avril 2012
Relié 254 pages
Langue: français

Éditeur: Nicolas Chaudun
Collection: Editions Nicola 
ISBN-10: 2350391329
ISBN-13:
978-2350391328
Prix éditeur: 24,90 euros
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Présentation de l'éditeur:
75 ans de la vie de l’un des plus célèbres studios parisiens, le seul à avoir traversé le XXe siècle sans péricliter, sont ici retracés. Dali, Dietrich, Lagerfeld, Starck, Poutine, ou Schwarzenegger, les plus grandes personnalités françaises et internationales du monde du cinéma, de la mode, de la politique et des lettres n’ont cessé de se succéder dans ce temple de la photographie de luxe où sont nés les plus beaux portraits en noir et blanc. C’est à une véritable biographie de cet “être” artistique que nous convie cet ouvrage. Car bien plus qu’une signature, Harcourt est un véritable mythe vivant. 


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